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        <title>Happy Few - series_tele</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
        <link>http://happyfew.hautetfort.com/series_tele/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 16 May 2008 06:59:31 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Hommes à moustache...</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>It's raining men</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Séries télé</category>
                                                <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 06:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Chers happy few, l'heure est grave. Très grave. &lt;strong&gt;Un sacrilège cosmique, voire même intergalactique a été commis&lt;/strong&gt;. Rien de moins. Et je ne parle pas du retour de Jenifer (où était-elle passée ?) ni de la reprise de la Star Ac', ni même de ce qui tient lieu de chevelure aux deux membres féminins du jury de Popstars, non, je vous parle de quelque chose de bien plus grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous parle de ça :    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/01/ded5cad07097532780bd43fd4e0b5d13.jpg&quot; id=&quot;media-628455&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c191d7d2c8cd9613c60899088cf250ee.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gibbs a une moustache!&lt;/strong&gt; (Non, inutile de vous pincer, chers happy few, j'ai bien écrit &quot;Gibbs&quot; et &quot;moustache&quot; dans la même phrase, il n'y a pas d'erreur, c'est consternant, je vous l'accorde volontiers!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pas n'importe quelle moustache, non, une espèce de limace immonde qui lui mange tout l'espace subnasal, une moustache qu'Hercule ou Georges auraient renié sans hésiter, la vouant d'un trait unanime aux gémonies et à l'ultime punition : le rasage! Et pire encore, pour ajouter l'infâmie au sacrilège, Tony DiNozzo a osé comparer cette horreur à celle de Clark Gable! Enfer et damnation! Pour mémoire, Clark, c'était ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/e06cdbe278799c8f22d59771eef13497.jpg&quot; id=&quot;media-628462&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e06cdbe278799c8f22d59771eef13497.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une moustache noble, tout en finesse, une moustache quasi lupinienne (j'invente des adjectifs si je veux d'abord), taillée pour sublimer la lèvre frémissante du séduisant et sémillant monsieur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alors chers happy few, je vous le demande, unissons-nous pour réclamer la disparition immédiate de la moustache de Gibbs! Pétitionnons de conserve!&lt;/strong&gt; Et que personne ne vienne me sortir de salades sur la sexytude des hommes à moustache : en son temps, Maupassant y consacra &lt;a href=&quot;http://maupassant.free.fr/textes/moustach.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une jolie (et drôle) nouvelle&lt;/a&gt;, mais malgré tout l'érotisme dégagée par le baiser à moustache, je dis non! &lt;strong&gt;Chers happy few, insurgeons-nous!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : pour ceux qui ne verraient pas du tout de qui je parle, un aperçu ce soir sur M6, qui diffuse la quatrième saison inédite de&lt;em&gt;&lt;strong&gt; NCIS&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;PSbis : je suis bien consciente que cette note est à trop forte teneur kulturelle, mais je suis en vacances et je revendique le droit de me consacrer à des sujets vitaux d'intérêt international, non, mais!&lt;br /&gt;PSter : pour le plaisir des yeux et parce que tout le monde n'est pas en vacances, quelques moustachus qui le valent bien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/02/bf1d3be2f21076a5431a932ce464d58d.jpg&quot; id=&quot;media-630343&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;58c5a91d2fdd638c0eba6e325591135c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  &lt;br /&gt;Groucho (je n'ai pas dit que c'était forcément des hommes sexy...)&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/5f309d6ed0a693223aca7d8365e51918.jpg&quot; id=&quot;media-630346&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;0dba254c2ae9aa20f62419bb92104282.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  &lt;br /&gt;Rembrandt (n'oublions pas que ce blog est kulturel avant tout) et&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/20b3eafb3b622f6748eac03ae4c170da.jpg&quot; id=&quot;media-630350&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;cc530a77cbbf740b4b95aaadfe72fbde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;br /&gt; le beau Tom (je sais que vous l'attendiez, et comme je vous aime, je ne veux pas vous décevoir...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et vous chers happy few, quel est votre moustachu favori ?&lt;/strong&gt;
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                <title>Darcy et moi</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Séries télé</category>
                                                <pubDate>Mon, 25 Jun 2007 07:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Chers happy few, vous m'excuserez, mais je vais encore rédiger une note à forte teneur darcynienne. Car, oui, ça y est j'ai enfin vu la célèbre adaptation BBC d'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Orgueil et préjugés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Jane Austen, celle qui a révélé à la face du monde le visage notre cher Colin, dont je ne vous parlerai pas (ou si peu), la question ayant été soulevée il y a peu dans ce modeste salon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/01/60b721b313b4ac3efce74083dfac3d5a.jpg&quot; alt=&quot;2447bb1ad51b2c865a56aa8af6a3fa58.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-421665&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en 1996 que Simon Langton réalise cette adaptation pour la BBC, avec Colin Firth dans le rôle de Darcy et Jennifer Ehle dans celui d'Elizabeth Bennett. Pour ceux qui pour d'obscures raisons à mon humble avis indéfendables n'auraient toujours pas lu le roman de Jane Austen, je vous fais le pitch à la Pennac : &lt;strong&gt;la vive et lumineuse&amp;nbsp;Elizabeth épousera-t-elle l'arrogant et ténébreux Darcy ?&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai lu pour la première fois &lt;em&gt;Orgueil et préjugés&lt;/em&gt; à l'âge de 17 ans. Et pour vous avouer un péché de lecteur peu reluisant (c'est &lt;a href=&quot;http://www.lelivrophile.com/livroblog/index.php?2007/06/19/172-les-7-peches-du-lecteur#co&quot;&gt;jos&lt;/a&gt; qui nous l'a demandé et je pense distiller les miens&amp;nbsp;au compte-gouttes afin d'entretenir le suspense), j'ai volé ce roman&amp;nbsp;: je l'avais emprunté à la bibliothèque municipale et je ne l'ai pas rendu. C'est l'unique vol de toute ma vie et je n'en suis pas bien fière (je ne révèle ce lourd secret que parce qu'il y a prescription depuis longtemps). C'est vous dire à quel point j'entretiens une relation passionnelle avec cette histoire. Je l'ai relu tellement de fois que les pages sont toutes détachées malgré la reliure professionnelle et je ne m'en séparerais pour rien au monde (comme mon exemplaire éculé &lt;em&gt;d'Autant en emporte le vent&lt;/em&gt;, un peu de compulsivité m'atteint parfois et je refuse de me soigner).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce roman est &lt;strong&gt;extrêmement riche et foisonnant&lt;/strong&gt;, parce qu'au-delà des histoires d'amour (car il y en a plusieurs), Jane Austen dépeint avec un brio et une virtuosité incroyable des personnages souvent haut en couleurs, incroyablement attachants ou détestables. Elle égratigne aussi la société dans laquelle ils vivent, en opposant le liberté de penser et de vivre des filles Bennett (liberté dont elles font parfois les frais) et la rigueur du carcan imposé aux femmes à cette époque en Angleterre. Elle manie avec talent l'ironie et fait preuve d'une indéniable verve : les descriptions et les dialogues sont du grand art...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'adaptation de la BBC est&amp;nbsp;&lt;strong&gt;très fidèle à l'esprit et à la lettre du roman&lt;/strong&gt; et les personnages prennent une dimension charnelle hallucinante qui&amp;nbsp;rend palpable la modernité du roman&amp;nbsp;: Mrs Bennett et ses crises de nerfs, Mr Bennett et sa bonhomie ironique et distanciée, Mr Collins et ses incessantes flatteries... Evidemment, on est bien obligé de dire un mot des interprètes principaux (je ne voulais pas, je suis contrainte, pardonnez-moi) : Jennifer Ehle est une Lizzie d'une incroyable justesse (elle a d'ailleurs obtenu un prix pour ce rôle) et Colin Firth est tellement darcynien que c'en est presque un péché (et le scénariste a ajouté une scène de chemise mouillée qui n'était bien évidemment pas dans le roman et on l'en remercie chaleureusement)!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chers happy few austeniens, darcyniens, firthien&amp;nbsp;ou autre, il vous faut&amp;nbsp;voir cette adaptation... et pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, il faut lire Jane Austen!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jane Austen, &lt;em&gt;Orgueil et préjugés&lt;/em&gt;, 10-18&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adaptation BBC, 6 épisodes de 50 mn chacun, disponible en zone 2 (coffret 2 DVD), Koba Films vidéo (VO/VF), en bonus le making-of.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/06/07/she-s-the-one.html</guid>
                <title>She's the One</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/06/07/she-s-the-one.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Séries télé</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 19:32:14 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Chers happy few, je sais que vous vous demandez où j'ai bien pu passer. Je tiens à vous rassurer tout de suite, je suis bien là, je me remettais juste d'un petit périple dans l'Essonne, où, dans sa grande mansuétude, le rectorat m'a envoyée chercher 30 malheureuses copies. Une heure et demie de trajet aller, une heure et demie de trajet retour (car je ne crois plus aux temps indiqués pas Viamichelin, leurs itinéraires sont béton&amp;nbsp;mais à mon avis ils font le trajet avec une Batmobile, véhicule bien évidemment hautement glamour mais que je ne possède pas encore), donc disais-je, trois heures de trajet pour récupérer 30 copies,&amp;nbsp;ce n'est pas vraiment humain... Surtout que je vais devoir les rapporter. Plaignez-moi, chers happy few, parce que je le vaux bien.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, je sais chers happy few, que bien que ma vie vous passionne,&amp;nbsp;vous attendez un billet HTK, un billet à Haute Teneur Kulturelle. Or, voilà déjà quelque temps que j'avais promis un billet, dans une discussion informelle chez &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/&quot;&gt;une certaine admiratrice de Marilyn qui vit entre de jolis murs roses et girly&lt;/a&gt;... Le temps est venu de tenir ma promesse et de vous faire donc un billet sur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Buffy, the vampire slayer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, chers happy few, je sais que j'ai promis, ici même entre ces murs sobres de cyberquiche, un billet sur un certain Colin, mais des soirées chargées, à base de Drs Glamour et Mamour,&amp;nbsp;de football et de Julien m'ont empêchée de me livrer à l'étude de ce fascinant sujet avec tout le sérieux requis et&amp;nbsp; il faudra donc attendre un peu : mais comme il paraît que plus on attend, meilleur c'est, je sais que vous me pardonnerez de bon coeur ce léger contretemps, totalement indépendant de ma bonne volonté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons donc à nos vampires. &lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; est sans conteste ma série télévisée préférée, &lt;em&gt;ever&lt;/em&gt;. Je l'ai découverte comme tout le monde sur M6, au début de sa diffusion, et malgré la VF, ce fut le début d'une grande histoire d'amour entre Joss Whedon et moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais reprenons par le commencement. En &lt;strong&gt;1996&lt;/strong&gt;, Joss Whedon réalise une demi-saison d'une nouvelle série, dont l'héroïne est une tueuse de vampires adolescente. Il a déjà mis en scène cette héroïne en 1992,&amp;nbsp;dans un film du même nom, assez épouvantable, avec l'incontournable Donald Sutherland dans le rôle du Gardien, Luke Perry (oui, oui, celui-là même) dans celui du boyfriend et une illustre inconnue, Kristy Swanson, dans le rôle-titre. Je vais vous dire, chers happy few, c'est un miracle qu'avec un film aussi mauvais, il ait trouvé des capitaux pour financer une demi-saison (pas plus parce que justement la Fox ne savait pas dans quoi elle mettait les pieds). Et là, ô surprise, cette saison, ce n'est (déjà) que du bonheur, et surtout, ça marche, ce qui pousse la Fox à investir dans une suite. Il y aura au final &lt;strong&gt;7 saisons complètes&lt;/strong&gt; et si la série finit pas s'arrêter, ce n'est pas faute d'audience mais parce que Joss Whedon estime être allé au bout de son projet artistique, ce en quoi il a bien raison, car &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; est une série extrêmement aboutie et cohérente&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant toute chose, pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, je vais résumer très brièvement l'histoire. Buffy Summers est une adolescente qui semble normale : ses parents viennent de divorcer et elle quitte Los Angeles avec sa mère pour vivre à Sunnydale (littéralement la &quot;vallée du soleil&quot;), petite bourgade typiquement californienne. Elle arrive donc en cours d'année de seconde dans le lycée de la ville et elle y rencontre Xander, Willow et Cordelia que nous suivrons jusqu'au bout (même si Cordelia évoluera dès la saison 4 dans le spin off, &lt;em&gt;Angel&lt;/em&gt;). Mais Buffy a un secret : elle est l'Elue, une jeune fille dont la mission, à la nuit tombée, est de débarrasser la terre des forces maléfiques de la nuit (vampires, monstres, loups-garous, bref, tout ce qui fait partie du folklore fantastique de la culture occidentale). Nul n'est au courant sauf son Gardien, Rupert Giles, le documentaliste du lycée, en réalité envoyé d'Angleterre par le Conseil pour veiller sur elle et surtout parfaire sa formation. Il s'avère rapidement qu'elle devra faire plus que tuer des vampires dans un cimetière la nuit et sa mission sera compliquée par l'apparition d'Angel, un vampire... avec une âme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La grande force de cette série trouve son origine dans la personne même de Joss Whedon. Il en est le concepteur, il réalise lui-même la première saison et&amp;nbsp;rédige la plupart des scripts. Il a en tête dès le début un &lt;strong&gt;univers&amp;nbsp;complet&lt;/strong&gt;, et&amp;nbsp; cette série avance donc vers un but précis (contrairement à d'autres où on sent bien que les scénaristes&amp;nbsp;nous embarquent&amp;nbsp;dans des histoires dont ils n'ont pas la&amp;nbsp;fin, comme dans &lt;em&gt;Alias&lt;/em&gt; par exemple où c'est bien souvent du grand n'importe quoi). Du coup, &lt;strong&gt;l'évolution psychologique des personnages est impeccable et sans invraisemblances&lt;/strong&gt;, des pistes sont semées dès le début et seront poursuivies (l'incapacité de Xander à aimer des femmes normales, l'homosexualité latente de Willow, le passé &quot;trash&quot; de Giles, ne sont que des exemples parmi d'autres). Quand se clôt la saison 7, rien n'est laissé en suspens et c'est une véritable prouesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, cette série est une série à strates. Elle peut se regarder et s'interpréter à &lt;strong&gt;plusieurs niveaux&lt;/strong&gt;. Elle se présente comme &lt;strong&gt;une série pour ados et à ce titre, elle en reprend les codes&lt;/strong&gt; : omniprésence du lycée et de ses figures emblématiques américaines (cheerleaders, pétasse populaire, élèves exclus car n'ayant pas les bons codes vestimentaires ou langagiers, bals de promo...), histoires d'amour, difficultés relationnelles avec les parents, crises d'adolescence... Mais &lt;strong&gt;tous ces codes dont détournés&lt;/strong&gt; pour en faire une série lisible par un &lt;strong&gt;public adulte&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;les personnages ne sont pas les stéréotypes qu'ils semblent être au premier abord (la blonde héroïne est une machine à tuer, la pétasse populaire se révèle avoir un cerveau,&amp;nbsp;la surdouée un peu coincée est une puissante sorcière...)&amp;nbsp;et Whedon se sert de l'argument fantastique (les vampires et le monde de la nuit, monstres et compagnie) pour &lt;strong&gt;décrypter le fonctionnement de l'adolescence et le passage à l'âge adulte&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce titre, &lt;strong&gt;les trois premières saisons&lt;/strong&gt;, qui se déroulent sur les années du lycée, doivent être vues comme un tout. Ainsi, les démons que combattent les ados (car si au départ nul n'est au courant de l'activité secrète de Buffy, le secret sera vite éventé et la saison 3 se termine sur une bataille rangée entre tous les élèves du lycée et les créatures du mal menées par la figure du maire, extraordinaire autorité politique maléfique) peuvent être compris de manière métaphorique comme &lt;strong&gt;leurs propres démons intérieurs&lt;/strong&gt;. Se servir de l'argument fantastique pour révéler la personnalité de ses personnages&amp;nbsp;est incroyablement intéressant car cela permet à Whedon de réutiliser de manière détournée des faits réels. L'élève à qui personne ne fait attention finit par devenir invisible, les nageurs qui se dopent deviennent des hommes-poissons et retournent à l'océan, l'adolescent/Mr Hyde qui bat sa petite amie&amp;nbsp;finira par la tuer... De même, quand Angel, après sa première et dernière nuit avec Buffy, voit la malédiction se lever et redevient un vampire privé d'âme, cela permet à Whedon de réinvestir le fameux : &quot;On a couché, il n'a pas rappelé&quot;...et de retracer avec une incroyable justesse les affres dans lesquels la jeune fille se débat, victime de l'indifférence masculine. De plus, les trois premières saisons sont une réécriture du &lt;strong&gt;couple tragique&lt;/strong&gt; : Angel et Buffy ne peuvent pas s'aimer car ils appartiennent à deux mondes différents (et la malédiction n'est qu'une astuce pour que les choses soient clairement matérialisées), elle finit par être obligée de le tuer dans un épisode d'une rare intensité dramatique (et que celle qui n'a pas pleuré à la fin de la saison 2 me jette le premier kleenex (mais propre, s'il vous plaît, hein ?)) avant qu'il ne revienne des enfers finir d'expier sur terre ses erreurs passées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;strong&gt;saison 4 marque donc un tournant&lt;/strong&gt; : Buffy et ses amis entrent à la fac, lieu de toutes les expérimentations, de toutes les libertés... et de tous les dangers. La grande réussite de cette saison est que cette fois-ci le grand méchant est une créature créée de toutes pièces par le gouvernement. Whedon réutilise à bon escient la fameuse théorie du complot qui a fait les beaux jours d'X-Files. La &lt;strong&gt;saison 5&lt;/strong&gt; introduit un nouveau personnage de manière complètement inattendu, Buffy doit pour la première fois affronter une mort réelle contre laquelle elle ne pourra rien et la saison se termine abruptement par la mort de l'héroïne. La &lt;strong&gt;saison 6&lt;/strong&gt; est la plus noire et pour compenser c'est celle dans laquelle les méchants sont les plus ridicules. Enfin, la &lt;strong&gt;saison 7&lt;/strong&gt; est celle d'une guerre, et d'une délivrance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous l'aurez compris, chers happy few, Buffy est l'histoire d'une jeune fille qui devient une femme avec ce que cela comporte d'obstacles, de difficultés et de renoncements (car elle renonce au paradis, pas moins). Elle essuie des déceptions sentimentales et elle est obligée de se confronter à ce qu'elle est : une femme puissante avec un fort côté obscur (elle apprend que son pouvoir vient des ténèbres) mais attirée par la lumière. Son histoire se double de celles de ses amis, qui chacun de leur côté accomplissent eux aussi leur parcours, parfois cahotique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A tout cela, il faut ajouter &lt;strong&gt;l'extraordinaire inventivité&lt;/strong&gt; de Whedon, que ce soit dans les &lt;strong&gt;dialogues&lt;/strong&gt; (il fait preuve d'un sens de l'humour et de la répartie particulièrement jouissif), ou dans &lt;strong&gt;la mise en scène&lt;/strong&gt;. On lui a reproché d'ailleurs de trop se reposer&amp;nbsp; sur son talent de dialoguiste, qu'à cela ne tienne, il a réalisé un épisode entièrement muet, extrêmement poétique. On ne compte plus les références, qu'elles soient littéraires ou cinématographiques. Parmi mes épisodes préférés, celui qui est une uchronie (que serait Sunnydale sans Buffy ?), celui qui est une comédie musicale,&amp;nbsp;celui qui met en scène un Dracula sexy dont tout le monde est jaloux ou celui qui revisite la guerre du feu...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chers happy few, vous l'aurez compris, cette série est &lt;strong&gt;un chef-d'oeuvre&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : pour les courageux happy few&amp;nbsp;qui sont arrivés au bout de ce long billet, &lt;strong&gt;quelle est votre série préférée&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Celle qui murmure à l'oreille des ossements</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
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                                <category>Polars</category>
                                <category>Séries télé</category>
                                                <pubDate>Wed, 21 Mar 2007 20:55:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/images/thumb_dejadead.jpg&quot; alt=&quot;medium_dejadead.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1997, Kathy Reichs, anthropologue judiciaire américaine qui partage son temps entre la Caroline du Nord et Montréal, inaugure une série de romans policiers mettant en scène Temperance Brennan. Cette dernière, inspirée de la vie professionnelle de l'auteur, est anthropologue judiciaire à L'Institut de Médecine Légale de Montréal. Dans le premier opus de la série (qui compte à présent pas loin d'une dizaine de titres, traduits en français chez Pocket), &lt;em&gt;Déjà dead,&lt;/em&gt; nous faisons connaissance avec cette attachante héroïne : la cinquantaine bien entretenue, fraîchement divorcée, exilée à Montréal alors qu'elle ne parle pas un mot de français, mère d'une jeune étudiante de 19 ans, Temperance s'enlise dans un métier qu'elle adore mais qui menace de la déshumaniser complètement. Obligée de s'endurcir pour résister aux autopsies difficiles (l'anthropologue judiciaire tente de rendre une identité et de déterminer les causes de la mort des cadavres trop décomposés ou trop fragmentaires pour pouvoir être autopsiés par le légiste), elle se lance à corps perdu dans une enquête difficile afin de vérifier qu'elle est encore capable d'éprouver de la compassion pour ses victimes.&amp;nbsp;Suite à la découverte de plusieurs&amp;nbsp;cadavres de femmes démembrées, elle tente de prouver aux policiers récalcitrants (le très sexy Andrew Ryan et le très antipathique Luc Claudel) l'existence d'un serial killer. Cette première enquête se révèle vite très dangereuse pour notre scientifique et très addictive pour le lecteur... Outre l'enquête bien ficelée, on retiendra l'évocation d'une ville décrite par les yeux d'une étrangère qui tente de s'intégrer dans une culture qu'elle juge très française et qui la décontenance parfois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite au succès de la série, une adaptation télévisée a été tournée sous le titre de &lt;em&gt;Bones&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Visible actuellement sur M6 le vendredi soir et coproduite par l'auteur, elle diffère beaucoup de la série&amp;nbsp;initiale pour des besoins télévisuels évidents : l'héroïne est beaucoup plus jeune, l'action se situe à Washington, l'équipe scientifique est beaucoup plus &quot;typée&quot;, composée de &lt;em&gt;geeks&lt;/em&gt; jeunes et sympathiques, Temperance fait équipe avec un agent du FBI fort séduisant (David Boreanaz, toujours aussi sexy, et que celle qui n'a pas pleuré à la mort d'Angel à la fin de la saison 2 de &lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; ose se dénoncer et me dire le contraire...). Il n'empêche que la Temperance Brennan de papier et son avatar télévisuel ont de nombreux points communs : à la fois impulsives et réfléchies, intuitives et cartésiennes, ce sont des femmes&amp;nbsp;autoritaires et des pointures dans leur métier. &amp;nbsp;La caractérisation tout en finesse des personnages est d'ailleurs l'un des intérêts majeurs de cette série aux scénarios parfois surprenants...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/images/thumb_bones.jpg&quot; alt=&quot;medium_bones.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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