26.11.2009
Elémentaire, mon cher Watson!
L'heure est grave, chers happy few.
Il paraîtrait (mais ce ne sont que des rumeurs) que je n'aurais pas posté de billet dans ce modeste salon depuis 6 jours (oui, les fans veillent et comptent, pauvres d'eux). J'ai bien évidemment des circonstances atténuantes, monsieur le juge, pour autant que les termes copies, bulletins à remplir, week-end à Londres, broderie et Bones évoquent quelque chose, car ce sont peut-être des détails pour vous mais pour moi ils veulent dire beaucoup.
Bref.
Rappelée dans le droit chemin scripural par une blogueuse anonyme, je profite d'un petit moment de répit dans mon emploi du temps de ministre (entre deux bières, donc), pour vous parler un peu de mon week-end londonien et vous inciter à aller faire un tour, si par hasard vous passez par la capitale de la perfide Albion :
au Musée Sherlock Holmes, sis au 221b Baker Street (oui, les Anglais ont le sens du détail, ils sont décidément merveilleux).
Dans cette maison so british est reconstitué jusque dans les moindres détails l'appartement que Holmes a occupé, d'abord seul puis avec Watson (pas de remarques désobligeantes, s'il vous plait, ils ont inventé la colocation bien avant Friends), dans la maison de Mrs Hudson, leur logeuse.
On y est accueilli par un constable en costume d'époque, qui passe la journée à être pris en photo par des hordes de touristes le pauvre :
En bonus, parce que vous le valez bien, chers happy few :
00:20 Écrit par fashion dans A l'étranger, Bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : musée sherlock holmes, londres, j'ai été très raisonnable dans la boutique, juste un mug et un badge, parfois je m'épate moi-même, en toute modestie évidemment
12.06.2008
2008, année du manga ?
Figurez-vous, chers happy few, que Dame Cuné m'a lancé un défi, l'autre jour comme ça, en passant, l'air de rien : elle m'a enjoint de trouver un manga formidable dont personne n'aurait encore parlé et de faire profiter le monde entier (pas moins) de ma découverte. Vous imaginez bien que je ne suis pas du genre à laisser tomber le gant dont on me soufflette, chers happy few, et, pleine d'énergie, je me suis tournée vers la seule personne qui pouvait m'aider dans cette quête : Sam-le-libraire-de-Caro[line].
Dans sa petite boutique très ordonnée (la remarque est d'Emeraude car oui, les LCA parisiennes sont presque toutes passées dans cet antre de la tentation nipponne), le très sympathique Sam officie au milieu des shojos, des shonens et des seinens (faut-il leur mettre le "s" du pluriel, mon Dieu, voilà que je ne sais que répondre à cette question, c'est affreux, cela va me turlupiner pendant au moins trois bonnes minutes, on ne se refait pas chers happy few), de quelques produits dérivés et d'une télé qui diffuse des clips de chanteuses japonaises (c'est Caroline qui serait à la fête). Et le très énergique Sam est une mine d'information : il a pratiquement lu toute sa boutique (bon, il a avoué qu'il était moyen moins fan de shojos, mais ces mangas étant destinés aux (très) jeunes filles, on ne lui en voudra pas) et il est d'un enthousiasme très communicatif. Vous imaginez donc bien que rentrée pour trouver une série répondant aux exigences de Dame Cuné, il y avait peu de chances que je ne reparte qu'avec ça, chers happy few, car la chair est faible hélas, et le manga très attirant. Je suis donc ressortie avec un certain nombre de volumes, mais je tiens à dire que ce n'est absolument pas ma faute et que de toute façon, les mangas ne rentrent pas dans les PAL, c'est une particularité qu'ils ont...
Par l'auteur de L'infirmerie après les cours (dont Lamousmé a parlé ici), Diamond Head est un shojo très drôle qui met en scène une jeune fille, Nanao, qui entre en seconde dans un nouvel établissement scolaire. Elle fait la connaissance de trois garçons, Raïka l'éphèbe, le sérieux Kirihiko et le sympathique Katsuma qui forment un groupe à part : ils ne se mêlent à aucun élève et font partie du Club Judiciaire du lycée, un club qui règle les différends entre les élèves dans des procès où toutes les ficelles du droit sont utilisées. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture enlevée, constituée de trois chapitres qui sont en fait trois histoires différentes. Nanao est une fille exubérante et sûre d'elle, le bel éphèbe charismatique passe son temps à manger et à broyer du noir et se trouve régulièrement à la base de malentendus amusants (on le prend tout le temps pour une fille) et Katsuma est craquant (ça y est, j'ai 14 ans à nouveau, c'est terrible, c'est l'effet boomerang Edward qui me revient, je plaide non coupable, chers happy few, la littérature a parfois des effets étranges sur moi). C'est donc une très agréable découverte, que je vais me charger de parachever avec la lecture des 4 tomes suivants (car oui, bonne nouvelle, c'est une série courte)!
Changement de registre avec le tome 1 de Mushishi de Yuki Urushibara, qui raconte les aventures de Ginko, qui a une étrange profession : il est mushishi, c'est-à-dire qu'il règle les problèmes que peuvent causer les Mushi (des petites entités divines présentes dans la nature) aux humains. Sorte de médecin errant, Ginko tente de rendre service à ses congénères dans ces cinq histoires, qui sont indépendantes les unes des autres. J'ai beaucoup aimé le dessin, que je trouve élégant et sensible, et l'utilisation de la mythologie japonaise : on y croise des esprits mangeurs de bruit, des femmes mi-humaines mi-Mushi, des jeunes filles prisonnières des eaux qui ressemblent à des sirènes et on apprend à se méfier des oreillers et du pinceau de certains garçons... C'est très beau, empli d'une poésie à la fois sombre et lumineuse!
Nous voici dans une toute autre dimension : le one-shot (un seul volume) de Tetsuya Tsutsui, Reset est l'histoire d'un jeune hacker chargé par le gouvernement d'enquêter sur un curieux jeu vidéo, Dystopia, un jeu auquel jouent en réseau les habitants d'une résidence qui manifestent une fâcheuse tendance à se suicider de manière spectaculaire. Réflexion sur la façon dont le virtuel influe sur le réel et sur l'irruption de la réalité dans le monde virtuel, c'est un seinen violent et très sombre qui voit s'affronter Shunsuke Kitajima (le hacker) et GM, le psychopathe qui se cache derrière Dystopia, à l'origine de la manipulation qui est la trame de fond d'un scénario pas vraiment original mais très bien ficelé. A recommander très chaudement aux âmes peu sensibles (dont je suis, j'avoue tout)!
La suite de mes découvertes au prochain numéro, chers happy few! Je me joins au choeur : 2008, année du manga! Banzaï!
La boutique de Sam, pour les mangaphiles-mangavores :
Komikku (attention à l'orthographe!)
61 rue des Petits-Champs, dans le 1er arrondissement, métro Pyramides ou Opéra.
Le blog de la boutique
06:30 Écrit par fashion dans Avec des bulles, Bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note
09.12.2007
A beautiful bookshop
Samedi après-midi, chers happy few, une partie non négligeable du Club des Théières se rendit en expédition à l'étranger. Armées de notre courage, d'un plan mappy et d'une quantité impressionnante de victuailles, bravant la pluie battante et les embouteillages, les aventurières que nous sommes se sont rendues à...
Achères.
...
Je vous entends déjà chers happy few vous gratter délicatement la tempe en vous questionnant : "Où est-ce ? dans quel pays ? mais qu'allaient-elles donc faire dans cette galère ?"
Eh bien, pour tout vous expliquer chers happy few, Achères est une petite ville des Yvelines, à environ trois quarts d'heure de route de Paris. A l'étranger, donc. J'en profite d'ailleurs pour rendre hommage à Chiffonnette, qui sait parfaitement lire un plan mappy et grâce à qui nous sommes arrivées à bon port. (Il est vrai que nous nous sommes perdues une fois parvenues à destination, errant de place en place, de rue en rue, l'âme aussi en peine que le ciel, jusqu'à ce qu'un charmant et très jeune homme nous révèle que la rue que nous cherchions était sous nos yeux. C'est toujours comme ça quand on est une tarte désorientée, mais croyez-moi, on finit par s'habituer.)
Bref. Vous vous demandez bien évidemment chers happy few, pourquoi nous nous sommes rendues à Achères, qui n'est pas précisément un temple de glamour. Mais croyez-moi, elle va peut-être le devenir, grâce à :
la librairie de Lamousmé!
Nous avons envahi cette très jolie librairie par un pluvieux après-midi (oui, vous avez remarqué que la photo n'est pas contractuelle) et nous avons été chaleureusement accueillies par Lamousmé, qui règne avec beaucoup d'enthousiasme sur ce petit cocon mauve et rose (les chaises et les poufs sont assortis à la devanture et le canapé est en attente de livraison, on n'a qu'une envie chers happy few, c'est s'asseoir et bouquiner). Et cette chère Lamousmé, qui propose un très bon fonds dont l'éclectisme me ravit, connaît un tel succès que sa librairie a été dévalisée cette semaine, au point qu'elle voulait empêcher Caro[line] de lui acheter tout son stock, histoire de ne pas présenter aux clients à venir des étagères vides... Nous croisons les doigts avec elle pour que les fournisseurs se décident enfin à réapprovisionner cet antre des littératures de l'imaginaire!
Il n'y a plus qu'à souhaiter une très longue vie à cette librairie, pleine de dédicaces et d'auteurs chouchous, of course!
Et pour ceux qui sont curieux et qui veulent jouer un peu : qui se cache derrière ces couvertures ?
EDIT : les noms des Théières !
De gauche à droite, rangée du fond :
Moi-même derrière des petits fantômes, Tamara derrière Le murmure des Dieux (achat de Caro[line]), Stéphanie derrière Les trolls de Selma Lagerloff, Caro[line] et Nicolas Cauchy (il est devenu tellement chouchou qu'elle se promène partout avec lui) (enfin presque) (il est présentement dans ma PAL afin que je puisse tester à mon tour son potentiel chouchouïtesque, mais c'est mal parti : il ne ressemble pas à Neil Gaiman), Lamousmé derrière Le petit oiseau blanc de Barrie.
De gauche à droite, rangée de devant :
Amy et un roman victorien de Michaël Cox, Emeraude derrière Le libraire de Sà Moreiro, Amanda et A l'orée des fées (un achat Caro[linien]) et Chiffonnette, reine du retardateur derrière un manuel de sorcellerie.
PS : merci à Amanda et Chiffonnette pour les photos!
PS bis : l'adresse de Neverland : 37 avenue de Stalingrad 78260 Achères (si vous vous y rendez, ne vous fiez pas aux explications de Lamousmé, qui va vous dire que c'est la troisième à droite à partir de l'étoile du matin. Regardez plutôt sur mappy. Ou demandez à Chiffonnette de vous y conduire.)
PSter : elles parlent aussi de la librairie de Lamousmé : Amanda, Isil, Caro[line], Chiffonnette et Lamousmé elle-même!
09:40 Écrit par fashion dans Bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
06.11.2007
J'ai trouvé mon 84 Charing cross road!
Chers happy few, une fois n'est pas coutume, je vais me livrer sous vos yeux ébahis au délicat exercice de la réclame.
Si vous regardez un peu la colonne de droite de ce modeste salon, vous aurez vu la rubrique intitulée "Autour des livres" et dans cette rubrique le lien "La litote". Qu'est-ce ? se demandent ceux (et ils sont nombreux) qui n'ont jamais regardé ma longue liste de liens (que pourtant j'ai mise en place à la force de la souris). De quoi s'agit-il donc ? vous demandez-vous soudain curieux et l'esprit en alerte.
Il s'agit du blog d'une formidable librairie, sise dans le 10° arrondissement parisien.

J'ai découvert cette librairie par leur blog, sur lequel j'ai atterri un jour en surfant. Marilyne et Corinne, les deux libraires, y racontent la vie au jour le jour de la librairie, de ses clients, de ses cartons, des éditeurs, des auteurs... C'est drôle, touchant, intéressant, je leur rends virtuellement visite chaque jour.
Et puis un jour, Stéphanie, qui lisait aussi leur blog, s'est dit que c'était dommage que cette rencontre reste virtuelle et elle m'a proposé d'aller y faire un tour. Ce que nous avons fait. Nous avons poussé la porte rouge de cette librairie qu'on avait l'impression de connaître si bien. Et nous avons fait sa connaissance en vrai. En chair et en livres. Et dans cet espace lumineux, extrêmement bien aménagé (17 000 références dans 40 m²), nous avons aussi fait la connaissance des deux libraires. Et elles sont formidables : passionnées, sympathiques et pleines d'humour, à l'image de leur blog. Elles nous ont chaleureusement accueillies avec un café et des marshmallows (je précise que nous ne les avions pas prévenues de notre visite) et nous n'avions plus envie de partir. Leur librairie est un enchantement pour l'esprit : dans un espace relativement réduit, elles ont un grand rayon jeunesse, un rayon poésie formidable, un rayon polar bien achalandé et on trouve sur leurs étagères de littérature générale des auteurs que je n'ai pas l'habitude de trouver dans des librairies de quartier (comme Carver, Kingsolver, Wodehouse...).
Allez y faire un tour chers happy few, car cette librairie, ce n'est que du bonheur!
Librairie Litote en tête, 17 rue Parodi, 75010 Paris, métro Louis Blanc.
Leur blog, pour ceux qui auraient la flemme de se rendre dans la désormais fameuse colonne de droite...
06:30 Écrit par fashion dans Bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note



