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        <title>Happy Few - litterature-allemande</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
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                <title>Je est un autre</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 06:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/01/02/1528168422.jpg&quot; id=&quot;media-888031&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;748909615.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;  Nous sommes en Silésie, aux frontières de la Pologne, au XVIIIème siècle. Christian von Tornefeld, jeune noble suédois, a déserté l'armée suite à un soufflet qu'il a donné à un de ses supérieurs qui avait insulté Charles XII, le roi de Suède. Lors de sa cavale, il rencontre un voleur, homme sans nom, qui lui, fuit la justice, incarnée par le terrible capitaine des dragons, Maléfice. Par amour pour la cousine de Tornefeld, Maria-Agneta, le voleur usurpe l'identité de Christian après envoyé celui-ci aux travaux forcés, dans les forges de l'évêque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un roman qui m'attendait depuis longtemps dans ma PAL, chers happy few, et la réorganisation de cette dernière, qui est passé d'un stade horizontal chambranlant à un stade vertical stable et ordonné, m'a permis de remettre la main dessus. Et je ne regrette qu'une chose, c'est d'avoir attendu si longtemps pour le lire! Leo Perutz, né en 1882 à Prague, écrivain autrichien de langue allemande, était tombé dans l'oubli d'où il a été sorti par Borges (excusez du peu) et c'est bien parce qu'il le valait bien. C'est un écrivain absolument &lt;strong&gt;remarquable&lt;/strong&gt;, qui donne ici la pleine mesure de son &lt;strong&gt;génie narratif et stylistique&lt;/strong&gt;. L'histoire en elle-même est &lt;strong&gt;fascinante et de facture classique &lt;/strong&gt;: sur le thème du double, Perutz brosse une histoire de fatalité et de destin. Les deux héros, à cause de la machination du voleur, intervertissent leurs vies (ou du moins ce qu'elles auraient pu être car nul ne dit que Christian aurait fait pour Maria-Agneta ce que le voleur a fait par amour pour elle) mais ils se retrouvent finalement rattrapés de manière douloureuse par le destin. C'est un&lt;strong&gt; fabuleux roman d'aventures&lt;/strong&gt;, plein de péripéties et de rebondissements mais c'est aussi et avant tout &lt;strong&gt;une histoire d'amour&lt;/strong&gt;, celui du voleur pour Maria-Agneta, à la base de la folle substitution qu'il opère et surtout de cet homme sans nom pour sa fille, Maria-Christine, pour qui il bravera la mort et abandonnera tout. C'est aussi un roman &lt;strong&gt;légèrement et subtilement fantastique&lt;/strong&gt;, dans l'apparition du fantôme du meunier comme dans les forges de l'évêque, fourneaux de l'enfer qui ne semblent se dresser que pour hanter la conscience du voleur. Le tout narré par une &lt;strong&gt;plume brillante, vive et alerte&lt;/strong&gt;, dans une &lt;strong&gt;construction impeccable&lt;/strong&gt;, qui tient en haleine le lecteur d'un bout à l'autre d'une &lt;strong&gt;intrigue brillamment menée&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Faut-il le dire ? Disons-le : un chef-d'oeuvre, chers happy few!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leo Perutz, &lt;em&gt;Le cavalier suédois&lt;/em&gt;, Phébus libretto (traduit de l'allemand par Martin Keyser)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avis de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://kalistina.over-blog.com/article-10769052.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kalistina&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et des &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ratsdebiblio.net/perutzleolecavalier.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;rats de bibliothèque&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : comme je ne veux pas être condamnée à une vie de souffrance sans rosto misto et sans cassoulet, je remercie chaleureusement ma mère de m'avoir prêté ce livre!
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