<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>Happy Few - litterature_anglo-saxonne</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
        <link>http://happyfew.hautetfort.com/litterature_anglo-saxonne/</link>
        <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 20:33:56 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/17/ah-colombine-viens-m-embrasser.html</guid>
                <title>Ah Colombine, viens m'embrasser!</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/17/ah-colombine-viens-m-embrasser.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Mon, 21 Jul 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Hier, chers happy few, avait lieu la &lt;strong&gt;dernière réunion du Club des Théières&lt;/strong&gt;, qui avait pour thème, unilatéralement imposé par Stéphanie sous le fallacieux prétexte qu'elle nous recevait autour d'un glamourous barbecue (si, si, le barbecue peut être glamourous, il suffit de porter une jolie robe et des spartiates et le tour est joué), &lt;strong&gt;Galipettes&lt;/strong&gt;. Pour être tout à fait honnête et pour rendre à César ce qui n'était pas à Marc-Antoine, je me dois de préciser que ce thème était une de mes propositions, ressorti à l'occasion de chaque nouveau vote du Club (nous sommes une organisation so démocratique) et n'ayant jamais obtenu la majorité des voix (quand on voit que &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/21/la-double-vie-d-irina-r.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Figures Géométriques&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; l'avait devancé à la dernière réunion, on se demande bien à quoi pensent les Théières, mais bon, ceci est une autre histoire) : je tiens donc à endosser une partie de la responsabilité de ce qui va suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà donc à la recherche d'un livre avec des galipettes inside. Or, avant d'avoir ouvert un roman, on ne peut pas savoir s'il contient de la galipette de qualité : on peut avoir de bonnes surprises en lisant une saga (ah, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/09/21/la-sassenach-et-l-highlander.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jamie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!) mais je ne comptais pas me lancer dans un roman fleuve sans galipettes-assurance. Bien, me dis-je donc en mon for intérieur, tu n'as qu'à lire quelque chose d'ouvertement érotique, comme ça il ne peut pas y avoir erreur sur la marchandise. Me voilà donc en train de demander à &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.komikku.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sam-le-libraire &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;de me conseiller un manga érotique hétérosexuel (je précise parce que Sam est affublé de l'étrange manie de vouloir toujours nous refiler un yaoi (manga homosexuel), sous prétexte qu'il a été primé et que c'est le seul de sa boutique qu'il a lu) (d'ailleurs, de guerre lasse, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://krolinh-lectures.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Caro[line]&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a fini par l'acheter, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir à son libraire). Sam me vend alors :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/479099850.jpg&quot; id=&quot;media-1126319&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;51P5-pC7qpL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Step up love story&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, qui est en fait un manuel de savoir-faire à l'usage des jeunes gens inexpérimentés : je me suis poilée comme une baleine devant les schémas explicatifs (sic), les statistiques (durée des rapports, taille du membre masculin, etc) et les explications du frère et de la belle-soeur du personnage principal qui expliquent à notre jeune couple tout ce qu'il faut faire et comment et les écueils à éviter. C'est drôle mais ce n'est pas érotique pour un sou (même si les scènes sont crues). Me voilà donc de retour chez Sam, à qui je fais part de mes doléances en la matière. Embarrassé, il me vend alors :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/260836238.jpg&quot; id=&quot;media-1126350&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;_peach_01_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Peach&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Le héros est un jeune homme de 25 ans inexpérimenté (tiens, encore), qui va être initié aux délices de l'amour par toute une série de femmes plus jolies et audacieuces les unes que les autres. Je ne suis manifestement pas le coeur de cible de ce genre de mangas, bourré de clichés (mais qui, contrairement à l'autre, est érotique, lui) et apparemment destiné à un certain public masculin qui fantasme à mort et ne fait pas grand-chose. Je me suis plainte de nouveau à Sam, et j'ai abandonné la veine manga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors que germa collectivement, après un brainstorming intense, l'idée de lire un &lt;strong&gt;roman Harlequin&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais adolescente, j'en ai lu quelques-uns et j'ai le souvenir notamment d'un roman qui se déroulait au Kenya et qui contenait une scène décalquée de &lt;em&gt;Out of Africa &lt;/em&gt;(celle où Robert Redford lave les cheveux de Meryl Streep) : je me rappelais donc que de la kulture de haute volée se dissimulait derrière ces couvertures ringardes... &lt;strong&gt;Kulture et Galipettes&lt;/strong&gt;, que demander de plus ? Me voilà donc à la recherche d'un Harlequin. Déjà, première surprise, cela ne se vend qu'en supermarché. Qu'à cela ne tienne, je cours au Monop' (qui décidément me sauve la vie quotidiennement). Deuxième surprise, il n'y a pas de catalogue : les titres sont mis en vente tous les deux mois, plusieurs titres par collection, et retirés de la vente dès que les titres suivants paraissent. Troisième surprise, deux catégories correspondent aux galipettes pures et dures : &lt;strong&gt;Audace&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Spicy&lt;/strong&gt;. Ne me laissant pas abattre pour si peu, dans un souci de rigueur scientifique qui m'est habituel, je décide d'en lire &lt;strong&gt;un de chaque catégorie &lt;/strong&gt;afin de comprendre la catégorisation (ben oui, si ça ne porte pas le même nom, c'est que ça ne doit pas être tout à fait le même genre, non ?). Et alors, vous demandez-vous, pantelants sous l'effet de ce teasing de folaïe ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la collection &lt;strong&gt;Audace&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Sexy, impertinent, osé&lt;/em&gt;) (c'est le slogan, je n'invente rien)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/1236134344.jpg&quot; id=&quot;media-1126383&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782280843683.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Déjà, il faut arriver à garder son sérieux devant la couverture atrocement kitsch (et ne pas avoir honte à la caisse, n'est-ce pas &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.carolyngrey.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Carolyn&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ?). L'histoire est celle d'Emma, une jeune femme traumatisée par le divorce de ses parents, et qui du coup ne fait plus confiance aux hommes (le fait qu'ils aient divorcé quand elle avait 22 ans ne semble pas changer quoi que ce soit, je ne suis pas Dr F. mais hum quand même). Poussée par son amie, la belle Tina, elle s'inscrit dans une croisière de célibataires où elle fait la connaissance du bel Andres qui en fait est un de ses collègues, tombé amoureux de sa voix au téléphone (vous suivez ?). Amour-passion-love-at-first-sight-clair-de-lune-cocktails-mains-baladeuses-et-plus-si-affinités mais il l'a manipulée et puis de toute façon voilà les hommes sont des menteurs, ouin, comment s'engager dans ces conditions, re-ouin, parce que quand même il est beau le Andres (qui en fait s'appelle Tony) (vous suivez toujours ?) et en plus il est doué au lit et en plus il a le sens de l'humour et il porte bien la chemise hawaïenne le bougre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, vous l'aurez compris, ce fut un grand moment de littérature/poilade, que je veux tellement vous faire partager que j'ai sélectionné pour vous une petite citation, là comme ça, paf, cadeau (lisez avant de me remercier) : &lt;em&gt;&quot;Vos cheveux ont la couleur de la lune, et vos yeux, l'éclat du ciel à midi. Elle se sentit fondre. Cet homme si viril était aussi un poète.&quot;&lt;/em&gt; Je crois que cet extrait se passe de tout commentaire, non ? Et côté galipettes, me direz-vous ? Eh bien il y en a quelques-unes, surtout au début (après on est dans l'amûûûr donc ça passe moins de temps au lit, forcément) mais elles sont assez rapides et répétitives. Pas de quoi fouetter quiconque donc (pardonnez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la collection &lt;strong&gt;Spicy&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Romans érotiques&lt;/em&gt;) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/00/500524153.jpg&quot; id=&quot;media-1126402&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782280843911.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Elle Kavanagh est une jeune femme brillante qui cache un terrible secret. Pour l'oublier, elle se noit dans l'alcool et s'étourdit dans les bras de nombreux amants de passage, à qui elle ne révèle jamais son nom. Jusqu'au jour où elle rencontre Dan... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue tout chers happy few : ici on est dans une autre catégorie et pas seulement parce que c'est écrit sur la couverture. Ce roman est &lt;strong&gt;étonnamment bien écrit &lt;/strong&gt;(d'ailleurs il ressemble plus dans sa présentation à un véritable roman qu'à un manuscrit pondu à la chaîne : il y a des remerciements en fin d'ouvrage et une dédicace au début) et &lt;strong&gt;bien construit&lt;/strong&gt;. Les personnages sont vraiment bien campés, ils évoluent au cours du roman et Elle est attachante et crédible. On suit son histoire avec intérêt et, surprise, il n'y a pas vraiment de happy end. Alors, évidemment il y a des clichés, surtout dans le personnage de Dan, qui est tout ce qu'une femme peut espérer d'un homme (et donc complètement romanesque) mais c'est la loi du genre et c'est pour ça je suppose que les lectrices lisent ce genre de romans. Côté galipettes il y en a pas mal, elles sont assez détaillées, pas trop répétitives et écrites manifestement pour un public féminin. &lt;strong&gt;Une bonne surprise donc chers happy few!&lt;/strong&gt; (comme quoi, tout est possible)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mara Fox, &lt;em&gt;Rêves de plaisir (Letting go)&lt;/em&gt;, traduction de Sylvie Patrick&lt;br /&gt;Megan Hart, &lt;em&gt;Le secret (Dirty)&lt;/em&gt;, traduction de Emma Paule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.harlequin.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le site des éditions Harlequin &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (des fois qu'il vous prendrait l'envie de vous abonner, on ne sait jamais chers happy few!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : vous me pardonnerez la longueur inhabituelle de ce billet, qui compense mon absence de la semaine dernière! 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/18/les-melis-melos-de-mel.html</guid>
                <title>Les mélis-mélos de Mel</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/18/les-melis-melos-de-mel.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Fri, 18 Jul 2008 10:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Me voici de retour, chers happy few, et non seulement j'ai survécu à la peinture, au canapé tueur, aux fréquents allers-retours au BHV, au transport de tringles de 2m50 de longeur dans le métro (ne me demandez pas pourquoi j'ai acheté des tringles de 2m50, un court-circuit neuronal très certainement dû à une trop forte inhalation d'oxydrine, je ne vois que ça) et au bazar monstrueux qui s'était installé dans mon appartement, mais en plus, j'ai eu le temps de lire pendant ces travaux (certes pas des tonnes non plus, mais quand même, c'est mieux que la dernière fois, je progresse, la prochaine fois je pourrai certainement continuer à lire comme une folle)... (parce que vous croyez vraiment qu'il y aura une prochaine fois, chers happy few ?) (laissez-moi rire de votre naïveté) (c'est fini, je ne veux plus voir une spatule à enduit de ma vie) (ni un rouleau) (encore moins une visseuse) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon alors, qu'ai-je lu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/244890144.jpg&quot; id=&quot;media-1127651&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;4131buQiY6L__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Melissa Fuller est journaliste people au New-York Journal. Un matin, elle découvre le corps inanimé de sa voisine, la vieille Mme Friedlander. Comme cette dernière est dans le coma, Mel s'occupe de ses chien et chats en attendant de parvenir à contacter Max, le neveu de sa voisine. Quand ce dernier finit par se montrer, Mel ne sait pas qu'il ne s'agit pas de Max mais de John, un de ses amis qui lui devait une faveur et qui accepte d'endosser momentanément l'identité de Max. Et Mel tombe amoureuse de ce nouveau voisin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, chers happy few, voilà longtemps que je n'avais pas autant ri à la lecture d'un roman! Comme vous le savez, je ne suis pas très branchée chick-lit mais celui-ci est tout bonnement &lt;strong&gt;formidable&lt;/strong&gt;. Il s'agit d'un &lt;strong&gt;roman épistolaire &lt;/strong&gt;entièrement rédigé sous forme de mails et cette forme, qui me laissait pourtant dubitative quand j'ai ouvert le roman, se révèle vite un &lt;strong&gt;atout majeur &lt;/strong&gt;dans cette histoire somme toute banale d'amour, d'usurpation d'identité et d'agression, car elle permet une &lt;strong&gt;grande réactivité &lt;/strong&gt;(les personnages se répondent du tac au tac). Ces mails sont drôles, créent parfois le suspense (qu'arrive-t-il à quelqu'un qui ne répond pas ?), leurs expéditeurs et leurs destinataires varient, introduisant en toute légèreté des personnages secondaires sans alourdir l'action ou en dévier le cours. Ajoutons à cela une histoire qui se tient et au &lt;strong&gt;rythme enlevé&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;beaucoup d'humour&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;personnages très sympas et attachants&lt;/strong&gt;, chacun à leur manière, vite reconnaissables grâce à leur style (la palme revient à Stacy, la belle-soeur de John sur le point d'accoucher de son troisième, victime de ses hormones en folie). J'ai beaucoup aimé le personnage de Melissa, condamnée à la rubrique des potins mondains et qui se soucie réellement de ce qui peut bien arriver à Winona Ryder : une femme qui pense que jamais Harrison Ford ne succomberait au peeling chimique, qui aime Hugh Jackman, qui lit des polars et qui connaît &lt;em&gt;Star Wars &lt;/em&gt;par coeur est forcément une femme selon mon coeur, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un excellent roman de plage, chers happy few, vivement recommandé pour les zygomatiques et donc pour le moral!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meg Cabot, &lt;em&gt;Melissa et son voisin (The boy next door)&lt;/em&gt;, Le Livre de Poche (traduit de l'anglais par Cécile Leclère)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cuneipage.over-blog.com/article-14251411.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cuné&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (que je remercie chaudement  pour le prêt, et qui rêve de voir ce roman adapté au ciné) (moi aussi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : ne lisez surtout pas la 4ème de couverture qui arrive à énoncer deux faussetés énormes en 10 lignes! On remarquera aussi que l'illustrateur de couverture a mal fait son travail : on y voit une brunette alors que Melissa est rousse...&lt;br /&gt;PPS : ce roman m'a rassurée sur un point : je ne suis pas la seule à envoyer des centaines de mails aux copines (qui se reconnaîtront)!
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/01/n-oublie-pas-de-reboucher-le-dentifrice.html</guid>
                <title>N'oublie pas de reboucher le dentifrice</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/07/01/n-oublie-pas-de-reboucher-le-dentifrice.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Jeunesse</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/930499229.jpg&quot; id=&quot;media-1102479&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;51CvhSYd5NL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Apolline vit seule au vingt-quatrième étage de l'immeuble Poivrier. Ses parents sont toujours en vadrouille ; ils parcourent le monde à la recherche d'objets plus ou moins farfelus pour leurs éclectiques collections.  L'occupation favorite d'Apolline pour tuer le temps est de résoudre des énigmes compliquées : elle s'attaque ici à la résolution de mystérieux cambriolages dans le quartier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que voilà un &lt;strong&gt;bel ouvrage&lt;/strong&gt;, chers happy few! La couverture rigide, qui imite les carnets à l'ancienne, légèrement soutachée d'or (oui, il y a longtemps que je voulais employer cet adjectif, voilà qui est fait, je me sens plus légère), est très belle, ce qui rajoute je trouve au plaisir de lecture. L'histoire est à la fois une &lt;strong&gt;histoire policière un peu déjantée&lt;/strong&gt;, où une chatte jaune (c'est d'ailleurs le titre original) dirige une bande organisée de chiens qui lui servent d'indics dans les maisons chics qu'elle cambriole ensuite et &lt;strong&gt;l'histoire un peu triste d'une petite fille qui vit sans ses parents&lt;/strong&gt;, dans un environnement luxueux mais solitaire. Heureusement que M. Munroe, un petit être poilu, velu et muet, veille sur elle. Et pour se consoler et s'occuper, elle a sa collection de chaussures orphelines et de cartes postales du monde que lui envoient ses parents. Il y a beaucoup de &lt;strong&gt;poésie &lt;/strong&gt;dans ce roman, dans les dessins des décors, dans les répétitions qui ressemblent à des contes, dans l'absurdité de certaines situations (tous les jours une armée d'adultes vient accomplir toutes les tâches ménagères, y compris tirer les rideaux ou polir les poignées de portes) et pas mal d'&lt;strong&gt;humour&lt;/strong&gt;. Les dessins sont extra et complètent le texte ou s'y substituent totalement, ajoutant encore beaucoup au plaisir de lecture. Le tout forme un &lt;strong&gt;très bel ouvrage&lt;/strong&gt;, à l'univers un peu particulier, qui a beaucoup plu à ma fille (cette chronique a mis du temps à venir car elle refusait de me le laisser pour que je rédige ces quelques lignes, elle avait peur que je ne le lui rende pas) (ce qui ne veut pas dire que je vole les livres de ma fille, n'allez pas croire, chers happy few).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A lire, à regarder, à déguster, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chris Riddell, &lt;em&gt;Apolline et le chat masqué (Ottoline and the yellow cat)&lt;/em&gt;, Milan jeunesse (traduit de l'anglais par Amélie Sarn) (on se demande d'ailleurs pourquoi le prénom de la petite fille a été modifié)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bouquine.canalblog.com/archives/2008/05/20/9189942.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mélanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui m'a furieusement donné envie d'acheter ce roman et ceux de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2008/05/20/9241624.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://gawoulameilleure.canalblog.com/archives/2008/05/14/9175594.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gawou&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/26/that-s-so-like-cosmic.html</guid>
                <title>That's so, like, cosmic</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/26/that-s-so-like-cosmic.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 06:34:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    A l'instar d'une certaine Ella, qui aime New-York en juin, chers happy few, moi j'aime le mois de juin tout court. Les températures deviennent vraiment estivales (je rappelle que je vis à Paris où on ne se découvre pas d'un fil ni en avril ni en mai), les arbres déploient leurs ramures, les terrasses des cafés s'emplissent, on peut enfin ressortir robes et spartiates, le soleil baigne déjà la rue quand on part oeuvrer pour le salut de son porte-monnaie, les bruits de la ville changent subtilement, bref il règne un délicieux parfum de vacances un peu précoces, qui sont, chaque année suivies par les vraies vacances, car pour tout prof, même le plus heureux, même le plus investi, le mois de juin c'est aussi le signe que l'écurie est proche. Et depuis quelques années, le bonheur du mois de juin est décuplé par la sortie du &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/04/17/chasseuse-de-primes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stephanie Plum annuel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne remerciera jamais assez, chers happy few, certains romanciers anglo-saxons d'être prolifiques. Leur facilité de plume permet à la lectrice compulsive et légèrement obsessionnelle que je suis, de vivre dans une attente relativement sereine : Peter Robinson, Jasper Fforde, Janet Evanovich pour ne citer qu'eux, publient avec la régularité d'un métronome suisse et je ne raterai pour rien au monde ce rendez-vous annuel. Et ce mois de juin n'a pas dérogé à la règle, chers happy few, puisque Janet nous a offert :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/886838065.jpg&quot; id=&quot;media-1094953&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;21727IZXbaL__SL500_AA180_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Fearless Fourteen&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, la quatorzième aventure de Stephanie Plum, chasseuse de primes à Trenton, New Jersey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre héroïne se retrouve embarquée cette fois-ci dans une &lt;strong&gt;chasse au trésor &lt;/strong&gt;: les neuf millions de dollars dérobés dans une banque par quatre malfrats dix ans auparavant. Dominic Rizzi, le seul arrêté pour cette attaque à main armée, vient d'être libéré de prison. Ses trois comparses l'attendent pour récupérer le magot, mais le hic c'est que les clés nécessaires à la récupération du trésor sont... dans le sous-sol de la maison de Morelli, maison qu'il a héritée de sa tante Rose. Voilà donc les quatre comparses prêts à tout pour récupérer les clés. Ajoutons à cela que l'un d'entre eux semble bien décidé à ne pas partager le magot : les cadavres s'accumulent et Loretta, la soeur de Dominic, est enlevée afin de servir de moyen de pression sur Dominic. Stephanie se retrouve à baby-sitter le fils de cette dernière, Zook, quatorze ans, piercé de partout et fou de jeux vidéos, entre l'enquête pour retrouver Loretta et un job de garde du corps pour le compte de Ranger. Les choses ne sont pas simples, as usual...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve avec bonheur tous les ingrédients qui font de cette série un &lt;strong&gt;remède absolu contre la morosité &lt;/strong&gt;: les &lt;strong&gt;personnages hauts en couleur et parfaitement déjantés &lt;/strong&gt;(Brenda, la chanteuse que Stephanie doit protéger est un monument à elle toute seule, Grandma Mazur développe une nouvelle lubie, Gary a des visions emplies de pizzas volantes, Mooner invente le bazooka à patates...) et des &lt;strong&gt;situations parfaitement loufoques&lt;/strong&gt; (les fiançailles de Lula et de Tank, l'activité nocturne de Grandma Mazur, le singe de Susan Stitch, l'émission de télé-réalité...). L'intrigue est comme toujours entrecoupée des &lt;strong&gt;tentatives d'arrestation des FTA &lt;/strong&gt;(Failure to Appear, ceux qui ont manqué leur rendez-vous au tribunal) complètement hallucinantes (cette fois-ci il est question d'un vieillard de 80 ans qui vit sans pantalon) et des passages obligés (explosions en tous genres, problèmes de voiture, repas familiaux (je ne donne pas beaucoup de volumes pour que la mère de Stephanie devienne irrémédiablement alcoolique, la pauvre), absorption de beignets et de poulet frit...). L'intrigue n'a comme d'habitude pas grand intérêt en elle-même, les dialogues sont fort bien troussés et, cerise sur le gâteau d'anniversaire, nous retrouvons évidemment nos deux hommes favoris, Morelli et Ranger, toujours aussi hot and sexy. Et les fans du flic le plus sexy de la littérature seront comblés : &lt;strong&gt;Morelli est présent pratiquement à chaque page&lt;/strong&gt;, ce qui n'était pas le cas des deux volumes précédents (&lt;em&gt;Twelve sharp &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Lean Mean Thirteen&lt;/em&gt;) où Ranger occupait toute l'intrigue! Le seul regret : je passe une année à attendre et j'ai beau me réfréner dans ma lecture, je ne passe que quelques heures en compagnie de cette bande de joyeux lurons. Janet, si tu me lis : tu ne pourrais pas en publier deux par an, please ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un volume drôle et sexy, chers happy few, comme d'habitude! Vivement l'année prochaine!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janet Evanovich, &lt;em&gt;Fearless Fourteen&lt;/em&gt;, Headline Review &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'oubliez pas de faire un tour sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evanovich.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le blog de l'auteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, où vous pouvez acheter des &lt;strong&gt;t-shirts rangeman&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;casquettes I love Morelli &lt;/strong&gt;et participer &lt;strong&gt;au concours annuel pour être l'auteur du titre du numéro 15&lt;/strong&gt;.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/25/les-baisers-sont-un-meilleur-sort-que-la-sagesse.html</guid>
                <title>&quot;Les baisers sont un meilleur sort que la sagesse&quot;</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/25/les-baisers-sont-un-meilleur-sort-que-la-sagesse.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Jeunesse</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>SF</category>
                                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/897602849.jpg&quot; id=&quot;media-1092852&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;51gVcA3NVwL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Tally a enfin obtenu ce qu'elle désirait depuis si longtemps : elle est devenue une Pretty au visage d'ange. Elle cherche à se faire admettre dans la bande des Crims, des jeunes Pretties qui ont eu un passé criminel et dont le chef, Zane, est &quot;intense&quot;. Mais lors de la cérémonie d'admission, un Ugly surgit du passé de Tally : Croy prend des risques pour lui donner une bourse qui contient une lettre et deux cachets. Et brutalement Tally se souvient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, chers happy few, alors que j'étais innocemment entrée dans la librairie de mon quartier afin d'acheter le livre pour le &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://chez-anjelica.over-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;swap Eternel féminin &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;(vous remarquerez que je ne fréquente plus les librairies qu'avec une excuse valable), je me suis vue contrainte, pour de sombres raisons de moyen de paiement, d'acheter des livres supplémentaires. Si, je vous jure Monsieur le Juge, je n'y suis absolument pour rien, je ne voulais pas du tout repartir avec &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/montagne-Dominique-Joly/dp/2070527409/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1214407888&amp;sr=1-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;ça&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/grand-livre-anim%C3%A9-Corps-humain/dp/2745922599/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1214407827&amp;sr=1-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ça&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, et encore moins &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Apolline-chat-masqu%C3%A9-Chris-Riddell/dp/2745933957/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1214407768&amp;sr=8-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;ça&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Quant à &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pretties&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, il s'est traîtreusement glissé dans mon panier et quand je m'en suis rendue compte je n'ai pas eu le courage de le reposer d'où il venait. Je suis une âme sensible, Monsieur le Juge, je ne supporte pas les cris de détresse et les larmes des livres qui veulent être adoptés. J'ai donc cédé, Monsieur le Juge, mais c'est pour la bonne cause. Et puis comme je l'ai lu tout de suite, ça ne compte pas, il n'a pas vu la PAL, même de loin (il paraît d'ailleurs qu'il en est marri, il aurait bien aimé séjourner un peu aux côtés de ses pairs et vérifier le confort tant vanté des étagères, qui explique pourquoi certains romans sont là depuis 6 ans) (au bas mot).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai bien fait de céder, chers happy few, parce qu'en toute honnêteté, &lt;em&gt;Pretties&lt;/em&gt; est encore meilleur que &lt;em&gt;Uglies&lt;/em&gt;, pour lequel, je vous le rappelle, j'ai eu un coup de coeur que j'ai &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/10/la-beaute-est-elle-soluble-dans-le-totalitarisme.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;exprimé bien fort dans ce modeste salon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Ce deuxième volet des aventures de Tally est &lt;strong&gt;excellent&lt;/strong&gt;. La jeune fille est devenue une Pretty qui se rend assez vite compte que quelque chose cloche. Elle lutte contre &quot;la belle mentalité&quot; par tous les moyens, aux côtés de Zane, personnage très intéressant, chef de bande secret et charismatique qui a lui aussi compris depuis longtemps que l'Opération ne s'était pas contentée de le rendre beau. &lt;strong&gt;Parfaitement construit&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;plein de rebondissements&lt;/strong&gt;, ce roman d'aventures &lt;strong&gt;marie action et réflexion&lt;/strong&gt; et pose de nombreuses questions de manière fort habile : la fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on sauver quelqu'un qui ne le demande pas ? Qu'est-ce que le libre-arbitre ? Pourquoi certains se rebellent-ils et pas d'autres ? Qu'est-ce que la trahison ? La psychologie des personnages est d'une incroyable justesse et Tally continue de mûrir, en découvrant que les relations sentimentales ne sont pas de tout repos et que l'amitié est une chose difficile quand elle est à sens unique (le personnage de Shay devient terrifiant). C'est peu de dire donc que j'adore cette série, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A lire de toute urgence (enfin, après avoir lu &lt;em&gt;Uglies&lt;/em&gt;) : j'ai comme l'impression que mes pas vont me porter à l'insu de mon plein gré vers la librairie, chers happy few, car évidemment il y a une suite!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scott Westerfeld, &lt;em&gt;Pretties&lt;/em&gt;, Pocket Jeunesse (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2008/06/11/9508981.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emmyne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://chrestomanci.over-blog.com/article-10910286.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Virginie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le titre de mon billet est emprunté à Cummings, cité dans le roman.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/23/serviteurs-de-la-lumiere.html</guid>
                <title>Serviteurs de la Lumière</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/23/serviteurs-de-la-lumiere.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Jeunesse</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Aujourd'hui, chers happy few, je vous propose pour commencer ce billet de remonter le temps, pas moins. Comme vous vous en souvenez certainement, lors de la rencontre de mai du célèbre &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://leclubdestheieres.over-blog.net/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Club des Théières&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, au thème évocateur des &lt;em&gt;Créatures de la Nuit&lt;/em&gt; (je reconnais que c'est moins tordu que les &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/21/la-double-vie-d-irina-r.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Figures Géométriques&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (je ne sais pas pourquoi je mets des majuscules partout, une pulsion sans doute), mais franchement ce dernier thème a permis aux participantes de se surpasser dans la triche la plus éhontée, ce qui n'est pas si mal en définitive, surtout pour nos zygomatiques), donc, disais-je, avant d'être intempestivement interrompue par l'ouverture d'une parenthèse, j'avais lu &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/18/dur-metier.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'apprenti-épouvanteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de Joseph Delaney. Et comme j'ai de la suite dans les idées, j'ai lu les &lt;strong&gt;deux volumes suivants&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/00/33018741.jpg&quot; id=&quot;media-1089228&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;51BJY3TPQNL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/710614679.jpg&quot; id=&quot;media-1089234&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;512kK7ayeUL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Comme je vous aime bien, je vais vous en faire une &lt;strong&gt;critique groupée&lt;/strong&gt;, paf, comme ça (encore une pulsion sans doute, y a pas à dire, j'ai besoin de vacances) (ah, il paraît que c'est pour ce soir) (chouette alors) (vous avez le droit de me haïr, je comprends parfaitement, chers happy few).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Le jeune Tom Ward, apprenti-épouvanteur qui s'est dépêtré tant bien que mal des griffes de la terrible Mère Maulkin (c'était &lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/18/dur-metier.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le tome 1&lt;/a&gt;), se retrouve dans le &lt;strong&gt;tome 2&lt;/strong&gt; confronté à un bien plus redoutable adversaire : le Fléau, ancien dieu enfermé dans un labyrinthe sous la cathédrale de Priestown. L'Epouvanteur n'a jamais réussi à le vaincre mais il doit à présent achever le travail, la maléfique créature étant sur le point de se libérer en étendant son emprise psychique sur toute les habitants de la ville. Mais dans cette ville aux innombrables églises où on ne peut faire un pas sans croiser un membre du clergé, Gregory et son apprenti sont fort mal vus, car ils empiètent sur les plate-bandes des exorcistes qui pensent venir à bout des gobelins et des sorcières à coup de Pater Noster doctement assenés. Et comble de malchance, l'Inquisiteur, sociopathe cruel qui se réjouit de faire dresser des bûchers à tous les coins de la ville, est bien décidé à avoir la tête de nos deux Epouvanteurs... Cet &lt;strong&gt;excellent deuxième volume&lt;/strong&gt; est une &lt;strong&gt;réflexion sur les rapports que la religion entretient avec le reste du monde &lt;/strong&gt;et une &lt;strong&gt;réécriture fantastique des chasses aux sorcières&lt;/strong&gt; que le monde a connues de tous temps. On en apprend un peu sur le passé de John Gregory, qui a aimé deux femmes, et son frère Andrew le serrurier de génie devient un personnage important. Tom prend de l'assurance et se montre capable de prendre des initiatives et des risques, justifiant par là la confiance que sa mère a toujours placé en lui. Ses relations avec Alice, la jeune sorcière qui a bien du mal à se débarrasser de son penchant vers l'obscur, s'étoffent et la jeune fille se révèle complexe et attachante (ce dont on se doutait dès le tome 1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;strong&gt;tome 3&lt;/strong&gt; s'ouvre au début de l'hiver par la migration de Tom, Alice et l'Epouvanteur vers les quartiers d'hiver de ce dernier, à Anglezarke, village sinistre perdu au pied d'une impressionnante falaise. Cette fois-ci nos héros sont confrontés à Morgan, ancien apprenti de Gregory, passé du côté obscur de la force et qui n'a qu'un but : libérer Golgoth, terrible Seigneur de l'Hiver de sa prison. Le pauvre Tom n'est pas au bout de ses peines... Ce volume est placé sous le &lt;strong&gt;signe du passé de l'Epouvanteur&lt;/strong&gt;, Morgan en représentant une partie, Meg, la sorcière lamia, une autre. C'est un volume sous le &lt;strong&gt;signe du renoncement &lt;/strong&gt;pour Gregory et pour Tom, le premier renonçant à l'illusion de l'amour, le deuxième perdant père et mère et renonçant ainsi définitivement à son enfance. On y découvre qui est réellement la mère de Tom et on y a la confirmation que l'Epouvanteur, même s'il est sur le déclin, a plus d'un tour dans son sac. Comme dans les tomes précédents, on ne peut que louer la &lt;strong&gt;rigueur de la construction narrative &lt;/strong&gt;et de &lt;strong&gt;l'évolution des personnages&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;l'atmosphère très particulière&lt;/strong&gt;, où la solitude, le jeûne et le silence tiennent une grande place, ainsi que la &lt;strong&gt;vision somme toute originale du métier d'Epouvanteur &lt;/strong&gt;: pas de magie (ou très peu), pas de poudre aux yeux, pas de grands remerciements de la part de ceux qui sont sauvés mais de l'étude, de la persévérance, du courage et une bonne dose d'humilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une série décidément de grande qualité, chers happy few, que je ne peux que continuer à recommander chaudement! Le combat contre l'obscur ne fait que commencer!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joseph Delaney, &lt;em&gt;La malédiction de l'Epouvanteur (The spook's curse)&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le secret de l'Epouvanteur (The spook's secret)&lt;/em&gt;, Bayard Jeunesse (traduit de l'anglais par Marie-Hélène Delval)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;Yueyin&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-6352684.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le secret de l'Epouvanteur&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et de &lt;strong&gt;Virginie&lt;/strong&gt; sur &lt;a href=&quot;http://chrestomanci.over-blog.com/article-14640165.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;les trois premiers volumes&lt;/a&gt;.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/10/la-beaute-est-elle-soluble-dans-le-totalitarisme.html</guid>
                <title>La beauté est-elle soluble dans le totalitarisme ?</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/10/la-beaute-est-elle-soluble-dans-le-totalitarisme.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Jeunesse</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/435347090.jpg&quot; id=&quot;media-1062979&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;51c6Q8u2AsL__SL500_AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  Tally va avoir 16 ans. Elle attend impatiemment son anniversaire, qui va de pair avec l'Opération : grâce à la chirurgie esthétique, elle quittera son statut de Ugly pour devenir à son tour une Pretty à la beauté envoûtante et vivre de fête et d'alcool dans New Pretty Town, de l'autre côté du fleuve. Mais quelques semaines avant cette date, elle fait la connaissance de Shay, qui est née le même jour qu'elle mais qui, à la différence de Tally, ne veut pas être transformée. Shay soutient que des Uglies fugitifs vivent en communauté à La Fumée et elle tente de persuader Tally de s'enfuir avec elle avant l'Opération...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman, chers happy few, qui m'a littéralement sauté dans les bras, alors qu'innocente et encombrée d'enfants, je me rendais chez une de mes soeurs pour un (d'ailleurs délicieux) repas dominical : figurez-vous que Falbala (ma soeur, donc), habite à côté d'une librairie qui non seulement a le désavantage d'être ouverte le dimanche mais a en plus l'outrecuidance de ne vendre que des livres (presque) neufs à prix d'occasion (un toupet pareil est assez inconcevable, chers happy few, et je sais que vous le pensez aussi)... Et sans que je puisse m'y opposer et avant même que j'aie le temps de me rendre compte de ce qui m'arrivait (comme d'habitude, en somme), le so girly porte-monnaie avait été délicatement délesté de quelques euros (je n'ose même pas vous dire combien je l'ai payé sinon vous allez me jalouser jusqu'à la fin de ce billet) et ce roman avait rejoint ma toute petite PAL pour une durée tellement brève qu'autant dire que ça ne compte pas, chers happy few!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai été fichtrement bien inspirée en achetant ce roman, qui est, allez, n'ayons pas peur des mots (il paraît qu'ils ne mordent pas), un &lt;strong&gt;coup de coeur&lt;/strong&gt;! J'ai trouvé l'histoire &lt;strong&gt;profondément originale&lt;/strong&gt;, non pas tant dans la mise en place d'une société totalitaire reposant sur l'homogénisation du peuple et le lavage de cerveau des masses que dans son utilisation de la beauté, qui est censée faire de l'égalité une réalité et aplanir toutes les difficultés sociales. Cette société futuriste (nous sommes dans un futur assez lointain) qui se dessine par petites touches est censée être une réaction/solution aux erreurs commises dans le passé par les Rouillés (nous, ainsi nommés en raison de notre sur-utilisation du métal) : plus de gaspillage, plus de guerre, plus d'exploitation à outrance de la nature, plus d'inégalités, plus de violence... Mais évidemment il y a un envers à l'idyllique tableau : l'Opération ne se contente pas de rendre les Uglies beaux, elle les rend aussi malléables, incapables de prendre des décisions et de réfléchir et la violence existe sous la forme des Specials, des êtres génétiquement modifiés pour être des machines au service de la répression. La grande force du roman réside dans la mise en place de cette société qui a l'air si heureuse et si douce, où tout le monde semble accepté et où en fait tout le monde est manipulé et dans la personnalité et l'évolution de Tally, qui découvre malgré elle les tenants et les aboutissants de l'Opération et y fait face, à sa manière, avec beaucoup d'énergie, d'hésitations et d'intelligence, ce qui rend son cheminement intellectuel et psychologique très crédible. L'intrigue est très bien menée et les rebondissements s'enchaînent jusqu'au cliffhanger final : rien n'est résolu, tout reste à faire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je suis en manque, chers happy few, il me faut la suite et vite!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scott Westerfeld, &lt;em&gt;Uglies&lt;/em&gt;, Pocket Jeunesse (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un billet sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ricochet-jeunes.org/parudet.asp?livrid=35519&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Ricochet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'avis de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://chrestomanci.over-blog.com/article-10458896.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Chrestomanci&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://carnetdelectures.over-blog.com/article-15733112.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Solenn&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2008/06/11/9508981.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emmyne&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.scottwesterfeld.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le blog de l'auteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, où on peut se procurer des t-shirts aux couleurs du roman et où on apprend que Scott Westerfeld est un fan de &lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; : ah, un auteur selon mon coeur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : il s'agit d'une tétralogie, les deux volumes suivants &lt;em&gt;Pretties&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Specials&lt;/em&gt; sont disponibles chez Pocket Jeunesse aussi, le quatrième, &lt;em&gt;Extras&lt;/em&gt;, est sorti en octobre dernier en anglais.&lt;br /&gt;PSbis : ce roman a obtenu le &lt;strong&gt;Grand Prix de l'imaginaire 2008 &lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;Prix du meilleur roman pour jeunes adultes de l'American Library 2006&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;PSter : Scott Westerfeld est l'auteur d'un roman mettant en scène des vampires, à ce jour non traduit en français, &lt;em&gt;Peeps&lt;/em&gt;. Oh my! Et hop, sur la Londonian LAL!&lt;br /&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/08/laissons-parler-les-baisers-langoureux.html</guid>
                <title>Laissons parler les baisers langoureux...</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/08/laissons-parler-les-baisers-langoureux.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Challenge Saga</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Mon, 09 Jun 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Je suis sûre que dans votre grande perspicacité, chers happy few, vous avez remarqué que la semaine dernière a été relativement pauvre en billets purement livresques et que vous vous demandez bien pourquoi j'ai ainsi manqué à tous mes devoirs (sauf les amateurs d'&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/06/04/le-jeudi-c-est-etymologie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;étymologie&lt;/a&gt;, qui sont bien évidemment ravis de cet état de fait). Eh bien figurez-vous, chers happy few, qu'il y a une très bonne raison à ma (toute petite) défection : je me suis offert un voyage dans &lt;strong&gt;l'espace et dans le temps&lt;/strong&gt; en lisant les 1000 pages du&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/00/1134695041.gif&quot; id=&quot;media-1058814&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782258061835.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; tome 2 de la saga de Diana Gabaldon, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Talisman&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.  Si votre mémoire est bonne, chers happy few (ce dont je ne doute pas un instant), vous vous rappelez que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le chardon et le Tartan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; était &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/07/03/la-saga-de-l-ete.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ma saga de l'été dernier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et que je n'avais lu que &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/09/21/la-sassenach-et-l-highlander.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le tome 1&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui m'avait littéralement transportée. Huit mois plus tard c'est donc le tome 2 que je viens de dévorer avidement (certes parfois interrompue bien malgré moi par &lt;a href=&quot;http://www.drhouse.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le Boiteux du CHU de Plainsboro&lt;/a&gt;, mais on ne se refait pas, chers happy few). Je pitche rapidement pour ceux qui se souviennent de quoi parle ce chef-d'oeuvre (et pour ceux qui sont rapidement allés relire le précédent billet, car certains d'entre vous sont bons élèves, ne niez pas, je sais tout). Nous avions laissé Jamie et Claire en bien piteux état, après la rencontre mouvementée avec le capitaine Jonathan Randall. Nous les retrouvons en France, venus oeuvrer dans l'ombre afin que Charles-Edouard Stuart (le fameux Bonnie Prince Charlie) ne trouve pas les fonds nécessaires pour soulever une armée et réclamer le trône d'Angleterre. En effet, Claire sait que le soulèvement de Charles-Edouard aura des conséquences désastreuses pour l'Ecosse, puisque les Highlanders seront cruellement battus par les Anglais lors de la bataille de Culloden, qui laissera l'Ecosse affamée et meurtrie. Arriveront-ils à infléchir le cours de l'Histoire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, &lt;strong&gt;l'excellent volet&lt;/strong&gt; que voilà, chers happy few! Par une diabolique astuce narrative, Diana Gabaldon tient le lecteur en haleine dès les premières pages. En effet, le roman s'ouvre &lt;em&gt;en 1968&lt;/em&gt; sur une Claire d'une quarantaine d'années et sa fille, Brianna. Diantre, me suis-je alors dit en mon for intérieur, mais que s'est-il passé ? Pourquoi est-elle revenue dans le présent ? Et surtout, ô combien douloureuse question : qu'est-il arrivé à Jamie ? Nous voilà donc en train de suivre Claire, revenue en Ecosse à la mort de Franck, qui veut absolument savoir ce qui est arrivé aux hommes de Jamie lors de la bataille de Culloden et qui s'adjoint pour ce faire l'aide de l'historien Roger Wakefield, le fils adoptif du pasteur (dont nous avions fait la connaissance dans le précédent volume). Ce n'est qu'aux environs de la deux centième page que nous aurons un flash-back et que nous saurons enfin ce qui s'est produit entre 1744 et 1746. Vous imaginez bien dans quel état d'impatience je me trouvais alors, chers happy few, et je peux vous assurer qu'elle fut récompensée au centuple. Avec une &lt;strong&gt;plume toujours aussi vive et pas mal d'humour&lt;/strong&gt;, Diana Gabaldon nous entraîne dans un &lt;strong&gt;tourbillon d'aventures &lt;/strong&gt;: complots, trahisons, sorcellerie, empoisonnements, malentendus, duels, guerre, galipettes, rien ne manque dans ce deuxième volet! Nous retrouvons les personnages présents dans le premier volume et certains prennent de l'ampleur, Jamie en tête, qui se révèle être, en plus d'une fine lame et d'un amant ardent, un redoutable cerveau (quel homme! décidément, je ne m'en remets pas). Claire est toujours aussi intrépide et drôle, même si les événements ne lui font pas de cadeau (en même temps, vivre dans les Highlands en ces temps troublés et reculés ne devait pas être de tout repos) et on suit les multiples rebondissements avec un plaisir teinté d'angoisse tant l'on se doute bien que tout ne peut pas finir comme dans un conte de fées. Ajoutons à cela l'inévitable &lt;strong&gt;cliffhanger final&lt;/strong&gt; qui laisse le lecteur pantelant, n'ayant plus la force que de prononcer un seul mot : la suite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vais vous dire, chers happy few, qu'il est hors de question que j'attende de nouveau huit mois pour lire la suite!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diana Gabaldon, &lt;em&gt;Le talisman (Dragonfly in amber)&lt;/em&gt;, Presses de la Cité (traduit de l'anglais par Philippe Safavi). Ce volume correspond aux volumes 3 et 4 de l'édition J'ai lu : &lt;em&gt;Le talisman&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Les flammes de la rebellion&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://kalistina.over-blog.com/article-11214052.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kalistina&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui propose en prime une photo de l'actuel Simon Fraser, Lord Lovat (on peut donc voir la couleur du tartan de Jamie, d'un très beau rouge) (ouis, je sais, j'aime même la couleur de son kilt, c'est grave, chers happy few ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le titre de ce billet est un vers de Catulle, gravé dans l'anneau de mariage que Jamie a donné à Claire. Voici la strophe complète :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Laissons parler les baisers langoureux&lt;br /&gt;Qui s'attardent sur nos lèvres&lt;br /&gt;Mille et cent fois repris,&lt;br /&gt;Cent et mille fois encore.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(J'espère qu'après cette petite citation plus personne ne doute de l'intérêt hautement kulturel de cette saga, chers happy few!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/28/plein-lune.html</guid>
                <title>Pleine lune</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/28/plein-lune.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantastique</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Wed, 28 May 2008 11:56:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/01/1837925725.jpg&quot; id=&quot;media-1038718&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2089678979.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Elena est la seule femme loup-garou au monde, le gène lupin-garou (j'invente des adjectifs si je veux d'abord) ne se transmettant qu'aux hommes, que ce soit de manière héréditaire (un enfant né des amours d'un loup-garou et d'une humaine) ou par morsure. Elena a été mordue alors qu'elle avait une vingtaine d'années, et contre toute attente, elle a survécu. Malgré la dizaine d'années qui s'est écoulée depuis sa conversion, Elena a du mal à accepter sa condition. Elle voudrait s'intégrer dans la société humaine et oublier une enfance très douloureuse et sa lupinitude. Elle a donc quitté la Meute, où elle vivait en sécurité, et s'est exilée à Toronto, où elle mène une vie normale auprès de Philip, qui ignore que sa dulcinée va régulièrement courir dans les bois et chasser le lapin sauvage après avoir muté. Mais la Meute est en danger et Elena, la mort dans l'âme, retourne à Bear Valley (Etat de New-York) pour aider les siens...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers happy few, vous me voyez navrée (enfin presque), mais si vous lisez ce roman, vous vous verrez affligés d'une &lt;strong&gt;addiction supplémentaire &lt;/strong&gt;(oui, je sais, ce n'est pas comme si on en avait besoin). Cependant, je plaide non coupable, car je ne suis pas à l'origine de la découverte de cette série (eh oui, 7 tomes déjà parus en anglais, 2 traduits et le troisième en cours de traduction) : il faudra donc rendre responsable de vos frissons et de vos nuits blanches une certaine &lt;a href=&quot;http://www.griffedencre.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Magali D.&lt;/a&gt;, qui a tenu à garder l'anonymat histoire d'éviter de recevoir de nombreux courriers de lecteurs accros... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Mais, vous demandez-vous au dedans de vous-mêmes, pourquoi cette série est-elle si addictive (et donc nocive pour le sommeil) ? Eh bien pour plusieurs raisons, chers happy few. Tout d'abord, la narratrice, Elena, est un personnage &lt;strong&gt;complexe et attachant&lt;/strong&gt;, qui s'obstine à vouloir rentrer dans un moule entièrement fabriqué (et illusoire), afin de devenir l'humaine qu'elle aurait voulu être : une femme douce, bienveillante et passive, alors que sa véritable personnalité est à des années-lumière : volontaire, têtue, impulsive, grande gueule et violente. C'est une femme &lt;strong&gt;déchirée entre deux aspirations&lt;/strong&gt;, qui porte en plus le fardeau d'une enfance difficile (elle a perdu ses parents très tôt et est allée de familles d'accueil en foyers, subissant toutes sortes de maltraitances). Elle échoue à canaliser sa violence, rendant son état de loup-garou responsable de tout, alors qu'il n'est bien évidemment qu'un symptôme, un reflet de sa véritable personnalité. Elle hésite donc entre deux mondes, tâchant de se persuader qu'elle est &quot;normale&quot; et qu'elle a donc droit à une vie comme les autres, et refuse de revenir au sein de la Meute pour échapper aussi à l'emprise de Clayton, le so hot loup-garou, responsable de bien des maux, personnage fascinant, qui assume sa violence même s'il l'a domptée. C'est une espèce de mélange de Wolverine et de Ranger (je sens votre intérêt tripler chers happy few de la gent féminine), tellement sexy que chacune de ses apparitions provoque des palpitations chez le lecteur (bon ok, la lectrice). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, &lt;strong&gt;l'histoire est fort prenante&lt;/strong&gt;, même si elle a parfois tendance à être un peu brouillonne, comme un reflet de l'énergie d'Elena. La Meute est en butte aux assauts des cabots (des loups-garous qui n'appartiennent pas à la Meute car ils s'attaquent aux humains, ce que les membres de la Meute ne font que contraints et forcés) qui se sont organisés, ce qui est une grande première. Ce qui rend le déroulement de l'intrigue un peu brouillon c'est qu'Elena et les siens sont contraints à la passivité, ayant pendant quelque temps un temps de retard sur les intrigues des cabots et ne sachant pas comment réagir à cette agression d'un genre nouveau, leurs réactions semblent donc partir dans tous les sens. Il n'empêche que le roman se lit comme un &lt;strong&gt;thriller&lt;/strong&gt; et que l'on est tenu en haleine par les nombreux rebondissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons à cela un &lt;strong&gt;style original &lt;/strong&gt;et qui m'a beaucoup plu (et rendons un hommage bien mérité à la traduction de Mélanie Fazi), l'auteur se servant du &lt;strong&gt;vocabulaire lupin et canin &lt;/strong&gt;même quand les personnages revêtent leur forme humaine : ils s'aboient dessus, montrent les dents, jouent comme des chiots en se mordillant les oreilles, se courent après, se bousculent... L'observation des loups et du comportement de la Meute est très réussi, de même que les personnages secondaires, mon préféré étant Jeremy, l'Alpha, le chef, un homme cultivé, altruiste et élégant, qui semble paradoxalement étranger à la violence. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le &lt;strong&gt;traitement assez nouveau de la lycanthropie&lt;/strong&gt;, loin de la mythologie habituelle (ici, point de balle en argent, ni de hurlement à la lune trois nuits par mois). Il y a aussi pas mal d'&lt;strong&gt;humour&lt;/strong&gt; dans les dialogues et les pensées d'Elena, ce qui permet d'alléger les moments de tension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous l'aurez compris, je n'ai qu'un mot à dire, chers happy few : la suite!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kelley Armstrong, &lt;em&gt;Morsure (Bitten)&lt;/em&gt;, Bragelonne (traduit de l'anglais par Mélanie Fazi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2008/05/kelley-armstrong-morsure.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, que je remercie vivement pour le prêt!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le tome 2, &lt;em&gt;Capture&lt;/em&gt;, est paru aussi chez Bragelonne. Mélanie Fazi, que nous avons rencontrée à Epinal, nous a dit avoir commencé à plancher sur la traduction du tome 3 et elle nous a annoncé un ryhtme de parution d'environ 2 volumes par an. Je vais peut-être me procurer du coup la série en anglais : ça va dépendre de ce que je trouve lors de la virée des LCA à Londres en août... (car oui, chers happy few, non contentes d'acheter des livres dans la France entière, quatre d'entre nous vont se livrer à des achats dans la perfide Abion : si ce n'est pas du vice, ça chers happy few!)&lt;br /&gt;PSbis : apparemment, les 7 tomes ont pour titre général &lt;em&gt;Women of the Otherworld&lt;/em&gt; et chacun narre les aventures d'une femme hors du commun qui a des pouvoirs spéciaux. Si la narratrice de &lt;em&gt;Capture&lt;/em&gt; est toujours Elena, on change pour le 3ème. Pour la petite histoire, il paraît que Kelley Armstrong a eu l'idée d'écrire ce roman à la suite du visionnage d'un épisode de &lt;em&gt;X-Files &lt;/em&gt;qu'elle a trouvé particulièrement raté : ne serais-je pas la seule à ne pas porter cette série aux nues ? 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/26/tornade-dublinoise.html</guid>
                <title>Tornade dublinoise</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/05/26/tornade-dublinoise.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                                <pubDate>Tue, 27 May 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/1408338606.jpg&quot; id=&quot;media-1035189&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;628687593.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Philo est irlandaise, obèse, elle a la trentaine, 5 enfants et un mari alcoolique et maltraitant. Elle quitte le domicile conjugal et frappe à la porte du couvent le plus proche, y demandant l'asile. Sa tempétueuse arrivée va bouleverser la vie paisible des religieuses et des vieux de la paroisse. Eloignée de son environnement habituel, Philo va reprendre confiance en elle et tâcher de redresser la barre d'une vie chaotique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman, chers happy few, qui dégage &lt;strong&gt;une incroyable énergie&lt;/strong&gt;, à l'image de son héroine, la truculente Philo. Cette femme est une véritable tornade qui dissimule sous des dehors de grande gueule ma foi fort drôle des failles énormes et des blessures inguérissables sur lesquelles elle a toujours refusé de se pencher, se barricadant dans la graisse qui lui sert de rempart contre le monde. Si Philo est toujours prête à aider son prochain, pardonnant même sans cesse à son abruti de mari (une caricature, hélas fort réaliste), il lui faut du temps pour accepter de s'aider elle-même. J'ai trouvé l'aspect psychologique plutôt réussi que ce soit dans l'analyse du lien entre l'obésité et la souffrance, voire dans ce cas la maltraitance ou dans les relations de Philo avec le reste du monde et la façon dont les rouages du changement se mettent en branle. Les &lt;strong&gt;personnages secondaires sont savoureux&lt;/strong&gt;, que ce soit le vieux couple formé par Cap et Dina dont l'histoire donne son titre au roman (du moins dans sa traduction), les vieux de la paroisse ou les soeurs du couvent, toutes chamboulées par l'arrivée du phénomène qu'est Philo. On sourit beaucoup, on rit parfois et on est ravi que les choses s'arrangent pour cette femme hors du commun : après tout nous sommes dans  la fiction et les petits miracles y sont permis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un roman qui déménage, chers happy few : let's rock and roll!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Sheridan, &lt;em&gt;La guerre des légumes (Big fat love)&lt;/em&gt;, Le Livre de Poche (traduit de l'anglais (Irlande) par Sylvie Schneiter)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les billets de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/04/29/8960632.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (qui n'a pas du tout aimé), d'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/05/04/9060146.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Yvon&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (emballé) et de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://carnetdelectures.over-blog.com/article-3816806.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Solenn&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (enthousiaste)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : comme je n'avais toujours pas fait mes devoirs pour &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/02/19/celebrons-la-saint-patrick.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la St Patrick&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ayant fini par lâchement abandonner &lt;em&gt;Desperados&lt;/em&gt; de Joseph O'Connor en son milieu après avoir peiné dessus durant 15 jours (un enfer, chers happy few, vous pouvez me croire sur parole), je considère que cette lecture est celle de la St Patrick avec deux mois de retard! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>