01.02.2011
Top Ten Tuesday #9
Pour la reprise des Top Ten Tuesday que j'avais, à mon corps défendant, un peu délaissés (en même temps, si je me tenais aux contraintes, ça se saurait) et pour fêter son Golden Globe (et son futur Oscar, évidemment, no way qu'il aille à James Franco, trop jeune, ou Javier Bardem, trop moche) (inutile de hausser les sourcils, va, aucune personne normalement pourvue d'yeux ne peut trouver Javier beau, ce serait hérétique) (ce qui ne m'empêche pas d'avoir eu envie de lui broder une parure de lit à son nom après Vicky, Cristina, Barcelona, mais c'est parce que je suis faible, comme tout le monde le sait), Karine, Yueyin et moi vous proposons aujourd'hui un Top Ten consacré à Colin Firth, le seul, l'unique, celui à qui j'ai déclaré mon amour il y a de cela bien des années.
Voici donc, for your eyes only, mes 10 films préférés avec Colin*. Et avec photos. Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur. (Et ne râlez pas, j'aurais pu vous infliger la même chose avec David Tennant**.) (Ah, vous faites moins les malins tout d'un coup, là.)
1. Orgueil et préjugés (Pride & Prejudice), version BBC, 1995.
The ultimate Darcy. Que les Matthewphiles ne disent rien, merci.
2. Love actually, 2003
Un homme qui apprend le portugais par amour, je ne sais pas vous, chers happy few, mais moi, ça m'émeut.
3. L'importance d'être constant (The importance of being Earnest), 2002
Colin plus Oscar, la preuve de l'existence de Dieu. Pas moins.
4. Un mariage de rêve (Easy virtue), 2008
Où on apprend que Colin peut être sarcastique et mécanicien. Et qu'il porte fort bien le feutre en plus, le bougre. La classe.
5. Nanny McPhee, 2005
Colin est over touchant en veuf débordé. Je suis prête à lui élever ses enfants, tiens.
6. Le journal de Bridget Jones (Bridget Jones' diary), 2001
Un homme qui porte le pull renne avec autant de sexytude peut me demander n'importe quoi. Si, si.
7. St Trinian's, 2007
S'il voulait bien prendre le poste de ministre de l'Education Nationale en France, je pense que ma motivation remonterait en flèche. Oui, je suis une femme facile, so what ?
8. Mamma Mia !, 2007
Because he is quite spontaneous.
9. La dernière légion (The last legion), 2007
Il porte tellement bien l'armure romaine que ce serait limite un péché de la lui enlever. Limite. (En fait, en revoyant les photos de lui en armure, j'espère qu'il a touché une prime de ridicule.)
10. Ce dont rêvent les filles (What a girl wants), 2003
Politicien british et coincé. What a fantasy.
La semaine prochaine, mes dix films préférés avec Christophe Lambert. (Si, si, j'en ai vu au moins dix, vous pouvez être atterrés.)
*Sur les 18 que j'ai vus, ce qui est loin de représenter toute sa filmo, évidemment. Je plaide en sus coupable : je n'ai pas vu certains films très connus comme La jeune fille à la perle ou Valmont. Mais que fait la police ?
**En même temps, comme dirait Karine, quand on parle de David chou, on a un peu l'impression de se parler à nous-mêmes, ce qui, remarquez, ne nous dérange pas tant que ça.
05:00 Écrit par fashion dans It's raining men, Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : colin forever, colin d'amour, colin chéri, colin d'alaska, vendredi jour du colin, colin sticker, colin colout, premier dans mon coeur, mouhahahaha, c'est la fin du trimestre, soyez indulgents
11.02.2009
Père et fille(s)
Francis, écrivain sexagénaire qui a perdu sa femme et une de ses filles dans un terrible accident douze ans auparavant coule des jours pas vraiment tranquilles au pays basque. Un jour, sa fille, Alice, disparaît. Commence alors pour lui une lente désintégration de la vie telle qu'il la mène cahin caha.
Je vais vous faire un aveu chers happy few : je n'avais jamais lu de romans de Philippe Djian. Je ne peux donc pas le juger en fonction des ses opus précédents : il paraît si j'en crois les critiques lues ici ou là que c'est le retour du grand Djian, celui de ses fans. De mon côté, avec mon oeil vierge de Djian (l'expression est de Magda), j'ai trouvé qu'Impardonnables n'était pas sans qualités : une narration un peu bousculée, avec des ruptures de chronologie (bon, elles ne sont pas toujours bienvenues, surtout à la fin, que j'ai trouvé globalement bâclée), le sens de la formule (j'ai beaucoup aimé l'idée selon laquelle les écrivains ressembleraient physiquement à leur prose et quelques remarques sur l'écriture et sur le deuil) et un style relativement enlevé même s'il est parfois répétitif. Malgré de multiples rebondissements (disparition d'Alice, réglée au quart du bouquin, éloignement et infidélité de Judith, mystère sur l'identité de l'amant (en réalité un secret de polichinelle pour un lecteur attentif), séparations et retrouvailles multiples, tentative de suicide, tentative de meutre, mort d'un des personnages et j'en passe), l'histoire est banale mais elle n'est finalement pas le noeud de ce roman : c'est un roman sur un écrivain sur le retour, qui s'interroge sur sa capacité créatrice, fortement malmenée par la vie et sur ses relations avec les femmes de sa vie. C'est pas mal, mais franchement pas bouleversant, au point qu'en bonne rabat-joie, j'ai un peu de mal à comprendre l'engouement que cet auteur suscite.
Philippe Djian, Impardonnables, Gallimard, 233 pages, 2009
Les billets d'Amanda, Lily et Thom.
22:23 Écrit par fashion dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : djian, impardonnables, si vous ne le lisez pas vous êtes tout pardonnés, (désolée je n'ai pas pu m'en empêcher), tiens on y cite o&p, colin forever, (tous les prétextes sont bons)









