12.05.2011
Le jeudi, c'est... sexytude
Cher David,
L'autre jour, alors que, par un hasard totalement fortuit, je lisais la remarquable biographie que t'a consacré Nigel Goodall (la prochaine fois, mon chou, adresse-toi à quelqu'un qui écrit de manière un peu plus funky, parce que tu le vaux bien), je fus frappée, telle le cerisier sous l'orage, par une révélation foudroyante. En effet, cher David, nous sommes faits l'un pour l'autre comme le gloss Dior pour ma pochette rose pailletée, comme la cuiller pour la glace aux marrons glacés ou comme le soutien-gorge à balconnet pour le top décolleté, juges-en plutôt.
Page 24, ce brave Nigel, champion toutes catégories du conditionnel et des pincettes sémantiques ("la rumeur voudrait que David chausse du 46 mais nul ne peut confirmer cette info ultra confidentielle", "on a pu lire dans les colonnes du Sun que David avait un penchant pour les pandas nains mais rien ne vient étayer cette théorie pourtant relayée par les tabloïds écossais un soir de pleine lune") balance comme ça, l'air de rien, au détour d'un paragraphe sur ta scolarité sans éclat dans un riant village écossais, que tu as failli mourir d'une péritonite à l'âge de 9 ans et que tu es resté deux mois sans aller à l'école. Je jetterai un voile pudique sur l'effet dévastateur que cette nouvelle a eu sur moi (pense donc, David de mon coeur, que tu aurais pu ne jamais incarner Davina, le barman transexuel, ce qui, n'en doutons pas, eût changé la face de la télévision britannique) pour ne te livrer que cette anecdote : j'ai moi aussi, à l'âge de 9 ans, subi une appendicectomie avec des complications invraisemblables qui m'a, détails peu ragoutants mis à part, tenue éloignée de l'école pendant plus d'un mois et demi.
...
Oui, je sais, cette similaritude destinale est proprement ébouriffante.
Si tu peines à voir là le signe évident de notre starcrossed love, cher David d'amour (une révélation pareille permet, me semble-t-il, une légère familiarité), j'ajouterai deux ou trois choses. Sache donc, homme de peu de foi, que je suis en tout point ce que tu attends d'une femme : petite, check, mince, en cours de checkitude (la balance est cassée, c'est pas de chance), blonde, check (ben oui, inside, ça compte, non ?) et un sens de l'humour à toute épreuve, double check.
Certes, notre culture nous sépare : tu es celte jusqu'au bout de ton nez droit, je suis méditerranéenne jusqu'au bout de mes cheveux frisés, tu es haggis, je suis cassoulet, tu es un bourreau de travail qui ne sait pas s'arrêter, je ne vis que pour mes vacances, tu es paraît-il muet comme une tombe, je spoile comme je respire... Mais pense à ce qui nous rapproche : tu es un aimant à poulettes, moi aussi ; tu as un accent, moi aussi ; tu as des chaussettes, moi aussi ; tu as un goût vestimentaire over sûr, moi aussi (même si tu es plus Bordeaux et moi plus canari) et, last but not least, nous appartenons tous les deux à un cercle très fermé qui a pour nom ô combien ésotérique La Confrérie de la Boîte Bleue.
Il paraît que tu accumules les conquêtes et rompt très facilement dès que les représentantes de la gent féminine se plaignent de ton emploi du temps over chargé : ça tombe bien, je ne suis jamais chez moi, accaparée que je suis dans un tourbillon de mondanités et de sorties kulturelles (qui a dit alcoolisées ?) et je n'ai jamais empêché quiconque de regarder le catch à la télé. Je ne te cache pas que j'ai quelques légers défauts : je n'ai jamais lavé une chaussette de ma vie et j'ai perdu depuis longtemps la notice de la gazinière mais nous vivrons d'amour et de bière. En toute simplicité.
Yours (oh yeah) (really) truly,
Fashion.

Nigel Goodall, A life in time and space, The biography of David Tennant, (oui, le titre est complètement idiot, il faudra me montrer quelqu'un dont la vie ne correspond pas à cette expression, hein, toute doctoritude mise à part) (mais bon, en même temps, on parle de celui qui a, entre autres, consacré trois bios à Johnny Depp (c'est plus de l'amour, c'est de la rage) et une à Cher (sic), John Blake éditions, 264 pages dont 22 de glossaire sans intérêt et 79 de résumés des films, téléfilms, pièces de théâtre et autres productions de David chou (sans intérêt aucun quand on a déjà vu tout ça) (j'ai vu quasiment tout ce qui est cité, je sais, ça fait peur), 2008, édition révisée et augmentée en 2010. Outre une prose fade et plate, Nigel Goodall a une fâcheuse tendance au manque de discernement (nous faire l'éloge de Secret Smile, par exemple, coco, allons voyons, il faut te reprendre) et au désordre (les événements sont vaguement chronologiques mais la façon qu'il a de mélanger la vie professionnelle et la vie privée est vite fatiguante pour la pauvre lectrice).

Challenge Lu en VO
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Merci Karine pour cette lecture !
00:17 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : et demain, ah demain, chers happy few, si vous saviez, vous vous désinscririez de la newsletter
30.03.2011
Ride with the devil, ride with me
Pour entamer en beauté (évidemment capillaire) le Challenge Nicolas Cage auquel personne ne s'est inscrit (Emma et moi sommes des incomprises, mais nous assumons notre penchant pervers pour les implants de toutes sortes, gouleyants happy few), je suis allée voir, pour me récompenser d'une longue semaine (ce n'est pas possible de travailler autant quand on a choisi mon métier, je finis par me dire que j'ai mangé des bébés pandas dans une autre vie, je n'explique pas autrement le karma qui est le mien) :

Hell Driver (traduction littérale et so french de Drive angry) (ne me lancez pas sur le sujet, happy few de mon coeur, je ne voudrais pas que l'agacement me gagne, again).
John Milton (Nicolas Cage, regard de cocker neurasthénique, total black look et implants au vent) s'est échappé de l'Enfer (c'est là que son nom prend tout son sens et que vous riez en disant à votre voisine "nan ? ils ont osé ?" et que vous vous rendez compte que vous êtes la seule de la salle pourtant bien remplie à savoir qui est John Milton) (d'un autre côté, c'est pas comme si vous n'étiez pas habituée à de grands moments de solitude devant votre tableau) et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas content. Pensez donc, non seulement sa fille a été embrigadée dans une secte juste après sa mort mais alors qu'elle était parvenue à fuir, Jonah King, le gourou, (Billy Burke, qui porte pas mal le pantalon en cuir, le fémur humain et le regard sadique, signes évidemment distinctifs auxquels on reconnaît le vilain pas beau qui pratique les messes noires, la polygamie et ne paye pas ses impôts), l'a rattrapée, l'a tuée et a volé son bébé, qu'il compte sacrifier afin d'ouvrir les portes de l'Enfer. Milton a décidé que ça ne se passerait pas comme ça et qu'il assumerait pour sa petite-fille le rôle paternel et protecteur qu'il n'avait pas su tenir pour sa fille. Mais le Diable n'aime pas perdre ainsi ses ouailles (pensez donc, si tout le monde savait que s'échapper de l'Enfer est aussi facile que s'acheter un paquet de clopes, mais où irait le monde, je vous le demande) et il lance à sa poursuite le Comptable (William Fichtner, séduisant en diable) (hu hu hu) (pardon c'est l'émotion). La course-poursuite est lancée...

(La puissance du jeu d'acteur de Nicky crève l'écran, hein ? Quand on sait qu'il cabotine très peu dans ce rôle, ça ouvre des horizons. Lointains.)
Vous imaginez bien, perspicaces happy few, qu'un film où Nicolas Cage conduit à toute berzingue en flinguant tout ce qui bouge avait tout pour me séduire et séduite je fus, ô combien. Hell driver est en effet un film over fun qui ne révolutionne pas le genre mais remplit très honorablement son cahier des charges. Pas mal scénarisé (l'aspect flippant ne vient pas de l'Enfer, étrangement policé, mais des hommes et de leurs errements sadiques), correctement construit et monté, Hell driver enchaîne les morceaux de bravoure, au premier rang desquels courses-poursuites et scènes de castagne, ma foi plutôt réussies (et parfois en forme de clin d'oeil, en tout cas, je ne peux pas m'empêcher de voir dans la scène où Milton se fait la serveuse tout en flinguant à tout va les rednecks lancés à sa poursuite une réécriture de la scène similaire avec Clive Owen et Monica Bellucci dans Shoot'em up) (on a les références qu'on veut, chers happy few et, oui, ma dévédéthèque ressemble à une annexe de nanarland, so what ?). Et j'ai apprécié que pour une fois, l'inévitable bombe aux jambes fuselées soit une fille qui manie aussi bien les poings que les hommes et qui ne s'en laisse pas conter (et cerise sur le gâteau l'actrice, Amber Heard est sublime). La 3D n'apporte pas grand chose au film, si ce n'est quelques effets de balles et un final un peu plus crade qu'attendu mais on s'en fiche car Nicolas est beau, Nicolas est grand, Nicolas est chevelu, chers happy few.

(Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par Nicky-les-implants, le deuxième argument du film. Non, je n'ai pas viré ma cutie, suspicieux happy few, mais j'ai des yeux pour voir.) (Et Nicky ne s'approche même pas d'elle : c'est à n'y rien comprendre, elle est pourtant serveuse. Tout se perd.)
Hell Driver, à l'affiche actuellement dans toutes les bonnes salles, celles qui savent ce que kulture veut dire.

Challenge "Par-delà les implants capillaires... la légende".
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Catégorie : Je porte la perruque comme un fou (mais avec sexytude)
06:00 Écrit par fashion dans Challenge Nicolas Cage, Et ce soir, au cinéma de minuit... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : bientôt un deuxième film avec nicky, vais-je tenir le rythme ?, que de bonheur pour vous, chers happy few, (ça aurait pu être pire, le challenge christophe lambert, mouhahahahaha, evil laughter)