13.12.2009

Ave Capitolium, morituri te salutant!

(oui, je sais, chers happy few, ce titre est en latin de cuisine, mais que voulez-vous, j'ai une affection particulière pour cette pièce de la maison) (pour me punir, je vais relire Astérix, tiens)

 

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Souvenez-vous, chers happy few : à la fin de The Hunger games, nous avions laissé Katniss et Peeta vainqueurs des Jeux de la Faim rentrer chez eux dans le District 12 retrouver leurs familles et couler des jours normalement sans nuages. Nous les retrouvons quelques semaines plus tard, au moment où ils se préparent à débuter la traditionnelle tournée triomphale dans les 12 Districts et le Capitole. Mais le Président Snow, qui tient Katniss pour une rebelle à cause de la manière dont se sont terminés les précédents Jeux, la fait chanter : afin de prouver que son dernier acte en tant que participante aux Jeux n'a pas été une menace politique mais l'acte désespérée d'une jeune fille follement amoureuse, elle doit épouser Peeta et se débrouiller pour éteindre les menaces de révolte qui courent dans certains districts, sinon ceux qu'elle aime seront exécutés. Katniss obéit pour se rendre rapidement compte que c'est un véritable incendie qui couve dans les Districts et que ce qui se joue à Panem va bien au-delà de ce qu'elle imaginait.

 

 

J'ai trouvé le premier volume de cette trilogie tellement excellent, chers happy few, que je n'ai pas eu la patience d'attendre la traduction du deuxième volume et je l'ai acheté en V.O lors de mon dernier week-end à Londres. Et j'ai fichtrement bien fait parce que Catching fire est encore meilleur que The Hunger games, roman pourtant passionnant et maîtrisé de bout en bout. La grande force de ce deuxième volet est d'instaurer dès le début un climat très oppressant : le lecteur averti sait parfaitement de quoi est capable le Capitole et voit donc avec anxiété l'étau se resserrer autour de Katniss et de Peeta, qui se retrouvent cette fois pris au coeur d'une intrigue politique où ce n'est plus seulement leur propre survie qui est en jeu mais celle de leurs proches et finalement d'un peuple tout entier. Confrontée aux machinations du terrifiant Président Snow (qui n'a de président que le titre vu qu'il est au pouvoir depuis plusieurs décades) qui traîne dans son sillage une odeur de roses et de sang et qui est prêt à toutes les atrocités pour garder le pouvoir absolu sur les 12 Districts, Katniss réagit à sa façon, courageuse, impulsive et parfois un peu désordonnée, comme la jeune fille de 17 ans dure au mal mais un peu déboussolée dès qu'il s'agit de sentiments qu'elle est. Catching fire est, comme le précédent volume, une véritable réflexion sur le pouvoir absolu et la manipulation des masses (que se passe-t-il vraiment dans le District 13 ?) dans cette dystopie qu'est Panem, réflexion menée tambour battant par une narration à la fois dense et limpide qui tient en haleine le lecteur malmené pendant près de 500 pages par une accumulation de rebondissements et de twists parfois imprévisibles et violents (je ne révèlerai rien pour ne pas spoiler, mais oh my, je n'en ai pas lâché le bouquin pendant deux jours) pour le laisser, au terme d'un final assez terrible, pantelant et ... anéanti : la suite des aventures de Katniss ne sortira qu'en août dans les pays anglo-saxons. L'attente va être longue, chers happy few.

 

Suzanne Collins, The Hunger games : Catching fire, Scholastic, 472 pages, 2009.

 

Le billet de Bladelor, qui propose d'inventer "le patch du lecteur en manque". Je ne peux que plussoyer.

 

 

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Challenge Lire en V.O

(A ce rythme-là, je vais avoir terminé le mini-challenge (6 romans) avant même la fin 2009. J'en suis moi-même espantée. Pas moins.)

 

 

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Challenge Crazy SF 2

4/6

Catégorie Dystopie