18.09.2008
Mmmmh... Sexy boys...
Figurez-vous, chers happy few, que pour dire les choses sans détour et en bon français de France, je suis grave overbookée. Farpaitement. La faute (comme d'habitude) à l'Education Nationale, qui m'a envoyée cette année dispenser la culture dans un endroit où, tenez-vous bien, les élèves sont ravis qu'on leur transmette du savoir et se montrent intéressés quand vous leur expliquez les subtilités de la focalisation stendhalienne (si, si, je vous jure que c'est vrai, chers happy few, j'en suis à peine remise). Et, eu égard au véritable enfer que j'ai vécu l'année dernière (D. est un petit joueur avec ses cercles à côté de ce qui se déroule dans certaines salles de classe, vous pouvez me croire sur parole, chers happy few innocents), je profite pleinement de ce qui ne peut être, n'ayons pas peur des mots, qu'un céleste miracle, envoyé tout exprès pour me remercier de mes nombreuses bonnes actions (c'est maintenant que je comprends mieux ce qui m'a poussée à écrire des billets hautement kulturels sur les chemises mouillées et les hommes à moustache : mon karma, tout bêtement).
Bref. Comme vous l'aurez remarqué dans votre perspicacité éblouissante, chers happy few, je peine donc un peu à vous livrer le fameux billet quotidien, celui qui vous entraîne avec une finesse colossale dans les hauteurs vertigineuses de la Kulture la plus prodigieuse (je me suis livrée, récemment, en public et avec des élèves à un abus de Victor Hugo et il m'en reste des traces, chers happy few, pardonnez-moi, je ne le referai plus, promis juré, si je mens je lirai le dernier Angot). Pour me faire pardonner cet abandon de poste et comme aujourd'hui c'est jeudi, j'ai donc décidé de vous livrer un billet plein d'artistiques photos de Sexy boys, qui ne sont pas quadras (je sais, j'ai promis il y a longtemps un billet sur les Sexy Quadras mais il faura attendre encore un peu, encore un point de moins à mon karma, c'est terrible). Voici donc quelques trentenaires (certains sont presque quadras, ça compte, non ?) pour égayer un peu votre journée, chers happy few!

Parce que j'ai beau en parler depuis des semaines, certaines se savent toujours pas qui il est : Nathan Fillion, Captain Tightpants, dont l'anniversaire devrait être un jour férié, tiens, ça nous permettrait de regarder encore Firefly...

Mathew Mcconaughey dont le nom imprononçable est à la hauteur de sa sexytude et de sa filmographie daubesque (la photo est extraite de Sahara, le film d'aventures le plus nanardesque de tous les temps. Indispensable, donc.)

Il a volé haut la main la vedette à Brad Pitt dans ce délirant concours de jupette qu'est Troie, il m'a rendu plus supportable la vision du géant vert et il porte tellement bien le perfecto et les cheveux longs que c'en est limite indécent : Eric Bana rules.

Christian Bale est certainement l'un des acteurs les plus talentueux de sa génération, son interprétation de Batman m'a clouée dans le fauteuil et il a une voix, oh my!
Alors, chers happy few, heureux ?
PS : ce billet est dédié à toutes celles qui trouvaient que ce salon devenait trop kulturel. Elles se reconnaîtront.
PSbis : j'ai réutilisé le titre d'un de mes billets que personne n'a lu. Parfois je m'autorise des choses pareilles, je suis wild, je sais.
PSter : et parce que les copines aiment entretenir mes addictions, Carolyn Grey m'a offert :

le mug Firefly. Friends rule!
10:31 Publié dans It's raining men, Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note | Tags : bôgosses, trentenaires sexy, nathan fillion for ever, c'est jeudi
25.06.2008
Yammy, yammy
Pour fêter les vacances, chers happy few, car oui, c'est un événement qui s'il est loin d'être rare est toujours bienvenu, osons l'avouer bien fort, je me propose de répondre à un petit tag culinaire élégamment tendu par Caro[line] à peine de retour du soleil (et le premier qui dit que c'est parce que j'ai la flemme d'écrire un vrai billet lira les oeuvres complètes de Guillaume Musso, ça lui apprendra. Non mais.)!
Bien, alors allons-y pour les tonitruantes révélations :
1. Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout : les tripes frites dans de la graisse d'urus avec du miel (en fait, c'est le miel que je n'aime pas, je trouve que ça rend les tripes indigestes, alors que sur le lapin, c'est une autre histoire) et le bouillon de onze heures que sert Maria Pacôme à Jean Le Poulain dans ce monument théâtral qu'est Le noir te va si bien que je vous ordonne (oui, parfois je suis très directive, limite autoritaire, c'est une déformation professionnelle assez embarrassante) de voir le plus vite possible, chers happy few. Vous allez adorer et vous pourrez alors me remercier avec des chamallows ou des carambars (pour les stoptou, grâce à une généreuse donatrice qui se reconnaîtra et que je remercie encore, j'ai du stock).
2. Ma recette favorite : la recette que je réussis le mieux nécessite un peu de doigté et un instrument ultra-moderne, je la réalise quand je veux, avec une facilité déconcertante, sur un pied, les yeux fermés, la tête en bas : le numéro de téléphone du restaurant japonais qui me livre des sushi deux fois par semaine. Domo aregato!
3. Mes trois aliments favoris : les oeufs durs-mayonnaise, les lasagnes de ma mère, les pains suisses de la boulangerie en bas de chez moi. Des aliments sains et légers comme on les aime!
4. Ma boisson favorite : champagne!
5. Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait : l'omelette que réalise Angélique pour le conseiller du Bernay dans Le chemin de Versailles. Jugez plutôt : "Mettre dans une douzaine d'oeufs battus, une pincée de ciboulette verte, une ou deux crêtes de coq grillées, six feuilles de sona, trois ou quatre branches de pimprenelle, deus ou trois feuilles de bourrache, autant de buglosse, cinq ou six feuilles d'oseille ronde, une ou deux branches de thym, deux à trois feuilles de laitue tendre, un peu de marjolaine, d'hysope et de cresson. Faire sauter le tout dans un poêlon où l'on aura mis moitié huile, moitié beurre de Vanves. Arroser de crème fraîche." Alors, tentés, chers happy few ?
6. Mon meilleur souvenir culinaire : un plat de saucisses et de haricots blancs sucrés à la tomate dans le petit matin brumeux londonien : incredibly yammy and so british!
Et je passe le délicieux relais à Carolyn Grey qui a certainement des choses à avouer... Peut-être pourrait-elle nous dire ce que mangent Cassandra, Andrew et les autres , voire même nous livrer quelques recettes ?
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21.05.2008
Sexys papys
Figurez-vous, chers happy few, que je me suis rendue compte l'autre jour en sortant du cinéma que de manière proprement scandaleuse (et totalement inattendue), l'écart d'âge se creuse entre les jeunes premiers hollywoodiens et moi-même, ce qui me pousse à me poser l'intéressante et métaphysique question : où sont les quadras, les quinquas, voire même soyons fous, les papys qui ont illuminé mon adolescence et fait fantasmer des générations entières de groupies hystériques ? Que sont-ils devenus ?
Eh bien, rien que pour vous, chers happy few, et pour célébrer à ma manière la sortie d'Indiana Jones sur nos écrans, voici, fidèles au poste (et à nos fantasmes ?) mon Top 5 des Sexys Papys!
1. On l'a découvert en mercenaire de l'espace gouailleur et cynique et on ne s'en est pas tout à fait remis (enfin, surtout moi). Avec sa panoplie du parfait baroudeur, il a fait chavirer le monde entier (du moins sa moitié féminine) et il est de retour aujourd'hui sur nos écrans après 19 ans d'attente :

2. La barbe lui sied et il est toujours aussi beau même s'il y a longtemps qu'il a remisé l'Aston Martin au garage :

3. Il aura tout porté, du total look cuir au kilt en passant par la coupe années 80 (j'espère que le coiffeur qui avait lancé cette mode a été puni comme il se doit) et la balle de revolver en sautoir, mais ce sont finalement les rides qui lui vont le mieux :

4. Il n'a pas l'âge d'être papy (quoi que) mais il en a l'air et depuis Urgences, on ne veut être soigné que par lui :

5. Il a sauvé le monde à de nombreuses reprises, et s'il y a perdu des cheveux, il n'a rien perdu de sa sexytude :

Je vais vous dire, chers happy few : vivent les rides et les cheveux gris!
PS : ce billet est dédié à mon père, sexy en diable (et ce n'est pas moi qui le dis mais ses hordes de fans)!
PSbis : un prochain billet sera consacré aux fringants quadras, parce qu'ils le valent bien, chers happy few!
PSter : merci à Chiffonnette qui a trouvé le titre de ce billet! Et je vous conseille d'aller faire un tour chez Stéphanie, qui célèbre la vieillesse à sa manière!
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29.12.2007
And the winner is...
Nous approchons de la fin de l'année, chers happy few, qui traîne traditionnellement dans son sillage les bêtisiers, les best-of et les récompenses. Pour ne pas déroger à la règle, j'ai décidé de décerner mes propres récompenses : les Fashion Awards. En toute simplicité et en toute objectivité, évidemment. Comme d'habitude.
Ciné-télé :
Fashion Award du pire relooking dans une série télévisée :
Gibbs dans la saison 3 de NCIS. Pour mémoire, c'était ça. Heureusement, nos prières éplorées vers le ciel ont été entendues et l'objet du litige rasé.
Fashion Award du meilleur acteur nu dans une bagarre :
Viggo Mortensen dans Les promesses de l'ombre. Je sais, je sais, vous voudriez une photo : j'ai fait tout ce que je pouvais, de photo, point. (Si vous en avez une sous le coude, envoyez-la moi, je me ferai un plaisir de la publier.)
Fashion Award de la meilleure sortie de la naphtaline :
John McClane dans Die Hard 4 : on le croyait mort ou au moins fatigué, que nenni! Les héros ne meurent jamais, qu'on se le dise!
Fashion Award des plus belles jambes dans des bottes cavalières :
James McAvoy dans Jane. On aurait presqu'envie de rendre le port de la botte obligatoire, tiens!
Fashion Award de la plus belle jupette :
Colin Firth dans La dernière légion (vous ne croyiez tout de même pas que vous y échapperiez, hein ?)
Fashion Award du meilleur cours d'Histoire :
Transformers. Ben oui, grâce aux scénaristes, on sait enfin d'où viennent les radars, les grille-pains, les planètes et les ouvre-boîtes électriques. Quelle pédagogie!
Littérature :
Fashion Award de la meilleure scène de torture :
Diana Gabaldon dans Le chardon et le tartan : Jack Randall se déchaîne sur le pauvre Jamie Fraser, qui n'en demandait pas tant. Atroce.
Fashion Award du personnage masculin le plus sexy de tous les temps :
Darcy avec presque 50 % des suffrages exprimés. Près de 200 ans après sa naissance, le bel homme sans prénom fait encore tourner les têtes et chavirer les coeurs. Quel homme!
Fashion Award du meilleur cliffhanger :
La fin de La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson, où comment je n'ai pas dormi tant que je n'ai pas su la suite (et déjà que je ne dormais plus à cause du roman...).
Fashion Award du meilleur triangle amoureux, ex aequo :
Edward, froid comme la glace et Jacob, chaud comme la braise, fous amoureux de la banale Bella / Morelli, so cute, et Ranger, so hot, courant après la délicieuse Stephanie Plum. Le choix, c'est comme la volonté, chers happy few, surfait.
Fashion Award de la LCA la plus snob et la plus drôle :
Helene Hanff dans 84, Charing Cross Road : la première épistolière qui me donne envie de lire Samuel Pepys et John Donne. Un exploit!
Fashion Award du couple le plus glamour :
Finstern et Angharad dans La sève et le Givre de Léa Silhol. La Nuit et l'Hiver. La beauté et la cruauté. Je vais vous dire, chers happy few, Brad et Angelina peuvent aller se rhabiller...
Et vous, chers happy few, à qui décernez-vous un Award ?
06:30 Publié dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
31.10.2007
Le rire est le propre de l'homme
Je sais que vous tremblez, chers happy few, car en lisant le titre de ce billet, vous vous êtes dit que le sujet du jour allait être philosophique et j'en vois déjà certains grincer des dents et tendre la main vers la souris afin de quitter au plus vite ces lieux d'intense et profonde réflexion.
Rassurez-vous, respirez et restez chers happy few car loin de moi l'idée de vous infliger une quelconque dissertation. Bien au contraire. Aujourd'hui, chers happy few, je vous propose une petite liste et comme ma vie professionnelle n'est pas à la franche poilade (oui, je sais pertinemment que je suis en vacances mais je ne les ai pas volées, vous pouvez me croire sur parole), je vous propose, afin de sortir du marasme quelques instants :
la liste des 5 romans qui m'ont fait le plus rire.
1. Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore. A Melancholy Cove, une fuite dans une centrale nucléaire réveille un monstre marin préhistorique qui répand ses phéromones, rendant toute la population complètement surexcitée. Théophile Crowe, le flic municipal doit faire face à ses concitoyens en chaleur, le Gozilla aquatique, des meurtres, une schizophrène échappée de films Z post-acolaptyques et j'en passe. Les situations sont délirantes, que du bonheur.
2. Eclair de chaleur de Wodehouse. Je cite celui-là car c'est le premier que j'ai lu et j'en garde un souvenir extrêmement ému. Cela étant, tous les romans de P. G Wodehouse sont d'incroyables vaudevilles aériens, où les aristocrates excentriques se mettent dans d'inextricables situations et où les valets sont souvent plus intelligents que les maîtres... C'est fin, c'est léger, c'est drôle, on y croise des comtes qui élèvent des cochons, des lords monomaniaques et des jeunes gens harcelés par des jeunes filles déterminées.
3. Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de Tom Sharpe. Wilt est professeur de littérature dans un lycée professionnel anglais. Non seulement il n'intéresse pas ses élèves (c'est un euphémisme) mais en plus sa vie personnelle est une catastrophe : de malentendus en quiproquos, le pauvre Wilt se retrouve embarqué dans une histoire absurde et très réjouissante. A ne pas lire en public.
4. Le guide du routard galactique de Douglas Adams. Dans le premier volume de cette trilogie en 5 volumes, on apprend que la réponse est 42, qu'il faut toujours avoir une serviette de bain sur soi et qu'il ne faut jamais paniquer! Absurde, délirant et follement réjouisant!
5. Eleven on top de Janet Evanovich. Dans ce onzième volume des aventures de Stephanie Plum, cette dernière décide de changer de carrière : elle sera tour à tour secrétaire, employée dans un pressing et vendeuse de fast-food, dans des situations de plus en plus délirantes, pour finir sauvée des griffes d'un tueur psychopathe par un bus scolaire! Le meilleur Plum!
Et vous, chers happy few, qu'est-ce qui vous fait rire ?
EDIT : la liste des auteurs qui vous font rire!
Philippe Jaenada, Le chameau sauvage
J.M Erre, Prenez soin du chien , Pocket (critique dans ce salon)
Terry Pratchett, Les annales du disque-monde, Pocket fantasy
Pierre Desproges, Petit dictionnaire de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis, Chroniques de la haine ordinaire, Réquisitoires des tribunals des flagrants délires, etc, le tout chez Points seuil
Jérôme Tonnerre, Atlantique Sud, Grasset
Barbara Constantine, Allumer le chat
Philippe Ségur, Ecrivain en 10 leçons
Nicole de Buron
B. Bryson, American rigolos, Petite bibliothèque Payot
S. Kinsella, Les petits secrets d'Emma
J. Irving, Une prière pour Owen
Les aventures du petit Nicolas
Marian Keyes
Saki, L'omelette byzantine, La fenêtre ouverte
Jerry Stahl, A poil en civil, Rivages thrillers
Proust
Fforde
Pennac
Kate Atkinson
Anita Loos, Les hommes préfèrent les blondes
Marc Villard, Un jour je serai latin lover / Elles sont folles de mon corps
Jerome K Jerome, Trois hommes dans un bateau
Richard Brautigan, Un privé à Babylone
David Foenkinos
Ravalec, L'auteur
Page, Le jour où je suis devenu stupide
Roy Lewis, Comment j'ai mangé mon père
Joël Egloff, Edmond Ganglion et fils, Folio
Toole, La conjuration des imbéciles, 10/18
Helene Hanff, 84 charing cross road, Livre de poche (critique dans ce blog)
Austen, Northanger Abbey
Alfred Bester, Les clowns de l'eden
Elizabeth Peters, la série Peabody/Emerson
Vargas
Meg Cabot, Le journal d'une princesse
Bernard Friot, Les histoires pressées
Sam Benchetrit, Les chroniques de l'asphalte
Stephen Leacock, Le plombier kidnappé, Le Dilettante
Pierre Dac et Francis Blanche, Le gruyère qui tue, de la série des Furax
06:30 Publié dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (69) | Envoyer cette note
03.09.2007
Vive la pluie qui nous mouille et nous rend beaux (certains plus que d'autres...)
Figurez-vous, chers happy few, que ce matin, alors que je me livrais (assez mollement) à une fascinante activité ménagère dans ma salle de bains, une pensée me vint (car oui, j'ai beau frotter si fort l'émail de la baignoire que l'éponge s'en souvient, mon cerveau, lui, vagabonde en toute liberté ce que je trouve assez pénible, voire même proprement scandaleux). Donc, me dis-je en mon for intérieur, cela fait bien longtemps que je n'ai pas fait une liste.
Une jolie liste, genre un Top 5.
Et mes activités aquatiques combinées au sublime temps de rentrée que nous autres parisiens subissons depuis l'aube, me donnent envie de rester dans la thématique que le destin, ce coquin, nous impose et je vous propose donc :
le top 5 des plus belles chemises mouillées à l'écran.
1. Harrison Ford dans Indiana Jones, les trois, puisque quand il n'est pas mouillé, il est en nage, et que ses chemises ont tendance à se déchirer extrêmement facilement, si ce n'est pas beau, ça madame!
2. Colin Firth dans Orgueil et préjugés, dans cette scène d'anthologie où franchement on se demande ce qui est passé par le cerveau du scénariste (un abus de Nutella, je ne vois que ça) pour rajouter cette scène si peu austenienne mais si, mmmh, firthienne...
3. Orlando Bloom dans Pirates des Caraïbes 3, lors du combat final dans le maëlstrom. Quand on sait qu'en plus ce charmant jeune homme a une immense balafre dans le dos, pfff, que de sexytude, c'est presque trop, chers happy few!
4. Daniel Craig dans Casino Royale, franchement cet homme est bien bâti et porte bien la chemise, non ? (et même le maillot moche, c'est pour dire)
5. Hugh Grant dans Bridget Jones 1 et 2 : le scénariste est-il une femme ?
Comme je n'ai pas les talents de Soeur Anne, je ne mettrai pas de photos, mais franchement chers happy few, qui a dit que l'imagination était surfaite ?
Et vous, quelles chemises mouillées hantent vos rêves ? (les happy few de genre masculin peuvent mettre des t-shirts mouillés parce que je suis d'une grande ouverture d'esprit)
PS : ce billet de haute volée kulturelle est dédié à Stéphanie, elle sait pourquoi.
EDIT de la fin de matinée : à la demande générale, j'ai mis de côté ma cybersaucitude et je suis allée vous chercher des photos... N'étant décidément pas aussi douée que Soeur Anne (dont la moite photo d'un Clooney transpirant restera dans les annales de l'érotisme soft) (Soeur Anne, ne me remercie pas de t'envoyer des happy few), je vous mets ce que j'ai trouvé, c'est peu mais c'est mieux que rien...
Le bel Indy, en action...
Darcy, mais la photo est moche et ne rend pas hommage à ce torride moment...
Impossible de trouver mieux pour le jeune et fringant Will Turner...
Il se trouve que le t-shirt, c'est bien aussi...
Voici la version chemise before mouillage...
Et enfin le cynique Daniel Cleaver sur la barque, imaginons-le à l'eau, un effort que diable!
EDIT du début d'après-midi pour faire plaisir à Chimère et Fafa...

Oui, la photo est petite, mais c'est pour éviter les accidents de travail...
EDIT de fin d'après-midi
6.
Chemise, débardeur, qu'importe la pièce de vêtement...7.
... pourvu qu'on ait le short!EDIT du surlendemain, à la demande expresse de Mel Gibson qui se sent floué et un peu humilié :
Avec chemise...
... et sans!
10:40 Publié dans It's raining men, Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (140) | Envoyer cette note
26.04.2007
Autosatisfaction
Vous m'excuserez par avance, chers happy few, mais je vais vous raconter un (bref) épisode de ma vie.
Lundi après-midi, fin du cours avec des élèves qui sont dans une filière technologique post-bac, ils ont une vingtaine d'années. Trois d'entre eux s'arrêtent à mon bureau.
"M'dame, je voulais vous dire, le livre que vous avez demandé de lire, il est trop bien!", me dit David, très enthousiaste. (Le livre en question est Un secret de Grimbert). Devant une déclaration pareille, ma méfiance s'éveille, car en tout élève, en plus d'un goût très prononcé pour la négociation et l'adverbe "trop", sommeille une volonté très forte de plaire au prof. Donc, je tâche d'approfondir la question :"Vraiment ?" (Vous admirerez la magnifique répartie, j'ai de l'esprit si je veux d'abord). "Oh oui, madame! J'vous avoue, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, et je voulais arrêter, mais je sais pas pourquoi, je me suis accroché et là, y a eu un déclic, je sais pas, mais j'ai trop aimé!" Intervention de son camarade, Jean : "Madame, moi j'ai pleuré à la fin, c'était trop émouvant!" (et l'élève de m'expliquer pourquoi c'était émouvant, ce qui est limite quatrième dimension car l'élève n'explique jamais rien, pour un élève, le must de la critique littéraire c'est : "c'est nul", "c'est bien") Arrivés à ce stade de la conversation, vous imaginez bien que j'étais ravie, chers happy few. Ils ont acheté le livre (c'est assez fou, ils sont allés dans une librairie et en sont ressortis indemnes), ils ont lu le livre (là, c'est presque inconcevable) et ils ont aimé le livre (je suis proche de l'évanouissement). C'est alors que le premier élève me porte l'estocade finale : "M'dame, il m'est arrivé un truc trop bizarre pendant que je lisais : je lisais les mots et j'avais l'impresion d'être dans la scène, je voyais des images!" Moi, stupéfaite : "Mais, David, c'est ça la lecture!" "Mais ça ne m'était jamais arrivé!" me répond-il. Vous imaginez qu'en rentrant chez moi, j'éprouvais une forme d'extase. Je vis pour ces moments-là. Rares. Si rares. Trop rares (car il n'y a pas de raison pour que je n'emploie pas "trop" moi aussi)!
Et donc, pour célébrer tant d'émotion, je vous propose le top five des scènes littéraires et cinématographiques qui m'ont fait pleurer (car les élèves n'ont pas le monopole des larmes, non mais).
Quand Sydney Carton monte à la guillotine à la place de son sosie, à la fin d'Un Conte de deux villes, de Dickens, j'ai sangloté. J'étais dans le métro, mes voisins de siège s'en souviennent encore.
Quand Bonnie meurt et que Rhett refuse de l'enterrer car elle avait peur du noir, dans Autant en emporte le vent. A chaque fois que je relis le roman ou que je revois le film, je ne peux pas me retenir.
Quand Dumbledore a été enterré, dans Harry Potter et le prince de sang-mêlé, parce que là j'ai été obligée de croire qu'il était vraiment mort, ce que je me refusais à faire depuis 10 pages (en même temps, peut-être qu'il n'est pas vraiment mort, non ?)
Quand Manuela (Cecilia Roth) raconte à Lola qu'il est père et que son fils est mort dans Tout sur ma mère, d'Almodovar. A chaque fois j'ai besoin d'un kleenex et ce, même quand je l'ai montré à des élèves ("ouah, la prof elle pleure").
A la fin de toutes les comédies romantiques américaines, quand le héros prononce son fameux speech pour reconquérir l'héroïne, en plus de la chair de poule, je dois essuyer le mascara qui coule (eh oui, je suis une fille glamour).
Et vous, chers happy few, qu'est-ce qui vous fait pleurer ?
07:00 Publié dans Choses vues, Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
15.04.2007
Celui qui fait des listes
Chers happy few, j'ai un aveu à vous faire. Un aveu terrible et qui me coûte beaucoup.
J'aime les listes.
Toutes les listes. De courses. De choses à faire. De choses à ne pas faire. De livres à lire. De cadeaux. De DVD à trouver. De CD à chercher. De vêtements (à acheter, à trouver, à jeter, à donner). De tricots (eh oui, vous ne savez pas encore tout sur moi). Parfois mes listes sont agrémentées de dessins, de croquis, de photos, de pubs, d'articles de presse, de codes secrets. Je ne vais pas jusqu'à les plastifier ces listes, hein, parce que je suis compulsive mais pas obsessionnelle (et vice-versa).
Donc j'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique : Poétique de la liste, dans laquelle je me propose de faire des top five de tout et n'importe quoi. Et, suite à une conversation entamée chez Céline, je vous propose comme première liste : les adaptatations littéraires au cinéma (eh oui, le sujet est sérieux, on ne peut pas se poiler tous les jours non plus).
Voici donc mon Top five des meilleures adaptations ciné :
Le seigneur des anneaux (Lord of the ring), Peter Jackson, 2001. Même si la fin du Retour du roi aurait pû être écourtée de 10 mn, je serai quand même éternellement reconnaissante à Peter Jackson d'avoir donné le rôle d'Aragorn à Viggo Mortensern et d'avoir filmé son retour dans le deuxième volet à la façon d'un western, avec ralenti sur les portes battantes du château et d'avoir su représenter le roman tel qu'il est : une formidable épopée pleine de bruit et de fureur.
Autant en emporte le vent (Gone with the wind), Victor Fleming, 1939. Du roman foisonnant de Margaret Mitchell, on a tiré un film partiel et partial qui ne se consacre finalement qu'à l'histoire d'amour manquée entre Rhett et Scarlett et pourtant ça fonctionne. Le film est beau, si beau!
The princess bride, Rob Reiner, 1987. Du décapant roman éponyme de Williman Goldman, Rob Reiner (que j'aime tant, souvenez-vous de Quand Harry rencontre Sally, Stand by me...) a tiré un film d'une drôlerie et d'une inventivité extraordinaires qui revisite les contes de notre enfance (princesse en détresse, valeureux héros, masques et reconnaissance, vilain méchant pas beau) avec beaucoup d'humour.
Blade runner, Ridley Scott, 1982. Adapté du roman de Philip K.Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (1966), le film réussit l'exploit d'être fidèle à l'esprit dickesien sans être fidèle à la lettre. L'intrigue a été transformée mais restent tous les thèmes et toutes les interrogations chères au grand Philip : l'identité, l'humanité, l'amour. C'est une grande réussite visuelle et il faut célébrer aussi la performance d'Harrison Ford, formidable en flic rongé par cette histoire d'amour interdite.
Chambre avec vue (A room with a view), James Ivory, 1985. Adapté d'un roman d'E.M Forster, Avec vue sur l'Arno. Très beau film qui rend bien l'atmosphère du roman et qui a su mettre en image le clivage Italie/Angleterre et où les paysages reflètent les émois intérieurs de l'héroïne (excellente Helena Bonham-Carter).
Mention spéciale : l'adaptation improbable la plus réussie
Coup de foudre à Bollywood (Bride and prejudice), Gurindher Chadha, 2004. D'après Orgueil et préjugés de Jane Austen. Darcy tombe sous le charme d'une belle indienne (Aishwarya Rai, sublime et féministe, of course!) et l'univers de Jane Austen se retrouve transporté à l'autre bout du monde. On danse et on chante dans la meilleure tradition du film bollywoodien et c'est étonnamment réussi!
Et vous chers happy few, quel est votre top five à vous ?
08:15 Publié dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
23.03.2007
Faute avouée...
Parce que tout le monde a déjà répondu à ce questionnaire (surtout Alinéa, qui nous a révélé des secrets sur sa vie, ses amours et ses ragondins), je me vois dans l'obligation de faire de même, histoire que nous fassions mieux connaisance, chers happy few...
Voici donc en exclusivité mondiale et pour la première fois sur vos écrans, 5 choses inavouables (et bien sûr hautement kulturelles) que vous ne savez pas sur moi :
1. J'ai lu 41 fois la saga Angélique d'Anne et Serge Golon, publiée chez Pocket. Je suis folle amoureuse de Joffrey de Peyrac et je pleure à chaque fois que je relis le tome 6, si bellement intitulé Angélique et son amour. Tout ce que je sais sur Louis XIV, sa vie, sa cour et ses maîtresses, je le dois à ce roman. Et j'assume.
2. J'aime les séries télé. Toutes les séries télé. J'ai dû arrêter mon abonnement au câble parce que j'étais accro de Canal Jimmy, Téva, 13ème rue et consorts. Fut un temps je rentrais chez moi exprès pour ne pas louper les rediffs de Melrose place et Sous le soleil..., si c'est pas du vice, ça madame!
3. J'ai une passion dévorante pour les films nases, ceux que personne ne va voir, ceux qui sortent dans une seule salle à Paris, ceux que tout le monde a oubliés. Dans ma dévédéthèque se côtoient Zoolander, Psycho beach party, Les aventures de Buckaroo Banzaï, Allumeuses, Josie et les pussycats, Galaxy Quest, Rock Academy et plein d'autres encore que je ne citerai pas parce que je ne veux pas que vous jalousiez les trésors de ma collection. Je veux épargner vos petits coeurs fragiles.
4. J'aime Christophe Lambert. Voilà qui me fait un point commun avec Sophie Marceau.
5. Je n'ai jamais fini La recherche, Don Quichotte, Ulysse, Le rivage des Syrtes, mais j'en parle très bien et avec beaucoup d'aplomb...
Et vous, quelle est votre honte kulturelle ?
22:40 Publié dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note