19.12.2011
"I just snogged Madame de Pompadour !"
Lucky her.

Le Docteur, Rose et Mickey, qui accomplit ici son premier voyage dans le temps, se retrouvent sur un vaisseau spatial désert au 51ème siècle. Ils découvrent rapidement une cheminée (how odd) qui est une fenêtre sur la chambre d'une petite fille qui vit en France au XVIIIème siècle, Reinette. Intrigué, le Docteur franchit le foyer et découvre que la petite fille en question est terrifiée par des monstres qui font un bruit d'horloge. Pendant ce temps sur le vaisseau, Rose et Mickey enfreignent la Règle n°1 ("Don't wander off") et découvrent d'étranges choses : un oeil à la place d'une caméra, un coeur humain pris dans un entrelacs de câbles... Ques se passe-t-il dans ce vaisseau et pourquoi cette porte ouverte sur cette enfant, qui n'est autre que la future Madame de Pompadour ?

The girl in the fireplace est un épisode qui contient exactement tout ce que j'aime dans cette série : de la SF pure mêlée aux problématiques du voyage dans le temps (le Docteur a l'impression de revenir dans le passé toutes les deux minutes mais il s'écoule en réalité plusieurs années à chaque fois), une composante horrifique (les drones du vaisseau ont démembré les membres de l'équipage pour réparer le vaisseau), de l'absurde (la raison pour laquelle ils en ont après Madame de Pompadour et qui ne sera révélée qu'à la dernière image), de l'humour ("I could have dance all night" chante un Docteur qui fait les louanges du Daiquiri banane) et une poésie certaine, qui se dégage de l'étrange relation qui se noue entre Madame de Pompadour et son ami imaginaire. Derrière les sourires lumineux du Docteur et sa personnalité aussi dashing qu'enthousiaste se dissimule la mélancolie de celui qui sait qu'il ne peut pas emmener tout le monde dans les étoiles et qui finit toujours seul, qui est je trouve le propre de l'interprétation de David Tennant en Ten (et c'est ce qui le rend si émouvant et si attachant) (en toute objectivité objective, évidemment). Inutile de dire que The girl in the fireplace est un de mes épisodes préférés. Avec tous les autres.

Ce billet est le quatrième du Challenge Over Désorganisé sur le Personnage le Plus Profond de la Galaxie et il paraît ce que billet peut rentrer dans le Mois Anglais de ma coupine Cryssilda. Inutile de dire que je ne peux pas résister au logo ; la chair est faible hélas et j'aime le Docteur.

Elles participent au billet du jour : Karine et Maijo (oué, on est trois aujourd'hui, youhou).
09:41 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12.12.2011
"I know... A werewolf !"
Today, chers happy few de mon coeur grenadine, je vous invite à faire quelques pas on Memory Lane. Tt, tt, tt, ne protestez pas, je sais qu'au fond vous adorez que je vous raconte ma palpitante et fascinante vie.
Mars 2009. Isil (louée soit-elle sur douze générations un quart) me prête les deux premières nouvelles saisons de Doctor Who. Je découvre un univers fait exactement pile-poil pour moi : des aliens, des voyages dans le temps, de l'humour, des références multiples... Autant dire que je surkiffe la saison 1. Surprise en fin de saison (j'étais prévenue mais j'avais oublié car nul n'est parfait) : le Docteur se régénère et Christopher Eccleston (dont j'appréciais le côté british jusqu'au cliché) (ses oreilles, son nez et son accent font d'ailleurs l'objet d'innombrables vannes) laisse la place à un autre acteur, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam : David Tennant. Je peste contre le procédé (qui est utilisé pour la neuvième fois quand même, mais j'aime bien râler) et je clame à tous les vents que je ne m'habituerai jamais à ce changement, femme de routine que je suis. Et pour couronner le tout, je ne peux pas voir l'épisode de Noël, The Christmas Invasion, qui ne figure pas dans le coffret français que m'a prêté Isil (encore une aberration éditoriale, mais point ne me lancerai sur le sujet), ce qui fait que je rate le réveil du Docteur et son adaptation à son nouveau corps (Am I ginger ?) et à sa nouvelle personnalité (Rude, no second chances).
J'entame donc la saison 2 en rouméguant, trouve l'épisode 1 (New earth) fort bon (habile transition entre les Docteurs puisque cet épisode reprend des éléments du deuxième épisode de la saison 1) et David Tennant plein d'une énergie extrêmement enthousiasmante et excellent acteur. A la fin de l'épisode, j'ai déjà oublié Christopher, femme versatile que je suis. Mais c'est dans l'épisode 2, Tooth and claw, que David a définitivement conquis mon petit coeur tout mou avec les conséquences que vous connaissez et subissez, pauvres happy few.

Dans cet épisode, le Tardis (qui a du mal se régler à chaque changement de Docteur) dépose Rose et le Docteur en Ecosse en 1867 au lieu de 1979. Ils rencontrent la Reine Victoria, qui se rend à Balmoral en pélerinage avec le Koh-i-noor, qu'elle fait retailler tous les ans à la demande de son défunt mari. La délégation royale a été contrainte de se déplacer à cheval, le train ayant subi un attentat, et s'arrête pour la nuit dans la demeure d'un aristocrate écossais dont le personnel et la femme ont été séquestrés par des moines ninja qui protègent une entité extraterrestre lupine qu'ils aimeraient bien mettre sur le trône de l'Empire britannique en lieu et place de la Reine. (Et on se demande pourquoi je suis totalement et irrémédiablement in love de cette série : ce pitch, mon Dieu, ce pitch !)

Graou.
Et David dans tout ça ? Il est tout bonnement ultra séduisant dans cet épisode : les sourires, les regards, l'enthousiasme, l'intelligence de son jeu, les répliques swoonesques, la complicité de Rose et du Docteur... C'est après la scène du dîner que j'ai regardée en apnée que j'ai compris que j'étais cuite. Comme une banana de Philippe Risoli, pas moins. (On a les références qu'on peut.)
No comment. No comment at all.
Ce billet est le troisième du Challenge le Plus Mal Organisé de l'Univers que nous ne sommes déjà plus que deux à faire ce dont tout le monde se fiche parce que personne ne nous lit, ce qui, d'une façon aussi étrange que perverse, participe de la beauté de la chose. Un jour le Docteur sera le maître du monde.
09:33 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
28.11.2011
Are you my mummy ?

Parce que.
Parce que Rose se balade tout l'épisode avec un t-shirt Union Jack dans un Londres livré aux bombardements allemands.
Parce que le Docteur demande aux londoniens s'ils n'ont pas vu quelque chose d'inhabituel tomber du ciel un mois avant.
Parce que Jack est beau, Jack est fringant, Jack a de belles dents, Jack a ravi mon coeur de midinette en dansant avec Rose devant l'horloge de Big Ben dans une scène éblouissante.

Parce que pour une fois tout le monde est sauvé à la fin.
Parce que la douleur de cet enfant à qui on a menti toute sa très courte vie.
Parce qu'il ne faut jamais laisser tomber la banane.
Parce que le Docteur danse.

J'ai déjà dit que j'étais totalement in love ?
(Ce billet est le deuxième du Challenge Le Docteur est beau, le Docteur est grand, le Docteur a deux coeurs. La semaine prochaine, introducing Ten. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Pardon. Un abus de banane, certainement.)
06:07 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
14.11.2011
What the Shakespeare is going on ?
So much, Charlie, so much.
Avec quelques copines, nous avons décidé que ça faisait trop longtemps qu'on ne vous avait pas parlé du Seigneur du Temps le plus séduisant de tous les temps, le Docteur (évidemment). Nous avons donc décidé à l'unanimité de nous-mêmes (pour l'instant nous sommes trois, un nombre parfait pour voyager dans le Tardis) de consacrer tous les lundis à un épisode du Docteur, dans l'ordre chronologique.

Nous entamons donc ce Challenge Revisionnons le Docteur et Cherchons des Photos de David Tennant (le nom exact est encore en discussion) par l'épisode 03 de la saison 1 : The unquiet dead.

Après un voyage dans un futur so far far away où Rose a assisté aux derniers moments de la Terre, le Docteur lui propose un saut dans le passé. Suite à un malentendu, le Tardis ne se pose pas à Naples, mais à Cardiff, à la veille de Noël 1869, où il se passe de drôles de choses chez le croque-mort : des entités extra-terrestres prennent possession des morts, faisant d'abord croire à des apparitions de fantômes. C'est aussi ce soir-là que la ville accueille un invité prestigieux : Charles Dickens, venu faire une lecture de son Conte de Noël.

The unquiet dead est l'épisode qui a définitivement assis mon amour pour cette série à la fois barrée et profonde, kitsch et sublime. Après les mannequins tueurs de l'épisode 1 (j'adore ce genre de situations qui a l'air parfaitement crétine pour le commun des mortels mais c'est parce que je me suis toujours méfiée des objets inanimés) et Cassandra dans l'épisode 2 ("Moisturize me !"), me donner, rien que pour moi, l'occasion de voir mon Charlie d'amour découvrir qu'il y a plus dans le ciel et sur la terre que ce qu'il croyait m'a fait couiner. Il y a ici pour la première fois ce qui sera l'un des fondements de la relation entre Rose et le Docteur : ce dernier veut sauver la race des Gelth au mépris de la morale humaine, et elle tente de le retenir, faisant preuve de cette compassion qui sera sa principale caractéristique. Un excellent épisode, servi par le décor, qui met en place des éléments qui seront réutilisés plus tard (la faille notamment)... et où on découvre pour la première fois que le Tardis a une sacrée garde-robe.
Fun facts : l'acteur qui joue Dickens, Simon Callow, a incarné l'écrivain à de nombreuses reprises. Eve Myles, qui interprète la jeune Gwyneth, jouera Gwen dans le spin off de Doctor Who, Torchwood, qui se déroule à Cardiff. Et Dickens cite Hamlet, ce qui me fait couiner à cha-que fois.
Les billets des copines : Maijo et Karine.
Lundi prochain : The empty child/The Doctor dances. Ceux qui veulent se joindre à nous sont les bienvenus.
PS : Marco, Caroline me charge de te dire que les grands-parents vont bien.
18:52 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
10.12.2010
Single father
Dave (David Tennant) (non, je ne commente pas, chers happy few, car parfois je sais me tenir), photographe, vit avec Rita (Laura Fraser), institutrice vacataire, depuis treize ans. Ils élèvent ensemble quatre enfants : Lucy (15 ans), que Rita a eu d'un autre homme et qui ne connaît pas son père, Paul (11 ans), Ewan (9 ans) et Evie (6 ans). En se rendant à l'examen qui lui permettra de devenir institutrice titulaire, Rita, à vélo, est percutée par une voiture de police et meurt sur le coup. Dave se retrouve seul avec son chagrin et ses enfants.
Avant de regarder les quatre épisodes de Single father, chers happy few, je m'attendais à une série sur le deuil, avec des bons sentiments, des larmes et de l'amour dégoulinant (oui, je suis comme ça, j'ai un petit coeur tout mou qui a des attentes)... et ce n'est pas vraiment ce que j'y ai trouvé, ce qui est en partie dommage. Single father est une série inégale, à mon avis parce que le scénariste, Mick Ford, a dilué son propos en rajoutant un rebondissement qui alourdit l'histoire. En effet, montrer comment ce père aimant mais pas forcément très présent n'arrive pas à faire son deuil correctement parce qu'il veille avant tout sur ses enfants et ne peut pas exprimer ses sentiments aussi clairement qu'il le faudrait, préoccupé par eux avant tout, et analyser la façon dont les autres adultes s'ingèrent eux aussi dans la tragédie (la belle-soeur, l'ex-femme, la grand-mère, la meilleure amie) aurait à mon avis amplement suffi (d'autant que Dave a une autre fille, Tanya, de son premier mariage et que cette dernière a eu un enfant à 15 ans, ce qui est hélas courant en Grande-Bretagne, mais déploie inutilement d'autres personnages qui ne sont qu'esquissés). Mais au lieu de se contenter d'une analyse des sentiments des uns et des autres, dans leur complexité et leur ambivalence, qui, quand elle a lieu est juste et excellemment jouée, Mick Ford s'est lancé dès le deuxième épisode dans une histoire parallèle : Lucy se sentant plus orpheline que ses demi-frères et soeurs, veut retrouver son père biologique, ce que Dave s'engage à faire pour elle. Il doit donc, en plus de son chagrin, affronter le passé de sa femme, en se plongeant dans ses journaux intimes, et se retrouve face à des mensonges et des omissions dont il se serait bien passé.
Si cela permet d'humaniser le personnage de Rita (non, ce n'est pas une sainte et une mère parfaite), ça en fait quand même un peu trop pour les épaules de Dave et l'apparition du père biologique et de sa famille avec toutes ses conséquences, a tendance à noyer la force émotionnelle de cette histoire, présente seulement par moments. Je pense qu'il y avait dans cette histoire somme toute banale (d'autant que le scénario ne recule pas non plus devant l'incontournable histoire d'amour), matière à faire une série plus puissante, plus singulière et certainement plus "tendue". Single father n'en demeure pas moins une série recommandable, qui présente des moments d'émotion pure (prévoyez les mouchoirs, sensibles happy few), en raison surtout du jeu époustouflant de David Tennant, tout en retenue, dont le chagrin affleure sous les silences et dont les larmes, toujours versées en secret ou retenues sont déchirantes ; il m'a transpercé le coeur à plusieurs reprises (et je dis ça en toute objectivité, je défie quiconque de ne pas le trouver incroyable dans ce rôle, qui est finalement le premier rôle d'homme banal dans lequel je le vois).
Single father, 2010, 4 épisodes de 60 mn chacun, BBC Scotland (oui, ça se passe à Glasgow et David a récupéré son délicieux accent écossais pour l'occasion. Un grand bravo au passage à la costumière, Elaine Robertson, qui lui a concocté une garde-robe qui le rend over sexy, beaucoup de jeans bien taillés ou de velours, avec t-shirts manches longues lose et petit blouson en cuir court. Je valide. Et je soupire.)
Le billet de Carole, dont je partage entièrement l'avis.
19:15 Écrit par fashion dans Challenge Tennant 2010, Séries télé | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : single father, bbc, david tennant is sexytude, bon j'espère maintenant qu'il va faire carrière, une malédiction pèse sur les acteurs qui ont incarné dw, apparemment, nooooon, pas sur luiiiiii, il mérite une carrière internationale, voire galactique
27.11.2010
The Quatermass Experiment
(Ouh, voilà longtemps que vous n'aviez pas vu ce logo, chers happy few. Avouez qu'il vous avait manqué.)
Parce que je suis une challengeuse hors pair (qui en doute, mmmh ?), j'ai regardé récemment, dans le cadre du challenge le plus populaire de la galaxie :

The Quatermass Experiment (BBC, 2005).
Le Professeur Bernard Quatermass (Jason Flemyng) a trouvé les financements pour envoyer la première fusée britannique dans l'espace. Le but : se mettre en orbite autour de la Terre et effectuer toutes sortes de relevés scientifiques. Mais voilà que l'équipe au sol, composée de Quatermass, Paterson (Mark Gatiss) et Judith Carroon (Indira Varma, vue notamment dans Torchwood et Bones), la femme de l'un des trois astronautes envoyés en mission, perd tout contact avec la fusée pendant 57 heures.
Quand le contact est rétabli, la fusée est de retour vers la Terre où elle se crashe, mais de l'habitacle ne sort qu'un seul des trois hommes, Victor Carroon. Non seulement les deux autres se sont volatilisés mais Victor n'est plus lui-même. Appelé en urgence, le médecin de l'équipe, Gordon Briscoe (David Tennant) (en blouse blanche, hiiiiiiii) (oui, je ne suis qu'une femme, j'ai des fantasmes communs) constate que son organisme est en train de se modifier à toute allure, et qu'il pourrait bien constituer un danger pour l'humanité tout entière. (Oui, je sais, ce penchant que j'ai pour les histoires de ce genre est étrange, limite pervers, je veux bien m'allonger pour en parler mais pas avec n'importe qui, hein.)
En 1953 (oui, aujourd'hui, c'est Histoire time, profitez bien de la leçon, happy few avides de savoir), alors que la télévision en était à ses balbutiements, la BBC a produit un programme qui a connu à l'époque un succès phénoménal : The Quatermass Experiment, série de science-fiction de 6 épisodes filmés en direct entre juillet et août et qui ont été plus ou moins perdus (les deux premiers sont abîmés, les quatre suivants n'ont même pas été enregistrés). En 2004, BBC4 met en place un nouveau programme, TV On Trial, qui se propose, en une semaine, de revisiter soixante ans de télévision, notamment en diffusant de vieilles séries ou téléfilms. Au centre de ce programme, une idée originale : tourner un remake de cette série... en direct.
(Je ne commenterai pas, je ne commenterai pas, je ne commenterai pas, parce que la Force est avec moi.)
Les difficultés sont évidemment nombreuses (lieux, caméras mutiples) et le plus important est le choix du casting : il faut trouver des acteurs capables de se plier à l'exercice et de tourner ensemble sans se connaître vraiment (les rares séries télés qui ont parfois tourné un de leurs épisodes en live sont des séries qui roulent depuis longtemps, comme Urgences ou Coronation Street). La production commence une longue période de répétitions en même temps qu'elle caste ses acteurs. Premiers à rejoindre le projet, Jason Flemyng et Andrew Tiernan sont rapidement rejoints par Adrian Dunbar, Mark Gatiss (j'en connais une qui frémit du sourcil, là) et donc David Tennant, qui a motivé l'achat de ce DVD (je suis over faible je sais, et encore vous ne savez pas tout, happy few de mon coeur). Le tournage et la diffusion ont eu lieu le 2 avril 2005 dans la soirée et c'est donc le résultat de cette expérience que j'ai visionné, parce que rien ne m'arrête sur le chemin de la kulture et de la connaissance.
The Quatermass experiment est un téléfilm à l'esthétique résolument datée, qui fait le pari de raconter une histoire mouvementée de manière statique, le direct ne permettant ni effets de manche ni effets spéciaux. Filmé en couleurs ternes (vert, gris), parfaitement interprété (mention spéciale à David, quand même, sinon vous vous demanderiez si je vais bien), The Quatermass experiment est un très bon téléfilm de science-fiction qui renoue avec une certaine vision du genre (conquête spatiale, entité extra-terrestre, questionnement philosophique sur l'humanité et son rapport à l'autre...). Personnellement, toute tennanterie mise à part (Dieu que cet homme a de beaux cheveux) (mais je m'égare), je me suis régalée.
23:24 Écrit par fashion dans Challenge Tennant 2010, Séries télé | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : ce challenge est le meilleur du monde, et mon ami à un sein m'a dit aujourd'hui, que single father venait de partir vers moi, hiiiiiiiiiiiiiii, aaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh, oooooooooooooohhhhhhhh, je suis en joie là, légèrement hein, hum
18.11.2010
"I don't trust a man with curly hair."
I can't help but picture little birds laying sulfurous eggs in there, and it disgusts me.
(Mon Dieu, je pense la même chose, je suis peut-être malade, chers happy few, mais je ne suis pas la seule, et ça, ça n'a pas de prix.)
Sur une idée de Chiffonnette, toujours.
En ce moment, je suis dans la saison 1 de Glee, chers happy few, une série pleine de défauts mais très drôle et attachante, en grande partie à cause de ses personnages, belle galerie de losers névrotiques, dominés par la figure de Sue Sylvester, la coach des cheerleaders. (Pour ceux qui vivraient sur une autre planète, cette série a pour cadre une chorale dans un lycée perdu d'une petite ville de l'Ohio.) Ce jeudi citation sera donc consacré à cette femme dont le sens de la répartie n'a d'égal que son talent de fashionista (accepter un rôle dans lequel on se balade tout le temps en survêt adidas montre un grand sens de l'abnégation de la part de Jane Lynch, je ne peux que m'incliner).
Let me be the one to break the silence. That was the most offensive thing I've seen in twenty years of teaching. And that includes an elementary school production of Hair.
...
Sue : High school is a caste system. Kids fall into certain slots. Your jocks and your popular kids up in the penthouse. The invisibles and the kids playing live-action out in the forest : bottom floor.
Will : And... where do the Glee kids lie?
Sue : Subbasement.
...
Will : Since 1992, 95 percent of your Cheerios should have flunked Spanish. And I, for one, am not going to be a part of it anymore!
Sue : Ugh, Will! We all know your devotion to that dying language!
Will : Dying language ?
Sue : Let me break this down for you, okay ? I empower my Cheerios to be champions. Do they go on to college ? I don't know... I don't care. Should they learn Spanish ?... Sure, if they want to become dishwashers and gardeners. But if they wanna be bankers and lawyers and captains of industry, the most important lesson they can possibly learn is how to do a round-off!
06:30 Écrit par fashion dans Le jeudi, c'est citation, Séries télé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : merci caroline et cuné pour la découverte de cette série, qui a transformé ma vie en musical, comment ça j'en fais trop ?
12.10.2010
Who cares about decent ?
Certainement pas lui, chers happy few, pour mon plus grand bonheur.
Oui, je sais que vous vous demandez où je suis passée et que vous vous dites dans votre Ford intérieure que ce blog est limite abandonné aux orties virtuelles, pauvre de lui (j'ai été Madame Irma dans une autre vie) (ne riez pas, je tire l'information d'un manuel très sérieux), mais figurez-vous que tout se ligue contre moi pour m'empêcher de venir répandre la kulture dans ces pages, chers happy few : le travail (que nul ne se gausse, je pourrais mal le prendre), les projets, le Grand Prix du Web (j'ai rempilé alors que j'avais juré mes grands dieux qu'on ne m'y reprendrait plus, souvent LCA varie, y a qu'à voir la taille de la PAL pour s'en persuader ; toujours est-il que je dois lire 15 romans avant le 30 octobre, oh j'en ai lu deux, quel bon rythme, je m'époustoufle moi-même), et la PAV (Pile A Voir, qui est, thank Tolkien, moins haute que la PAL mais relativement conséquente). C'est donc dans un accès de courage que j'ai décidé de la faire diminuer en regardant :
Sherlock, une série BBC (2010), rapportée de ma dernière escapade londonienne (car il n'y a pas que William dans ma vie, la preuve).
Comme vous le savez tous, assidus happy few, la passion qui m'unit au détective britannique et néanmoins lunatique est toujours aussi vivace ; il était donc impossible pour moi de passer à côté de cette adaptation, alléchée que je fus par ses deux hénaurmes atouts : Steven Moffat et... Steven Moffat. Pour ceux qui se demanderaient qui est cet homme, que dis-je, ce demi-dieu (car il paraît que certains de mes lecteurs ne prennent pas de notes après chaque billet, ce qui est bien évidemment passible d'une sévère sanction à base de moldave), Steven Moffat est celui qui a, entre autre, dépoussiéré Doctor Who (pas de soupirs au troisième rang, merci). Or voilà-t-y pas que cet homme qui a décidément over bon goût aime Sherlock Holmes d'amour et qu'il a décidé, avec son compère Mark Gatiss, de reprendre l'oeuvre de Conan Doyle et de la transposer de nos jours. Idée géniale que les deux hommes ont menée à bien avec brio, en mélangeant la transposition matérielle et technologique au respect du matériau de base (psychologie et relations entre les personnages), le tout nourri de multiples références aux intrigues imaginées par Sir Arthur.
Encore des hommes qui courent avec classe et enmanteaunés. Ferais-je une fixation ?
Voilà donc nos personnages dans le Londres contemporain : mon détective favori, toujours Consulting detective, n'écrit pas des ouvrages sur les abeilles et les poisons mais il publie le résultat de ses recherches sur un site internet, The science of deduction ; il a été contraint d'arrêter de fumer (les fameux "Ceci est un problème à trois pipes, Watson", sont remplacés par "Ceci est un problème à trois patchs de nicotine") ; il ne communique que par textos (qui apparaissent incrustés sur l'écran, ce qui est un gimmick très réussi), a remplacé sa bande de jeunes des rues par des SDF et il fait toutes ses expériences scientifiques dans le labo d'un hôpital. Watson, médecin militaire blessé en Afghanistan, tireur d'élite, ne tient plus un journal mais un blog, fort lu d'ailleurs (se préoccupe-t-il du classement Wikio ? mystère), et après une période de chômage, il a trouvé un job pas très bien payé dans un dispensaire. Nos deux héros se rencontrent dans le premier épisode (la série en compte trois), A study in pink, prennent un appartement en colocation au 221B Baker street (Mrs Hudson, redevable à Holmes, leur fait un prix) et cohabitent tant bien que mal, Holmes étant aussi capricieux, désordonné, dénué de manières et plein de mauvaises habitudes que dans les romans et nouvelles de Conan Doyle. Les intrigues, fort bien ficelées, ont le temps de se déployer vu le format imposé par la BBC (90 mn par épisode) (pour la petite histoire, Moffat avait écrit un pilote de 60 mn qui une fois tourné et montré à la production a été jugé tellement bon que la BBC a demandé deux épisodes supplémentaires et a fait rallonger le pilote) et contenteront aussi bien ceux qui n'ont jamais lu Conan Doyle que les fans, qui s'amuseront à relever les allusions et les emprunts (et qui couineront, du coup, évidemment). Le couple formé par Holmes et Watson fonctionne parfaitement, certainement en raison du choix des acteurs : Benedict Cumberbatch est un Sherlock parfait, sociopathe brillant à la langue affûtée et aux yeux de chat (cet acteur a vraiment un physique très particulier) face à Martin Freeman, qui campe excellemment un Watson discret mais efficace. Outre nos deux héros, on retrouve Lestrade (Rupert Graves) et ses hommes, Mycroft (Mark Gatiss, excellent) et bien sûr Moriarty (Andrew Scott) dont le personnage de psychopathe, révélé en fin de troisième épisode devrait prendre de l'ampleur par la suite, car oui, il y en aura une, chers happy few, ce qui me fait évidemment couiner par anticipation. Et d'ici qu'elle soit diffusée, je devrais avoir éclusé ma PAV. Ou pas.
Sherlock, trois épisodes de 90 mn chacun : A study in pink, The blind banker, The great game. Disponible en DVD en import, zone 2.
Les trois épisodes suivants seront diffusés en Grande-Bretagne à l'automne 2011.
France 4 a acheté cette série, dont la diffusion est prévue incessamment sous peu, et ça c'est une bonne nouvelle, n'est-ce pas Hydromielle ?
11:03 Écrit par fashion dans Séries télé, Un grand cri d'amour | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : sherlock forever, moffat mérite que l'on danse nue pour lui, comme jossounet, mes deux scénaristes favoris que j'aime d'amour, le benedict est très intéressant, je vais me pencher sans tomber sur sa filmo, tiens j'ai envie de chocolat, ça faisait longtemps
06.08.2010
I know, I'm a Jedi like that.
Comme vous le savez tous, fabuleux happy few, je suis une amatrice de séries télévisées (à tel point que j'ai arrêté mon abonnement au câble et que depuis que j'ai découvert le streaming sans sous-titres (tellement plus pratique car les épisodes sont disponibles tout de suite et leur visionnage n'est pas limité), je m'auto-limite volontairement), mais je n'aime guère les séries policières, qui, comme les séries médicales, me lassent vite : le côté "je porte le malheur du monde sur mes épaules et j'ai un regard de chien battu en regardant mon verre de bourbon" de la plupart des inspecteurs et autres équipes du FBI m'ennuie profondément et je trouve toujours les énigmes trop légères (la faute certainement à une lecture intensive de romans policiers depuis plus de vingt ans). Pour faire exception à la règle, il faut que ce type de séries ne se contente pas d'être policière et me propose une galerie de personnages différents qui entretiennent des liens intéressants, ce qui est le cas de Bones, que je suis sans faillir depuis 5 ans (et pas que pour la plastique avantageuse de David B., bande de mauvaises langues) et, plus récemment de Castle.

Richard Castle (Nathan Fillion) est un écrivain de thrillers à succès. Il vient de publier son vingt-sixième roman, dans lequel il a tué son personnage principal et il est en manque d'inspiration depuis quelques mois. Or, voilà qu'un serial killer assassine ses victimes en suivant le modus operandi de certains de ses meurtriers fictifs : l'Inspecteur Kate Beckett (Stana Katic), chargée de l'enquête, étant une fan de la première heure, elle l'interroge. Ravi de sa participation accessoire dans cette enquête, Castle y trouve une seconde inspiration, crée un nouveau personnage principal et demande au Maire de l'imposer en tant que consultant sur toutes les enquêtes de Beckett.

Disons-le tout net, chers happy few, Castle n'est absolument pas une série originale, ni dans les intrigues, gentiment écrites, ni dans le fonctionnement du duo principal : la fliquette un peu rigide mais empathique au passé douloureux est, à son corps défendant, sous le charme de l'écrivain charismatique, manipulateur, égocentrique et évidemment parfaitement charmant. Pour être tout à fait honnête, si je l'ai regardée c'est à cause de la présence de Nathan Fillion, fort bon acteur whedonien (on se souvient avec émotion de Firefly, enfin, surtout moi) que je trouve particulièrement, disons le sans honte, couinesque. C'est cependant une série qui me plaît particulièrement, parce que j'y ai retrouvé tous les ingrédients qui m'accrochent invariablement : des relations intéressantes entre les personnages (j'aime beaucoup la relation entre Castle et sa fille notamment), des dialogues bien troussés, beaucoup d'humour, des personnages secondaires particulièrement drôles même si on n'est jamais loin de la caricature (la mère diva, les ex à moitié folles, les flics un peu machos, la fille ado trop responsable...) et de multiples références (à ce titre, l'épisode 6 de la saison 2 est tout simplement fabuleux, lui qui s'ouvre sur un Nathan Fillion habillé en Mal, à qui sa fille dit "Papa, c'était déjà ton costume d'Halloween il y a cinq ans"). Ce n'est pas la série du siècle, loin s'en faut, mais c'est une série extrêmement sympathique qui met en scène des personnages qui réussissent à être attachants malgré les clichés qui ont présidé à leur création, ce qui est pour moi rarissime dans ce genre. Je recommande, chers happy few.
Castle, saisons 1 (10 épisodes, 2009) et 2 (24 épisodes, 2010)
06:18 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
03.08.2010
Apathy kills, but I don't care.
Hank Moody (David Duchovny) est un écrivain reconnu dont le dernier best seller, God hates us all, a été adapté au cinéma avec deux stars dans les rôles principaux. Il a donc quitté New York avec femme et enfant pour s'installer momentanément (qu'il croyait, pauvre naïf) à Los Angeles, ville qu'il déteste et qu'il rend responsable du marasme total qu'est devenue sa vie : en 5 ans, il n'a pas écrit une ligne, sa femme l'a quitté et il est toujours à L. A. Il noie ses angoisses existentielles dans l'alcool et les nombreuses femmes de passage tout en tentant de reconquérir son ex.
Happy few amateurs de stupre, de luxure et de transgressions en tous genres, vous pouvez passer tranquillement votre chemin, cette saison 1 de Californication, qui a été vendue comme une série extrêmement trash (elle porte l'interdiction aux moins de 16 ans aux Etats-unis) étant à mon sens l'illustration parfaite de ce que seuls les américains savent produire : sous un vernis qui n'est que gentiment osé mais qui est exhibé comme amoral et cynique se dissimule en réalité une apologie bien pensante de la famille et de la fidélité. Je sais que ce que je dis a l'air paradoxal au vu des nombreuses scènes de coucheries qui émaillent cette saison, mais Hank Moody a toutes les vertus du preux chevalier qui défend systématiquement la veuve et l'orpheline (il n'y a qu'à voir le nombre de scènes dans lesquelles il soigne, console, rassure, défend à coups de poings ou à coups de répliques bien senties les femmes qui passent dans sa vie, il va même jusqu'à coucher plusieurs fois avec des femmes qui le lui demandent comme un service, quelle abnégation quand même) et il n'a de cesse de prouver par tous les moyens à son ex qu'il est enfin prêt à l'épouser (ouh c'est vrai que le mariage, c'est très rock'n roll, limite wild, tiens, j'en suis totalement ébouriffée). Avec un tel personnage principal, rien d'étonnant donc à ce que cette saison soit finalement pleine de bons sentiments : les couples qui se défont finissent par se remettre ensemble de manière aussi prévisible qu'ennuyeuse (l'histoire de Charlie, l'agent de Hank, et de sa femme est téléphonée de bout en bout, et ce n'est pas la secrétaire légèrement SM qui pimente quoi que ce soit) et la fin de la saison arrive comme un cheveu sur la soupe (je n'ai pour ma part toujours pas compris pourquoi son ex fait ce qu'elle fait à la fin, à moins bien sûr qu'il ne s'agisse que d'une astuce de scénariste au cas où il n'y aurait pas eu de deuxième saison). Côté lit, certes les scènes sont explicites (encore que côté nudité, certains plans sont à hurler de rire dans l'artifice) mais il n'y a pas non plus de quoi fouetter quiconque après l'avoir menotté aux montants du lit, ça reste banal comme tout, même dans les fantasmes de Hank (franchement, le coup de la nonne, ça va bien une fois, et encore, vous ne pourriez pas faire un petit peu plus original, les gars, mmmh ?). Cela étant, cette saison se regarde avec plaisir et amusement à condition de ne rien en attendre d'autre que du divertissement : les épisodes sont courts (et la saison aussi, 12 épisodes seulement) et bien écrits, les dialogues souvent très drôles et Duchovny est littéralement dégoulinant de charme et proprement irrésistible dans ce rôle. J'ai trouvé que Californication était un bonbon sucré vite consommé là où j'attendais un plat épicé à l'arrière-goût durable. Bah, c'est déjà pas si mal, surtout en cette période estivale, non ?
Californication saison 1, 12 épisodes de 26 mn, 2007.
Merci Cuné !







