09.07.2009

C'est par où la sortie ?

(Je vous demande par avance d'excuser ce titre un peu stupide, chers happy few, mais l'inspiration, cette bougresse, est libre de toute entrave, comme Max) (on a les références qu'on peut) (c'est pas non plus comme si j'étais sortie fraîche et dispose de ces jours intensifs de correction, non mais.)

 

Comme le disait Levraoueg chez Mo, chers happy few, Masse critique de Babelio, c'est un peu comme la loterie : si 100% des gagnants ont tenté leur chance, je me suis pour ma part, pauvre lectrice que je suis, retrouvée engluée plus souvent qu'à mon tour dans des romans qui m'ont déplu (je garde un souvenir cuisant de l'omelette norvégienne et du périple irlandais notamment). Mais comme c'est aussi grâce à Masse critique que j'ai lu Le coeur cousu de Carole Martinez, qui restera comme un éblouissement absolu, j'ai décidé de mettre de côté mes appréhensions et de participer à cette cinquième édition, car oui, je suis comme ça, totally wild, chers happy few.

L'aventurière que je suis s'est donc retrouvée cette fois-ci avec

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Libération de Sandor Marai. J'avais très envie de découvrir cet auteur, dont je n'avais entendu que des éloges ici et là et hélas, trois fois hélas, la malédiction momentanément levée s'est abattue de nouveau sur moi avec un rire sardonique. Nous sommes en 1945, au moment de la libération de Budapest. Elisabeth, fille d'un savant que les nazis recherchent, a caché son père dans une cave. Quand les combats s'intensifient et que les Russes et les Allemands se battent pâté de maison par pâté de maison, Elisabeth se terre à son tour dans une cave. Condamnés à la promiscuité, les habitants réfugiés dans les sous-sols de l'immeuble commencent par se jauger avant de se laisser aller à des comportements dictés par la peur et la haine.

Si je comprends bien ce que ce roman, écrit au lendemain de la Seconde guerre mondiale, voulait démontrer sur les comportements humains qui ne sont jamais bien loin de la mesquinerie et de la lâcheté, je l'ai trouvé pour ma part profondément ennuyeux, à cause en grande partie d'un style lourd et peu évocateur, et d'une histoire qui patine beaucoup. Ma lecture a été profondément laborieuse et, pour dire les choses tout net, très décevante. Décidément, les voyages avec Masse critique sont souvent difficiles, chers happy few.

Sandor Marai, Libération, Le Livre de Poche, 2009

Pour contrebalancer mon avis, le très beau billet de Insula Dulcamara 

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