05.05.2008

Vous m'attendiez ?

Je sens poindre en vous, chers happy few, une espèce de contentement béat, dû à l'apparition sur votre écran d'un billet signé de moi-même (le tout bien sûr en toute modestie de ma part, évidemment, mais depuis le temps qu'on se fréquente, chers happy few, j'aime à croire que l'on se connaît un peu). Car, oui, me voilà de retour (enfin! diront les méchantes langues et les impatients) et je rassure tout de suite tous ceux qui m'ont envoyé des mails inquiets : je suis cette fois-ci, vraiment de retour, pas comme la fausse alerte de la semaine dernière, qui en a fait espérer plus d'un (ben oui, un et demi, c'est plus d'un, non ?). Et je suis sûre que quand vous saurez à quoi j'ai occupé mes vacances, vous me pardonnerez mon long silence. En effet, outre la visite surprise de George, que je n'attendais plus depuis notre rendez-vous manqué sur la croisette, j'ai profité de ces deux semaines pour repeindre un cinquième de mon appartement et en réaménager deux sixièmes (calculez, perdez-vous dans les comptes, chacun son tour de se bagarrer avec le mètre dérouleur, qui, pour la petite histoire, peut se révéler un objet extrêmemement nuisible, voire même une arme mortelle dans les deux mains gauches d'un être maladroit), transformer une grenouille en prince charmant (et je peux vous dire que le processus est finalement peu glamour), me rendre à Cabourg chez la charmantissime Cuné et ainsi révéler à la face du monde que oui, je porte des Converse (mais uniquement les jours de pluie et de visite en Normandie), me perdre en conjectures sur les options du GPS (pourquoi c'est une voix synthétique qui donne des indications (pas toujours fiables et souvent agaçantes) reste un grand mystère sur lequel devraient se pencher les fabricants de GPS : je suis persuadée que si c'était la douce voix de George qui susurrait "Turn left. What else ?", les ventes décolleraient prodigieusement), accueillir ma deuxième nièce, qui est so cute (et il y aura désormais une dédicace de plus à demander aux dessinateurs dans les Salons), retrouver dans mes placards des choses oubliées depuis des années et qui auraient gagné à le rester (ce qui me pousse toujours à me demander si je n'ai pas été victime d'une crise de folie passagère quand j'ai acheté ce boa en plumes / ces bottes en python doré / ce t-shirt à paillettes à la gloire du métro londonien) (rayer la mention inutile) (sauf que j'ai vraiment retrouvé tout ça dans mes placards, je sais c'est incroyable) et lire des monuments de la littérature mondiale comme Les chroniques d'une mère indigne (Caro[line] en a fait un billet tellement parfait que je me contente, paresseuse que je suis de vous y renvoyer, je sais c'est mal mais j'ai des excuses, je suis fatiguée par toute cette agitation) ou L'amour pour seule richesse, de Barbara Cartland (et que celui qui n'a jamais noyé sa fatigue et des neurones en berne dans la littérature rose me jette son premier Guillaume Musso), qui, comme vous l'imaginez aisément, chers happy few, est un véritable chef-d'oeuvre, si bon que j'ai failli le chroniquer pour vous, dans un élan d'invroyable générosité. Je me suis retenue in extremis, vous pouvez me remercier. (Cela étant, vous ne savez pas ce que vous avez raté, chers happy few. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas ouvert un roman de Barbara Cartland et je me suis brusquement souvenu pourquoi en riant comme une folle devant la syntaxe approximative et les dialogues ahurissants de platitude. Mais j'ai appris plein de choses sur les héritières des domaines pétrolifères américains de la fin de XIX°, je me sens moins sotte.)


Bref, des vacances chargées, il était temps qu'elles se terminent pour que ce blog retrouve enfin une activité normale! Et vous, qu'avez-vous fait de beau, chers happy few ?

19.04.2008

Tagada, tagada v'là la Tagathom!

Comme vous le savez certainement, chers happy few, Thom a décidé de lancer un tag nouvelle génération. Il l'a lancé simultanément (et d'un geste auguste) vers les blogueurs de musique et vers les blogueurs de livres. Et voilà qu'il me revient, envoyé par Alinéa, grande prêtresse es ragondins, connue pour ses relations torrides avec Brad Pitt, qui m'en a fait cadeau (mais sans Martini, la vie est injuste, chers happy few)!

Quid est ? vous entends-je vous demander (surtout au premier rang, car j'ai comme l'impression que les rangs du fond sont plus occupés à lire de passionnantes pipoleries sur la vie intime des auteurs du XIXème qu'à écouter ma douce voix).

Eh bien, puisqu'il faut tout vous dire, chers happy few, il s'agit de répondre aux questions posées par le précédent tagué, puis d'en rajouter une avant de relancer (toujours d'un geste auguste, y a pas de raison), le tag vers un autre blogueur qui n'en demandait pas tant (et qui se croyait bien planqué au fond de la salle à lire le courrier du coeur de Ok Podium) (comment ça, j'ai 30 ans de retard ?).


Comme j'arrive en troisième position, chers happy few, je vais donc répondre à 3 questions (quelle logique!)...


Question 1. On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !) (Question que l'on doit à notre Cuné nationale, qui en lançant la chaîne n'a répondu à rien, la coquine!) (Je dis ça histoire qu'éventuellement quelqu'un n'oublie pas de la taguer à son tour.) (Genre quand il faudra répondre à soixante-douze-mille questions.) (Oui, je sais, je suis diabolique.)

Bon, alors, ceux qui suivent ce blog depuis le début (d'accord, ils sont deux et demi), savent très bien qu'il y a dix ans, lors de la sortie du film qui a fait couler des litres d'eau en tout genre, on m'a prise à plusieurs reprises et un peu partout pour

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(pour répondre à la question qui vous brûle les lèvres, chers happy few, et que mes élèves de l'époque m'ont posée en toute bonne foi, Leonardo embrasse pas mal, il faut bien le reconnaître)

Bref.

Quelques années plus tard, alors que par une curieuse alchimie, j'ai pris les kilos que Kate Winslet a perdus (ce qui prouve, si besoin était, qu'il se passe d'étranges choses dans l'univers), j'ai appris grâce à ce sympathique site que j'étais en réalité le sosie de

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(loin de moi l'idée, bien évidemment de remettre en question ce logiciel qui me semble extrêmement fiable, isn't it ?)

Ai-je bien répondu à la question, chers happy few ?


Question 2. Qui va gagner la Nouvelle Star ? Naaaan, je déconne. La vraie question est : tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper ? (nous remercions tous en choeur So pour cette question, mais comme elle a déjà été taguée, on ne pourra pas se venger, la vie est décidément mal faite, chers happy few!)

La Nouvelle Star sera gagnée par Cédric (le seul dont je retienne le prénom d'une émission à l'autre, je prends ça pour un signe). Sinon, pour tuer mon conjoint, j'opte pour une méthode qui ne laisse pas de traces : je le fais mourir d'amour, évidemment! (Comment ça, ça n'arrive jamais ? La littérature nous mentirait-elle depuis des siècles ? Ne peut-on finir par se consumer d'amour ? En oublier de boire, de manger, d'écouter des groupes de merde et de regarder la Nouvelle Star ?)


Question 3. Si tu devais être privée de l'un des cinq sens, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ? (C'est là que je suis censée remercier Alinéa pour cette question, quand je pense que je lui ai prêté mes billes quand on était petite et que je ne lui disais pas qu'Alice Roy n'arrivait pas à la cheville de Fantômette pour ne pas la traumatiser, pfff, on n'est vraiment trahi que par les siens, chers happy few!)

Alors je dirais sans hésiter l'odorat : en être privée me rendrait bien service toute la journée (n'oubliez pas que je vis à Paris, que je prends le métro quotidiennement et que j'enseigne à des adolescents pour qui la découverte du shampoing n'a pas encore eu lieu)!


Bon, et ma question à moi, quelle va-t-elle être, chers happy few ?


Question 4. Quel titre dont tu as (un peu, beaucoup, passionnément) honte se cache dans ta bibliothèque ? (Je ris déjà de ce que vous allez être obligés de révéler, chers happy few, parfois evil is definitly inside me...)


Et, à qui vais-je refiler ces quatre fascinantes questions, chers happy few ? A qui ?


A Amanda!


Merci qui ?


PS : je remercie du fond du coeur un certain Joe D. pour le titre, c'est ma façon toute personnelle de me venger de Thom, à qui j'ai failli refiler ce tag, histoire qu'il boive jusqu'à la lie ce calice empoisonné, mais il vaut mieux qu'il lui revienne quand il y aura cent-quarante-douze questions... (et je vous invite très fortement à cliquer sur le lien, chers happy few, si vous voulez illuminer votre journée, enfin, chers happy few, sauf Thom)
PSbis : pour suivre le cheminement de ce tag, des deux côtés de la blogosphère, rendez-vous chez Mr Kiki, qui vous facilite la vie avec une merveilleuse Carte de la Tagathom! (on se croirait dans Indiana Jones, c'est fascinant)

03.04.2008

Toute première fois, toute toute première fois

Figurez-vous chers happy few, que la déferlante du tag des Premières fois, qui s'est abattue sur la blogosphère, ne m'a pas épargnée, grâce à Karine, qui avait dû deviner que j'avais très envie de vous révéler (encore! diront les méchantes langues, mais elles sont peu nombreuses) (enfin, l'optimiste démesurée que je suis veut le croire) des glamourous choses sur ma vie. Mais quelles sont-elles donc, vous demandez-vous en vous tordant les mains de curiosité ?


1. Mon premier job : j'aurais bien aimé vous répondre que ce fut chasseuse de primes mais l'honnêté intellectuelle qui est la mienne les jours impairs me l'interdit. Mon premier job a été un job d'été que plus personne ne peut faire car il n'existe plus. En effet, j'ai travaillé dans une bourse des livres au lycée. J'avais 16 ans et je faisais des piles de livres pour les lycéens en suivant leur formulaire. Comme dorénavant les lycéens n'achètent plus leurs livres, ce job n'existe plus. Quand on sait en plus qu'avec l'argent gagné je me suis acheté des cassettes audio, qui ont disparu aussi, je me sens un peu diplodocus (mais un diplodocus fashion qui porte des jeans larges) (on se console comme on peut).


2. Ma première voiture : après avoir décroché mon permis de haute lutte et de manière assez rocambolesque (en gros il m'a fallu 6 ans, j'ai dû repasser le code car le délai légal était expiré, plein de paperasses et de bonheur, chers happy few), j'ai supplié mon cher et tendre d'acheter une voiture, ce qu'il a bien voulu faire (alors qu'il n'a pas le permis et qu'on habite Paris, oui, je sais chers happy few, tout cela n'est pas simple). C'était une Peugeot 106 vieille mais en parfait état, que j'ai longtemps crue grise et qu'un lavage a révélée... bleu ciel! Elle m'a fait bien de l'usage et rendu bien des services malgré la cavalière façon dont je l'ai toujours traitée : qui a fait Metz-Paris sans huile, chers happy few ? Eh bien, elle est arrivée intacte, à la surprise générale : construite pour durer, je ne vois que ça...


3. Ma première page de scrap/web : en voilà une curieuse question! Première page web, ce modeste salon. Quant au scrap, je n'y pense même pas en rêve, c'est trop minutieux et en plus, comme vous le savez tous, chers happy few, mes photos sont toutes floues... Sinon, côté travaux manuels, je tricote depuis l'âge de 6 ans et je brode (au point de croix uniquement) mais avec la lenteur d'un escargot neurasthénique : j'ai dans mes cartons un abécédaire commencé lors de ma première année de fac, ça vous donne une idée de ma vitesse d'exécution!


4. Mon premier voyage : ma première sortie hors des frontières hexagonales a été lors d'un voyage scolaire organisé au collège. Après un bref arrêt à Londres, direction l'Ecosse, sa lande, sa bruyère, ses châteaux hantés, sa gastronomie approximative et l'étrange accent de ses habitants... Un coup de foudre pour la Grande-Bretagne et ses habitants (pour la langue, c'était déjà fait), coup de foudre qui ne s'est jamais démenti depuis. Une histoire de karma, assurément (et dire qu'à l'époque je ne connaissais ni Neil, ni Jasper, ni Tom)!


5. Mon premier baiser : ben, sur une plage en été, where else ?


Allez, je fais comme Cuné, j'en rajoute un :
6. Mon premier coup de foudre littéraire : Le Furet, méchant récurrent des aventures de Fantômette. Je le trouvais sexy. Voilà pourquoi j'ai un faible pour les bad guys et les ténébreux. Jacob and Ranger rule!


Et taguons à notre tour, parce que tel est notre destin, les pauvres malheureuses qui n'en demandaient pas tant : Alinéa, Appollonia, Amy, Anjelica, Anne et Yueyin! (saurez-vous trouver l'intruse ?)


PS : remercions une certaine Jeanne M., qui a gracieusement fourni un titre à ce billet.

19.03.2008

Happy birthday... myself!

Aujourd'hui, chers happy few est un grand jour. En effet, ce modeste salon, qui attire les foules d'élèves à la recherche de résumés de livres (depuis que j'ai retrouvé un référencement google, je ris beaucoup, chers happy few, et je m'étonne aussi parfois de ce qu'on peut bien faire lire à nos chère têtes blondes), et les foules de happy few à la recherche de la kulture la plus pointue, a aujourd'hui un an. Un an de lectures et de rencontres, un an de bonheur!


Mais que serait un anniversaire sans cadeaux, chers happy few ? Autant imaginer un Salon du Livre sans David Foenkinos, un baiser sans moustache ou un cassoulet sans confit... Aussi, pour vous remercier de l'attention sans cesse grandissante que vous portez à mes billets, des commentaires sympathiques, instructifs ou tentateurs que vous laissez ici et là, j'ai décidé de vous faire un petit cadeau. Je vous offre, chers happy few... une année bloguesque... en images!


Depuis le 19 mars 2007, ce blog, c'est ça :





(C'est là que vous êtes censés applaudir béatement devant votre écran le haut degré de technicité atteint par la cyberquiche que je fus. Promis, l'année prochaine il y aura de la musique.)


Cet anniversaire vous est dédié, chers happy few, car c'est vous qui faites vivre ce blog par vos réactions et vos visites, sans vous, il n'y aurait pas de billets hautement kulturels ni de chemises mouillées, pas de Top 5 ni de billets d'amour ! Merci à vous chers happy few! Merci, merci, merci!


PS : un billet qu'il faut absolument lire sur le blog de Books and the city! Un concours est ouvert (je n'en dis pas plus, allez voir)!

16.03.2008

Tag again

En ce paisible dimanche pluvieux, chers happy few, alors que je suis partie vagabonder au Salon du Livre, histoire de voir combien de temps je survis dans la foule sans me liquéfier et combien de temps je mets avant de dégainer la carte bleue (les paris sont ouverts, chers happy few, qui sait, il y aura peut-être quelque chose à gagner ?), donc, disais-je, je profite de ce dimanche pour répondre au tag d'Amanda concernant le questionnaire de Proust (heureusement incomplet, parce qu'il a pondu un long questionnaire quand même le Marcel, entre deux quintes de toux). Vous allez finir par savoir tellement de choses sur moi chers happy few, que vous pourrez les monnayer (ben oui, je suis sûre que le monde entier adorerait savoir des choses sur ma glamouritude incommensurable).


Bref. Voici donc les questions et les réponses.


1. Le trait principal de mon caractère : la vivacité. Je parle vite, je mange vite, je lis vite, je travaille vite, je réfléchis vite, j'agis vite, je marche vite, j'apprends vite. Et, me direz-vous, chers happy few, pourquoi tant de hâte ? Parce que le temps que je gagne, je peux le perdre à ne rien faire, et ça, chers happy few, ça n'a pas de prix.

2. La qualité que je désire chez les hommes : alors, là, chers happy few, autant vous dire que c'est une façon de formuler la question qui m'a toujours laissée un tantinet perplexe. Faut-il comprendre la qualité que j'envie aux hommes ou la qualité qui me plaît le plus chez les hommes ? Vous imaginez bien que je n'envie aucune qualité chez nos amis de la gent masculine, étant donné que je suis intimement persuadée que nous les femmes avons les mêmes (excepté bien évidemment leur capacité à faire pipi debout mais est-on bien sûr que ce soit une qualité ?). Bref. La qualité que je préfère chez les hommes est sans conteste l'intelligence. Si en plus elle est couplée à un certain sens de l'humour et à un regard de braise, je suis cuite.

3. La qualité que je préfère chez les femmes : mes copines sont intelligentes, drôles, cultivées, curieuses et hyper sympas. Cela répond-il à la question ?

4. Mon principal défaut : hum. Même si tout le monde sait que je n'ai guère de défaut, je suis bien obligée d'avouer que je suis un gros tantinet paresseuse. Voilà, c'est dit.

5. Ma principale qualité : la gaieté. Je suis de nature résolument optimiste et d'humeur égale, je ne sais pas bouder et je ne suis pas susceptible. Hum, ça fait beaucoup de qualités, ça, finalement, non ?

6. Mon occupation préférée : je crois pouvoir affirmer sans m'avancer beaucoup que ce n'est ni le jardinage ni le saut à l'élastique ni l'élevage de pucerons mais la lecture. Ô surprise!

7. Un plat qui me met l'eau à la bouche : la cuisine italienne dans son ensemble, quand c'est ma mère qui cuisine.

8. Mes mots favoris : en classe : "Vous avez compris ? Tout le monde suit ?", dans la vie : "tu vois", qui paraît-il ponctue nombre de mes phrases (mais je demande des preuves).

9. Ce que je déteste par dessus tout : les betteraves. Je leur voue une haine profonde et viscérale. Qu'un légume puisse dégager à la fois une telle odeur nauséabonde et qu'il ait un goût aussi atroce me dépasse : à quoi pensait donc Dieu pour s'acharner comme ça sur cette pauvre chénopodiacée ? (oui, je maîtrise parfaitement la classification des légumes, c'est un talent que je cultive, chers happy few)

10. Un rêve : pouvoir passer ma vie à lire en étant rentière (j'aurais dû épouser un milliardaire, where's Bill ?), vivre longtemps et très entourée, parler plein de langues, visiter les Etats-Unis, vivre un peu à l'étranger, manger un curry en Inde, faire un karaoké au Japon, voir la Terre de la Lune... Comment ça il n'en fallait qu'un ?


A mon tour de taguer 6 personnes : je passe donc le relais à Bladelor, Erzébeth, Mo, Karine, Valdebaz et Delphine, parce que vous le valez bien les filles (et aussi parce que j'ai l'impression que vous êtes passées au travers de cette chaîne, oui, je sais, je suis taquine)!

25.02.2008

Si tous les blogueurs du monde voulaient se donner la main...

Figurez-vous chers happy few, qu'Essel a lancé une chaîne d'un genre nouveau dans notre bonne vieille blogoboule, une chaîne qui va permettre à toute personne qui voudra bien se prêter au jeu de définir ses goûts littéraires pour tout lecteur de son blog, de contribuer à faire apparaître grâce à cette chaîne toute la blogosphère littéraire (ce qui à mon avis va constituer un nombre assez considérable de participations) et de donner d'innombrables pistes de lectures (à moins que nous n'ayons tous et toutes des goûts similaires, ce qui risque d'arriver parfois mais qui sera tout aussi intéressant)!

La règle de ce tag, qui m'a été relayé par Florinette, est de fait un peu inhabituelle, puisqu'il s'agit d'un portrait chinois littéraire où les réponses des tagués précédents apparaissent!


Voici les consignes :
1. Parmi toutes les propositions, il faut en choisir une ou plusieurs (on n'est donc pas obligé de répondre à tout).
2. Pour celles qui sont soulignées, il faut donner un genre.
Pour les autres, il faut donner un titre.
3. Il faut répondre à la suite des blogueurs qui nous ont précédé, en indiquant entre parenthèses notre pseudo en plus petit (avec un lien vers notre blog).
4. Ensuite il faut prévenir un seul blogueur qui n'a pas encore répondu. S'il ne souhaite pas participer, il faut en choisir un autre, de façon à ce que la chaîne ne se rompe pas. De cette manière, nous devrions voir apparaître quasiment toute la blogosphère littéraire !


(je vais vous dire chers happy few, je suis bien contente d'avoir été taguée en troisième, je plains quand même celui qui arrivera après soixante-dix-huit autres...)

Bref.



Si j'étais une fiction, je serais... :
- un roman (Essel, Florinette, Fashion)


Si j'étais un poème... :
- La Beauté de Baudelaire (esSeL)
- Les séparés de Marceline Desbordes-Valmore (Florinette)
- El desdichado de Gérard de Nerval (Fashion)


Si j'étais une pièce de théâtre... :
-
Huis clos (esSeL)
- Cyrano de Bergerac de Rostand (Fashion)


Si j'étais un conte... :
- Contes cruels de Villiers de l'Isle-Adam (esSeL)
- Boréal-Express de Chris Van Allsburg (Florinette)
- Barbe-Bleue (Fashion)


Si j'étais une nouvelle... :
- L'autre dans Le livre de sable de Borges (esSeL)
- Suspendre le linge dehors de Françoise Lefèvre (Florinette)
- Quiz aux travaux forcés dans Le K de Dino Buzzati (Fashion)


Si j'étais un récit, je serais... :
- fantastique (esSeL)
- d’aventure (Florinette)
- policier (Fashion)


Si j'étais un roman d'amour... :
- Le fusil de chasse (esSeL)
- Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell (Florinette)
- Orgueil et préjugés de Jane Austen (Fashion)


Si j'étais un roman d'apprentissage... :
- Kafka sur le rivage de Haruki Murakami (Florinette)
- La chartreuse de Parme de Stendhal (Fashion)


Si j'étais un roman d'aventures... :
- La saga des émigrants de Vilhelm Moberg (Florinette)
- Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas (Fashion)


Si j'étais un roman fantastique... :
- La maison des feuilles (esSeL)
- Le K de Dino Buzzati (Florinette)
- La peau de chagrin de Balzac (Fashion)


Si j'étais un roman historique... :
- L'Allée du Roi de Françoise Chandernagor (Florinette)
- Les rois maudits de Maurice Druon (Fashion)



Si j'étais un roman policier... :
- Le tableau du Maître Flamand de Prérez-Reverte (Florinette)
- L'homme au complet marron d'Agatha Christie (Fashion)


Si j'étais un roman psychologique... :
- Moderato cantabile (esSeL)
- La princesse de Clèves de Madame de La Fayette (Fashion)

Si j'étais un roman de science-fiction... :
- Chroniques martiennes (esSeL)
- Hypérion de Dan Simmons (Fashion)


Si j'étais un roman social... :
- Germinal (esSeL)
- Les Misérables de Victor Hugo (Florinette)
- L'assommoir de Zola (Fashion)


Et qui est l'heureux gagnant de cette chaîne ? Qui va devoir réfléchir à son tour à ce portrait chinois ?

Karine! (ne me remercie pas, c'est de bon coeur!)

21.02.2008

Mais que lisait Saint Patrick ?

Le 17 mars, comme vous le savez tous, chers happy few, c'est la St Patrick, saint patron des Dr Mamour, des chanteurs à la voix cassée, d'un célèbre prisonnier, et accessoirement de l'Irlande. Le 17 mars est donc la fête nationale irlandaise. Et, comme les Théières que nous sommes se sont prises d'un engouement subit pour l'Irlande et ses habitants suite à la vision d'un film hautement kulturel, nous avons décidé d'apporter notre contribution à la célébration de cette fête en lisant un roman irlandais (n'importe lequel, le titre n'est pas imposé), roman dont nous publierons la critique le 17 mars. (Oui, nous avons aussi décidé d'aller boire a pint of Guiness dans un pub, mais c'est accessoire, non ?)

Tous ceux qui voudront se joindre à nous sont les bienvenus, chers happy few! Inscrivez dans les commentaires le titre du roman que vous lirez et mettez votre critique en ligne le 17!


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Une petite image hautement kulturelle et néanmoins kitsch (une alliance toujours étonnamment intéressante, chers happy few) : St Patrick himself qui a dit-on, chassé les serpents d'Irlande, quel homme!



PS complètement hors-sujet mais je sais que vous ne m'en voudrez pas car vous êtes habitués chers happy few : la bande-annonce d'Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, qui sort le 21 mai, est . J'en palpite encore d'émotion... Comme quoi, pas besoin de s'appeler Patrick pour avoir la classe...
PSbis : je vous invite bien évidemment (si vous le souhaitez of course), à répondre à la question judicieusement soulevée par le titre de ce billet! Car c'est une question turlupinante, non ? (et qu'on ne se pose pas assez, si vous voulez mon avis)


EDIT : les amateurs de Guiness sortent de l'ombre et donnent leur choix. Que liront-ils ?

Anjelica : Chimères de Nuala O'Faolain
Betty : La légende d'Henry Smart de Roddy Doyle
Bladelor : Le fils du roi d'Irlande de Padraïc Colum
Florinette : Petite musique des adieux de Jennifer Johnston
Kalistina : En attendant Godot de Beckett ou Le visiteur de William Trevor
Karine : The illusionist de Jennifer Johnston
La liseuse : Dans la forêt d'Edna O'Brien
Loulou : Portraits de femmes de Maeve Binchy
Lucie : P. S : I love you de Cecilia Ahern
Magda : Poèmes de Yeats
Malice : L'âme noire de Liam O'Flaherty
Martine Galati : un roman de Cathy Kelly ou un roman d'Ann Moore
Mélanie : Skully fourbery de Derek Landy
Yueyin : Zoli de Colum McCann


Soeur Anne hésite et tergiverse : trouvera-t-elle par hasard dans sa PAL un roman de Maeve Binchy ? Le suspense est à son comble!
Mo doit d'abord écluser une partie de sa PAL avant de se lancer dans une oeuvre de George Bernard Shaw : y arrivera-t-elle à temps ?
Yvon cherche un roman irlandais dans sa PAL : en trouvera-t-il un d'ici le 17 ?

Et les Théières (qui aiment aussi la bière), que liront-elles ?

Caro[line] : Dublinois de James Joyce ou Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde ou Les saisons de la nuit de Colum McCann
Chiffonnette : Tu ne tueras point d'Edna O'Brien
Emeraude : Zoli de Colum McCann
Fashion : Desperados de Joseph O'Connor
Ori : P. S : I love you de Cecilia Ahern
Praline : une pièce ou une nouvelle d'Oscar Wilde
Tamara : Chimères de Nuola O'Faolain

08.02.2008

Révélations!

L'autre jour, chers happy few, alors que je me livrais furieusement à une activité ménagère pour laquelle il faut une planche et un fer chauffé à blanc (non, ce n'est pas un instrument de torture médiéval. Quoi que.), donc, je me disais, laissant mon esprit vagabonder par dessus les cols de chemise (enfin, presque, car personne chez moi ne porte de chemise, mais je m'égare), que cela faisait bien longtemps qu'une chaîne n'avait pas circulé par ici. Il faut croire qu'en plus d'être directement reliée à une maison du Canada, je suis aussi reliée à l'inconscient collectif bloguien car voilà t'y pas que Cathulu m'a sauvagement taguée pour répondre à la chaîne des révélations insignifiantes.


Me voilà donc contrainte de révéler 6 choses sans importance sur moi-même, ce qui est extrêmement difficile, vous vous en doutez bien, chers happy few, puisque je suis l'incarnation du glamour (ceux qui me connaissent pourront facilement confirmer) et que donc toute ma vie est terriblement signifiante...


Je m'y plie quand même, étant d'une magnanimité qui n'a d'égale que ma modestie, évidemment.


1. J'ai le mal des transports. Depuis l'âge de trois mois, où, sous les yeux effarés de ma mère, je pâlis puis vomis dans la 4L familiale, je ne peux pas voyager sans prendre de cachets. Je suis malade en bateau, en avion, en voiture, en train, en bus et je ne compte plus les scènes embarrassantes liées à cet état très handicapant, vous pouvez me croire, chers happy few. Je suis même parfois malade en conduisant si les embouteillages sont très longs, dans les bus de ville, j'ai un très mauvais souvenir d'un trajet en vaporetto à Venise et j'ai même été malade dans le métro, ne trouvant mon salut qu'au-dessus de la poubelle la plus proche. Quand je vous disais que j'étais l'incarnation du glamour...

2. J'ai une mémoire d'éléphant. C'est une bénédiction mais ça me fait parfois passer pour une freak aux yeux des autres quand je commence une conversation par : "Mais si, voyons, tu ne te souviens pas, le jour où, au printemps 1997, on s'est retrouvés dans un bar près de la rue des Ecoles et où tu as commandé un Monaco, tu ne te rappelles pas la tête du serveur qui avait des chaussettes dépareillées ?" Ce qui est très étonnant, chers happy few, c'est que mon incroyable mémoire ne franchit jamais le seuil de la cuisine, où je me retrouve régulièrement vissée au téléphone avec ma mère à lui demander pour la vingt-deuxième fois ce qu'on met dans la pâte à crêpes. J'oublie régulièrement de saler l'eau des pâtes et je fais tout trop cuire. Un mystère de la science...

3. Je chausse du 39, mais pendant des années je me suis chaussée en 38. J'avais tout le temps mal aux pieds, des ampoules sanguinolentes et je boîtais en fin de journée, puisque je cumulais cette bizarrerie, qui, n'en doutons pas, ferait les choux gras de notre bon Dr F., avec un amour immodéré des talons hauts, voire même très hauts. Il m'est arrivé un nombre impressionnant de fois de finir par rentrer chez moi pieds nus, les chaussures à la main : call me Cinderella...

4. Je ne suis droitière que pour écrire, je fais tout le reste de la main gauche et je joue au foot avec le pied gauche. Si ce n'est pas une révélation fracassante, ça, chers happy few, je ne m'y connais pas!

5. Bien que je vive à Paris depuis plus de 10 ans, je n'ai pas perdu mon accent du Sud-Ouest. Gasconne je suis, gasconne je reste.

6. Je déteste la campagne. Fille de la ville jusqu'au bout des ongles, la campagne m'ennuie au bout de 10 mn et je n'aime pas les bestioles qui la peuplent (hormis les vaches, mes animaux préférés, forever). Et bien sûr, comme je suis pétrie de contradictions, je rêve parfois d'une grande maison à la campagne avec des chiens et un feu de cheminée, je crois même entendre les enfants rentrer les joues rougies de leur balade à vélo se précipiter sur les gaufres maison qui les attendent pendant que je bouquine au coin du feu... Ce rêve dure environ 20 secondes, après quoi je remets les pieds sur terre et je vais faire un tour chez Gibert avec mon cafè latte du Starbucks, en bénissant le ciel que le Monop' soit ouvert jusqu'à minuit : j'ai oublié de racheter du Nutella.


Et puisqu'il me faut à mon tour taguer 6 personnes, je passe le relais à Amanda, Bladelor, Charlie Bobine, Flo, Mo et Stéphanie. Allez les filles, à votre tour!

20.01.2008

Ode à mon APN

Figurez-vous, chers happy few, que j'avais égaré mon appareil photo numérique (APN pour les intimes), mon little et indispensable Archie, ainsi nommé en hommage à un célèbre acteur anglais extrêmement glamour (ah, ah, lequel ? vous demandez-vous, taraudés par une curiosité de bon aloi, que je ne satisferai pas, vous laissant chercher un peu, y a pas de raison). Ce qui est incroyable, c'est que cet APN doit être marabouté car je le perds partout, même au milieu des chèvres, mais par une chance inouïe, elles ne l'ont pas mangé et me l'ont rendu intact, merci à elles!


Tout ça pour dire, chers happy few, qu'ayant enfin récupéré Archie (qui était resté sous un macaron chez Alinéa, en toute simplicité, c'est comme ça chers happy few, même mon APN sait ce qui est bon), je peux vous présenter ce que j'ai reçu pendant les fêtes. Car ma boîte aux lettres étant toute neuve (et d'un très beau rouge garance), certaines ont jugé bon de la baptiser. C'est ainsi que sont arrivés chez moi :

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un renne so cute qui vient de la caverne aux trésors de Caro[line] (il était accompagné de cookies au chocolat et d'épices pour vin chaud mais l'absence d'Archie leur a été fatale)


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le fameux carnet offert par Malice, so mauvais genres et un carnet qui vient de chez Yueyin, so glamorous (il voyageait avec du chocolat noir 99%, c'est une tuerie avec du café, tellement d'ailleurs que le chocolat a trépassé, paix à ses copeaux)


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le fameux colis québécois de Charlie Bobine, qui a mis deux mois pour traverser l'Atlantique : il a ramé, le pauvre! (il y avait aussi des marque-pages, mais j'ai eu une coupable faiblesse, j'ai oublié de les photographier) (les paquets rouges contenaient des chewing-gums à la cannelle épicée (j'ai adoré même si c'est... étonnant) et du caramel)


et...


...


une petite enveloppe en provenance de chez Erzébeth, qui contenait (outre des sucreries, à croire que tout le monde me prend pour une gourmande patentée ce qui est assez étrange, voire même incompréhensible quand on connaît ma ligne de sylphide savamment entretenue à coup de célèbre pâte à tartiner, de marshmallows et de champagne)...


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(recto)

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(verso)

Tant de glamour, de sexytude et de classe réunis dans un si petit objet, chers happy few, c'est trop de bonheur!

Merci encore les filles!


Et je suis tellement contente de pouvoir de nouveau faire des photos, chers happy few, que j'ai décidé pour fêter cet événement de vous proposer un petit jeu, que j'ai pioché chez Stéphanie.

Voici les cartes de voeux que j'ai reçues pendant les vacances : à vous de retrouver qui m'a envoyé quoi. Celui ou celle qui trouvera le plus grand nombre de cartes recevra un petit cadeau!

Voici les photos (un clic et vous les verrez en plus grand, on n'arrête pas le progrès, la cyberquichittude s'éloigne, chers happy few!) :

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