03.04.2008

Toute première fois, toute toute première fois

Figurez-vous chers happy few, que la déferlante du tag des Premières fois, qui s'est abattue sur la blogosphère, ne m'a pas épargnée, grâce à Karine, qui avait dû deviner que j'avais très envie de vous révéler (encore! diront les méchantes langues, mais elles sont peu nombreuses) (enfin, l'optimiste démesurée que je suis veut le croire) des glamourous choses sur ma vie. Mais quelles sont-elles donc, vous demandez-vous en vous tordant les mains de curiosité ?


1. Mon premier job : j'aurais bien aimé vous répondre que ce fut chasseuse de primes mais l'honnêté intellectuelle qui est la mienne les jours impairs me l'interdit. Mon premier job a été un job d'été que plus personne ne peut faire car il n'existe plus. En effet, j'ai travaillé dans une bourse des livres au lycée. J'avais 16 ans et je faisais des piles de livres pour les lycéens en suivant leur formulaire. Comme dorénavant les lycéens n'achètent plus leurs livres, ce job n'existe plus. Quand on sait en plus qu'avec l'argent gagné je me suis acheté des cassettes audio, qui ont disparu aussi, je me sens un peu diplodocus (mais un diplodocus fashion qui porte des jeans larges) (on se console comme on peut).


2. Ma première voiture : après avoir décroché mon permis de haute lutte et de manière assez rocambolesque (en gros il m'a fallu 6 ans, j'ai dû repasser le code car le délai légal était expiré, plein de paperasses et de bonheur, chers happy few), j'ai supplié mon cher et tendre d'acheter une voiture, ce qu'il a bien voulu faire (alors qu'il n'a pas le permis et qu'on habite Paris, oui, je sais chers happy few, tout cela n'est pas simple). C'était une Peugeot 106 vieille mais en parfait état, que j'ai longtemps crue grise et qu'un lavage a révélée... bleu ciel! Elle m'a fait bien de l'usage et rendu bien des services malgré la cavalière façon dont je l'ai toujours traitée : qui a fait Metz-Paris sans huile, chers happy few ? Eh bien, elle est arrivée intacte, à la surprise générale : construite pour durer, je ne vois que ça...


3. Ma première page de scrap/web : en voilà une curieuse question! Première page web, ce modeste salon. Quant au scrap, je n'y pense même pas en rêve, c'est trop minutieux et en plus, comme vous le savez tous, chers happy few, mes photos sont toutes floues... Sinon, côté travaux manuels, je tricote depuis l'âge de 6 ans et je brode (au point de croix uniquement) mais avec la lenteur d'un escargot neurasthénique : j'ai dans mes cartons un abécédaire commencé lors de ma première année de fac, ça vous donne une idée de ma vitesse d'exécution!


4. Mon premier voyage : ma première sortie hors des frontières hexagonales a été lors d'un voyage scolaire organisé au collège. Après un bref arrêt à Londres, direction l'Ecosse, sa lande, sa bruyère, ses châteaux hantés, sa gastronomie approximative et l'étrange accent de ses habitants... Un coup de foudre pour la Grande-Bretagne et ses habitants (pour la langue, c'était déjà fait), coup de foudre qui ne s'est jamais démenti depuis. Une histoire de karma, assurément (et dire qu'à l'époque je ne connaissais ni Neil, ni Jasper, ni Tom)!


5. Mon premier baiser : ben, sur une plage en été, where else ?


Allez, je fais comme Cuné, j'en rajoute un :
6. Mon premier coup de foudre littéraire : Le Furet, méchant récurrent des aventures de Fantômette. Je le trouvais sexy. Voilà pourquoi j'ai un faible pour les bad guys et les ténébreux. Jacob and Ranger rule!


Et taguons à notre tour, parce que tel est notre destin, les pauvres malheureuses qui n'en demandaient pas tant : Alinéa, Appollonia, Amy, Anjelica, Anne et Yueyin! (saurez-vous trouver l'intruse ?)


PS : remercions une certaine Jeanne M., qui a gracieusement fourni un titre à ce billet.

29.12.2007

And the winner is...

Nous approchons de la fin de l'année, chers happy few, qui traîne traditionnellement dans son sillage les bêtisiers, les best-of et les récompenses. Pour ne pas déroger à la règle, j'ai décidé de décerner mes propres récompenses : les Fashion Awards. En toute simplicité et en toute objectivité, évidemment. Comme d'habitude.


Ciné-télé :

Fashion Award du pire relooking dans une série télévisée :
Gibbs dans la saison 3 de NCIS. Pour mémoire, c'était ça. Heureusement, nos prières éplorées vers le ciel ont été entendues et l'objet du litige rasé.

Fashion Award du meilleur acteur nu dans une bagarre :
Viggo Mortensen dans Les promesses de l'ombre. Je sais, je sais, vous voudriez une photo : j'ai fait tout ce que je pouvais, de photo, point. (Si vous en avez une sous le coude, envoyez-la moi, je me ferai un plaisir de la publier.)

Fashion Award de la meilleure sortie de la naphtaline :
John McClane dans Die Hard 4 : on le croyait mort ou au moins fatigué, que nenni! Les héros ne meurent jamais, qu'on se le dise!

Fashion Award des plus belles jambes dans des bottes cavalières :
James McAvoy dans Jane. On aurait presqu'envie de rendre le port de la botte obligatoire, tiens!

Fashion Award de la plus belle jupette :
Colin Firth dans La dernière légion (vous ne croyiez tout de même pas que vous y échapperiez, hein ?)

Fashion Award du meilleur cours d'Histoire :
Transformers. Ben oui, grâce aux scénaristes, on sait enfin d'où viennent les radars, les grille-pains, les planètes et les ouvre-boîtes électriques. Quelle pédagogie!



Littérature :

Fashion Award de la meilleure scène de torture :
Diana Gabaldon dans Le chardon et le tartan : Jack Randall se déchaîne sur le pauvre Jamie Fraser, qui n'en demandait pas tant. Atroce.

Fashion Award du personnage masculin le plus sexy de tous les temps :
Darcy avec presque 50 % des suffrages exprimés. Près de 200 ans après sa naissance, le bel homme sans prénom fait encore tourner les têtes et chavirer les coeurs. Quel homme!

Fashion Award du meilleur cliffhanger :
La fin de La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson, où comment je n'ai pas dormi tant que je n'ai pas su la suite (et déjà que je ne dormais plus à cause du roman...).

Fashion Award du meilleur triangle amoureux, ex aequo :
Edward, froid comme la glace et Jacob, chaud comme la braise, fous amoureux de la banale Bella / Morelli, so cute, et Ranger, so hot, courant après la délicieuse Stephanie Plum. Le choix, c'est comme la volonté, chers happy few, surfait.

Fashion Award de la LCA la plus snob et la plus drôle :
Helene Hanff dans 84, Charing Cross Road : la première épistolière qui me donne envie de lire Samuel Pepys et John Donne. Un exploit!

Fashion Award du couple le plus glamour :
Finstern et Angharad dans La sève et le Givre de Léa Silhol. La Nuit et l'Hiver. La beauté et la cruauté. Je vais vous dire, chers happy few, Brad et Angelina peuvent aller se rhabiller...


Et vous, chers happy few, à qui décernez-vous un Award ?

05.12.2007

J'suis snob

Vous vous souvenez, chers happy few, qu'en réaction à l'épidémie de midinettitude qui s'était abattue sur les blogs, Magda avait riposté avec une photo de Beigbeder nu et une réhabilitation du snobisme littéraire. Flo a pris le relais et me voilà obligée d'en faire autant et de vous révéler en quoi consiste ma snob-attitude. Pourtant, chers happy few, je ne suis pas comme certaines, qui mangent des sandwiches au foie gras au déjeuner, qui ne boivent que du champagne millésimé, qui n'écoutent que France Culture, qui militent pour une publication de San Antonio dans la Pléiade ou qui ne lisent jamais de best-sellers... Que nenni!


N'aurais-je donc pas la snob-attitude ? Voyons voir :


- je lis l'Ancien Français dans le texte. Mais je ne suis pas la seule. Il paraîtrait même que ce serait une maladie assez répandue.


- j'ai fait de la philologie indo-européenne. Le sanskrit, si l'on en use avec modération, permet de briller dans les dîners en ville presqu'autant que le dernier Nothomb.


- les hommes de ma vie, les vrais, ne sont ni Colin, ni Viggo, ni même Hugh, mais Alain Rey, Régis Boyer et Michel Pastoureau. Je les aime d'amour tous les trois. Tant d'intelligence, d'érudition et d'humour, ça devrait être interdit, tiens, parce que c'est presque trop pour mon petit coeur tout mou.


- mon livre de chevet est De l'amour de Stendhal. Parce que décidément Henri est un grand écrivain et parce qu'il contient les plus belles pages du monde sur la naissance du sentiment amoureux. En toute objectivité.


- je n'aime pas les hommes qui font des fautes de français quand ils parlent. Je trouve les fautes de grammaire anti-érotique. Voilà pourquoi j'ai toujours eu un penchant pour les hommes taciturnes et silencieux.


- je n'achète jamais un livre dont la couverture est l'affiche du film qui en a été tiré. Je préfère trouver une vieille édition ou carrément l'édition brochée. Ne me demandez pas pourquoi, je n'ai pas d'explication.


- je ne vois que des films en VO. Même s'ils sont moldaves. J'ai toute une théorie sur la qualité des silences et des soupirs propre à chaque langue et sur les différences de tessiture entre les langues. Il m'est arrivé de ne pas voir un film en salle parce qu'il n'était proposé qu'en VF. Oui, je sais, c'est vraiment très snob.


- j'ai une passion pour le cinéma muet. Murnau, Griffiths, Lang et bien d'autres, n'ont pas de secret pour moi. J'ai même montré Metropolis à des élèves. Bizarrement, ils ne m'ont plus jamais regardée de la même manière après ça. J'aime à croire que c'est parce qu'ils ont eu une révélation.


- j'ai la snob daubattitude. Qui parmi vous peut se vanter d'avoir vu à la fois Psycho beach party, Josie et les Pussycats, Slackers, Van Wilder party liaison et La main qui tue ? Hein, qui ?


Et vous chers happy few, quels sont vos snob-travers ?


Et puisqu'il faut faire circuler la chaîne, je la transmets à Zag, Bon-Sens et Cuné!

EDIT : elles avouent leurs snob-travers : Magda (celle par qui tout a commencé), Flo (et son thé en vrac), Cuné (et son champagne pour la ligne) et Mo (qui milite pour l'emploi du subjonctif).

23.11.2007

Je ne suis pas une midinette

L'autre jour, chers happy few, sous l'emprise d'une boisson manifestement alcoolisée, Thom a écrit un billet à la fois très drôle et émouvant dans lequel il a avoué à la face du monde qu'en réalité il avait une âme de midinette. Et comme je ne suis jamais en reste pour dire n'importe quoi (copyright Mr Kiki), j'ai inconsidérément proposé dans les commentaires d'en faire une chaîne. Et ce que j'avais proposé comme ça, sous forme de plaisanterie, est devenu une obligation depuis que Thom est venu me harceler dans les commentaires pour que je rédige ce billet. Et puisqu'on ne peut manifestement plus lancer des idées en l'air sans qu'elles ne vous retombent sur le coin du nez, me voilà donc contrainte et forcée à l'insu de mon plein gré de rédiger un billet sur la midinettitude.


Or ça tombe mal chers happy few, car je ne suis pas une midinette.


Non. Pas du tout.


Je ne suis pas une midinette, mais :


- j'aime le rose.

- j'ai des chaussons en fourrure car Cendrillon est mon modèle, même si je cours nettement moins vite.

- je connais des passages de Quand Harry rencontre Sally par coeur. Et je pleure toujours à la fin, quand il lui dit qu'il aime la ride qu'elle a entre les yeux quand elle réfléchit.

- je sais au plus profond de mon être que la chanson de Goldman intitulée Tout était dit a été écrite pour moi. La preuve en mots :

Elle écrit seule à sa table, son café refroidit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
[...]
Elle était là dans son monde, son monde au beau milieu du monde
Loin, ses yeux posés ailleurs, quelque part à l'intérieur
Plongée dans son livre, belle abandonnée...


Or cet album date de 1997. Et, figurez-vous, chers happy few, qu'en 1997, alors que j'étais étudiante, je fréquentais beaucoup les cafés, je lisais beaucoup et je lisais même aux terrasses des cafés et parfois, tenez-vous bien, j'écrivais (essentiellement pour réviser le concours que je passais cette année-là, mais ne pinaillons pas, un carnet est un carnet), donc cette fille (sur qui il imagine ensuite tout un tas de choses fort sympathiques) c'est moi. CQFD. (Jean-Jacques, si tu me lis, sache que le crush fut réciproque)

- je file systématiquement au cinéma voir :

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Même s'il porte une moumoute. Ou un pull ridicule. Ou une jupette.

- je cours sans réfléchir au cinéma voir :
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Même s'il a des rouflaquettes. Ou un anneau dans l'oreille. Tout lui va, surtout le latex.

- je ne me suis pas remise de :
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Rien que de penser au discours du gouffre de Helm j'ai des frissons.

- je suis persuadée que Jane Austen a créé Darcy car elle savait qu'un jour je lirai Orgueil et Préjugés. Cela vaut aussi pour Margaret Mitchell.

- je sais au-dedans de moi-même qu'Hollywood m'attend. Pour tout vous dire, j'ai déjà préparé le discours de remerciements pour quand on me décernera l'Oscar de la meilleure adaptation littéraire. En toute simplicité.


Et vous, chers happy few, midinette or not midinette ?


PS : je remercie le Chardonnay, sans qui ce billet n'aurait jamais vu le jour, Fafa, reine de la midinettitude et source inépuisable d'inspiration et les hommes, tous, sans qui, vraiment, la vie serait moins drôle.

Edit : elles avouent leur midinettitude sans fards : Amanda, Béatrice , Caro[line] , Charlie Bobine, Chiffonnette, Emeraude, Karine, Ori, Praline et Stéphanie. A qui le tour ?

Edit 2 : Magda réagit à cette vague de midinettitude par une réhabilitation du snobisme littéraire : succomberez-vous à l'appel de Beigbeder nu ?

31.10.2007

Le rire est le propre de l'homme

Je sais que vous tremblez, chers happy few, car en lisant le titre de ce billet, vous vous êtes dit que le sujet du jour allait être philosophique et j'en vois déjà certains grincer des dents et tendre la main vers la souris afin de quitter au plus vite ces lieux d'intense et profonde réflexion.


Rassurez-vous, respirez et restez chers happy few car loin de moi l'idée de vous infliger une quelconque dissertation. Bien au contraire. Aujourd'hui, chers happy few, je vous propose une petite liste et comme ma vie professionnelle n'est pas à la franche poilade (oui, je sais pertinemment que je suis en vacances mais je ne les ai pas volées, vous pouvez me croire sur parole), je vous propose, afin de sortir du marasme quelques instants :


la liste des 5 romans qui m'ont fait le plus rire.


1. Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore. A Melancholy Cove, une fuite dans une centrale nucléaire réveille un monstre marin préhistorique qui répand ses phéromones, rendant toute la population complètement surexcitée. Théophile Crowe, le flic municipal doit faire face à ses concitoyens en chaleur, le Gozilla aquatique, des meurtres, une schizophrène échappée de films Z post-acolaptyques et j'en passe. Les situations sont délirantes, que du bonheur.


2. Eclair de chaleur de Wodehouse. Je cite celui-là car c'est le premier que j'ai lu et j'en garde un souvenir extrêmement ému. Cela étant, tous les romans de P. G Wodehouse sont d'incroyables vaudevilles aériens, où les aristocrates excentriques se mettent dans d'inextricables situations et où les valets sont souvent plus intelligents que les maîtres... C'est fin, c'est léger, c'est drôle, on y croise des comtes qui élèvent des cochons, des lords monomaniaques et des jeunes gens harcelés par des jeunes filles déterminées.


3. Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de Tom Sharpe. Wilt est professeur de littérature dans un lycée professionnel anglais. Non seulement il n'intéresse pas ses élèves (c'est un euphémisme) mais en plus sa vie personnelle est une catastrophe : de malentendus en quiproquos, le pauvre Wilt se retrouve embarqué dans une histoire absurde et très réjouissante. A ne pas lire en public.


4. Le guide du routard galactique de Douglas Adams. Dans le premier volume de cette trilogie en 5 volumes, on apprend que la réponse est 42, qu'il faut toujours avoir une serviette de bain sur soi et qu'il ne faut jamais paniquer! Absurde, délirant et follement réjouisant!


5. Eleven on top de Janet Evanovich. Dans ce onzième volume des aventures de Stephanie Plum, cette dernière décide de changer de carrière : elle sera tour à tour secrétaire, employée dans un pressing et vendeuse de fast-food, dans des situations de plus en plus délirantes, pour finir sauvée des griffes d'un tueur psychopathe par un bus scolaire! Le meilleur Plum!


Et vous, chers happy few, qu'est-ce qui vous fait rire ?


EDIT : la liste des auteurs qui vous font rire!
Philippe Jaenada, Le chameau sauvage
J.M Erre, Prenez soin du chien , Pocket (critique dans ce salon)
Terry Pratchett, Les annales du disque-monde, Pocket fantasy
Pierre Desproges, Petit dictionnaire de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis, Chroniques de la haine ordinaire, Réquisitoires des tribunals des flagrants délires, etc, le tout chez Points seuil
Jérôme Tonnerre, Atlantique Sud, Grasset
Barbara Constantine, Allumer le chat
Philippe Ségur, Ecrivain en 10 leçons
Nicole de Buron
B. Bryson, American rigolos, Petite bibliothèque Payot
S. Kinsella, Les petits secrets d'Emma
J. Irving, Une prière pour Owen
Les aventures du petit Nicolas

Marian Keyes
Saki, L'omelette byzantine, La fenêtre ouverte
Jerry Stahl, A poil en civil, Rivages thrillers
Proust
Fforde
Pennac
Kate Atkinson
Anita Loos, Les hommes préfèrent les blondes
Marc Villard, Un jour je serai latin lover / Elles sont folles de mon corps
Jerome K Jerome, Trois hommes dans un bateau
Richard Brautigan, Un privé à Babylone
David Foenkinos
Ravalec, L'auteur
Page, Le jour où je suis devenu stupide
Roy Lewis, Comment j'ai mangé mon père
Joël Egloff, Edmond Ganglion et fils, Folio
Toole, La conjuration des imbéciles, 10/18
Helene Hanff, 84 charing cross road, Livre de poche (critique dans ce blog)
Austen, Northanger Abbey
Alfred Bester, Les clowns de l'eden
Elizabeth Peters, la série Peabody/Emerson
Vargas
Meg Cabot, Le journal d'une princesse
Bernard Friot, Les histoires pressées
Sam Benchetrit, Les chroniques de l'asphalte
Stephen Leacock, Le plombier kidnappé, Le Dilettante
Pierre Dac et Francis Blanche, Le gruyère qui tue, de la série des Furax

03.09.2007

Vive la pluie qui nous mouille et nous rend beaux (certains plus que d'autres...)

Figurez-vous, chers happy few, que ce matin, alors que je me livrais (assez mollement) à une fascinante activité ménagère dans ma salle de bains, une pensée me vint (car oui, j'ai beau frotter si fort l'émail de la baignoire que l'éponge s'en souvient, mon cerveau, lui, vagabonde en toute liberté ce que je trouve assez pénible, voire même proprement scandaleux). Donc, me dis-je en mon for intérieur, cela fait bien longtemps que je n'ai pas fait une liste.


Une jolie liste, genre un Top 5.


Et mes activités aquatiques combinées au sublime temps de rentrée que nous autres parisiens subissons depuis l'aube, me donnent envie de rester dans la thématique que le destin, ce coquin, nous impose et je vous propose donc :


le top 5 des plus belles chemises mouillées à l'écran.



1. Harrison Ford dans Indiana Jones, les trois, puisque quand il n'est pas mouillé, il est en nage, et que ses chemises ont tendance à se déchirer extrêmement facilement, si ce n'est pas beau, ça madame!

2. Colin Firth dans Orgueil et préjugés, dans cette scène d'anthologie où franchement on se demande ce qui est passé par le cerveau du scénariste (un abus de Nutella, je ne vois que ça) pour rajouter cette scène si peu austenienne mais si, mmmh, firthienne...

3. Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes 3, lors du combat final dans le maëlstrom. Quand on sait qu'en plus ce charmant jeune homme a une immense balafre dans le dos, pfff, que de sexytude, c'est presque trop, chers happy few!

4. Daniel Craig dans Casino Royale, franchement cet homme est bien bâti et porte bien la chemise, non ? (et même le maillot moche, c'est pour dire)

5. Hugh Grant dans Bridget Jones 1 et 2 : le scénariste est-il une femme ?

Comme je n'ai pas les talents de Soeur Anne, je ne mettrai pas de photos, mais franchement chers happy few, qui a dit que l'imagination était surfaite ?

Et vous, quelles chemises mouillées hantent vos rêves ? (les happy few de genre masculin peuvent mettre des t-shirts mouillés parce que je suis d'une grande ouverture d'esprit)


PS : ce billet de haute volée kulturelle est dédié à Stéphanie, elle sait pourquoi.

EDIT de la fin de matinée : à la demande générale, j'ai mis de côté ma cybersaucitude et je suis allée vous chercher des photos... N'étant décidément pas aussi douée que Soeur Anne (dont la moite photo d'un Clooney transpirant restera dans les annales de l'érotisme soft) (Soeur Anne, ne me remercie pas de t'envoyer des happy few), je vous mets ce que j'ai trouvé, c'est peu mais c'est mieux que rien...

aadaa150d7e8c590917ba51f6b7f4335.jpg Le bel Indy, en action...


d1deb1855c4434bc641afd421e4ad8a0.jpg Darcy, mais la photo est moche et ne rend pas hommage à ce torride moment...


48f15f10cfed48f0c3356266aa1177b1.jpg Impossible de trouver mieux pour le jeune et fringant Will Turner...


54eb1a26303e661a8b94f0e03aac5cda.jpg Il se trouve que le t-shirt, c'est bien aussi...


5e1ba60017908cabc86169792e0ce918.jpg Voici la version chemise before mouillage...


71f87fe44b5536d60d81139f4547d992.jpg Et enfin le cynique Daniel Cleaver sur la barque, imaginons-le à l'eau, un effort que diable!




EDIT du début d'après-midi pour faire plaisir à Chimère et Fafa...

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Oui, la photo est petite, mais c'est pour éviter les accidents de travail...


EDIT de fin d'après-midi

6.
873a8d09ec9d0686478276c3ae10b536.jpg Chemise, débardeur, qu'importe la pièce de vêtement...


7.
7b460312003841f8d9501fdf69c9942b.jpg ... pourvu qu'on ait le short!








EDIT du surlendemain, à la demande expresse de Mel Gibson qui se sent floué et un peu humilié :

734731923db07614998600bfe07bab0d.jpg Avec chemise...


a4f9d6e4f31c627e6e7cad48fdf0e889.jpg ... et sans!

08.07.2007

4 your eyes only

Un questionnaire circule encore sur la toile et comme j'ai été taguée par Loba (qui a tagué tous ses liens, si ce n'est pas de la triche, ça, chers happy few, je ne m'y connais plus) et que je n'ai pas le temps de rédiger une longue note hautement kulturelle comme j'en avais l'intention, je vais y répondre...

 

Il s'agit d'un Questionnaire des 4 mais axé sur autre chose que la littérature... Vous me pardonnerez à l'avance chers happy few, mais je vais détourner un peu les questions, sinon, où est le fun ?

 

4 métiers que j'aurais aimé exercer :

- Boucher/charcutier : j'adore couper la viande, la manipuler, j'aime regarder les ustensiles tranchants impeccablement rangés, j'aime les grands tabliers blancs, j'aime l'odeur de la viande fraîche (et là, ça y est , plus personne ne voudra me fréquenter, ever...)

- Pilote de chasse : j'en ai été empêchée par ma myopie, mon mal des transports et ma nullité en maths (je ne sais pas si vous le savez, chers happy few, mais pour être pilote de chasse il faut faire maths sup', le jour où j'ai appris ça, ma vie a basculé pour toujours). Dans le même ordre d'idée, quand j'étais encore plus jeune, je voulais être cosmonaute mais ça n'est jamais allé plus loin que la possession de la Barbie cosmonaute, à qui j'avais bien évidemment coupé les cheveux pour qu'elle soit plus à l'aise dans son casque... Bref, je suis fascinée par les étoiles... mais je ne prends l'avion qu'en cas d'extrême urgence : normal, ce n'est pas moi qui pilote...

- Chanteuse de jazz :  si j'avais pu choisir, j'aurais été Ella ou Aretha ou Diana ou Dee Dee...  Je me serais produite avec quelques musiciens, dans un fourreau à paillettes et j'aurais été un cliché ambulant avec une voix à faire pleurer les anges, parce que je le vaux bien...

- Présentatrice de téléachat : voilà qui est fascinant, hein ? Je vais vous faire encore un aveu qui me coûte, chers happy few, mais j'adore Pierre Bellemare : cet homme est un génie qui mérite qu'on lui consacre des billets d'amour. Je pense que j'aurais été grandiose en potiche qui porte la parure "Scarlett" en or dix-huit carats avec faux zircons intégrés ou mieux encore en démonstratrice de produits sportifs, comme le rameur-étendeur-abdomineur qui vous sculpte une silhouette de rêve dans votre sommeil...

 

4 lieux où je suis allée :

- dans le Yorkshire : c'est là que j'ai fait la connaissance d'Alan Banks, comme vous le savez déjà.

- à Venise, parler avec le fantôme de Marco Polo (un jour, si vous êtes très sages, je vous raconterai les dessous de ma relation avec ce grand homme)

- en Cornouailles, où m'attendait le roi Arthur, solitaire et héroïque.

- à Delphes où Apollon continue de faire quelques apparitions pour les happy few qui le méritent...

 

4 endroits où j'aimerais vivre

- dans la maison anglaise de Chambre avec vue de James Ivory, au fond de ce chemin qui semble ne mener nulle part et au milieu de ces parterres de roses... (que mon so british jardinier entretiendrait of course)!

- dans la chambre d'hôtel de Richard Gere dans Pretty Woman, ce penthouse délicieusement meublé pour un homme avec la baignoire de 10 m²...

- dans le château du Roi Xavier, plein de vent coulis et d'escaliers...

- dans la maison de la famille Sycomore qu'un entrepreneur sans scrupules veut s'approprier dans ce chef-d'oeuvre méconnu qu'est Vous ne l'emporterez pas avec vous de Capra...

 

4 endroits où j'aimerais aller :

- au Bostwana boire un thé rouge avec Mma Ramostwe en discutant des choses de la vie...

- à Seattle, si Dr Mamour m'attend dans sa caravane (et si Frank Black a sauvé la ville et le monde en général)...

- dans la Chine de Gengis Khan si Marco Polo me servait de guide (et si on résolvait une bonne fois pour toute le problème des voyages dans le temps)...

- à Trenton, New Jersey, si Ranger et Morelli m'attendent à l'aéroport!

 

Quand je vais sur le net : je vais voir où est Neil Gaiman, des fois qu'il vienne me rendre visite!

 

4 mets que je ne mangerais jamais :

Je ne voudrais pas dire "Fontaine..." mais je crois que les tripes frites dans de la graisse d'urus et autres joyeusetés romaines ne passeraient pas très bien...

4  séries télévisée que je regarde en ce moment :

- Grey's anatomy, parce que j'aime les blouses blanches (mais pas sur les profs de physique)...

- Numb3rs, parce que les deux frères me font rire et que ne comprenant rien aux équations et autres modélisations aux noms étranges, je m'extasie sur les chiffres...

- FBI portés disparus, pour voir Malone mener fermement son équipe et pour le sourire narquois de l'Agent Taylor...

- Cold case, parce que l'idée de résoudre des enquêtes vieilles de plusieurs décennies me fascine et me rappelle les derniers Bosch...

 

4 livres que je relirai :

- Persuasion, Raison et sentiments, Mansfield Park... parce qu'à force d'en parler partout, j'ai envie de m'y replonger...

- Angélique, pour que Tamara se sente moins seule...

- tous les Ross McDonald, parce que j'ai envie d'écrire un billet sur cet écrivain méconnu et formidable...

- les Stephanie Plum, parce que je suis sûre que j'ai oublié des scènes d'anthologie et de poilade!

 

Allez, chers happy few, qui veut s'y coller (avec le questionnaire original ou avec le questionnaire remanié, peu importe) ? Je le propose à Caro[line] et Caroline et Chiffonnette!

 

 

18.06.2007

Chat!

Une nouvelle chaîne, celle du chat perché, circule en ce moment sur les blogs et comme j'ai arrêté mon abonnement dans une grande salle de gymnastique depuis longtemps, je cours tellement peu vite que j'ai été attrapée par Audie et Clarabel.

 

Il s'agit, chers happy few, de vous révéler 7 choses sur moi que vous ne savez pas déjà, ce qui n'est pas forcément évident car vous connaissez l'essentiel : ma folle histoire avec Lambert Wilson, ma daubattitude, mon total manque de sens de l'orientation ou encore ma cyberquichitude...

J'ai décidé bien sûr de ne vous révéler que des choses hautement kulturelles!

 

1. Je porte un prénom générationnel, qui n'a plus été donné à aucune fille depuis 1997. Il est donc vintage, dans quelques années il sera classe.

 

2. J'ai dansé sur scène avec Patrick Dupond.  Il y avait un "porté" dans le ballet, c'était Patrick himself qui me tenait à bout de bras. Ce fut l'apothéose de ma carrière de danseuse. J'avais 6 ans.

 

3. Comme Rachel Greene, dans Friends, je suis une fille easy-going : je suis toujours le mouvement. Un ciné ? Un restau ? Une sortie shopping ? Un musée ? Un changement de dernière minute ? Tout me va, et c'est de bon coeur. A tel point que de méchantes langues prétendent que je suis carrément pushover : on me fait très facilement changer d'avis...

 

4. Comme Elizabeth Bennett, je n'ai que des soeurs. Et j'en suis ravie.

 

5. Comme Stephanie Plum, je fais mourir toutes les plantes qu'on m'offre, même celles en plastique et je suis prête à faire des kilomètres pour aller manger chez ma mère, la meilleure cuisinière du monde et de ses environs. Je suis d'ailleurs d'une très grande curiosité culinaire : partout où je vais, à peine mes valises posées, je commence par goûter les spécialités gastronomiques. Tout me tente, rien ne me dégoûte, mais je n'aime pas cuisiner (contradiction quand tu nous tiens!).

 

6. Comme Miss Marple, je tricote. Et comme Meredith Grey, je ne finis jamais mes tricots. Heureusement, ma belle-mère les finit pour moi et en temps record en plus! Merci Belle-maman!

 

7. Comme James Bond, j'aime conduire et boire du champagne (mais pas les deux à la fois, parce que je suis une fille sage). Je rêve de posséder une voiture de luxe, comme la Lotus de Mrs Peel...

 

Il me faut à présent courir à mon tour (mais mollement, histoire de ne pas me blesser) pour attraper 7 chats! J'aimerais beaucoup connaître les secrets de ces messieurs : Secondflore, Thom et Tirui. Je suis sûre que Bon Sens et Béatrice ont des choses extrêmement intéressantes à nous apprendre, et je compte sur Alinéa et Soeur Anne pour faire travailler nos zygomatiques : voilà un sport agréable!

26.04.2007

Autosatisfaction

Vous m'excuserez par avance, chers happy few, mais je vais vous raconter un (bref) épisode de ma vie.

Lundi après-midi, fin du cours avec des élèves qui sont dans une filière technologique post-bac, ils ont une vingtaine d'années. Trois d'entre eux s'arrêtent à mon bureau.

"M'dame, je voulais vous dire, le livre que vous avez demandé de lire, il est trop bien!", me dit David, très enthousiaste. (Le livre en question est Un secret de Grimbert). Devant une déclaration pareille, ma méfiance s'éveille, car en tout élève, en plus d'un goût très prononcé pour la négociation et l'adverbe "trop", sommeille une volonté très forte de plaire au prof. Donc, je tâche d'approfondir la question :"Vraiment ?" (Vous admirerez la magnifique répartie, j'ai de l'esprit si je veux d'abord). "Oh oui, madame! J'vous avoue, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, et je voulais arrêter, mais je sais pas pourquoi, je me suis accroché et là, y a eu un déclic, je sais pas, mais j'ai trop aimé!" Intervention de son camarade, Jean : "Madame, moi j'ai pleuré à la fin, c'était trop émouvant!" (et l'élève de m'expliquer pourquoi c'était émouvant, ce qui est limite quatrième dimension car l'élève n'explique jamais rien, pour un élève, le must de la critique littéraire c'est : "c'est nul", "c'est bien") Arrivés à ce stade de la conversation, vous imaginez bien que j'étais ravie, chers happy few. Ils ont acheté le livre (c'est assez fou, ils sont allés dans une librairie et en sont ressortis indemnes), ils ont lu le livre (là, c'est presque inconcevable) et ils ont aimé le livre (je suis proche de l'évanouissement). C'est alors que le premier élève me porte l'estocade finale : "M'dame, il m'est arrivé un truc trop bizarre pendant que je lisais : je lisais les mots et j'avais l'impresion d'être dans la scène, je voyais des images!" Moi, stupéfaite : "Mais, David, c'est ça la lecture!" "Mais ça ne m'était jamais arrivé!" me répond-il. Vous imaginez qu'en rentrant chez moi, j'éprouvais une forme d'extase. Je vis pour ces moments-là. Rares. Si rares. Trop rares (car il n'y a pas de raison pour que je n'emploie pas "trop" moi aussi)!

 

Et donc, pour célébrer tant d'émotion, je vous propose le top five des scènes littéraires et cinématographiques qui m'ont fait pleurer (car les élèves n'ont pas le monopole des larmes, non mais).

Quand Sydney Carton monte à la guillotine à la place de son sosie, à la fin d'Un Conte de deux villes, de Dickens, j'ai sangloté. J'étais dans le métro, mes voisins de siège s'en souviennent encore.

Quand Bonnie meurt et que Rhett refuse de l'enterrer car elle avait peur du noir, dans Autant en emporte le vent. A chaque fois que je relis le roman ou que je revois le film, je ne peux pas me retenir.

Quand Dumbledore a été enterré, dans Harry Potter et le prince de sang-mêlé, parce que là j'ai été obligée de croire qu'il était vraiment mort, ce que je me refusais à faire depuis 10 pages (en même temps, peut-être qu'il n'est pas vraiment mort, non ?)

Quand Manuela (Cecilia Roth) raconte à Lola qu'il est père et que son fils est mort dans Tout sur ma mère, d'Almodovar. A chaque fois j'ai besoin d'un kleenex et ce, même quand je l'ai montré à des élèves ("ouah, la prof elle pleure").

A la fin de toutes les comédies romantiques américaines, quand le héros prononce son fameux speech pour reconquérir l'héroïne, en plus de la chair de poule, je dois essuyer le mascara qui coule (eh oui, je suis une fille glamour).

 

Et vous, chers happy few, qu'est-ce qui vous fait pleurer ?

 

21.04.2007

Guerre des sexes

Clarabel m'ayant invité à rejoindre la chaîne qui circule en ce moment, je vais donc, chers happy few, me plier de bonne grâce. Il s'agit de vous révéler ce qui me plairait si j'étais un homme et ce qui, du coup, me manquerait puisque je ne serais plus une femme (vous suivez ?). Je vais donc vous faire de fracassantes révélations mais à ma sauce, (un peu)kulturelle of course!

Si j'étais un homme...

Je serais arrogant et secret mais Ã§a ne m'empêcherait pas d'être follement séduisant comme Darcy.

Je pourrais être pragmatique et cynique et le revendiquer, comme Rhett Butler.

Je vivrais avec mon chien, m'enfilerais bières et pizzas en regardant les matches de football américain, le tout sans prendre un gramme, comme Morelli.

Je pourrais poursuivre un rêve absurde pendant de longues années sans que personne n'y trouve rien à redire comme le capitaine Achab.

Je pourrais broyer du noir toute la journée et ça me rendrait quand même incroyablement sexy comme Angel.

Je pourrais être riche et dépendant de mon valet sans faire jaser comme Bertram Wooster.

 

Mais si j'étais un homme...

Je ne pourrais plus noter mon poids quotidiennement dans mon journal comme Bridget Jones.

Je ne pourrais plus passer de heures au téléphone à tout analyser, disséquer et rire avec les copines comme Sally Allbright.

Je ne pourrais plus renverser des montagnes par le seul éclat de mon sourire comme Angélique.

Je ne pourrais plus m'habiller tout en rose, passer du temps chez le coiffeur et chez la manucure, et porter des talons hauts avec beaucoup d'assurance, comme Elle Woods.

Je ne pourrais plus voir ma vie défiler comme une bande-annonce, comme Amanda.

Et, en vrac, je ne pourrais plus...

Dire des bêtises et danser sur les tables dès que j'ai un peu bu, être appelée Maman avec des trémolos dans la voix, pleurer en regardant des comédies romantiques avec les copines, faire les yeux de Bambi à mon Néanderthal pour obtenir quelque chose, collectionner les boucles d'oreille, tester tous les fards à paupières roses chez Séphora et revendiquer ma superficialité et mon cerveau!

Et il me faut à mon tour désigner trois personnes... Alinéa, because she's sooo funny, Soeur Anne, parce qu'avec un peu de chance, elle mettra des photos, et Céline, dans la catÃ