18.03.2009

Spooks and cops

all the colours of darkness.jpg Alors que Banks passe le week-end à Londres chez sa petite amie, un homme, Mark Hardcastle, est retrouvé pendu dans la forêt près d'Eastvale. Le médecin légiste, après examen superficiel du corps, conclut au suicide. Mais quand l'inspectrice Annie Cabbot se rend chez l'amant de la victime, Laurence Silbert, pour le prévenir, elle le retrouve mort, battu à coups de batte de base-ball. Il est temps de rappeler Banks...


Dix-huitième enquête du charmant et mélomane inspecteur-chef Alan Banks (pour qui souvenez-vous, chers happy few, j'avais poussé un grand cri d'amour), All the colours of darkness (quel beau titre, as usual) n'est malheureusement pas la meilleure. Si Peter Robinson est toujours aussi doué pour varier les histoires (18 enquêtes et pas une seule redite, c'est du grand art), celle-ci m'a parfois un peu ennuyée, disons-le tout net. Banks se retrouve cette fois-ci confronté bien malgré lui au MI6 et au MI5, la seconde victime étant un agent semi-retraité. Menacé à mots couverts par un mystérieux Mr Browne, sommé par son chef d'arrêter l'enquête (les autopsies ont prouvé que Hardcastle a assassiné Silbert puis s'est suicidé), Banks s'obstine, sur la foi d'une intuition née de la vision d'Othello : il veut prouver qu'un émule de Iago est responsable de ce carnage. Pour une fois, l'intrigue traîne un peu en longueur, certainement parce que Banks dispose de bien peu de moyens pour contrer éventuellement les "men in black". Comme d'habitude, les intrigues parallèles s'intègrent avec brio dans l'intrigue principale et la psychologie des personnages est d'une grande justesse. Le style est toujours ciselé, traversé parfois d'élans poétiques. Un cru mineur mais chez Robinson, c'est quand même gage de qualité.


Peter Robinson, All the colours of darkness, Hodder, 507 pages, 2009