02.03.2011

Top Ten Tuesday #11

Oui, je sais bien qu'on est mercredi, pinailleurs happy few, mais je suis un peu décalée depuis les vacances ; je pense que le séjour de Karine m'a définitivement mise à l'heure québécoise (autant vous dire que la rentrée a été un tout petit peu difficile, mais bon, le sommeil c'est surfait comme disait le poète moldave qui gloussait en lisant des Harlequin pour occuper ses insomnies). Mais vous pensez bien que le thème de la semaine : Ces livres que je voulais absolument tout de suite dans la minute... mais que je n'ai toujours pas lus, était évidemment fait pour la folle LCA que je suis, chers happy few (oui, aujourd'hui, c'est thérapie).

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Ne nous leurrons pas, perspicaces happy few : quand on a 362 livres dans sa PAL, c'est qu'on est un (tout petit) peu (si peu) atteinte de compulsivité. Mais parfois plus que d'habitude. Ahem.

 

1. First among sequels de Jasper Fforde. Acheté à sa sortie (2008), j'avais eu du mal à le trouver à Paris et j'avais fini par le commander chez Gibert où j'avais fait une crise d'hystérie auprès du vendeur pour qu'il m'envoie un texto pour me prévenir de son arrivée. Puis je me suis dit ensuite que je ne pouvais pas lire ce roman parce que je croyais à l'époque que ce serait le dernier de la série et je ne voulais pas quitter Thursday. Mais comme le suivant est sorti la semaine dernière, je vais pouvoir enfin le lire. CQFD. (J'avais prévenu, chers happy few, je suis fol-le).

2. L'autre rive de Georges-Olivier Chateaureynaud. J'avais lu une critique très élogieuse de ce roman dans Le Monde des Livres et je m'étais précipitée en librairie le jour de sa sortie (2007), alléchée par ce qui se présentait comme une variation autour des Enfers. Non seulement je ne l'ai toujours pas ouvert, mais il est sorti en poche l'année dernière. Depuis je ne lis plus Le Monde des Livres. (Comment ça, aucun rapport ?)

3. Des horizons rouge sang de Scott Lynch. Comme j'avais adoré le premier volume de cette série, Les mensonges de Locke Lamora (lu en août 2008), je me suis immédiatement procuré la suite, qui dort depuis sur une étagère. Je la dépoussière de temps en temps. Oui, je suis comme ça, bien urbaine.

4. Olympos de Dan Simmons. Conquise par Ilium (lu en mai 2010), j'ai couru chez Gibert le week-end qui a suivi et je croyais vraiment, dans ma grande naïveté, lire le tome 2 dans la foulée. C'était sans compter sur les dix autres livres qui m'ont sauté dessus en me disant "laisse-le, tu le liras plus tard". En même temps, dans la PAL depuis 9 mois, on a connu pire. Ô combien.

5. Paradise Kiss, l'intégrale de Ai Yazawa. Edité en version intégrale en 2008, au moment où je passais toutes les semaines chez le libraire de manga, j'avais éprouvé un irrésistible besoin de lire tout de suite cette série dont tout le monde disait le plus grand bien. Ce manga est toujours dans la PAL deux ans après mais il est apparemment devenu très difficile de se le procurer, la preuve que j'ai bien fait de craquer, non ?

6. Magic strikes, Magic bleeds, Magic burns d'Ilona Andrews. Après mon enthousiasmante lecture de Magic bites (en janvier dernier), j'ai clamé à tous les vents qu'il me fallait absolument la suite sous peine de maux tous plus terribles les uns que les autres. Comme je vis avec un homme compatissant qui sait qu'il ne faut pour rien au monde me priver de lecture et de dragons zombies, il est revenu d'une de ses pérégrinations avec les trois volumes suivants. Je l'ai remercié comme il se doit puis j'ai enterré les volumes dans la PAL anglaise (78 volumes and counting).

7. Broken, Haunted, Industrial magic, Dime store magic de Kelley Armstrong. J'avais tellement aimé le tome 1 de cette série, Morsure (lu en mai 2008) que Karine m'avait envoyé les quatre suivants dans la foulée. Et, comment dire ? Ben, je ne sais toujours pas ce qui arrive à Clayton et compagnie. Je mérite le fouet, je sais.

8. Cry wolf de Patricia Briggs. Quand j'ai découvert chez Forbidden Planet à Londres que Briggs avait écrit une autre série dans le monde de Mercy Thompson, j'ai sauté de joie et embarqué ce petit volume, pour découvrir en parcourant la blogo anglo-saxonne que les amateurs de Mercy étaient globalement déçus, ce qui a refroidi mon envie (je suis over influençable, my bad). Mais je vais le lire, c'est certain, un jour de pluie où je serai en manque de loup-garou.

9. Les falsificateurs d'Antoine Bello. Emballée en décembre dernier par Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet, je me suis précipitée dans les trois librairies de mon quartier pour acheter tout ce que je trouvais de lui. Puis j'ai réorganisé ma PAL. Et j'ai redécouvert ce titre (et les autres) en préparant ce Top. Ne dites rien, je sais.

10. Le dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay. La tapisserie de Fionavar ayant été un de mes éblouissements fantasyesques il y a de cela pas mal d'années, j'avais acheté ce roman en 2007, persuadée qu'il serait lu très rapidement. Pensez donc, des Vikings, un one shot, de la fantasy... Mais une malédiction pèse sur cet ouvrage, que j'ai trimballé une dizaine de fois en tous lieux et en toutes occasions mais que je n'ai jamais ouvert. Un mystère palesque jamais résolu.

 

08.02.2011

Top Ten Tuesday #10

Aujourd'hui, happy few de mon coeur menthe à l'eau, le Top Ten Tuesday propose à ceux qui le veulent de dresser la liste des 10 prénoms de personnages de fiction que l'on donnerait à ses enfants. Je ne pouvais pas passer à côté d'une si belle occasion de montrer l'étendue de mon bon goût, évidemment. Ahem.

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1. Beowulf. Histoire d'avoir un héros à la maison : on ne sait jamais, un dragon est si vite arrivé.

2. Aragorn. Un enfant promis à un bel avenir, genre éleveur de chevaux ou ouvreur de portes de saloon.

3. Heidi. Il y en aura au moins une qui aimera la montagne dans la famille.

4. Fitzwilliam. Un prénom si doux et si facile à diminuer. Hein Fitzounet d'amour ?

5. Andromaque. Une fille assurée d'épouser un sexy man. Faudra juste veiller à ce qu'elle ne choisisse pas n'importe qui comme deuxième mari.

6. Eraste. Séduction, intelligence et sexytude, c'est le cocktail parfait pour un fils, non ? (Oui, je sais que dans la tradition grecque il s'agit de tout autre chose mais je suis une fille russe today.)

7. Ranger. Un prénom facile à porter, facile à épeler.

8. Colin. Surtout s'il naît en Alaska, of course.

9. Arachné. Une fille habile de ses dix doigts, assurément.

10. Frénégonde. C'est la faute de Mo, c'est tout.

 

Elles ont fait une liste : Erzie, Karine, Yueyin...

05:00 Écrit par fashion dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : j-5

01.02.2011

Top Ten Tuesday #9

Pour la reprise des Top Ten Tuesday que j'avais, à mon corps défendant, un peu délaissés (en même temps, si je me tenais aux contraintes, ça se saurait) et pour fêter son Golden Globe (et son futur Oscar, évidemment, no way qu'il aille à James Franco, trop jeune, ou Javier Bardem, trop moche) (inutile de hausser les sourcils, va, aucune personne normalement pourvue d'yeux ne peut trouver Javier beau, ce serait hérétique) (ce qui ne m'empêche pas d'avoir eu envie de lui broder une parure de lit à son nom après Vicky, Cristina, Barcelona, mais c'est parce que je suis faible, comme tout le monde le sait), Karine, Yueyin et moi vous proposons aujourd'hui un Top Ten consacré à Colin Firth, le seul, l'unique, celui à qui j'ai déclaré mon amour il y a de cela bien des années.

Voici donc, for your eyes only, mes 10 films préférés avec Colin*. Et avec photos. Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur. (Et ne râlez pas, j'aurais pu vous infliger la même chose avec David Tennant**.) (Ah, vous faites moins les malins tout d'un coup, là.)

 

1. Orgueil et préjugés (Pride & Prejudice), version BBC, 1995.

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The ultimate Darcy. Que les Matthewphiles ne disent rien, merci.

 

2. Love actually, 2003

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Un homme qui apprend le portugais par amour, je ne sais pas vous, chers happy few, mais moi, ça m'émeut.

 

3. L'importance d'être constant (The importance of being Earnest), 2002

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 Colin plus Oscar, la preuve de l'existence de Dieu. Pas moins.

 

4. Un mariage de rêve (Easy virtue), 2008

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Où on apprend que Colin peut être sarcastique et mécanicien. Et qu'il porte fort bien le feutre en plus, le bougre. La classe.

 

5. Nanny McPhee, 2005

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Colin est over touchant en veuf débordé. Je suis prête à lui élever ses enfants, tiens.

 

6. Le journal de Bridget Jones (Bridget Jones' diary), 2001

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Un homme qui porte le pull renne avec autant de sexytude peut me demander n'importe quoi. Si, si.

 

7. St Trinian's, 2007

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S'il voulait bien prendre le poste de ministre de l'Education Nationale en France, je pense que ma motivation remonterait en flèche. Oui, je suis une femme facile, so what ?

 

8. Mamma Mia !, 2007

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Because he is quite spontaneous.

 

9. La dernière légion (The last legion), 2007

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Il porte tellement bien l'armure romaine que ce serait limite un péché de la lui enlever. Limite. (En fait, en revoyant les photos de lui en armure, j'espère qu'il a touché une prime de ridicule.)

 

10. Ce dont rêvent les filles (What a girl wants), 2003

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Politicien british et coincé. What a fantasy.

 

La semaine prochaine, mes dix films préférés avec Christophe Lambert. (Si, si, j'en ai vu au moins dix, vous pouvez être atterrés.)

 

*Sur les 18 que j'ai vus, ce qui est loin de représenter toute sa filmo, évidemment. Je plaide en sus coupable : je n'ai pas vu certains films très connus comme La jeune fille à la perle ou Valmont. Mais que fait la police ?

**En même temps, comme dirait Karine, quand on parle de David chou, on a un peu l'impression de se parler à nous-mêmes, ce qui, remarquez, ne nous dérange pas tant que ça.

11.01.2011

Top Ten Tuesday #8

Il paraîtrait, chers happy few, mais rien n'est sûr, que le début d'année est le moment de prendre des résolutions. Des quoi ? demande celui qui ne s'est toujours pas remis de ses libérales libations sylvestres. Des ré-so-lu-tions. Vous savez ces promesses qu'on tient encore moins que les autres, les "je me donne 12 mois pour avoir le corps de Jessica Alba" (oups, je n'ai pas ouvert un Plan Epargne Bistouri), "je ne boirai pas une goutte d'alcool en dehors des anniversaires" (ce n'est quand même pas ma faute si j'ai des dizaines d'amis qui fêtent tous leur anniversaire, voire même pour certains plusieurs fois) et autre "j'arrête de dire du mal de tout le monde" (en même temps, certains le cherchent vraiment). Et The Broke and the Bookish nous proposent aujourd'hui de prendre 10 résolutions pour 2011, qu'elles concernent la lecture ou le blog. Et comme j'ai beaucoup de mal à suivre les consignes (si, si, je suis lucide, chers happy few), j'ai décidé pour ma part de vous livrer les 10 résolutions que je suis certaine de ne pas tenir.

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1. Ecluser ma PAL. J'ai fini par admettre qu'elle était une part de moi, au même titre que mon accent, mes cheveux indomptables, mon penchant pour le Pimm's et les acteurs écossais.

2. Rendre rapidement les livres qu'on me prête. Non, je ne perds rien (même si j'oublie parfois que j'ai emprunté certains romans et plus ennuyeux, à qui je les ai empruntés), mais je procrastine. Si vous voulez que je m'active, n'hésitez pas à me relancer, je le prends très bien (manquerait plus que je morde).

3. Ne lire que des romans sérieux. Oh my, autant me suicider tout de suite en écoutant Franck Dubosc lire Anaïs Nin, là, parce que s'il y a bien une chose que je suis incapable de faire, c'est me transformer en lectrice qui remplit sa PAL grâce aux bons conseils de Télérama. Sans la bit lit, les romans fun (si possible en anglais), les Harlequin, les romans érotiques et j'en passe, ma vie serait tellement moins drôle. Et ce blog aussi.  

4. Finir tous les romans que je commence. Il m'arrive d'abandonner un roman dès la page 24, comme d'arrêter quelques pages avant la fin si vraiment je n'en peux plus de soupirer en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est mal de ne pas se forcer mais je crois que tout le monde a bien compris, depuis le temps qu'on se fréquente, happy few de mon coeur grenadine, que la contrainte n'était pas ma meilleure amie.

5. Ecrire un billet sur chaque livre que je lis. Je n'ai pas forcément le temps, ni l'envie, et je ne crois pas que mon avis soit parole d'évangile, je suis donc souvent atteinte de flemmingite aigüe.

6. Arrêter les billets sur des films daubesques que personne ne regarde (ou dont personne n'a entendu parler), des sexy quinquagénaires, des acteurs écossais inconnus au bataillon, voire même les billets moldaves. Bref arrêter la galéjade, la superficialité et l'humour à deux balles. C'est que vous vous demanderiez forcément si je n'ai pas été enlevée par des aliens et si Mulder n'a pas dû payer de sa personne pour me sauver.

7. Refuser d'être juré. J'adore lire des romans sous la pression dans un laps de temps imparti, j'adore les délibérations (les discussions passionnées, la mauvaise foi, les fous rires)... et j'adore me plaindre, arguant du fait que je n'aurais jamais le temps (j'ai toujours le temps, j'ai volé le retourneur d'Hermione), que la sélection est pourrie (jamais autant que ce que je clame, souvenez-vous que je suis Miss Univers de la Mauvaise Foi) et qu'on ne m'y reprendra plus.

8. Ne plus acheter de livres. Je tiens en général dix minutes, voire douze les jours de pleine lune. Et puis je suis obligée de faire un tour chez Gibert pour le boulot (un job qui vous oblige à lire, quelle plaie quand même) et les bouquins semblent sauter dans mes bras à l'insu de mon plein gré, alors qu'innocente comme la lectrice qui déchiffre ses premières syllabes, je n'en demandais pas tant.

9. Ne pas prendre le train pour aller voir Shakespeare dès que j'ai trois sous devant moi. Et cette monomanie n'est pas près de s'arranger puisque David chou joue dans Much ado about nothing avec Catherine Tate cet été. Et moi qui avais prévu de voir aussi la mise en scène du Globe. Maintenant je suis o-bli-gée, pour comparer les interprétations et les mises en scène dans la plus pure rigueur scientifique qui fait ma réputation.

10. Arrêter les voyages culturels avec les copines blogueuses. C'est vrai ça, on part pour visiter des musées et des églises, on se retrouve toutafaitement fortuitement au pub ou au café à picoler comme des folles (mais avec sophistication, hein) et dans des situations abracadabrantesques à bramer du Beau Dommage sur le port barcelonais ou à ne pas trouver la station de métro St Paul, sans parler des conversations de haute volée (il y a des endroits où on n'ose plus se rendre, c'est dire).

 

Elle est résolue : Caroline, mais à sa manière : Cuné. Gustave en a 10 aussi. Et vous ?

04.01.2011

Top Ten Tuesday #7

En ce riant mardi, happy few de mon coeur, quelques dissidentes dont je suis (ce qui est si peu dans ma manière, reine des consignes suivies is, comme chacun le sait, my middle name) ont décidé de ne pas suivre la propositon de The broke and the bookish (Ten books I resolve to read in 2011) mais de vous parler plutôt de 10 romans lus et relus. [Je ne parlerai ici que des romans que j'ai relus pour mon plaisir et pas de la tonne de bouquins que je relis chaque année pour mon boulot (tiens, je pourrais compter le nombre de relectures, ce serait flippant, genre Dr Jekyll et Mr Hyde (7 fois), Une vie (5 fois), Des souris et des hommes (6 fois), Cyrano de Bergerac (9 fois), Le Cid (5 fois), Le Père Goriot (4 fois), L'Odyssée (11 fois), oh mon Dieu j'arrête là) (il y a certains romans jeunesse qui me sortent par les yeux, vous n'imaginez même pas) (oui, je ne suis qu'abnégation) (et en quête perpétuelle de nouveaux titres, ne pouvant envisager un seul instant que dans dix ans je fasse encore lire Le messager d'Athènes) (même si c'est le meilleur Weulersse, on est d'accord).] (Tamara, tu remarqueras que j'ai utilisé des crochets, je dis ça, je dis rien.)

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1. Angélique et son amour d'Anne Golon. La preuve, s'il en fallait une, que mon penchant pervers pour les Harlequin est né au siècle dernier. J'ai lu ce roman au moins 43 fois, mais c'est parce qu'il le vaut bien (qui en doute ?). De l'action, de l'aventure, des retrouvailles, des méprises et des malentendus, un homme so sexy, le tout sur fond d'Histoire (la persécution des Huguenots), que demander de plus, franchement ?

2. Orgueil et préjugés de Jane Austen. Eh oui, moi aussi je suis une blogueuse légitime, et toc.

3. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Un roman décrié en France mais passionnant. Et je tiens à mon exemplaire tout abîmé comme à la prunelle de mes yeux.

4. L'homme au complet marron d'Agatha Christie. J'aime relire Dame Agatha parce que sa plume est vive, légère et drôle et celui-ci est mon préféré d'entre les préférés, juste devant Rendez-vous à Bagdad, Mr Brown, La mort n'est pas une fin ou encore L'heure zéro. (Oui, j'ai eu une phase agathesque, j'ai tout lu et relu, voire même re-relu, my bad.)

5. La petite marchande de prose de Daniel Pennac. J'ai eu une passion pour la tribu Malaussène avec une prédilection pour celui-ci (le côté édition, certainement) (I'm so predictible).

6. Un tout petit monde de David Lodge. Quand on fait des études de Lettres, difficile de ne pas se bidonner devant la description au vitriol de ce petit monde universitaire. La façon toute freudienne dont les anglo-saxons conçoivent la critique littéraire est à la fois atterrante et follement drôle pour nous français élevés au grain du structuralisme.

7. Un enfant de la terre, tome 5 de La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder. J'adore cette série et ce volume, un peu à part, qui raconte l'enfance de son mari, Almanzo, est mon préféré. C'est le roman qui m'aurait limite donné envie de cultiver la terre au fin fond de l'Arizona ou de la Californie. Limite.

8. Dorothée, danseuse de corde de Maurice Leblanc. Je suis en amour d'Arsène Lupin dont j'ai lu les aventures un nombre incalculable de fois mais j'ai une tendresse toute particulière pour ce roman méconnu dont l'héroïne est une femme de tête lancée dans une chasse au trésor.

9. Eclair de chaleur de P. G Wodehouse. Le titre avec lequel j'ai découvert cet auteur british à qui je voue un kulte. Mais j'aurais pu citer aussi la plupart des titres mettant en scène Bertie Wooster et Jeeves. Un must. (Et la série avec Hugh Laurie et Stephen Fry est excellente, tiens, encore un billet que je n'ai pas écrit.) (Il y en a tellement que ça pourrait faire l'objet d'un Top Ten Tuesday, genre "les 10 billets dont je vous ai privés".) (Oh, my, j'ai des visions de chroniques consacrées à des chefs d'oeuvre genre Bad Boys (I et II s'il vous plaît) ou à des romans puissamment évocateurs comme La magicienne des âmes perdues. Croyez-moi, vous avez échappé au pire, happy few de mon coeur.)

10. L'intégrale de Yoko Tsuno de Roger Leloup. J'aime tellement cette série (vous pouvez vous gausser, va) que j'achète tous les volumes qui sortent, même si la qualité n'est plus forcément au rendez-vous. Que voulez-vous, je ne suis que bienveillance, magnanimité et amour.

 

Elles relisent aussi : Cuné, Karine, Stéphanie... Elle respecte le thème américain (enfin, presque) : Caroline... Et vous ?

Thème de la semaine prochaine : Ten bookish and bloggish resolutions for 2011. Who's game ?

28.12.2010

Top Ten Tuesday #6

(Oui, je sais, happy few que je chéris presque autant que mon Docteur d'amour) (comment ça, vous ne me croyez pas ?) (happy few de peu de foi, va), il n'y a guère de billets kulturels en ce moment dans ce Salon, la faute à toutes ces séries qui me tendent leurs petits bras sexy en ronronnant et à toutes ces choses que je dois faire comme corriger des copies (non, je déconne, je ne sais même pas où elles sont), mais bon, vous vous en remettrez. Après tout, y a pas que la littérature dans la vie. Y a aussi la galéjade et les coupines. Et Kant, évidemment.)

 

En ce mardi post-Xmas et pré-Réveillon, chers happy few (j'espère que vous vous remettez, by the way), The Broke and The Bookish nous invitent à nous pencher sur les 10 livres qui nous ont marqués en 2010. Et comme je suis un peu tricheuse, j'ai rajouté quelques bricolettes dans ma liste (inutile de soupirer, si je ne l'avais pas fait, vous vous seriez demandé si je n'avais pas été privée de champagne pendant les fêtes) (ce qui a failli être le cas) (pensez donc, une seule bouteille pour moi, c'est peu sérieux).

 

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Catégorie Nouveautés (romans sortis en France en 2010)

1. Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher. La découverte d'une grande romancière, dont j'ai depuis acheté les deux premiers romans. (Inutile de me demander si je les ai lus, taquins happy few.)

2. La couleur des sentiments de Kathryn Stockett. Un roman puissant et émouvant, à qui nous avons décerné le Prix du Web-Cultura catégorie Roman étranger.

3. Nage libre de Nicole Keegan. Un excellent roman, atypique et dense.

4. Juliet, naked de Nick Hornby. Je me suis réconciliée avec Nick, c'est pas peu dire.

5. The hunger games : Mockingjay de Suzanne Collins. Une conclusion poignante et parfaite pour ce qui est pour moi la meilleure série de SF de ces dernières années.

6. Quand souffle vent du Nord de Daniel Glattauer. Parce que Leo. C'est tout.

7. La malédiction des colombes de Louise Erdrich. Excellent.

 

Catégorie "Mieux vaut tard que jamais"

8. Hamlet de Shakespeare. Redécouvert cette année, William est devenu l'un des grands amours de ma vie. Il a non seulement envahi mes bibliothèques mais changé ma vie puisque je ne vais plus à Londres sans aller au Globe.

 

Catégorie "Sherlock forever"

9. L'instinct de l'équarisseur de Thomas Day. Un des romans les plus hénaurmes et jouissifs que j'ai lus cette année.

9 bis. Sherlock, série de la BBC (2010). Une formidable modernisation du personnage. Je n'en peux plus d'attendre la saison 2.

 

Catégorie "Mais pourquoi me suis-je infligé ça ?"

10. Un léger passage à vide de Nicolas Rey. Un roman aussi abyssalement creux, c'est suffisamment rare pour être signalé.

10 bis. Tous ces jours sans toi de William Réjault. Seule consolation, il n'y aura finalement pas de suite. Ouf.

 

Bye bye 2010, j'espère que 2011 m'apportera autant de surprises et de découvertes. En moldave, aussi, oui, pourquoi pas ?

 

Elles ont fait leur Top : Cuné, Karine, Stéphanie... Et vous ?

 

21.12.2010

Top Ten Tuesday #5

Aujourd'hui, happy few enneigés (enfin, pour certains, car je sais que ce blog est lu de manière internationale, j'en profite d'ailleurs pour saluer le lecteur thaïlandais qui me rend visite tous les samedis vers midi (heure de Paris) et la lectrice néo-zélandaise qui lit surtout mes billets qui ne parlent pas de livres), nous avons repris le top du 24 août dernier, un petit Top Ten consacré aux livres de la honte : ceux que j'aurais dû lire depuis longtemps mais que pour une raison qui m'échappe totalement, je n'ai pas ouverts, parce que nul n'est parfait, hélas et que contrairement à ce que disait l'autre, je n'ai pas lu tous les livres (je n'ai même pas lu tous les livres de ma PAL, alors, pensez donc).

 

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1. Monadologie physique, exemple de l'usage de la métaphysique unie à la géométrie dans la science de la nature de Kant. Je suis aussi choquée que vous par mon manque flagrant de kulture kantienne, chers happy few, j'ai d'ailleurs prévu d'y remédier incessamment sous peu, une fois épuisée la bibliographie de Hegel.

2. Livre de messe des petits enfants de la Comtesse de Ségur. Déjà que sa prose me sort par les yeux, faudrait quand même pas pousser la lectrice païenne dans les bras de l'Eglise. J'ai bien conscience cela étant du terrible manque que cela occasionne dans ma kulture littéraire, je vais me flageller un peu et je reviens.

3. Les oeuvres complètes de Georgette Heyer, une romancière britannique née en 1902, qui a créé le genre du roman d'amour se déroulant sous la Régence Britannique (c'est une niche over précise, il fallait y penser). Les titres de cette romancière figurent tous dans toutes les listes anglo-saxonnes des meilleurs romans d'amour de tous les temps de toute la vie de toute la galaxie et je n'ai appris son existence que la semaine dernière. Inutile de préciser que ma légendaire rigueur scientifique va remédier rapidement à ce déplorable état de fait. La série Alistair (quel délicieux prénom) me paraît pleine de promesses.

4. Ulysses de Joyce. Je l'ai commencé, attention, n'allez pas croire que je ne sois pas une lectrice pleine d'abnégation et d'enthousiasme, hein. J'ai abandonné page 51. Deux fois.

5. Le rivage des Syrtes de Gracq. Mon Dieu, quel pensum. La page 122 a eu raison de moi trois fois. Je ne souhaite pas cette lecture à mon pire ennemi, c'est dire (enfin, maintenant que je l'écris, il y a bien un ou deux noms qui me viennent à l'esprit, là tout de suite maintenant et qui méritent pire lecture que Gracq mais point ne persiflerai).

6. Anges et démons de Dan Brown. Incroyable, je sais. Envoyez-moi un Marc Lévy pour me punir, c'est tout ce que je mérite.

7. Panégyrique sur le consulat de Probinus et d'Olybre de Claudien. La te-hon totale, là, quand même.

8. Les exploits d'un jeune Don Juan d'Apollinaire. C'est d'autant plus lamentable de ma part que j'ai lu la quasi totalité de sa bibliographie (c'est beau l'amour) y compris Les onze mille verges, mais pour une raison qui m'échappe to-ta-le-ment, pas celui-ci. Menottez-moi au montants du lit, je le vaux bien.

9. Que serais-je sans toi ? de Guillaume Musso. Il est temps de faire un aveu qui me coûte, chers happy few et qui va je le sens, m'attirer les foudres du comité de vérification de la culture des blogueuses : je n'ai jamais lu Musso. Jamais. Pas une ligne. Je mérite vraiment d'être pendue par les pouces pendant que Clovis Cornillac m'en fera la lecture.

10. Glee, the beginning, le roman prequel de la série. Mais j'ai une excuse Monsieur le Juge, il n'est sorti qu'en septembre et je dois d'abord lire le roman High School Musical que m'a offert ma coupine Caroline.

 

Elles participent cette semaine : Caroline, Karine, Stéphanie... Et vous ?

(Abeline, n'hésite pas à mettre ton Top dans les commentaires, comme d'hab' girl, grrrr.)