25.04.2009

Pour le plaisir

Ah, Herbert... Quel homme...


Comme je sais que certains d'entre vous trépignent d'impatience, chers happy few, affligés par le néant que révèlent leur Google Reader et autre Netvibes et que d'autres, plus sensibles, se lamentent tels des pleureuses grecques et se frappent la poitrine en criant "un billet! un billet", j'ai décidé dans ma grande bonté de sortir deux minutes la tête de mes copies (le premier qui pense que c'est parce que je suis au bord de l'asphyxie lira le Harlequin chroniqué par Mo et me rendra une fiche de lecture détaillée) et de vous offrir un petit tag (pour lequel je n'ai pas été taguée, mais je me suis servie, je suis comme ça, une grande fille autonome et indépendante, genre Lara Croft mais sans le short, il y a des limites à ce que je peux endurer, chers happy few). Il s'agit d'un tag repéré chez Cuné, qui a un thème pour le moins délectable puisqu'il s'agit d'énumérer des petits plaisirs du quotidien. Et comme d'habitude, je me suis permis de le modifier (ben oui, on ne change pas une équipe qui gagne, y a pas de raison).



Un plaisir des yeux ?

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Paris, ville-lumière, avec qui je vis un amour sans nuage (enfin, vu le temps qu'il fait régulièrement dans la capitale, c'est une façon de parler) depuis 14 ans. Et c'est parti pour durer.


Un plaisir que l'on partage ?
Une séance de ciné ou un DVD par un après-midi pluvieux. Et surtout, les conversations qui suivent.

Un plaisir d'enfance ?
Les gâteaux que faisait ma mère et qui embaumaient la maison quand je rentrais de l'école et les parties de ballon avec mon père.

Un plaisir odorant ?
Mon parfum.

Un plaisir égoïste ?
Quand j'ai corrigé la dernière copie du dernier paquet, je suis systématiquement envahie par une béatitude sans nom, qui dure... jusqu'au paquet suivant.

Un plaisir inconnu ?
Dormir à satiété. Faire la grasse matinée le week-end. Je ne sais même plus l'effet que ça fait. Vous pouvez me plaindre, chers happy few.

Un plaisir du goût ?
Un Manhattan à trois heures du matin au bar d'un palace. (Oui, parfois je suis snob. Et j'assume.)

Un plaisir anachronique ?
Porter des talons hauts. Dire que je pouvais travailler, marcher des kilomètres, faire du shopping et danser sur des talons de 8 cm. Ce temps est révolu, chers happy few, et ne reviendra pas. Il paraîtrait même que le poète en aurait fait un adage, du genre, "to be or not to be... young with resistant feet".

Un plaisir qui ne coûte rien ?
Rêver.

Un plaisir honteux ?
Lire par-dessus l'épaule des gens dans les transports en commun sans être repérée. Cela nécessite une longue pratique et de très bons yeux. J'ai les deux.

Un plaisir hors de prix ?
Partir une semaine en thalasso.

Un plaisir défendu ?
Lire jusqu'à deux heures du matin alors que le réveil sonne quelques petites heures plus tard. Tourner les pages en regardant la montre avec une culpabilité croissante. Terrible mais incontrôlable.

Un plaisir à venir ?

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Visiter New-York. Si, si. Enfin. Un jour.

Un plaisir de l'esprit ?
Discuter littérature avec des LCA. Quelle que soit l'heure. Et le medium : téléphone, mail, commentaires par blogs interposés, de vive voix, tout est bon.

Un plaisir narcissique ?
Recevoir des compliments. J'adore. Je les prends toujours très bien.

Un plaisir simple ?
Boire du champagne en semaine sans avoir rien à fêter.

Un plaisir littéraire ?
Découvrir un auteur avec qui on sait qu'on va faire un bout de chemin. Et que ce bout de chemin dure des années.


Je ne tague personne, chers happy few, car ma magnanimité est sans limite. Ne me remerciez pas, c'est parce que vous le valez bien.