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        <title>Happy Few - lotobook</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 20:33:56 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Père et fille</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/269258124.jpg&quot; id=&quot;media-1044343&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;14104849.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; A la mort de son père, Annie Ernaux décide de lui consacrer un livre, qui ne sera pas une fiction. Elle veut rendre hommage à ce père petit commerçant, à qui la condition d'ouvrier a toujours collé à la peau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris, chers happy few, après quelques pavés, j'ai décidé de faire baisser ma PAL de ses romans courts (du moins quelques-uns, mais sans en faire de challenge, l'expérience m'ayant servi de leçon). Et qu'ai-je donc pensé de cet ouvrage, chers happy few ? Eh bien, pour tout vous avouer, pas grand-chose (ben oui, ça m'arrive), tant ce roman autobiographique (on va l'appeler comme ça faute de mieux) m'a laissée perplexe. J'ai beau avoir lu ici ou là qu'il s'agissait d'une déclaration d'amour à son père, je n'ai à aucun moment dans le récit senti une quelconque affection pour cet homme, mais plutôt une &lt;strong&gt;analyse, intellectuelle et détachée, de sa condition sociale et de ses &quot;symptômes&quot;&lt;/strong&gt; : langage, habillement, gestuelle, fréquentations, habitudes... Cet aspect est très réussi mais dans quel but, cela reste un mystère. L'écriture, volontairement plate (et là encore, cela fait l'objet d'une longue justification de la part de l'auteur), ne m'a pas plu : est-elle là pour empêcher l'émotion d'entrer ou pour signifier que d'émotion, il n'y en eut jamais ? Je n'arrive pas à percevoir la place exacte que son père a tenu dans sa vie et ce qui est sûr c'est que je n'ai pas trouvé ma place de lectrice dans cet ouvrage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un roman qui m'a laissée profondément indifférente, chers happy few. Eh oui, ça arrive...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annie Ernaux, &lt;em&gt;La place&lt;/em&gt;, Folio&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2007/04/annie-ernaux-la-place.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tamaculture.com/index.php/2008/03/02/la-place-annie-ernaux/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tamara&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs billets chez &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ratsdebiblio.net/ernauxannielaplace.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;les rats de bibliothèque&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre&lt;strong&gt; Lotobook &lt;/strong&gt;: merci &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://livres-et-cin.over-blog.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Yohan &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;! Je suis navrée de ne pas partager ton enthousiasme...&lt;br /&gt;PSbis : ce roman a reçu le prix Renaudot en 1984.
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                <title>Obsession</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/31/obsession.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature italienne</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/973239367.jpg&quot; id=&quot;media-1044191&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1931956400.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Sud de la France, 1861. Hervé Joncour achète et vend des vers à soie. Cette année-là, une épidémie décime les vers à soie de toute l'Europe et du Moyen-Orient, où il a coutume de s'approvisionner. Germe alors l'idée, un peu folle à l'époque, d'aller chercher des vers à soie au Japon et de les en sortir clandestinement. Ce premier voyage (qui sera suivi de trois autres), va bouleverser la vie de Joncour, en la personne d'une mystérieuse jeune fille, dont les &lt;em&gt;yeux ne sont pas orientaux&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman lu et acclamé par tout le monde, chers happy few, que ce soit dans la blogosphère ou en dehors et qui ne m'a pas emballée plus que ça, il faut bien le dire (c'est d'ailleurs pour ça que je le dis, tant de logique c'est assez insoutenable, chers happy few, je vous le concède volontiers). La grande qualité de ce roman est sans doute son &lt;strong&gt;style&lt;/strong&gt;, précis et mesuré, parfois traversé de fulgurances et rythmé comme un conte par les répétitions, qui se mettent ainsi à l'unisson de l'obsession de Joncour. Mais l'histoire n'est pas bouleversante d'originalité et il manque trop de détails pour qu'elle devienne véritablement intéressante ou attachante. C'est un &lt;strong&gt;roman sans ampleur&lt;/strong&gt; et qui contient &lt;strong&gt;trop de clichés&lt;/strong&gt; pour son propre bien : l'exotisme et le mystère insondable de l'Orient, forcément un peu cruel, la femme qui se dévoile et ne se livre pas, l'homme hanté par une image et qui passe à côté de son destin, sa femme sacrificielle (à ce titre, la lettre finale est la cerise sur un gâteau déjà indigeste)... Tout ça est trop pour moi, chers happy few, et surtout trop pour 142 pages police 14!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un voyage que je ne vous invite pas à faire, chers happy few, pour un Japon autrement fascinant, lisez plutôt &lt;em&gt;Le clan des Otori&lt;/em&gt; (d'accord, c'est de la fantasy, mais quel souffle)!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alessandro Baricco, &lt;em&gt;Soie (Seta)&lt;/em&gt;, Folio (traduit de l'italien par Françoise Brun)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enthousiastes avis d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://biblioallie.canalblog.com/archives/2003/09/10/699975.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Allie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://renardbiblio.canalblog.com/archives/2007/04/26/4751371.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Céline&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2007/05/03/4792385.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lilly&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-11871840.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Papillon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-13384370.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Yueyin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci &lt;strong&gt;Slo&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Des dangers de l'imagination</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/13/des-dangers-de-l-imagination.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Tue, 13 May 2008 10:22:29 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/1624312663.jpg&quot; id=&quot;media-1012729&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1851068515.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  Emma Woodhouse est jeune, belle, intelligente et riche. Elle vit avec son père, l'hypocondriaque Mr Woodhouse, dans le petit village de Highsbury où elle règne avec gentillesse. Le seul problème d'Emma est qu'elle se trouve des talents de marieuse, qu'elle décide de mettre à profit pour organiser des unions entre les gens qu'elle connaît. Hélas, tout ne se passe pas comme elle l'espérait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous, chers happy few, qu'en ces temps ensoleillés et de non-pont (car oui, j'ai travaillé vendredi dernier et je peux vous dire que ce fut particulièrement difficile), j'avais besoin de noyer mon chagrin professionnel dans autre chose que du Martini. C'est ainsi, qu'outre une sortie éminemment kulturelle pour voir &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130223.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sexy Dance 2&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (initiée par &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, je sais que ce n'est pas beau de dénoncer mais je le fais quand même, après tout, elle a fait le pont, elle), dont je ne saurais trop vous recommander la vision, tant le scénario va bouleverser votre vision du monde (au moins), j'ai eu envie d'une lecture-doudou, une lecture qui ne me bouscule pas et qui m'enchante (c'est la version plus kulturelle de la lecture-thérapeutique, qui me voit dans ces cas-là ouvrir une saga ou un Stephanie Plum). Et quoi de mieux dans ces cas-là qu'un Jane Austen ? Et en plus je me suis rendue compte que celui-ci, je ne l'avais jamais lu! J'ignore comment une telle chose a pu se produire : un moment d'égarement provoqué par un enlèvement alienesque, je ne vois que ça, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Et ? Eh bien, c'est un &lt;strong&gt;roman très intéressant&lt;/strong&gt;, même si je lui ai trouvé un défaut (oui, je sais, c'est mal, attendez avant de me frapper à coup d'&lt;em&gt;Orgueil et Préjugés &lt;/em&gt;que je vous expliquasse le pourquoi du comment, chers happy few) : il est un peu trop bavard à mon goût, il y a pléthore de dialogues et finalement peu de récit. Du coup, on se perd un peu dans les redites, mais, aussi étrange que cela paraisse, il y a un aspect très positif à cette construction : l'abondance de dialogues permet aussi de dessiner très finement les caractères des personnages qui appartiennent à ce microcosme anglais. L'histoire en elle-même tient sur un timbre-poste et ce qui est le plus intéressant, c'est finalement l'évolution d'Emma, qui va apprendre à ses dépens que la réalité ne peut pas se plier à sa vision de la vie. Elle voudrait qu'Harriet Smith fasse un beau mariage, sans tenir compte du fait qu'elle est une enfant illégitime abandonnée à la naissance et que la société ne lui permet pas de se marier en dehors de son milieu social supposé. Emma imagine qu'Harriet est la fille d'un noble, sans tenir compte des indices lui prouvant le contraire. Elle tire des plans sur la comète pour tout un chacun et ne voit pas ce qui crève les yeux de tout le monde (lecteur y compris) : la fatuité de Mr Elton, la noblesse de caractère de Robert Martin, l'idylle entre Frank Churchill et Jane Fairfax ou encore l'amour que lui porte Knightley. Si elle apprend au cours du roman à se méfier de son imagination débridée et à contrôler ses élans, il n'en demeure pas moins que la vision de la société proposée par Jane Austen est pleine de préjugés qu'il est impossible d'abolir : la noblesse de coeur d'Harriet n'est rien sans fortune et la nouvelle Mrs Elton, certes fortunée, est un comble de vulgarité, la pauvre Jane est contrainte de cacher son amour pour Frank faute de fortune appropriée et Emma épousera finalement le seul qui soit digne de son rang et de ses rentes... On est là bien loin d'&lt;em&gt;Orgueil et Préjugés &lt;/em&gt;(20 ans séparent les deux romans), Emma mettant en scène des personnages prisonniers de leur rang dans une société figée où les codes sociaux apparaissent comme immuables. Le style, quant à lui, est toujours vif et ironique et les personnages sont fort bien campés (mention spéciale à Miss Bates, la vieille fille bavarde et à Mrs Elton, dont la vulgarité tape-à-l'oeil se révèle réjouissante).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un fort bon roman, donc, chers happy few, mais je n'en attendais pas moins de cette chère Jane!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jane Austen, &lt;em&gt;Emma&lt;/em&gt;, 10/18 (traduit de l'anglais par Josette Salesse-Lavergne)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avis de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-19148630-6.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Yueyin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cuneipage.over-blog.com/article-6096749.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cuné&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (grandes austenites devant l'Eternel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt;, merci encore à &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lescarnetsdezag.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Zag&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : à noter que je n'ai pas vu l'adaptation cinématographique avec Gwyneth Paltrow, ça ne saurait tarder.&lt;br /&gt;PSbis : et vous, quelles sont vos lectures-doudous, chers happy few ? (oui, je sais, la curiosité aura ma peau)
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                <title>L'amour de l'Art</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/06/l-amour-de-l-art.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Wed, 07 May 2008 06:31:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/2129684357.jpg&quot; id=&quot;media-1013996&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1967575004.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  En 1913, est exposée pour la première fois à Pittsburgh une toile de Heinrich Kürz, intitulée &lt;em&gt;Un cabinet d'amateur&lt;/em&gt; et appartenant au riche brasseur d'origine allemande Hermann Raffke. Cette toile, qui comme toutes celles représentant un cabinet, reproduit de nombreuses toiles en miniature exposées sur les murs de ce fameux cabinet, connaît un succès démesuré... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un auteur que j'aime beaucoup, chers happy few (et pas uniquement parce qu'il se prénomme Georges) et ce &lt;em&gt;Cabinet d'amateur&lt;/em&gt;, tout petit ouvrage de même pas 100 pages, est proprement &lt;strong&gt;fascinant&lt;/strong&gt;. Partant de son intérêt pour ce genre pictural si particulier, Perec bâtit une histoire toute de listes, d'énumérations et de mises en abyme où l'apparence et les faux-semblants jouent un rôle primordial, jusque dans la chute, puisque chute il y a. Perec a avoué dans une interview radiophonique donnée au moment de sa sortie qu'il voulait écrire un roman qui lui permettrait de rester encore un peu dans l'univers de &lt;em&gt;La Vie Mode d'Emploi &lt;/em&gt;et il a repris des éléments descriptifs de celle-ci et les a insérés dans les descriptions fictives de tableaux plus ou moins fictifs, attribués à des peintres célèbres ou à des écoles picturales. Ma lecture de &lt;em&gt;La Vie Mode d'Emploi&lt;/em&gt; étant lointaine et floue, ce n'est pas cet aspect de l'histoire que j'ai trouvé le plus marquant. Il n'en demeure pas moins que cela ajoute au fabuleux jeu de miroir instauré par ce roman où le lecteur passe son temps à se demander si les descriptions qu'il lit sont réelles, inspirées du réel ou carrément fictives. De plus, les tableaux reproduits dans ce fameux &lt;em&gt;Cabinet d'amateur &lt;/em&gt;(qui serait inspiré d'après certains universitaires de &lt;em&gt;La Galerie de Cornelis van der Gest&lt;/em&gt; de Willem van Haecht, qui d'ailleurs se trouve être la couverture du roman), ne sont pas fidèles aux originaux qu'ils sont censés représenter, un détail infime ou carrément énorme variant à chaque représentation (et chaque tableau, par un jeu de mise en abyme très maîtrisé, étant reproduit plusieurs fois sur la toile, le personnage étant représenté face à un miroir qui reflète l'intégralité de la pièce). C'est donc à une &lt;strong&gt;réflexion sur l'image, sur sa capacité à tromper ceux qui la regardent, sur les renvois de tableau à tableau, sur les variantes infinies que l'on trouve autour d'un même thème&lt;/strong&gt; que nous convie Perec et c'est &lt;strong&gt;extrêmement intéressant&lt;/strong&gt;, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un roman que je recommande chaudement, chers happy few, même si (comme moi), vous n'y connaissez pas grand-chose en peinture!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Perec, &lt;em&gt;Un cabinet d'amateur&lt;/em&gt;, Points&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;a href=&quot;http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2007/10/25/un-cabinet-damateur/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lunettes rouges&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, qui a beaucoup aimé et qui a lu le roman avec un oeil de connaisseur en Art et qui renvoie à des études très intéressantes sur la genèse de l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;Géraldine&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;PSbis : voici le fameux tableau qui aurait inspiré Perec&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/935456256.jpg&quot; id=&quot;media-1002660&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;935456256.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Le roman de Stern</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/16/le-roman-de-stern.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Les contournables</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/1758405999.jpg&quot; id=&quot;media-964726&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1931289914.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Roman Stern est un paumé. Il n'a pas de travail, un appartement merdique, pas de femme, pas d'amis, plus de famille. Sa seule particularité : il attire les gens qui veulent se plaindre de leur vie et qui prennent ses oreilles pour un déversoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, chers happy few, la vie est difficile : je suis malade, les vacances approchent à la vitesse d'une limace anorexique, j'ai beaucoup de travail (que je fais à la vitesse d'un escargot neurasthénique, y a pas de raison) et en plus, certaines, que je ne nommerais pas car ma bonté est sans égale, se plaignent ici et là que je suis une horrible tentatrice qui fait traîtreusement monter le niveau des LAL et des PAL. J'ai donc décidé de me rattraper et de vous parler d'un &lt;strong&gt;roman que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout aimé &lt;/strong&gt;(j'annonce la couleur dès le début, faisant fi de tout suspense, mon sens de l'annonce s'est dissout dans les antibiotiques, ça arrive parfois même si c'est un des effets secondaires qui ne figure pas sur les notices...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Dans ce récit assez court (mais pas assez à mon goût), nous suivons les maigres tribulations de Roman, personnage inintéressant, qui se présente comme tel plusieurs fois, preuve qu'il fait quand même preuve de lucidité, ce qui est déjà une qualité, mais c'est bien la seule. Le problème c'est que j'ai l'impression que nous sommes dans une posture qui m'est insupportable : &quot;Je suis un paumé, je raconte des histoires de paumé dans un style de paumé et si vous n'aimez pas, c'est que vous ne comprenez rien à la distanciation, au second degré, à que sais-je encore, la migration des alouettes.&quot; Partant de ce postulat, il n'est guère étonnant de lire une histoire sans intérêt aucun, tous les événements conduisant immanquablement à un cul-de-sac puisque Roman est strictement incapable de saisir les opportunités qui s'offrent à lui (quand on vous dit qu'il est pau-mé, le pauvre) et comme rien ne vient pallier les baillements suscités par l'absence d'intrigue (et surtout pas le style, ni fait ni à faire, d'une fausse neutralité émaillée parfois de tournures branchées ou de piètres jeux de mots qui font hausser le sourcil du lecteur qui se demande encore combien de pages il va bien pouvoir tenir à ce rythme avant de déclarer forfait), on s'ennuie ferme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un achat que je vous épargne donc, chers happy few, pour me remercier vous pouvez m'envoyer un stoptou. Ou un chamallow, je ne suis pas difficile. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samuel Benchetrit, &lt;em&gt;Récit d'un branleur&lt;/em&gt;, Pocket&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://majanissa.over-blog.com/article-2851993.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Majanissa&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (pas emballée)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;Clémence&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;EDIT de 17h51&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;Pour répondre à l'interrogation de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://uncoindeblog.over-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Delphine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui se demandait avec un brin d'angoisse à quoi pouvait bien ressembler un stoptou, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cuistre.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Erzébeth&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est allée chercher une image et je vous la livre, chers happy few! (si ce n'est pas du travail d'équipe, ça!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/768951560.jpg&quot; id=&quot;media-966270&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1095620640.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Erzébeth a raison : avec son emballage digne de la Russie communiste qui cache un goût divin, c'est un bonbon de happy few!&lt;br /&gt;
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                <title>&quot;Si je ne le tue pas, c'est lui qui me tuera&quot;</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                <category>Polars</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/1657264288.jpg&quot; id=&quot;media-956776&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1025288112.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Andrew Singleton et James Trelawney sont associés contre le crime. Jeunes et talentueux chacun dans leur domaine (Andrew est un grand lecteur très cultivé, James un sportif fonceur), ils ont ouvert un cabinet de détectives à Londres en 1932. Suite à la petite annonce vantant leurs mérites se présente une première cliente : Lady Conan Doyle, la veuve du célèbre écrivain. Elle est persuadée que la mort de son mari n'est pas tout à fait naturelle, qu'un fantôme hante le 221 Baker Street et que Londres va être le théâtre d'un gigantesque bain de sang. Malgré les réticences d'Andrew, les deux jeunes gens se lancent dans une enquête qui va vite prendre un tour macabre et pour le moins inattendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman &lt;strong&gt;très intéressant&lt;/strong&gt;, chers happy few, car il mêle habilement &lt;strong&gt;fantastique et résolution d'une énigme policière&lt;/strong&gt;, parce qu'il pose &lt;strong&gt;d'intéressantes questions sur la littérature et notamment la vie des héros de fiction&lt;/strong&gt;, et parce qu'il met en scène des personnages que l'on connaît tous dans un Londres brumeux à souhait. Pour tout vous dire, les premières lignes m'ont laissée dubitative : les spirites de l'époque victorienne, voilà quelque chose, je dois bien l'avouer, chers happy few, qui m'indiffère et m'agace même parfois, tant on sait que les supercheries furent nombreuses. Mais voilà, tout le talent de Fabrice Bourland consiste à exhumer des faits réels autour de la vie de Conan Doyle (dont on sait qu'il fut un défenseur acharné du spiritisme vers la fin de sa vie et qu'il entretînt des relations pour le moins houleuses avec son héros, Sherlock Holmes, allant même jusqu'à le tuer puis contraint de le ressusciter sous la pression fervente du public) et à s'en servir pour construire une intrigue qui ne peut que réjouir les lecteurs assidus que nous sommes. On y croise Holmes et Watson (dont le couple Singleton-Trelawney se fait l'écho d'une manière un peu différente), Dracula, Hyde ou Gray, bref, les &lt;strong&gt;grandes figures du mal nées sous la plume de célèbres écrivains victoriens&lt;/strong&gt;. La construction de l'intrigue m'a rappelé d'ailleurs celle de certains romans de cette époque : on y trouve insérés des extraits d'articles de journaux et des notes en bas de page et le style lui-même n'est pas sans rappeler celui de Conan Doyle. C'est donc à un &lt;strong&gt;véritable hommage littéraire &lt;/strong&gt;que se livre Fabrice Bourland, tant dans l'intrigue que dans la construction et le style. Et même si l'histoire est un peu légère, on ne peut qu'être entraîné par l'intrigue qui se sert judicieusement d'éléments et d'événements réels (comme par exemple la renumérotation de Baker Street ou certaines photos spirites) qui, entremêlés à des éléments fictifs forment une &lt;strong&gt;fiction de qualité&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une belle dévouverte, à recommander aux amateurs de fantastique et de littérature victorienne chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Bourland, &lt;em&gt;Le fantôme de Baker Street&lt;/em&gt;, 10/18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2008/03/03/8115539.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/02/25/des-fantomes-a-londres.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lou&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://monlunivers.canalblog.com/archives/2008/02/19/8023186.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Charlie Bobine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.livrophage.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Arsenik&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui a déniché un exemplaire dédicacé par l'auteur)!&lt;br /&gt;PSbis : le titre de ce billet est une phrase de Conan Doyle à propos de Sherlock Holmes, ce héros qui lui rendit la vie impossible... 
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                <title>De la création</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/06/de-la-creation.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/1083333326.jpg&quot; id=&quot;media-945003&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1485112234.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Annabelle a une trentaine d'années. C'est une jeune femme timide, un peu peureuse, professeur de dessin mais uniquement à son domicile. Elle a peur du monde extérieur et ne sort pas beaucoup. Un jour, au restaurant chinois en bas de chez elle où elle dîne quelquefois, elle vole une sirène dans l'aquarium. Elle la met dans son lavabo, puis dans sa baignoire, et la regarde grandir. Une étrange relation s'installe alors entre la femme et la sirène...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous, chers happy few, que pour la dernière réunion du Club des Théières, nous devions lire &lt;strong&gt;un roman sorti l'année de notre naissance&lt;/strong&gt;. Or, sur les 350 livres que contient ma (désormais très ordonnée) PAL, impossible d'en trouver un seul qui correspondait à la contrainte! J'ai donc décidé de chercher un livre sorti l'année de naissance d'un de mes enfants (ce qui est nettement plus simple). Quand en plus, j'ai vu que Cypora Petitjean-Cerf était née la même année que moi, j'ai su que je devais absolument lire ce livre (qui certes, ne correspondait pas du tout à la consigne, mais 1) elles sont faites pour être détournées, non ? et 2) je ne suis pas la seule à avoir triché mais je ne dirais rien parce que je suis bonne copine)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce très court roman est donc &lt;strong&gt;un roman fantastique &lt;/strong&gt;dans lequel une &lt;strong&gt;femme tente de trouver sa place dans le monde qui l'entoure&lt;/strong&gt;. La sirène, d'abord agressive et laide, se transforme en une belle créature qui a un énorme pouvoir de création et qui peint des oeuvres qui subjuguent les amateurs. Elle se révèle ensuite posséder une voix extraordinaire (sirène oblige). Une étrange relation fusionnelle et a contrario s'établit entre les deux femmes, dont l'énergie et les talents de création semblent agir selon un système de vases communicants : en emplissant l'une, ils désertent l'autre. La sirène agit à la fois comme une métaphore du talent d'Annabelle et de sa vie (de fermée au monde, elle devient lumineuse et accessible) et comme un catalyseur : d'avoir osé voler la sirène enclenche une série d'événements qui vont lui permettre de se trouver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un très joli roman un peu déroutant mais que j'ai beaucoup aimé, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cypora Petitjean-Cerf, &lt;em&gt;Le musée de la sirène&lt;/em&gt;, Points&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/01/31/3618842.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://meslectures.over-blog.com/article-5204884.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Flo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-6186183.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://de-livre-en-livre.over-blog.com/article-10465663.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gachucha&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2007/02/28/4155222.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lilly&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>C'est trop d'la BAL</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 20:20:00 +0100</pubDate>
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                    (Je vous demande tout de suite de bien vouloir excuser le titre de ce billet, chers happy few, car je sais que vous n'êtes pas habitués à voir le parler djeuns envahir ce modeste salon où les conversations sont toujours de haut vol et le langage de bon goût, voire même châtié, mais je n'ai pas pu résister à rendre cet hommage à une expression qui semble désormais tombée en désuétude, c'est donc un titre historico-socio-linguistique que je vous propose là, ne me remerciez pas, c'est de bon coeur!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, à la demande générale de certains d'entre vous, voici &lt;strong&gt;ze photo &lt;/strong&gt;que vous attendez tous, celle de ma &lt;strong&gt;Boîte aux Lettres&lt;/strong&gt;, la valeureuse et sublime, celle sans qui ce Lotobook n'aurait pas été le même, croyez-moi, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/1676163290.jpg&quot; id=&quot;media-930120&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1676163290.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous remarquerez que je ne vous ai pas menti sur sa couleur, un extraordinaire garance! (à moins que ce ne soit vermillon ?) (merci à ma fille, qui a bien voulu prêter sa main pour l'occasion, je trouve que le rose de sa veste s'accorde parfaitement avec le rouge carmin de la BAL, si j'osais, je dirais même qu'on frise la perfection artistique, chers happy few!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme je vous aime bien, chers happy few, voici une photo de l'intérieur de cette BAL &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/608715274.jpg&quot; id=&quot;media-930123&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;608715274.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous voyez que je ne vous ai pas menti, on y rentre aisément une trentaine de livres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alors, chers happy few, heureux ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Lotobook, le feuilleton, épilogue</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/03/23/lotobook-le-feuilleton-epilogue.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 08:59:19 +0100</pubDate>
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                    Comme vous l'avez certainement remarqué, chers happy few, voilà pas mal de temps que je n'ai pas publié de billets-lotobook. Comme les derniers livres sont arrivés au compte-goutte (certains ont mis plus de 15 jours, merci la poste) et que je savais que certains titres devaient arriver avant que je puisse déclarer le lotobook clos, vous avez donc été privés de billets-lotobook pendant presque 2 semaines, c'est atroce, je m'en excuse bien platement chers happy few! Je vous conseille cependant de bien savourer ce billet car ce sera le dernier!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc les&lt;strong&gt; cinq derniers volumes reçus &lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/1032428245.jpg&quot; id=&quot;media-917435&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1032428245.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Emma&lt;/em&gt; de Jane Austen (merci &lt;strong&gt;Zag&lt;/strong&gt;, qui a voulu me le remettre en mains propres et qui a donc frôlé le blacklistage, c'est qu'on ne plaisante pas avec Miss Lotobook!) et &lt;em&gt;L'étranger&lt;/em&gt; de Camus (merci &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;.!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/1196018101.jpg&quot; id=&quot;media-917442&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1196018101.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sept filles en colère&lt;/em&gt;, un recueil de nouvelles écrites par des femmes (merci &lt;strong&gt;Françoise&lt;/strong&gt;!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/1490386400.jpg&quot; id=&quot;media-929174&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1490386400.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La nuit des temps&lt;/em&gt; de Barjavel (merci &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://histoire-de-lectures.over-blog.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Typhania&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!) et &lt;em&gt;L'arbre du voyageur &lt;/em&gt;de Hitonari Tsuji (merci &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://leslecturesdecamille.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Camille&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, certaines sont vraiment très délicates et pensent au sevrage progressif de ma BAL et de moi-même! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/02/2049564677.jpg&quot; id=&quot;media-917455&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2049564677.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le peintre des batailles &lt;/em&gt;de Perez-Reverte et les &lt;em&gt;Aphorismes&lt;/em&gt; de Wilde : merci beaucoup &lt;strong&gt;Fantômette&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici la photo que vous attendez tous depuis le début, celle de la PALotobook!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/177662555.jpg&quot; id=&quot;media-917465&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;177662555.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;108 livres reçus, chers happy few, 3 livres bonus, des dizaines de marque-page, des cartes, du chocolat, une vache, une trousse, des bonbons, du thé...&lt;br /&gt;Pourrie-gâtée, j'ai été!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le prochain lotobook aura lieu en Juin, tirage au sort lors de &lt;strong&gt;Books and the city &lt;/strong&gt;le 5 juillet!&lt;br /&gt;PSbis : une photo de la BAL si vous la réclamez à cor et à cris (c'est une star, elle aime se faire prier)! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>La lune et les marées</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Mar 2008 06:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/693965985.jpg&quot; id=&quot;media-921777&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1798869854.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Barbara a trente ans, un compagnon idéal et une thèse de philosophie à finir. Une nuit, dans la moiteur nocturne de La Havane, ils décident d'avoir un enfant. Hélas, la grossesse et la maternité s'avèrent terriblement différentes de ce à quoi Barbara s'attendait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un roman chers happy few, que je n'avais pas vraiment envie de lire, après en avoir lu des avis partagés ici et là. J'avais l'impression que la vision de la maternité était très violente et volontairement caricaturale. Et le premier chapitre, qui est une (brillante) réécriture de &lt;em&gt;La métamorphose&lt;/em&gt; de Kafka, n'avait rien pour me rassurer. Heureusement, passé ce premier chapitre assez terrible, le roman se révèle être &lt;strong&gt;bien construit, bourré de remarques et de situations assez justes et surtout plutôt drôle&lt;/strong&gt;, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. Malgré la tendance de la narratrice à tout analyser et à tout intellectualiser (travers de ses études de philosophie ou travers d'Abécassis, je ne saurais le dire étant donné que c'est le premier roman de cet auteur que je lis, mais les digressions philosophiques et l'éloge appuyé de Rousseau sont assez agaçants), je me suis retrouvée dans de nombreuses situations plus ou moins glamorous et liées à l'état de mère (sans vous raconter ma vie, chers happy few, sachez que j'ai vécu des maux de grossesse pire que ce qu'elle rapporte, de même que l'incapacité quand on a un nouveau-né d'être douchée et habillée avant midi, ou d'avoir une activité intellectuelle normale, je sais, vous ne vous attendiez pas à ça de ma part, c'est terrible...). Evidemment, certaines situations sont caricaturales comme l'allaitement poussé à son paroxysme (pour avoir allaité longtemps mes enfants, je peux vous assurer qu'on ne donne pas le sein toutes les heures à un bébé de 10 mois), ses relations avec sa mère et sa belle-mère, clichés ambulants ou l'évolution de sa relation avec son compagnon (même si les statistiques prouvent effectivement que de nombreux couples se défont avant l'anniversaire du premier-né). Ce roman &lt;strong&gt;désacralise la grossesse&lt;/strong&gt; et peut-être offre-t-il une voix à toutes celles qui se sont senties flouées par la maternité ou qui n'y ont pas trouvé ce qu'elles escomptaient, ce qui reste, dans notre société encore difficile à avouer (le baby-blues qui peut être si grave chez certaines femmes n'est d'ailleurs traité sérieusement que depuis peu). Laurence Pernoud, chantre de la maternité sans peine, en prend d'ailleurs pour son grade de façon assez drôlatique, la narratrice se livrant à une comparaison des éditions 1970 et 2000 puis à une comparaison entre le livre et la réalité, ce qui s'avère assez édifiant et je pense que toutes les mères (et les pères) s'y reconnaîtront!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au final, plutôt une bonne surprise, chers happy few, à condition de prendre ce roman pour ce qu'il est : une fiction qui s'interroge sur la place de la maternité dans un couple moderne et non un documentaire objectif!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eliette Abécassis, &lt;em&gt;Un heureux événement&lt;/em&gt;, Le livre de poche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avis de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tamaculture.com/index.php/2007/05/25/un-heureux-evenement-eliette-abecassis/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tamara&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui le déconseille aux femmes qui n'ont pas encore d'enfant) et d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-4119968.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Anne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui a beaucoup ri)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emmyne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;PSbis : le titre de ce billet est un extrait du roman, mais même si j'ai retrouvé une activité neuronale normale depuis que les couches ne rentrent plus chez moi, impossible de retrouver la phrase complète... Aurais-je gardé des séquelles ? &lt;br /&gt;
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