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        <title>Happy Few - litterature_francaise</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 16 May 2008 06:59:31 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Un homme, une femme, chabadabada, chabadabada</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                                <pubDate>Thu, 08 May 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/723697722.jpg&quot; id=&quot;media-1004592&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1405957039.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  Dahlia Arditi (rien à voir avec le comédien), est attachée de presse dans une célèbre agence de RP. Elle aimerait bien 1) prendre du grade  2) arriver à remettre à sa place l'insupportable Chloé de Lignan, sa chef  et 3) trouver l'homme de sa vie, enfin, le retrouver : elle est persuadée que le mystérieux américain qui l'a sauvée d'une agression quelques mois auparavant a le potentiel nécessaire pour postuler...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des jours, chers happy few, où on a besoin de lire de la chick-lit, comme quand on veut célébrer à sa manière l'anniversaire du célibataire le plus convoité de la planète, celui-là même qu'&lt;a href=&quot;http://alinea.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Alinéa&lt;/a&gt; a séduit grâce à ses ragondins et son brushing ou avec qui &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt; déjeune tous les matins (elles sont fortes ces blogueuses, c'est incroyable), ou quand on a envie de lire des légéretés pour changer de Kant (ah, non, je ne lis pas Kant, au temps pour moi)... Et mon envie fut facile à satisfaire car Tonie Behar, pas rancunière pour deux sous, m'a très gentiment fait parvenir son deuxième roman (je n'avais pas vraiment aimé &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/11/19/peines-de-coeur-a-saint-tropez.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le premier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;), &lt;em&gt;Coups bas et talons hauts&lt;/em&gt;. Et, autant le dire tout de suite, chers happy few, dans les cadres et les codes précis de la chick-lit (ou plutôt de la comédie romantique, pour employer l'expression de l'auteur), c'est plutôt &lt;strong&gt;une réussite&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intrigue, si elle n'est pas d'une folle originalité, est &lt;strong&gt;rondement menée&lt;/strong&gt;, et on suit avec plaisir les tribulations de cette trentenaire en mal de reconnaissance, qui aime plaire et qui tient des listes des hommes qui l'entourent (il y a ceux sur qui elle peut compter pour un dîner, ceux à qui elle plaît, ceux qui lui plaisent, etc) et le procédé, jamais systématique, est plutôt drôle. Dahlia, petite brunette issue d'une famille où on ne sait pas s'exprimer sans hurler, entre une soeur coincée entre papa et maman, des neveux-tornades et des parents en pleine crise de couple (toute cette famille et les relations qu'ils entretiennent est d'ailleurs une réussite), est un personnage très attachant, qui manie la valse-hésitation avec brio. La &quot;méchante&quot; obéit aux règles du genre en étant tout ce qu'il faut : glaciale, manipulatrice, garce et sans scrupule et le personnage principal masculin, Adam Rosen le bel Américain, est exactement ce qu'on attend d'un héros de chick-lit : séduisant, séducteur, allure féline, sourire de loup et regard de braise... On en redemande! Le tout est servi par un style enlevé, qui s'est grandement amélioré depuis le premier roman, épuré et efficace, il y a pas mal d'humour, les lieux communs que sont les passages sur la mode, les créateurs et les lieux à la mode sont disséminés avec ce qu'il faut de parcimonie pour que ça ne tourne pas au catalogue et il y a même une allusion à &lt;em&gt;Angélique&lt;/em&gt;, ce qui ne peut que me réjouir, évidemment, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bref, on passe un très bon moment en compagnie de l'agence Bondy : de la chick-lit de qualité que je recommande vivement à ceux qui aiment le genre, chers happy few! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tonie Behar,&lt;em&gt; Coups bas et talons hauts&lt;/em&gt;, JC Lattès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : ce billet est dédié à &lt;strong&gt;George&lt;/strong&gt;, donc, dont c'était l'anniversaire le 6 mai (oui, je sais, je suis en retard, mais c'est devenu une habitude, je ne voudrais pas y déroger, chers happy few!). Pour fêter comme il se doit cet événement intergalactique, je vous propose de vous procurer un film à sa gloire, comme &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=41129.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le retour des tomates tueuses&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, de sabler le champagne (oui, je sais, tous les prétextes sont bons pour se livrer aux joies de la dégustation du divin breuvage) ou de contempler une photo de lui. Celle-ci par exemple&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/772533361.jpg&quot; id=&quot;media-1004624&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;772533361.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou celle-là :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/02/910767222.jpg&quot; id=&quot;media-1004632&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;910767222.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci qui ? 
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                <title>L'amour de l'Art</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Wed, 07 May 2008 06:31:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/2129684357.jpg&quot; id=&quot;media-1013996&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1967575004.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  En 1913, est exposée pour la première fois à Pittsburgh une toile de Heinrich Kürz, intitulée &lt;em&gt;Un cabinet d'amateur&lt;/em&gt; et appartenant au riche brasseur d'origine allemande Hermann Raffke. Cette toile, qui comme toutes celles représentant un cabinet, reproduit de nombreuses toiles en miniature exposées sur les murs de ce fameux cabinet, connaît un succès démesuré... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un auteur que j'aime beaucoup, chers happy few (et pas uniquement parce qu'il se prénomme Georges) et ce &lt;em&gt;Cabinet d'amateur&lt;/em&gt;, tout petit ouvrage de même pas 100 pages, est proprement &lt;strong&gt;fascinant&lt;/strong&gt;. Partant de son intérêt pour ce genre pictural si particulier, Perec bâtit une histoire toute de listes, d'énumérations et de mises en abyme où l'apparence et les faux-semblants jouent un rôle primordial, jusque dans la chute, puisque chute il y a. Perec a avoué dans une interview radiophonique donnée au moment de sa sortie qu'il voulait écrire un roman qui lui permettrait de rester encore un peu dans l'univers de &lt;em&gt;La Vie Mode d'Emploi &lt;/em&gt;et il a repris des éléments descriptifs de celle-ci et les a insérés dans les descriptions fictives de tableaux plus ou moins fictifs, attribués à des peintres célèbres ou à des écoles picturales. Ma lecture de &lt;em&gt;La Vie Mode d'Emploi&lt;/em&gt; étant lointaine et floue, ce n'est pas cet aspect de l'histoire que j'ai trouvé le plus marquant. Il n'en demeure pas moins que cela ajoute au fabuleux jeu de miroir instauré par ce roman où le lecteur passe son temps à se demander si les descriptions qu'il lit sont réelles, inspirées du réel ou carrément fictives. De plus, les tableaux reproduits dans ce fameux &lt;em&gt;Cabinet d'amateur &lt;/em&gt;(qui serait inspiré d'après certains universitaires de &lt;em&gt;La Galerie de Cornelis van der Gest&lt;/em&gt; de Willem van Haecht, qui d'ailleurs se trouve être la couverture du roman), ne sont pas fidèles aux originaux qu'ils sont censés représenter, un détail infime ou carrément énorme variant à chaque représentation (et chaque tableau, par un jeu de mise en abyme très maîtrisé, étant reproduit plusieurs fois sur la toile, le personnage étant représenté face à un miroir qui reflète l'intégralité de la pièce). C'est donc à une &lt;strong&gt;réflexion sur l'image, sur sa capacité à tromper ceux qui la regardent, sur les renvois de tableau à tableau, sur les variantes infinies que l'on trouve autour d'un même thème&lt;/strong&gt; que nous convie Perec et c'est &lt;strong&gt;extrêmement intéressant&lt;/strong&gt;, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un roman que je recommande chaudement, chers happy few, même si (comme moi), vous n'y connaissez pas grand-chose en peinture!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Perec, &lt;em&gt;Un cabinet d'amateur&lt;/em&gt;, Points&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;a href=&quot;http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2007/10/25/un-cabinet-damateur/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lunettes rouges&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, qui a beaucoup aimé et qui a lu le roman avec un oeil de connaisseur en Art et qui renvoie à des études très intéressantes sur la genèse de l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;Géraldine&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;PSbis : voici le fameux tableau qui aurait inspiré Perec&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/935456256.jpg&quot; id=&quot;media-1002660&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;935456256.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Au coeur des ténèbres</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/19/au-coeur-des-tenebres.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Jeunesse</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                                <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/2076333672.jpg&quot; id=&quot;media-974309&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;128083097.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Tristan a 17 ans et il vient de perdre une de ses amies : elle s'est suicidée. Le père du jeune homme, Pierre, décide alors que le moment est venu de raconter à son fils un épisode terrible de sa propre enfance ; durant une nuit il couche sur le papier les événements horribles survenus durant l'été 80, dans le petit village breton où il a grandi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman que j'ai trouvé &lt;strong&gt;terrifiant&lt;/strong&gt;, chers happy few. L'histoire de cette bande de copains, qui vit dans l'insouciance de ses 11 ans, est particulièrement éprouvante. La petite bande, composée de 4 garçons et d'une fille, se soude en fin d'année autour d'un nouveau chef, le secret Maël, qui vient d'arriver dans le village avec sa mère, alcoolique et plus ou moins prostituée. Alors que les enfants jouent près d'un wagon désaffecté par un chaud après-midi, ils découvrent un cadavre atrocement mutilé. A partir de cette découverte, les événements s'enchaînent précipitamment : la peur plane sur le village et d'étranges phénomènes ont alors lieu (chien sorti tout droit des enfers, corbeau qui attaque les humains, scarabées géants et très nombreux qui fondent sur le village, obscurité qui se déploie dans la tête des gens...). Quand les enfants découvrent un deuxième corps, lui aussi mutilé (mais d'une autre manière), Maël leur parle alors du &lt;strong&gt;terrible Bonhomme Nuit&lt;/strong&gt;, qui le poursuit depuis des années et qui réclame les âmes des enfants qui connaissent son existence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman &lt;strong&gt;fantastique&lt;/strong&gt; qui s'inspire d'une légende bretonne (réelle ou fantasmée, cela n'a guère d'importance), raconte l'histoire &lt;strong&gt;du passage à l'âge adulte &lt;/strong&gt;qui pour ces enfants va se faire de manière atroce. On y trouve des &lt;strong&gt;éléments du roman d'adolescence traditionnel&lt;/strong&gt; (la bande, la personnalité particulière du chef, les vacances sous le soleil, les jeux de groupe, la copine dont tout le monde est amoureux), &lt;strong&gt;habilement mêlés à des éléments fantastiques&lt;/strong&gt; comme ce Bonhomme Nuit et tout ce qui s'y rattache, réécriture des croque-mitaines qui peuplent les contes. Je ne peux en dévoiler plus sous peine d'en dévoiler trop, mais sachez que, même si on comprend vite quels sont les tenants et les aboutissants liés à l'apparition de ce voleur d'enfants digne des cauchemars les plus terrifiants, le roman est &lt;strong&gt;fort bien construit&lt;/strong&gt; (on assiste à une véritable escalade de la violence jusqu'à l'affrontement final qui est une des scènes les plus réussies) et tient le lecteur en haleine tout du long. J'ai beaucoup apprécié la vision de cet âge charnière, qui est celui de la pré-adolescence, des amitiés enfantines, de l'amour fraternel et &lt;strong&gt;l'arrière-plan typique des années 80 &lt;/strong&gt;(Goldorak, Albator et les chevaliers Jedi sont au rendez-vous). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un très beau roman sur l'enfance volée, chers happy few ; je ne peux que vous recommander de vous perdre dans sa noirceur...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loïc Le Borgne, &lt;em&gt;Je suis ta nuit&lt;/em&gt;, Intervista, collection 15-20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'un livre-voyageur, parti de chez &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/01/je-suis-ta-nuit-loc-le-borgne.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lily&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, que je remercie encore pour cette belle découverte! Il est passé chez &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2008/02/18/7952285.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://rosealu.canalblog.com/archives/2008/02/29/8133691.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rose&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/archive/2008/03/12/je-suis-ta-nuit-%E2%80%93-loic-le-borgne.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il s'envole à présent vers &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emmyne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'avère que cette maison d'éditions appartient à Luc Besson, qui veut promouvoir la lecture auprès des 15/20 ans (d'où le nom de la collection) par des textes de qualité fantastiques ou de SF. L'âge indiqué par cette collection me semble d'ailleurs approprié : ce n'est pas un roman à mettre dans des mains trop jeunes. Pour en savoir plus sur cette collection, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.actusf.com/spip/?article5469&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;c'est ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Le roman de Stern</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Les contournables</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/1758405999.jpg&quot; id=&quot;media-964726&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1931289914.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Roman Stern est un paumé. Il n'a pas de travail, un appartement merdique, pas de femme, pas d'amis, plus de famille. Sa seule particularité : il attire les gens qui veulent se plaindre de leur vie et qui prennent ses oreilles pour un déversoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, chers happy few, la vie est difficile : je suis malade, les vacances approchent à la vitesse d'une limace anorexique, j'ai beaucoup de travail (que je fais à la vitesse d'un escargot neurasthénique, y a pas de raison) et en plus, certaines, que je ne nommerais pas car ma bonté est sans égale, se plaignent ici et là que je suis une horrible tentatrice qui fait traîtreusement monter le niveau des LAL et des PAL. J'ai donc décidé de me rattraper et de vous parler d'un &lt;strong&gt;roman que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout aimé &lt;/strong&gt;(j'annonce la couleur dès le début, faisant fi de tout suspense, mon sens de l'annonce s'est dissout dans les antibiotiques, ça arrive parfois même si c'est un des effets secondaires qui ne figure pas sur les notices...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Dans ce récit assez court (mais pas assez à mon goût), nous suivons les maigres tribulations de Roman, personnage inintéressant, qui se présente comme tel plusieurs fois, preuve qu'il fait quand même preuve de lucidité, ce qui est déjà une qualité, mais c'est bien la seule. Le problème c'est que j'ai l'impression que nous sommes dans une posture qui m'est insupportable : &quot;Je suis un paumé, je raconte des histoires de paumé dans un style de paumé et si vous n'aimez pas, c'est que vous ne comprenez rien à la distanciation, au second degré, à que sais-je encore, la migration des alouettes.&quot; Partant de ce postulat, il n'est guère étonnant de lire une histoire sans intérêt aucun, tous les événements conduisant immanquablement à un cul-de-sac puisque Roman est strictement incapable de saisir les opportunités qui s'offrent à lui (quand on vous dit qu'il est pau-mé, le pauvre) et comme rien ne vient pallier les baillements suscités par l'absence d'intrigue (et surtout pas le style, ni fait ni à faire, d'une fausse neutralité émaillée parfois de tournures branchées ou de piètres jeux de mots qui font hausser le sourcil du lecteur qui se demande encore combien de pages il va bien pouvoir tenir à ce rythme avant de déclarer forfait), on s'ennuie ferme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un achat que je vous épargne donc, chers happy few, pour me remercier vous pouvez m'envoyer un stoptou. Ou un chamallow, je ne suis pas difficile. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samuel Benchetrit, &lt;em&gt;Récit d'un branleur&lt;/em&gt;, Pocket&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://majanissa.over-blog.com/article-2851993.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Majanissa&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (pas emballée)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;Clémence&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;EDIT de 17h51&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;Pour répondre à l'interrogation de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://uncoindeblog.over-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Delphine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui se demandait avec un brin d'angoisse à quoi pouvait bien ressembler un stoptou, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cuistre.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Erzébeth&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; est allée chercher une image et je vous la livre, chers happy few! (si ce n'est pas du travail d'équipe, ça!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/768951560.jpg&quot; id=&quot;media-966270&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1095620640.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Erzébeth a raison : avec son emballage digne de la Russie communiste qui cache un goût divin, c'est un bonbon de happy few!&lt;br /&gt;
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                <title>&quot;Si je ne le tue pas, c'est lui qui me tuera&quot;</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                <category>Polars</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/1657264288.jpg&quot; id=&quot;media-956776&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1025288112.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Andrew Singleton et James Trelawney sont associés contre le crime. Jeunes et talentueux chacun dans leur domaine (Andrew est un grand lecteur très cultivé, James un sportif fonceur), ils ont ouvert un cabinet de détectives à Londres en 1932. Suite à la petite annonce vantant leurs mérites se présente une première cliente : Lady Conan Doyle, la veuve du célèbre écrivain. Elle est persuadée que la mort de son mari n'est pas tout à fait naturelle, qu'un fantôme hante le 221 Baker Street et que Londres va être le théâtre d'un gigantesque bain de sang. Malgré les réticences d'Andrew, les deux jeunes gens se lancent dans une enquête qui va vite prendre un tour macabre et pour le moins inattendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman &lt;strong&gt;très intéressant&lt;/strong&gt;, chers happy few, car il mêle habilement &lt;strong&gt;fantastique et résolution d'une énigme policière&lt;/strong&gt;, parce qu'il pose &lt;strong&gt;d'intéressantes questions sur la littérature et notamment la vie des héros de fiction&lt;/strong&gt;, et parce qu'il met en scène des personnages que l'on connaît tous dans un Londres brumeux à souhait. Pour tout vous dire, les premières lignes m'ont laissée dubitative : les spirites de l'époque victorienne, voilà quelque chose, je dois bien l'avouer, chers happy few, qui m'indiffère et m'agace même parfois, tant on sait que les supercheries furent nombreuses. Mais voilà, tout le talent de Fabrice Bourland consiste à exhumer des faits réels autour de la vie de Conan Doyle (dont on sait qu'il fut un défenseur acharné du spiritisme vers la fin de sa vie et qu'il entretînt des relations pour le moins houleuses avec son héros, Sherlock Holmes, allant même jusqu'à le tuer puis contraint de le ressusciter sous la pression fervente du public) et à s'en servir pour construire une intrigue qui ne peut que réjouir les lecteurs assidus que nous sommes. On y croise Holmes et Watson (dont le couple Singleton-Trelawney se fait l'écho d'une manière un peu différente), Dracula, Hyde ou Gray, bref, les &lt;strong&gt;grandes figures du mal nées sous la plume de célèbres écrivains victoriens&lt;/strong&gt;. La construction de l'intrigue m'a rappelé d'ailleurs celle de certains romans de cette époque : on y trouve insérés des extraits d'articles de journaux et des notes en bas de page et le style lui-même n'est pas sans rappeler celui de Conan Doyle. C'est donc à un &lt;strong&gt;véritable hommage littéraire &lt;/strong&gt;que se livre Fabrice Bourland, tant dans l'intrigue que dans la construction et le style. Et même si l'histoire est un peu légère, on ne peut qu'être entraîné par l'intrigue qui se sert judicieusement d'éléments et d'événements réels (comme par exemple la renumérotation de Baker Street ou certaines photos spirites) qui, entremêlés à des éléments fictifs forment une &lt;strong&gt;fiction de qualité&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une belle dévouverte, à recommander aux amateurs de fantastique et de littérature victorienne chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Bourland, &lt;em&gt;Le fantôme de Baker Street&lt;/em&gt;, 10/18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2008/03/03/8115539.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/02/25/des-fantomes-a-londres.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lou&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://monlunivers.canalblog.com/archives/2008/02/19/8023186.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Charlie Bobine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.livrophage.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Arsenik&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui a déniché un exemplaire dédicacé par l'auteur)!&lt;br /&gt;PSbis : le titre de ce billet est une phrase de Conan Doyle à propos de Sherlock Holmes, ce héros qui lui rendit la vie impossible... 
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                <title>L'oeil était dans la tombe</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Polars</category>
                                                <pubDate>Sat, 12 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/269045003.jpg&quot; id=&quot;media-953089&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;399264641.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Eric Lanester est profileur. C'est un excellent flic, connu et reconnu. Alors qu'il enquête sur une affaire de meurtres en série où des quadragénaires sont sauvagement énuclées avant d'être égorgés, il perd subitement la vue sans qu'il soit possible de déceler la moindre raison physique à cet état de fait. Contraint de poursuivre l'enquête dans le noir, il commence parallèlement une psychanalyse, qui va le contraindre à se pencher sur son douloureux passé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un polar qui a été pas mal chroniqué sur les blogs et que j'avais très envie de lire, chers happy few. Et comme les blogueuses sont sympas, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bladelire.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bladelor&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; me l'a offert, et elle a même eu la gentillesse de le faire dédicacer pour moi par Françoise Guérin, qu'elle a rencontrée au Festival Quai du Polar qui a eu lieu à Lyon il y a quelque temps (quand les romans m'arrivent ainsi dédicacés dans la désormais célèbre BAL chers happy few, je suis émue et excitée comme une puce, c'est incroyable, j'adore) (mais je m'égare). Bref. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc très impatiente que j'ai ouvert ce roman, chers happy few, et je suis quand même il faut bien l'avouer, &lt;strong&gt;un peu déçue &lt;/strong&gt;par cette lecture. Le &lt;strong&gt;style est agréable &lt;/strong&gt;et on est pris par la personnalité de Lanester, cet homme d'ombre qui s'est volontairement tenu à l'écart de sa propre existence toute sa vie et qui ne le découvre que parce qu'il est contraint de suivre une analyse. C'est l'aspect de l'histoire le plus intéressant d'ailleurs, la façon dont la psychologie, qui est pourtant le fondement même de la profession de cet homme, ne l'avait jamais atteint personnellement. Les &lt;strong&gt;personnages sont sympathiques&lt;/strong&gt; mais pas vraiment originaux et on retrouve dans les relations qu'ils entretiennent les poncifs qui semblent inhérents au genre en France : le bistrot où ils se réunissent avec la tenancière sympa, les relations parfois tendues entre le chef et son adjoint, les histoires de coeur et de fesses, les rivalités entre services... Quant à l'histoire, je l'ai trouvée &lt;strong&gt;un peu faible&lt;/strong&gt; :  la fausse piste est cousue de fil blanc, on comprend vite vers quoi se dirige l'enquête (et on comprend mal d'ailleurs pourquoi elle cafouille tant) et j'ai trouvé que la façon dont le passé douloureux de Lanester et l'enquête en cours se mêlaient était un peu maladroite et trop appuyée. Un regret supplémentaire : &lt;strong&gt;l'absence de tout arrière-plan social&lt;/strong&gt;. L'enquête se déroule dans un Paris et sa banlieue de pacotille et l'équipe paraît complètement déconnectée du reste du monde. Je sais bien que c'est parfois le corollaire des whodunit, même de qualité, mais je trouve ça vraiment dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un avis mitigé, donc, chers happy few, mais que cela ne vous empêche pas de faire connaissance avec le très sympathique Commandant Lanester!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Françoise Guérin, &lt;em&gt;A la vue, à la mort&lt;/em&gt;, Le masque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets très enthousiastes (je suis la seule rabat-joie, c'est affreux) de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecture-ecriture.com/critique_livre?livre=1602#1768&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cuné&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bladelire.canalblog.com/archives/2008/04/04/8449989.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bladelor&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tamaculture.com/index.php/2007/12/05/a-la-vue-a-la-mort-francoise-guerin/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tamara&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.thetoietlis.com/article-12306293.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Flo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/09/11/6141509.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le blog de l'auteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : à noter que ce roman a reçu le &lt;strong&gt;Prix du premier roman du Festival de Cognac&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;PSbis : le titre de ce billet est emprunté au dernier vers de &lt;em&gt;La conscience&lt;/em&gt; de Victor Hugo (&lt;em&gt;&quot;L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.&quot;&lt;/em&gt;), poème qui donne son surnom au meurtrier (qui a dit que les flics n'étaient pas cultivés ?).&lt;br /&gt;PSter : merci encore &lt;strong&gt;Bladelor&lt;/strong&gt;!
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                <title>&quot;Ce livre est à l'instar de votre vie : décousue et sans but précis...&quot;</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                                <pubDate>Tue, 08 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/01/153807894.gif&quot; id=&quot;media-945025&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;913586599.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Mary, écrivain, imagine l'accueil que recevraient les grands auteurs français du XIXème s'ils s'avisaient de proposer un manuscrit à un de nos éditeurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un petit ouvrage, chers happy few, qui m'a fait bien rire, tant dans sa mise en scène des entretiens entre les éditeurs contemporains (Anne Carrière et Jacque André) et les auteurs, que dans le récit de la conversation téléphonique entre Mary et un éditeur potentiel, récit morcelé dont le dénouement est savoureux. A tout seigneur, tout honneur, c'est Stendhal qui ouvre le bal, un Stendhal timide et tétanisé face à une Anne Carrière qui trouve que &lt;em&gt;La chartreuse de Parme&lt;/em&gt; est un récit &lt;em&gt;&quot;trop long et trop embrouillé&quot;&lt;/em&gt; et qu'il faut absolument supprimer &lt;em&gt;&quot;To the happy few&quot;&lt;/em&gt; afin d'éviter de déplaire au puissant lobby de la francophonie. Suivent un Musset dépressif, un Flaubert sommé de rebaptiser sa &lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&quot;trop patronage&quot;&lt;/em&gt;) et de remplacer ce titre par un prénom (&lt;em&gt;Clara&lt;/em&gt; puisque &lt;em&gt;Emma&lt;/em&gt; est pris par Jane Austen), un Flaubert à qui l'on reproche l'absence de passages érotiques et surtout à qui l'on demande de transformer radicalement la fin, beaucoup trop noire. C'est vrai qu'un suicide à l'arsenic, franchement, ça fait désordre. George Sand, la pauvre, n'a même pas droit à un entretien, et reçoit une lettre de refus (mais pas une lettre-type), dans laquelle l'éditeur explique qu'il ne peut pas publier &lt;em&gt;La mare au diable&lt;/em&gt;, car &lt;em&gt;&quot;cette histoire d'une idylle, pour le moins rustique, semble à contre-courant de ce que le public demande en ce moment&quot;&lt;/em&gt;. Zola résiste à la demande de sabrer ses ennuyeuses descriptions, Hugo part en claquant la porte au nez d'un Jacques André qui pense qu'un roman &lt;em&gt;&quot;où on met cent cinquante pages à décrire les creux et les bosses de la cathédrale n'est pas lisible&quot;&lt;/em&gt; et Balzac se voit renvoyer un manuscrit qui n'a même pas été lu. Le seul qui échappe au massacre éditorial est un Maupassant à la voix de velours, séduisant et orgueilleux : signe que cet auteur est l'un des rares à trouver encore grâce aux yeux d'un public moderne (il n'y a qu'à voir son inamovibilité des programmes scolaires qu'il monopolise depuis des décennies...) ? &lt;strong&gt;C'est drôle, ça sonne juste et on sent derrière un amour immodéré pour ces auteurs qui ont fait l'histoire littéraire du XIXème siècle : du bonheur!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On en redemande, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mary Dollinger, &lt;em&gt;Journal désespéré d'un écrivain raté&lt;/em&gt;, En attendant le bus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2008/01/14/7543469.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bellesahi&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/10/26/6658525.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bibliodudolmen.canalblog.com/archives/2008/03/20/8392323.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Joelle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.biblioblog.fr/index.php/post/2007/11/28/744-journal-desespere-d-un-ecrivain-rate-mary-dollinger&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Laurence&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdemartine.com/article-16925024.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Martine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui connaît très bien l'auteur, la chanceuse!) &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2008/03/mary-dollinger-journal-dsespr-dun.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://englishgirl.blogs.psychologies.com/premier_roman_de_mary_dol/2007/10/journal-dsespr-.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le mode d'emploi du livre par l'auteur sur son blog&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : un grand merci à &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdemartine.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Martine Galati&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui m'a prêté son exemplaire dédicacé par l'auteur!&lt;br /&gt;PSbis : le titre du billet est emprunté à ce que reproche Anne Carrière à Stendhal...
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                <title>De la création</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/04/06/de-la-creation.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Littérature française</category>
                                <category>Lotobook</category>
                                                <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/02/1083333326.jpg&quot; id=&quot;media-945003&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1485112234.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Annabelle a une trentaine d'années. C'est une jeune femme timide, un peu peureuse, professeur de dessin mais uniquement à son domicile. Elle a peur du monde extérieur et ne sort pas beaucoup. Un jour, au restaurant chinois en bas de chez elle où elle dîne quelquefois, elle vole une sirène dans l'aquarium. Elle la met dans son lavabo, puis dans sa baignoire, et la regarde grandir. Une étrange relation s'installe alors entre la femme et la sirène...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous, chers happy few, que pour la dernière réunion du Club des Théières, nous devions lire &lt;strong&gt;un roman sorti l'année de notre naissance&lt;/strong&gt;. Or, sur les 350 livres que contient ma (désormais très ordonnée) PAL, impossible d'en trouver un seul qui correspondait à la contrainte! J'ai donc décidé de chercher un livre sorti l'année de naissance d'un de mes enfants (ce qui est nettement plus simple). Quand en plus, j'ai vu que Cypora Petitjean-Cerf était née la même année que moi, j'ai su que je devais absolument lire ce livre (qui certes, ne correspondait pas du tout à la consigne, mais 1) elles sont faites pour être détournées, non ? et 2) je ne suis pas la seule à avoir triché mais je ne dirais rien parce que je suis bonne copine)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce très court roman est donc &lt;strong&gt;un roman fantastique &lt;/strong&gt;dans lequel une &lt;strong&gt;femme tente de trouver sa place dans le monde qui l'entoure&lt;/strong&gt;. La sirène, d'abord agressive et laide, se transforme en une belle créature qui a un énorme pouvoir de création et qui peint des oeuvres qui subjuguent les amateurs. Elle se révèle ensuite posséder une voix extraordinaire (sirène oblige). Une étrange relation fusionnelle et a contrario s'établit entre les deux femmes, dont l'énergie et les talents de création semblent agir selon un système de vases communicants : en emplissant l'une, ils désertent l'autre. La sirène agit à la fois comme une métaphore du talent d'Annabelle et de sa vie (de fermée au monde, elle devient lumineuse et accessible) et comme un catalyseur : d'avoir osé voler la sirène enclenche une série d'événements qui vont lui permettre de se trouver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un très joli roman un peu déroutant mais que j'ai beaucoup aimé, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cypora Petitjean-Cerf, &lt;em&gt;Le musée de la sirène&lt;/em&gt;, Points&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/01/31/3618842.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://meslectures.over-blog.com/article-5204884.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Flo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-6186183.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://de-livre-en-livre.over-blog.com/article-10465663.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gachucha&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2007/02/28/4155222.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lilly&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'un livre &lt;strong&gt;Lotobook&lt;/strong&gt; : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>&quot;L'existence n'est pas un concours de lucidité&quot;</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/99618862.jpg&quot; id=&quot;media-934340&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;76672705.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &quot;Je m'appelle Alexandre et je suis écrivain.&quot; Ainsi débute ce roman autobiographique (en partie fictif, nous prévient l'auteur en exergue, mais ne le sont-ils pas tous ?) amoureux et amical, en tout cas uniquement d'inspiration féminine d'Alexandre Jardin, qui revient sur les femmes qui, d'une manière ou d'une autre, ont marqué sa vie et son cheminement d'homme et d'écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous, chers happy few, que pour la sortie du dernier ouvrage d'Alexandre Jardin (j'hésite à dire roman, même si le mot figure sur la couverture, pas plus qu'autobiographie, tant il s'interroge en permanence sur le réel et la perception qu'il en a), Grasset a organisé un petit-déjeuner entre l'auteur et des blogueurs. Conviée, je n'ai pu m'y rendre, trop occupée que j'étais à enseigner les subtilités de la versification classique à des collégiens qui n'en demandaient pas tant. Malgré mon absence, l'attachée de presse m'a aimablement envoyé un exemplaire du roman (qui sort en librairie aujourd'hui), roman disons-le tout net, que je n'aurais jamais acheté de mon plein gré, tant entre Alexandre Jardin et moi c'est une histoire qui n'a jamais commencé : j'ai lu &lt;em&gt;Le Zèbre&lt;/em&gt; alors que j'étais lycéenne et &lt;em&gt;Fanfan&lt;/em&gt; étudiante et j'avais trouvé ces romans naïvement romanesques, ce qui à mes yeux de lectrice est un défaut. Je trouvais qu'il manquait à ces romans, non dénués d'un certain style, une aspérité à laquelle s'accrocher. Et en lisant ce dernier ouvrage de Jardin, je comprends mieux pourquoi, tant cet écrivain avoue écrire des histoires légères pour mieux fuir sa propre réalité. On devine une enfance douloureuse dominée par une mère imprévisible et curieusement étouffante malgré ses absences, une mère qui ne lui a donné aucun repère autre que celui de toujours chercher &quot;à sortir du carré&quot; et vivre dans le provisoire, une mère tragédienne dans l'âme qui vit dans la démesure. Alexandre Jardin n'aura alors de cesse de chercher chez les femmes celles qui, à l'instar de sa mère, arriveront à bouleverser quelque chose en lui, dans sa perception qu'il a de la vie et de lui-même. Son ouvrage se compose donc de &lt;strong&gt;portraits de femmes &lt;/strong&gt;attachantes, étranges ou irréelles, parfois drôles ou émouvantes, qu'il a croisées ou longuement côtoyées, des femmes qui ne sont peut-être pas telles qu'il les a perçues, tant il ne sait où se trouve la réalité : &quot;dans le corps observé ou dans l'oeil qui regarde ?&quot; &lt;strong&gt;Faussement désorganisé&lt;/strong&gt;, le roman, à la fois &lt;strong&gt;joyeux et grave, toujours léger&lt;/strong&gt;, se lit en souriant et donne parfois envie de réinventer sa vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hommage ou thérapie, peut-être une étape sur le chemin de l'écriture d'un ouvrage sur sa mère, en tout cas c'est un joli roman, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Jardin, &lt;em&gt;Chaque femme est un roman&lt;/em&gt;, Grasset&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avis d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/archive/2008/03/25/chaque-femme-est-un-roman-%E2%80%93-alexandre-jardin.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/03/chaque-femme-est-un-roman-alexandre.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lily&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2008/04/01/8547869.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bellesahi&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2008/03/alexandre-jardin-chaque-femme-est-un.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le titre de ce billet est emprunté au roman, j'aime beaucoup cette phrase, révélatrice aussi de l'attitude d'Alexandre Jardin face à la réalité. Je trouve moi aussi que la lucidité est une arme à double tranchant qu'il faut manier avec autant de précautions qu'une grenade dégoupillée. &lt;br /&gt;PSbis : je regrette les deux dernières pages, en forme de non-remerciements, que je trouve un peu mesquines... Jardin disait pourtant s'être affranchi de toute mesquinerie au début du roman. Dommage.
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                <title>&quot;Petite âme, tendre et flottante...&quot;</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature française</category>
                                                <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 06:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/1199902680.jpg&quot; id=&quot;media-926207&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;361769062.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  Constance, jeune trentenaire solitaire, vient d'enterrer Fosca, décédée à l'âge de 87 ans, et qu'elle a accompagnée durant les dernières années de sa vie. Fosca a laissé derrière elle une lettre et quelques affaires. En y mettant de l'ordre, Constance fait remonter les souvenirs de ce qu'elle a vécu avec Fosca, et notamment leur dernier voyage en Italie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman chers happy few, qui m'a été offert par &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, lors d'un pré-swap Saint-Valentin. En effet, l'année prochaine nous organiserons un deuxième swap toutes les deux (on ne change pas une équipe qui gagne) et nous avons décidé qu'il aurait pour thème l'amour sous toutes ses formes. Histoire de vérifier qu'un tel swap était possible, dans un pur souci de rigueur scientifique qui l'honore, Miss Lotobook m'a offert un magnifique colis swap tout de rose emballé dans lequel il y avait des trésors (comme une mixtape drôlatique, du vin de la Vallée de Paradis (inutile de préciser que le vin est passé de vie à trépas) et du chocolat à l'image d'Edward et de Jacob (tiens, si l'un d'entre vous trouve de quels chocolats il s'agissait, il aura droit à un petit cadeau) (ben oui, ça fait bien longtemps qu'il n'y a pas eu quelque chose à gagner par ici)). Et puis des livres, of course, dont un roman à l'eau de rose en anglais histoire de pouvoir le lire dans le métro sans avoir honte et de parfaire son english vocabulaire spécifique : quand je vous dis que notre organisatrice en chef pense à tout! Et il y avait ce roman, &lt;em&gt;La douceur des hommes&lt;/em&gt;, de Simonetta Greggio, le roman qui est à Stéphanie ce que Foenkinos est à &lt;a href=&quot;http://groupie-litteraire.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la groupie littéraire &lt;/a&gt;: l'alpha et l'oméga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, me demanderez-vous, anxieux devant tant de suspense ? Que se passa-t-il ? Fashion fut-elle conquise (je parle de moi à la troisième personne si je veux d'abord, il n'y a rien qui ne me soit impossible, chers happy few, qu'on se le dise) ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'explique en détail pour ceux qui aiment mes longues analyses (il y en a quelques-uns, si, si, je vous assure, chers happy few). La première (bonne) moitié du roman ne m'a pas emballée du tout. La langue est agréable, ça se lit bien. Mais j'avais l'impression de lire une suite de poncifs, certes joliment enfilés, mais poncifs tout de même, que l'on pourrait résumer en &quot;carpe diem ma fille et surtout souviens-toi que les hommes sous leur dure carapace de mâles virils sont tous doux comme des agneaux&quot;.  Et il faut ajouter à cela que quelque chose dans le personnage de Fosca m'a gênée : je la trouve artificielle dans le rôle de la vieille dame digne, comme si Greggio avait créé un personnage pour incarner une thèse, celle du &quot;Je ne regrette rien&quot;. Ajoutons à cela certaines situations assez caricaturales, comme les vieilles tantes abandonnées par les hommes qui vivent ensemble dans une espèce de matriarcat dont Fosca va tenter de se défaire ou le jardinier rencontré par hasard et avec qui Constance aura une liaison... Heureusement, tout s'arrange dans le dernier tiers quand Constance trouve le carnet de Fosca. Là, l'artificialité de Fosca se révèle au grand jour, c'était une cachottière qui cachait un secret et une blessure, personnage que je trouve éminemment plus sympathique, intéressant et réaliste que la Fosca des débuts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au final, une lecture légère et sympathique, qui ne restera pas dans mes annales, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simonetta Greggio, &lt;em&gt;La douceur des hommes&lt;/em&gt;, Le Livre de Poche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets très enthousiastes de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/search/label/Greggio%20Simonetta&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&quot;http://lireetecrire.over-blog.fr/article-14906301.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Emeraude&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://krolinh-lectures.blogspot.com/2008/01/la-douceur-des-hommes-greggio-simonetta.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Caro[line]&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://moncoinlecture.over-blog.com/article-15943794.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Karine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/02/14/4006200.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-5773408.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/03/11/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'avis plus mitigé de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bladelire.canalblog.com/archives/2008/02/20/7935686.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bladelor&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (ouf, je ne suis pas la seule à être rabat-joie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : merci encore &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;PSbis : le titre de ce billet est emprunté à l'extrait des &lt;em&gt;Mémoires d'Hadrien &lt;/em&gt;de Yourcenar mis en exergue, extrait qui se termine par &quot;Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;EDIT de 23H11&lt;/strong&gt; :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;Pour tous ceux (et ils sont malheureusement plus nombreux que ce que mon petit coeur tout mou peut supporter) qui ne savent pas qui sont &lt;strong&gt;Edward et Jacob&lt;/strong&gt;, je ne peux que vous recommander vivement (enfin, avec les forces qui me restent) d'aller lire &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/10/04/vampire-vous-avez-dit-vampire.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce billet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, puis &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/10/24/a-jamais.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;celui-ci &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;et même éventuellement, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/12/15/trois-c-est-trop-pour-le-tango.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;celui-là&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au concours, il fallait trouver &lt;strong&gt;deux chocolats &lt;/strong&gt;(ce qui, je vous le concède, n'était pas clairement formulé dans le billet). &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lireetecrire.over-blog.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emeraude&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a trouvé le chocolat &lt;strong&gt;Jacob&lt;/strong&gt; : il s'agissait du &lt;strong&gt;Lindt Chili au piment d'espelette&lt;/strong&gt;, un chocolat &quot;chaud comme la braise&quot;! Bravo!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui trouvera le chocolat Edward ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, c'est encore &lt;strong&gt;Emeraude&lt;/strong&gt;, incroyable chocolatophile, qui a trouvé : il s'agissait de &lt;strong&gt;chocolat à la menthe&lt;/strong&gt;, car Edward est &quot;froid comme la glace&quot;! Bravo! Tu as bien mérité un petit cadeau (chocolaté, or not chocolaté, that's the question...)!&lt;br /&gt;
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