31.12.2011
Happy 2012 !
Bon, faut voir les choses en face, chers happy few, cette année, ce Salon est un peu allé à vau-l'eau et a vogué très près des rives du portnawak ascendant galéjade. Mais cette année, promis, je vais me rattraper. Finies la légereté et la gaudriole, finis les romans en moldave sans sous-titres, adieu les billets pleins d'hommes nus et les articles à la gloire d'acteurs maigrichons inconnus du public.
Ter-mi-né.
C'est vrai ça, si c'est la fin du monde, faut assurer.
2012 verra donc le retour du sérieux. (Que ceux qui pensent qu'il n'y en eut jamais parlent maintenant ou lisent Kant à jamais.) De la profondeur. De l'analyse. Des points-virgules. Des débats de fond. Du slip kangourou. De Corinne Charby. De la métaphysique. De l'orgue cistercien. De la transcendance. Avouez que ça vous met l'eau à la bouche, impatients coquinous.
2012, ce sera donc l'année

De la culture avec une nouvelle rubrique consacrée à "Représentation de l'amour et du couple dans la culture occidentale du 4 avril 1237 au 7 janvier 2011 à minuit" avec des sous-parties du genre " De la représentation de la cristallisation dans les romances érotiques croates de 1998" ou "Prolégomène et propédeutique : de la rime interne dans les poèmes amoureux slovènes de 2003 sauf le mois de juillet, férié".

De la Littérature. La vraie, l'unique, qui prend une majuscule. Celle qui interroge notre société et pose des questions sans concession sur des sujets brûlants. (Oui, le voyeurisme entre voisins est un sujet dont on ne parle pas suffisamment, même sur W9.)

De la profondeur. Barrons ou Curran ? Pattinson ou Lautner ? (Si certaines éprouvent le besoin de répondre à cette question ô combien rhétorique, qu'elles pèsent bien leurs doigts sur le clavier avant de se livrer à ma vindicte.) Cravate ou bow tie ? Does size really matters ? Vais-je enfin savoir repérer le premier mardi de chaque mois sur le calendrier ? Arrêterais-je d'acheter des livres avec plus de 3 mots dans le titre ? Combien de questions, combien de capitaines. On n'aura pas trop d'une année pour y répondre avec rigueur et investissement.
Pour me préparer comme il faut à cette année qui m'épuise d'avance, je vais de ce pas finir la troisième bouteille de champagne. Faut ce qu'il faut. Il n'est pas dit que je reculerai devant quoi que ce soit pour le bonheur de mes sept lecteurs.
Et allez, parce que vous le valez bien, je vous souhaite une année 2012 meilleure que celle qui vient de s'écouler (pour nombre d'entre nous, ce ne sera pas bien difficile), pleine de sérénité et d'étoiles dans les yeux. Que l'année soit riche de belles lectures et de rencontres : vibrons, chers happy few, aimons, pleurons et rions, tempêtons et râlons, en bref soyons humains.

World peace.
23:13 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (61) | Envoyer cette note
15.11.2011
O rage, ô désespoir, ô copines traîtresses !
Un tagounet circule en ce moment, chers happy few, et Cuné a, dans un accès de folie, demandé à ses tagués de répondre à la question suivante : Et si tu étais Fashion ? (Fashion, pour ceux qui ont atterri dans ce salon en cherchant des photos de Nathan Fillion nu (vous imaginez bien que si j'en ai, je les garde pour moi, car je ne suis qu'égoïsme et chaussettes à pompons) c'est moi, car je est un autre comme dirait le poète moldave).
Jetons un voile pudique sur la vile réponse de Mo, qui semble considérer que mes goûts en matière de poil sont plus que discutables (et dire que c'est moi qui lui ai prêté la série Fever et permis de découvrir Barrons, sa pictitude, ses pectoraux, ses costumes trois pièces, son catogan et ses talents divers et horizontaux, moi je dis qu'elle n'en méritait pas tant la bougresse), et arrêtons-nous deux minutes sur celle d'Erzie.
"Si j’étais Fashion, je ne partirais pas acheter des Harlequin au Monoprix du coin en laissant la moitié de mon cocktail face à des jeunes femmes formidables qui ont subitement décidé de goûter tous les cocktails présents sur la table (dans le cadre d’une étude gustative, d’un recensement sensoriel).
Et surtout – SURTOUT – si j’étais Fashion, je redécorerais ma porte d’entrée."
Mon Dieu, je me sens poignardée.
Certes, je suis allée acheter des Harlequin au Monoprix du coin en abandonnant mon cocktail mais c'était pour sauver une copine de l'embarras (so many collections harlequinesques, so little time à perdre dans de douteuses métaphores gnangnan sans scènes épicées, je suis donc o-bli-gée de mettre mes connaissances et mes longues années d'études au service de l'amitié, que voulez-vous je suis une femme à bonnes actions, la preuve, je réponds quand on me drague, quelle abnégation totale), mais ce n'est quand même pas ma faute si les délicieuses convives présentes ce soir-là avaient décidé de tester TOUS les cocktails de la carte, y compris le mien (qui contenait d'ailleurs, si ma mémoire est bonne, de la banane, en hommage au Docteur, ce qui aurait donc dû arrêter Erzie). Je ne suis responsable que de mon alcoolisme, for Shakespeare's sake.
Et surtout - SURTOUT - je ne vois pas où est le problème avec ma porte d'entrée.
Bon goût, raffination, sophistiquitude. Vraiment, Erzie, je ne vois pas ce qui te trouble dans cette porte (en dehors du regard de braise de David chou, évidemment).
PS : j'ai froid. Mais je m'en fiche, j'ai une cape.
PPS : Marco, les grands-parents vont toujours bien. Ne me remercie pas de faire le facteur, surtout.
21:24 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
01.11.2011
Mon kindle et moi (il s'appelle Randy, il est important que vous le sachiez)
A force de lire des papiers ici et là et d'entendre questions et réticences là et ici, chers happy few, je me décide à partager avec vous mon expérience de la liseuse comme on dit par chez nous, ou du reader, comme on dit ailleurs. Vous m'excuserez par avance de vous raconter ma vie, vous êtes bien urbains, merci beaucoup.
Quand les premiers readers sont apparus sur le marché, j'ai accordé à l'information un haussement de sourcil discret et je suis retournée à mes moutons : non pas que je sois technophobe, mais je suis technoquiche. Je suis d'une génération qui n'a découvert l'informatique qu'adulte, qui a vu naître les téléphones portables avec un émerveillement un peu naïf et qui a longtemps eu un accès internet ultra limité (je tenais le compte du nombre de minutes que j'y passais par jour histoire de ne pas dépasser mon forfait, je sais, mon jeune lectorat se demande de quoi je parle), autant dire que je suis un dinosaure. Cela dit, j'éprouvais pour les liseuses (suis-je la seule à trouver ce terme étrange ? chez moi une liseuse c'est un gilet si possible plein de dentelles et de rubans ultra kitsh que l'on met pour lire au lit quand on a froid) (mon jeune lectorat pense définitivement que j'ai 80 ans), bref disais-je avant qu'une parenthèse mal élevée ne m'interrompe, j'éprouvais pour les liseuses plus de désintérêt que de réticences. En gros, je ne voyais pas vraiment en quoi ça pouvait me concerner, un peu comme le hockey et les chaussettes en soie pointure 43.
Et puis le temps a passé comme l'eau sous les ponts (si on peut plus se permettre un petit cliché de temps en temps où va-t-on, je vous le demande) et les copines ont commencé à s'équiper. J'ai haussé un deuxième sourcil et je suis retournée à ma tartine de lemon curd, parce que je suis comme ça, un peu longue à la détente. Jusqu'à cet été. C'est que voyez-vous, happy few de mon coeur, j'ai décidé de ne plus voyager en voiture (information qui a son importance, si, si) et j'ai deux enfants, dont un qui est déjà un gros lecteur. Et y a pas à dire, mais quand on prend le train ou l'avion, on réfléchit à deux fois au nombre de livres que l'on emporte (il m'est arrivé de laisser des chaussures à la maison pour pouvoir prendre quelques livres supplémentaires, quelle violence). La solution : la liseuse. J'ai donc demandé à Caroline de m'en prêter une, une Sony, que j'ai testée l'été dernier. Séduite par le confort de lecture, je suis passée à l'achat. Après interrogations et farfouillages, je me suis décidée pour un kindle. Les raisons ? C'est un modèle ultra simple qui ne se connecte pas à un ordinateur pour charger les livres (eh oui, je suis une technoquiche, dois-je le rappeler ?). Quand je commande en ligne (ce qui m'arrive, je ne suis pas que chasteté et librairies indépendantes, vous pouvez me frapper) j'achète toujours sur amazon, aussi je ne voyais pas pourquoi ne pas acheter le kindle sous prétexte qu'il est inféodé à amazon (je suis une fille simple, je raisonne simplement).
Deux mois après mon achat, la lune de miel dure toujours. Le kindle tient toutes ses promesses de simplicité et de confort de lecture. Mais surtout, pour répondre à tous les détracteurs des readers, il n'a strictement rien changé à mes habitudes de lecture. En réalité, il me fait acheter plus de livres : non seulement j'achète toujours autant de livres papier, mais j'achète aussi des livres numériques. Comment m'en sers-je alors ? J'y télécharge des romans qui ne sont disponibles qu'en format numérique (ça arrive dans le cas de certaines rééditions), des romans moins chers au format numérique (ce qui n'est pas toujours le cas, contrairement à une idée reçue) que je suis certaine de ne pas prêter, des romans en promo (des romances pour la grande majorité), et, ce qui constitue pour l'instant le fond de mes achats numériques, des classiques britanniques et américains que j'ai téléchargés par auteurs (l'oeuvre complète de George Elliott par exemple, que je voulais lire depuis longtemps, tous les romans de Mark Twain, que je voulais relire, l'intégrale des romans de Louisa May Alcott, qui ne sont pas traduits, et bien d'autres). Ce qui me plaît dans le kindle, c'est qu'on n'est jamais à court de lecture (il m'est arrivé de télécharger un roman dans le métro), qu'on peut avoir une envie de lecture à 2 heures du matin (testé aussi, ne dites rien, il vaut mieux relire Persuasion que regarder une énième rediffusion de Chasse, pêche et fromages quand on a une insomnie, non ?), qu'on ne se casse plus le dos en trimballant des pavés de plus de mille pages dans le sac et qu'on n'est plus obligé de lire deux livres en même temps parce que le dernier tome du Trône de Fer ne rentre pas dans son sac à main (on a les précoccupations qu'on peut, je suis superficielle, je sais). Et puis le catalogue de l'offre numérique hors amazon est passionnant : faites un tour sur projet Gutenberg par exemple et vous verrez le nombre d'auteurs français que le passage au numérique est en train de sortir de l'oubli. Nous pouvons lire des auteurs dont les oeuvres étaient complètement inaccessibles, dans leur orthographe d'époque, ce qui personnellement, me rend complètement hystérique (je suis un peu bizarre, c'est l'âge, certainement).
Après, les liseuses posent des problèmes qui leur sont propres : on ne peut pas faire dédicacer un roman par son auteur (il suffit de racheter une version papier que l'on conservera dans sa bibliothèque) et on ne peut pour l'instant pas prêter un livre numérique parce que ça ne se transfère pas (j'ai cru comprendre que ça allait changer). Mais si j'en crois ma petite expérience, celle des copines et les chiffres récents (qui portent sur le lectorat américain, le mieux équipé pour l'instant), les liseuses ne signeront jamais la mort du livre papier car elles ne sont qu'un complément que chacun utilise à sa guise (je pense qu'il y a autant d'utilisations que de lecteurs). Certains pensent certainement que je vis au pays des Bisounours, mais cette expérience n'est que la mienne et n'engage que moi. Sur ce, je retourne à mon bouquin. Papier.
23:22 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note | Tags : une note ultra longue, j'en suis marrie, bravo à ceux qui sont arrivés au bout, vous méritez une récompense, genre une photo de david tennant nu, qu'en pensez-vous ?
27.10.2011
To paint or not to paint ?
Parce que je suis un peu folle, j'occupe mes vacances avec

(J'ai tous les talents, comme vous le savez depuis longtemps.)
Et je lis conjointement :

Hyper zarbi (venant de quelqu'un qui vénère Philip K. Dick, ça en dit long). C'est censé être du steampunk mais c'est plus que ça (avouez que ça vous éclaire, hein). Je ne sais pas encore si ça me plaît ou pas. (La couv' est sublime, je sais, rien que pour ça, j'adore le lire dans le métro.)
Hyper long (et je ne parle pas du nombre de pages, même s'il dépasse le millier, mais de la mise en place) et pas forcément ce à quoi je m'attendais : j'ai acheté ce roman sur la foi de la quatrième qui disait "espions, duellistes, bla bla bla, mathématiques divinatoires, bla bla bla, Umberto Eco, bla bla bla", au bout d'une centaine de pages, Henri IV a juste été assassiné par Ravaillac (quel scoop !). Wait and see.

Le thriller que tout le monde a lu : plutôt bien ficelé mais sans surprise pour l'instant. Efficace comme une série télévisée américaine, l'humour en moins.
Ceux qui me connaissent bien l'auront compris : je suis en panne de lecture, d'où la démultiplication des bouquins entamés. Heureusement que dans ces cas-là on peut compter sur les valeurs sûres :

Une excellente aventure de Sherlock Holmes avec des zombies dégoûtants (mais peuvent-ils être autrement ?), parfaitement scénarisée et fort joliment dessinée
et

Hugh, des robots, de la baston, un scénar très malin, que demander de plus ?
(Ok, je sais à quoi vous pensez, bande de coquinous, mais non. Jamais le jeudi.)
13:45 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
17.10.2011
Are you a Gilmore girl ?

Je ne fais pas beaucoup de challenges, chers happy few, mais impossible pour moi de résister à celui que vient de lancer Karine : le challenge Gilmore Girls où il s'agit de lire les romans que lit Rory dans la série (que j'adore même si je la regarde à une allure d'escargot neurasthénique tétraplégique). Le principe ? Lire au moins 3 bouquins dans la longue liste compilée par Karine et que vous trouverez ici. J'en ai pour ma part déjà lu 107/343 et certains ne m'intéressent pas du tout (nobody's perfect et il y a quand même pas mal d'essais dans cette liste), donc voici les titres qui me font envie (soyons lucides, happy few de mon coeur daiquiri, la probabilité que je ne les lise pas tous est élevée, parce que la chair est faible hélas, et il y a tellement de livres) :
Le dernier homme de Margaret Atwood, Le journal d'un vieux dégueulasse de Bukowski, La rose pourpre et le lys de Michel Faber, Le voyage de Simon Morley de Jack Finney, Catch 22 de Joseph Heller, Rescuing Patty Hearst : growing up sane in a decade growing mad de Virginia Holman, A quiet storm de Rachel Howzell Hall, How the light gets in de M. J Hyland, un titre de Stephen King parmi les 4 proposés, Property de Valerie Martin, When the emperor was divine de Julie Otsuka, Bel Canto d'Ann Patchett, The tree grows in Brooklyn de Betty Smith, The song reader de Lisa Tucker, Slaughterhouse Five de Kurt Vonnegut, Rebecca of Sunnybrook Farm de Kate Douglas Smith Wiggin.
16 romans. On m'a connue plus lucide. D'autant qu'aucun n'est dans la PAL. Tant de wilditude mérite bien une bière, tiens.
08:40 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : et vous, vous faites ce challenge, chers happy few ?
13.09.2011
I'm in love
Quel grain, quelle souplesse, quelle couleur (spéciale dédicace à mon papounet d'amour : oui, il est orange, je sais, mais je n'ai pas pu résister).
Quel teint, quel écran, quelle ligne !
Quelle technologie, je suis bluffée.
(En vrai, j'ai cru que j'avais commandé la mauvaise "cover", je ne trouvais pas la lumière, quiche un jour, quiche toujours.)
(Je confirme, lire les manuels d'utilisation avant, ça permet d'être moins ridicule.)
Le mode d'emploi est over easy, télécharger un bouquin prend 8 secondes 37 et j'ai commencé par une romance épuisée, je pense que ça augure bien de la suite. Ou pas. Ahem.
18:03 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : kindle, il paraît que me voir en grande prêtresse amazon est over drôle, pffff, lisons mes happy few, et prions pour que nos bonheurs de lecture, ne s'arrêtent jamais
07.08.2011
Oh oui ! murmura-t-elle en contemplant languissamment le visage de son amant sous ses paupières mi-closes
...fais-moi des paupiettes de veau pour le dîner.
Il est temps de rétablir une vérité, happy few de mon coeur tagada, parce que j'ai l'air comme ça, de passer des vacances studieuses et remplies de saines lectures, voire même de quelques classiques qui m'avaient jusqu'à présent échappé mais en fait, non. Evidemment.
J'ai surtout lu ça :
(Oui, j'envisage demander à J'ai lu de bien vouloir sponsoriser ce blog avec des SP, il faut bien que je garde quelques sous pour acheter des cupcakes.)
Et comme la vie est bien faite, il me reste encore ça :
(En anglais, ça ne compte pas, c'est pé-da-go-gi-que.)
(Il fut un temps où J'ai lu pour elle cherchait à être découvert et pratiquait des prix raisonnables, la preuve.)
Sinon, le bouquiniste est ravi : je suis sa seule cliente depuis trois semaines et je le débarrasse de trucs invraisemblables, genre de la SF New Age des années 70 ou des auteurs oubliés depuis des lustres. Je ne suis qu'abnégation et coups de soleil, c'est beau comme du Lévy, tiens. Chabadabada.
13:40 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : j'ai mangé les meilleurs cupcakes du monde, et de ses environs, j'en veux encore, et demain, et après-demain, mr cupcake marry me
21.07.2011
Oh oui... reade-moi...
Cet été, j'ai pris une résolution proprement bouleversifiante, chers happy few, surtout quand on sait à quel point la technoquichitude ne m'a jamais abandonnée : j'ai décidé de tester une liseuse électronique, un de ces fameux e-book dont on nous rebat les oreilles. Je sais bien que j'avais dit ici ou là que ce genre de choses me rendait sceptique (difficile de penser autrement quand 26 bibliothèques et quelques milliers de livres se partagent les murs de mon appartement) mais j'ai plié cette année sous un argument de choc (et le poids des ans) : avec une liseuse, on peut trimballer des centaines de livres dans quelques grammes seulement et pour quelqu'un qui transporte en permanence sa maison dans son sac à main et qui a passé tout le mois de juin à balader Le Trône de Fer, l'idée était plus qu'alléchante. Caroline, qui est décidément parfaite, m'a donc prêté un Sony Reader (l'avant-dernier modèle ; c'est que ces choses-là se perfectionnent à toute allure).
Verdict après trois lectures (dont je parlerai plus tard, me contentant ici du côté technique de la lecture) : le confort de lecture est assez incroyable pour la femme de peu de foi que j'étais (même si sur ce modèle il y a un petit problème de luminosité qui a manifestement été réglé depuis) et je suis conquise par la prise en main : la taille et le poids sont parfaits et on peut lire d'une main (non, il ne s'agit pas d'une allusion salace, qu'allez-vous donc imaginer ?), puisqu'on tourne les pages en appuyant sur un bouton (très pratique aussi quand on vient de se faire les ongles) (oui, je suis une femme, so what ?). Il y a une fonction prises de notes dont je ne me suis pas servie (en même temps, dans mes lectures papier, la prise de notes se limite chez moi au cornage de pages) et une fonction marque-page qui, si j'ai bien tout compris, ne fonctionne que pour le dernier livre en cours, ce qui est dommage pour ceux qui lisent plusieurs livres à la fois.
Il se peut donc, chers happy few, que j'acquière ce genre d'objet, pour m'en servir surtout en vacances, mes valises étant toujours incroyablement alourdies et encombrées de bouquins (s'il faut choisir entre un livre ou une paire de chaussures, je choisis le livre, je suis terrible) (et Dieu sait pourtant que j'aime les chaussures). Mais avant de me décider, je fais un tour d'horizon des readers disponibles sur le marché et des avantages (et des défauts) de chacun. Voilà pourquoi je m'adresse à toi, là, qui en as un, et toi aussi, voire même toi, oui, là-bas, au fond de la classe : quelles liseuses possédez-vous, chers happy few ? Qu'y téléchargez-vous ? Comment vous en servez-vous ? Que leur reprochez-vous ? Ou au contraire qu'adorez-vous ?
16:52 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : les tags reviendront quand je recommencerai à boire, demain donc
17.07.2011
Comme un Salon abandonné...
... qui a compris depuis belle lurette qu'il passait après les cocktails, les copines, le ciné, les copies, les listes, les lubies et le reste.
Oh, guess what was in my mailbox last friday ?
Beautiful, isn't it ? And veeeeeeery heavy, yes, too.
Oh, guess who's back ?
My favorite dwarf. At last. (C'est que les dernières 1000 pages sans lui, ça avait été long quand même.)
Bon, il a fallu que j'intègre les noms de lieux, quelques mots de vocabulaire spécifique, que je m'habitue à ce que Daenerys soit Dany neuf fois sur dix, et me voilà partie.
Je ne vous cache pas que j'ai un très faible rendement : page 57 en plus d'une heure, sachant qu'il y a 1000 pages... Do the math, dearest happy few.
See you quand je see you, donc. (Oui, aujourd'hui, je lapalisse, c'est comme ça, c'est dimanche, j'ai droit.)
Ne soyez pas trop sages, hein, quand même.
11:12 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Choses vues, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : j'ai un énorme bleu sur le bras gauche, merci ma maladresse légendaire, conjuguée au montage des meubles suédois, on me prend pour une femme aux pratiques sexuelles étranges, merci les copines, et ma réputation
23.06.2011
Tomorrow, tomorrow
Parce que chez moi, l'éclectisme n'est pas un vain mot, chers happy few, parce que j'aime à la fois Willounet-beau et les comédies musicales (possiblement pas en même temps mais je reste open), le kitsch et la kulture, ce week-end, c'est

Super-héros shakespearien (non, je ne couine pas, non je ne couine pas, non je ne couine pas) (je sais me tenir moi Madame) (à la limite hyperventilè-je un tantinet, c'est tout),

adolescents américains (qui chantent, c'est encore mieux),

cocktails sans alcool (je n'oublie pas de toujours consciencieusement manger mes cinq fruits et légumes par jour, la preuve),

kulture klassique (allons-nous pulvériser notre record et y rester plus d'une demi-journée ? les paris sont ouverts)

et gastronomie trois étoiles (les Britons sont les seuls au monde à servir des petits pois énormes et florescents : ça facilite les batailles de nourriture dans le noir, c'est pas rien).
See you, chers happy few. (Enfin, si je reviens.)
17:07 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note