27.08.2009
Ciel! un pirate à la chemise délicieusement ouverte...
...sur un torse musclé et viril, au poignard habilement glissé dans la ceinture en cuir mauresque et à la botte aussi conquérante que sa moustache. Quelle vision, se dit Elena alors qu'un frisson qui tenait à la fois d'une exaltante inquiétude et d'une agréable anticipation parcourait son corps gracieux.
(Oui, je m'entraîne pour la 4ème de couverture harlequinesque, car cela nécessite un travail de Titan. Qui en doutait ?)
Figurez-vous, chers happy few, qu'alors que je parcourais d'un air distrait le bac "Amour et romance" chez notre ami Boulinier, la librairie pleine de merveilles (certes, il faut accepter de repartir les doigts pleins de poussière mais franchement, est-ce qu'un détail aussi trivial nous a déjà arrêtés dans notre quête ?), mon oeil a été attiré par un roman Harlequin au titre puissamment évocateur : Le pirate aux yeux gris de Jayne Ann Krentz, publié dans la collection Duo Désir chez Harlequin (oui, c'est le grand retour du billet thématique, je sais que vous n'attendiez que ça, bande de coquinous).


Et j'ai bien fait parce que Le pirate aux yeux gris, chers happy few, est le Ultimate Harlequin. Pas moins.
En effet, il contient tous les ingrédients harlequinesques que j'avais croisés ici et là et qui font la richesse du genre. (Qui ricane au fond de la salle ? Quelqu'un qui ne connaît pas Jayne Ann Krentz certainement. Tsss...)
Figurez-vous d'abord que cette chère Jayne est un auteur de best-sellers de folaïe puisqu'elle a publié, sous quatre pseudonymes différents, plus de 120 romans, dans de nombreux genres, comme la romance, la romance historique, la romance paranormale, la romance futuriste (on en cherchait, on l'a trouvée) et j'en passe. Cette expérience lui confère bien évidemment une indéniable autorité en la matière, autorité dont elle a usé pour écrire une trilogie intitulée Des femmes et des légendes, qui contient Le pirate aux yeux gris (The pirate), L'aventurier aux yeux verts (The adventurer) et Le cow-boy aux yeux d'or (The cowboy) (on remarquera une fois encore le talent du traducteur qui fait manifestement une fixette sur la couleur des yeux, nul n'est parfait, chers happy few). Dans ces romans, elle interroge la façon dont les femmes bâtissent leurs fantasmes autour de figures masculines légendaires et universelles (non, je vous jure que je n'ai rien bu, chers happy few, du moins pas encore).
Mais pitchons plutôt. Kate Inskip, la trentaine conquérante, est une jeune femme heureuse mais stressée par son métier, qu'elle adore pourtant. En effet, elle écrit des romances historiques et la promotion de son dernier roman, La fiancée du pirate, l'a laissé sur les rotules (il faut dire que comme elle est célèbre, on se l'arrache la pauvrette). Ses deux amies (dont j'ai oublié les prénoms, mais franchement, who cares ?) lui font alors la surprise de l'envoyer dans une île paradisiaque pour un mois afin qu'elle se repose. Kate râle, proteste, mais prend l'avion. Après une escale pénible à Honolulu (pensez donc, on lui a perdu ses 5 valises et ses 3 sacs) (ben oui, c'est une femme, elle ne sait donc pas voyager léger), elle finit par atteindre l'île Rubis où elle se fait agresser par un vilain pas beau. Qu'à cela ne tienne, forte de ses 15 jours de cours de self-defence, Kate met le malandrin en fuite sous l'oeil goguenard de Gregory Hawthorne, le patron de l'hôtel de l'île Améthyste où elle est censée passer des vacances de rêve. Gregory la trouve belle mais trop indépendante et surtout trop piquante (elle a de l'humour, incroyable pour une femme, non ?) ; il vit dans le regret de sa femme, la douce Gabriella, morte cinq ans auparavant. De son côté, Kate le trouve sexy en diable avec ses airs de pirate mais elle ne veut pas d'un amour de vacances (on ne comprend pas bien pourquoi, mais on le lui passe, après tout c'est un femme, elle a le droit d'avoir des tocades, non ?). Tout se complique quand Kate apprend qu'il est le descendant d'un véritable pirate et quand elle découvre que le château en ruines qui surpomble l'hôtel recèle de sombres mystères...
Nous avons donc ici ce que nous avons lu dans bien d'autres Harlequin, chers happy few (enfin, surtout moi, parce que j'en suis à 15 lus cet été, oui, je sais et je défie celui qui dira quelque chose de lire Des flammes dans la ville, le pire H. qui me soit tombé dans les mains, et de pondre un vrai billet dessus, chose qu'avec la meilleure volonté du monde, je ne peux absolument pas faire, il y a des limites à mon abnégation et à ma conscience professionnelle, non mais), à savoir : un couple qui fonctionne sur le principe bien connu des aimants, c'est-à-dire attraction/répulsion : il la trouve pénible mais so sexy avec son déhanché et ses yeux verts (ben oui, on est dans un Harlequin, je vous rappelle), elle le trouve beau et chaud comme une baraque à frites mais elle sait qu'elle ne peut pas rivaliser avec le souvenir de la douce Gabriella (oui, Kate a manifestement suivi l'U.V Psycho 101, elle a décidément tous les talents), un enfant merveilleux (ils le sont tous dans les romans H., ils n'empêchent jamais leurs parents de dormir, ne répondent pas, font leurs devoirs sans qu'on ait besoin de le leur demander, débarrassent spontanément la table et trouvent toujours les mots pour montrer au parent qui leur reste qu'il est amoureux, je veux moi aussi un enfant H., croyez-vous qu'on puisse trouver ça sur catalogue ?), un décor paradisiaque (bon, les îles Rubis et Améthyste, ça m'a fait rire deux minutes, chers happy few, mais je suis bon public comme chacun le sait), une intrigue retorse (que la lectrice aguerrie a résolue dès le début mais elle n'est pas aveuglée par la passion et le désir, elle, ce qui lui laisse le loisir de connecter ses neurones) et des galipettes, rapides et répétitives, où il est beaucoup question de "désir déferlant et de passion brûlante", comme d'hab' quoi.
Mais, car il y a un mais, ce Pirate aux yeux gris, va bien au-delà du Harlequin de base.
Si, si.
Nous avons ici, tenez-vous bien, une structure narrative complexe, qui fonctionne en miroir (à la limite de la mise en abyme, carrément) : Kate écrit des romances historiques destinées à un lectorat qui est le même que celui qui lit ce Pirate aux yeux gris. Elle met rapidement la main sur le journal intime de la femme de Roger le pirate qui, non seulement lui fournit un matériau de départ pour écrire un nouveau roman mais lui rappelle sa propre situation face à Gregory et lui donne de surcroît la clé de la cachette du château et donc intervient dans la narration et la résolution de l'intrigue. Ce jeu de miroirs est d'autant plus intense que Kate finit par comprendre que le héros qu'elle crée à l'infini dans ses romans (oui, elle n'écrit que des histoires de pirates, elle a de la suite dans les idées, la bougresse) n'est autre que Gregory (d'où l'impression de déjà-vu et l'explication du coup de foudre). Fiction et réalité entretiennent donc des liens complexes, de même que personnage et personne. (Et je n'ai toujours rien bu, chers happy few, juré.)
Il faut ajouter à cela une introspection de la part de l'héroïne qui permet une plongée vertigineuse dans les méandres de la psyché féminine : Kate est une femme moderne, financièrement indépendante, dotée d'un solide sens des réalités et de l'humour, qui ne croit pas au prince charmant mais qui ne rejette pas non plus les hommes (c'est fou le nombre d'héroïnes H. au passé tourmenté qui ont peur de l'amûûûr). Une femme normale, quoi. Mais ça ne l'empêche pas de fantasmer à mort sur la figure du pirate qui hante l'imaginaire féminin depuis toujours, et de rêver d'enlèvement et de galipettes sur la plage (le pirate étant un homme du monde qui ne demande qu'à faire plaisir à la femme de ses rêves, elle sera satisfaite sur tous les plans, la veinarde).
Mais comme Jayne est partageuse, nous avons ici un troublant aperçu de la psychologie masculine : Gregory est un homme qui se connaît mal, ce à quoi la rencontre bouleversante avec Kate va remédier. En effet, il croit ne pouvoir tomber amoureux que de femmes soumises et bonnes cuisinières qui tremblent dès qu'il élève la voix et qu'il traite comme des poupées fragiles. Cette conception d'homme des cavernes vole évidemment en éclat devant cette femme qui ne sait faire que des pizzas et des tacos (personnellement, je trouve que c'est déjà beaucoup, en tout cas c'est plus que moi, mais lui trouve que ce n'est rien, parce, tenez-vous bien, "elle ne sait même pas faire les cookies" ), qui lui répond quand il hausse le ton et qui saisit la moindre occasion pour lui ôter sa chemise. Gregory découvre avec stupeur qu'une femme de ce genre c'est quand même plus fun. Incroyable, non ?
Tant de psychologie de haute volée ajoutée à une extraordinaire narratologie, avouez que ça laisse rêveur, non ? C'est fou ce qu'on trouve dans les pages d'un Harlequin, quand même. J'en suis épatée à chaque fois, chers happy few.
Jayne Ann Krentz, Le pirate aux yeux gris (The pirate), Harlequin, Duo Désir, 1990, épuisé. Je sais, cette information vous fend le coeur, chers happy few, mais je peux le prêter de bon coeur.
06:15 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : jayne ann krentz, le pirate aux yeux gris, je veux lire ses romances futuristes, une seule est traduite en français, voilà une bonne occasion de se mettre à l'anglais pour ceux qui , c'est pé-da-go-gi-que
23.08.2009
L'amûûûr, toujours l'amûûûr
Il est temps, chers happy few, de faire un point sur les Harlequinades, qui, lancées comme une pochade estivale (et néanmoins passionnément brûlante), se sont vite retrouvées adoptées par 74 valeureux participants. Devant l'ampleur des inscriptions et la rapidité de lecture des Harlequins et Harlequines, Chiffonnette et moi-même avons pris certaines décisions (oui, parfois on est efficaces, surtout devant un café latte après un film de Tarantino, au hasard Balthazar).

1. Le challenge prendra fin le 30 septembre 2009 histoire d'éviter l'essoufflement (ce que les héros virils et si sexy ne connaissent jamais, eux, les veinards, endurants qu'ils sont dans toutes les circonstances et sous toutes les latitudes).
2. Devant la qualité des billets, nous avons décidé de récompenser la meilleure critique. Pour voter, rien de plus simple : il suffira de déposer un commentaire dans un billet qui sera prévu à cet effet, en indiquant le nom du blogueur et le titre du roman chroniqué (certains font preuve d'une incroyable rigueur scientifique et ont lu plusieurs livres), à l'exclusion des billets des organisatrices (oui, nous sommes hors concours, chers happy few, parce que nous le valons bien). Tout le monde pourra voter, challengeurs et non challengeurs et les votes seront ouverts du 30 septembre au 07 octobre 2009. Le gagnant, outre l'admiration du monde entier, recevra une médaille prouvant son harlequinophilie et un cadeau (qui ne sera pas un roman H., nous sommes miséricordieuses, chers happy few).
3. Nous lancerons parallèlement un autre concours, auquel vous pouvez d'ores et déjà réfléchir, chers happy few, celui de la quatrième de couverture. Il s'agit, pour les participants qui le souhaitent, de rédiger la quatrième de couv' du Harlequin de leurs rêves, en laissant libre cours à leurs fantasmes les plus fous, leur imagination la plus débridée, le tout dans une plume harlequinophile de haute volée, évidemment. Le prix sera cette fois-ci décerné par Chiffonnette et moi-même (ben oui, faut bien qu'on fasse quelque chose, quand même, en dehors de lire de la guimauve en sirotant des martini). Les quatrième de couv' seront à mettre en ligne entre le 30 septembre et le 07 octobre (oui, ça vous laisse largement le temps de réfléchir à la coupe de cheveux de Jack, ou Doug, ou Harry, aux couchers de soleil et aux clichés indispensables, chers happy few).
En attendant que tout le monde ait lu et chroniqué son chef-d'oeuvre, chers happy few, je vous rappelle que 58 participants ont déjà rendu leur(s) copie(s) : tous les billets sont ici!
20:41 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : pirate, médecin, rancher, lord, prof de fac, rentier, homme politique, soldat, il n'y a que l'embarras du choix dans l'homme harlequin, enfin presque
04.08.2009
Ah, Docteur, qu'allons-nous faire ? demanda-t-elle en se tordant les mains.
- Notre devoir, ma douce, répondit-il en la regardant de ce regard lumineux et viril qui la faisait fondre comme neige au soleil.
(Oui, moi aussi je peux écrire des Harlequin, la preuve. Avec des polyptotes et des comparaisons originales inside, comme un vrai.)
Oui, je sais, chers happy few, vous êtes au bord du désespoir.
Une semaine s'est écoulée depuis le dernier billet Harlequin de ce modeste salon, et vous êtes en manque, ne le niez pas, va. Pourtant, on ne peut pas dire que les participants émérites n'aient pas donné de leur personne durant ces quelques jours : nous en sommes à 30 billets et les challengeurs s'en donnent à coeur joie dans l'analyse philosophico-socio-textuelle. Mais comme toute étude doit être exhaustive pour être valable, je vous livre une petite note à Haute Teneur Kulturelle sur une collection dont je n'avais pas parlé pour l'instant. Ne me remerciez pas, c'est parce que vous le valez bien.
Le test Harlequin m'ayant révélé, après trois questions très pertinentes et pas du tout orientées (genre : que peut-on lire sur la carte de visite de votre homme : médecin urgentiste, star de cinéma, prince d'orient ou explorateur ? Euh, comment dire, "homme normal", ça marche pas ?) que j'étais une aventurière et que je devais lire des romans publiés dans les collections Black Rose et Historique, je me suis empressée d'acheter

un volume de la collection Blanche : Passions et ambitions dans l'univers médical. (Je trouve le slogan peu glamourous mais ça doit être parce que je ne suis pas affublée du fameux syndrome de l'infirmière et qu'à choisir entre un beau médecin et un beau pirate, je prends le pirate, chers happy few, sans hésiter une seule seconde, c'est ce qu'on appelle le syndrome du Rescator, si, si.)
Dans ce volume à l'alléchante couverture représentant une jeune femme très girl-next-door au sourire professionnel censé incarner à lui tout seul ses multiples compétences et dont le name tag ne correspond à aucun des noms des héroïnes dont nous allons faire la connaissance (il ne faut manifestement pas trop en demander aux graphistes, ils ont d'autres H. à lire, non mais), nous trouvons, tenez-vous bien, 3 romans. Deux nouveautés et une réédition, pour, je le suppose, faire plaisir aux fans qui auraient égaré leur exemplaire et qui voudraient le garder précieusement. Au menu donc : Une nouvelle infirmière à Bellbrook (The doctor's surprise bride), Une femme irrésistible (The baby season) et Le patient préféré de Taylor Phillips (Last of the Joeville Lovers). On remarquera que comme d'habitude, les traductions des titres sont littérales et qu'elles trouvent le moyen d'être à la fois niaises et d'un rapport plutôt lointain avec le contenu, passons.
Qu'apprenons-nous, donc, d'éminemment kulturel en lisant ces romans (car oui, je les ai évidemment tous lus, sinon il ne pourait y avoir d'étude sérieuse) ? Eh bien, pour lire des romans dans cette collection, il faut :
1. ne pas être trop regardant en ce qui concerne l'égalité homme/femme. Nos héroïnes sont respectivement infirmière, sage-femme et kiné. Les héros, eux, sont médecin, fils de médecin et vétérinaire. Et quand Gen, la sage-femme de Une femme irrésistible, est découverte en train de soigner des animaux qu'elle a recueillis sur le pas de sa porte (car oui, les animaux savent que c'est chez elle qu'il faut sonner, avertis par leur sixième sens) (à mon avis un renard qui sait frapper à la porte est carrément un mutant, je dis ça, je dis rien), donc, disais-je avant d'être violemment interrompue par moi-même, quand Gen soigne ces animaux, Josh (un homme sur deux s'appelle Josh dans les romans Harlequin, ça mériterait une étude), vétérinaire diplômé et expérimenté, est très en colère car, tenez-vous bien, cette femme n'a pas les compétences pour soigner des animaux, elle n'est pas di-plô-mée, elle. Et le fait qu'à chaque fois qu'il se rend chez elle, furieux, pour la morigéner d'importance, elle le reçoit en peignoir et que, fou de désir, il en oublie les raisons de sa venue, ne joue pas vraiment en faveur de nous autres, pauvres femmes, condamnées que nous sommes à séduire les hommes par nos yeux verts (toutes les femmes des romans Harlequin ont les yeux verts, c'est une épidémie) et nos courbes plutôt que par nos compétences.
2. fantasmer sur les veufs et les éclopés et aimer les hommes au passé douloureux qu'ils traînent comme une casserole remplie de single malt tout en gardant la mâchoire virilement serrée et le regard profond. Le Docteur Jack a perdu sa femme et le bébé dont elle était enceinte dans un "terrible accident de voiture" (car les accidents sont toujours "terribles", de même que les baisers sont toujours "brûlants", il faut vraiment lancer un dicothon pour les auteurs), la femme de Josh le véto a succombé trois ans auparavant à une leucémie, le laissant seul au monde avec leur fils et Josh le fils de médecin, victime d'un accident d'avion, est momentanément paraplégique. Mais comme ce sont des hommes, des vrais, des purs, des durs, des tatoués, ils ne manifestent jamais leur immense chagrin publiquement et, loin de le noyer dans l'alcool ou le nutella, ils se livrent à corps perdu à leur exigeante maîtresse : leur travail. Tout ce malheur et toute cette belle abnégation sont propres évidemment à exciter la compassion de nos héroïnes, qui ne savent pas quoi faire pour leur redonner goût à la vie. (Fuir, voilà ce que je propose, mais ça ne les effleure même pas, saintes inconscientes qu'elle sont.)
3. s'identifier aux femmes au passé douloureux qu'elles enferment au plus profond d'elles-mêmes, érigeant pour se protéger de la vilenie du monde, des barrières qu'elles supposent infranchissables. Eliza a vu son père mourir dans un incendie (le bush, c'est affreux) après que sa mère les a abandonnés pour vivre sa vie (comment une femme peut-elle raisonnablement avoir envie de vivre en ville, d'avoir un métier et de se réaliser, je vous le demande, cf 1.), Gen est stérile et a perdu son frère quand elle était enfant et Taylor perd sa mère des suites d'une très longue maladie alors qu'elle caressait l'idée de lui donner son rein pour la sauver, et elle apprend que son frère n'est que son demi-frère, sa mère ayant eu un amant, qui n'est autre que son mentor et le père de l'homme qu'elle aime et à qui elle veut réapprendre à marcher coûte que coûte (oui, l'intrigue du troisième roman est particulièrement retorse, ce qui explique sans doute sa réédition : certaines n'avaient pas bien tout compris la première fois). Avouez que c'est affreux tout ça, non, chers happy few ? Non ? C'est que vous n'avez pas de coeur.
4. avoir le coeur bien accroché. Comme les intrigues se déroulent en milieu médical, rien ne nous sera épargné : la péritonite de Keith qui le met entre la vie et la mort pendant des jours, le bébé à la malformation cardio-pulmonaire qui meurt à la naissance, la femme enceinte de 8 mois qui a un accident de voiture et sur qui on pratique une césarienne d'urgence, l'infarctus de Dulcie, les accouchements multiples, l'accident d'avion de Josh et j'en passe. On remarquera quand même que les humains sont beaucoup plus malmenés que les animaux : pas un seul ne meurt sous les mains de Josh le véto, même pas l'épagneul sur lequel un camion a roulé. C'est ça le talent.
5. aimer la campagne. Entre le bush australien, le Dakota du Nord et le Minnesota, on visite des endroits charmants où les habitants, peu nombreux, sont évidemment très chaleureux, incitant par leur attitude nos héros en blanc à rester là pour la vie parce que la campagne leur a montré quelles étaient les vraies valeurs de la vie : les barbecues, le 4x4, le chien, les enfants qui gambadent et les couchers de soleil. Et malgré quelques inconvénients somme toute mineurs comme une intense propension des autochtones aux ragots et à se mêler de ce qui les regarde pas, on nous serine bien que la ville, ah ma brave dame, la ville, c'est dé-shu-ma-ni-sé. C'est vrai que le blizzard et la sécheresse, c'est très humain.
5. ne pas avoir envie de lire des scènes passionnées de galipettes. Ici, un baiser, un changement de chapitre et on est déjà au lendemain. C'est vrai qu'entre les patients et leur malheur personnel, nos héros ont peu de temps à consacrer à la bagatelle, et c'est tout à leur honneur, non ? Ou pas.
6. aimer les belles phrases et les beaux sentiments. Je ne résiste pas, pour illustrer mon propos, à vous livrer cette perle : "Emu à la fois par le fait qu'elle se rappelait qu'il buvait son café noir et par le deuil qui l'avait frappée, il se sentit poussé à poursuivre ses confidences."
...
Moi aussi, je suis émue, tiens. Par le talent de l'auteur.
Fiona McArthur, Une nouvelle infirmière à Bellbrook, Lisa McAllister, Une femme irrésitible, Anne Eames, Le patient préféré de Taylor Phillips, Harlequin Blanche, 2006. Dans sa préface, la responsable de collection (elle n'a jamais de nom, mais a-t-elle les yeux verts ?) fait l'article pour une saga, Le bébé de la chance, qui se passe en Australie (encore!), à Crocodile creek (sic). Je crois que ma rigueur scientifique ne survivrait pas à une autre lecture. Je vous laisse vous dévouer, chers happy few.
PS : je pense d'ailleurs qu'une étude des "Chère lectrice" qui débutent tous les romans H. serait particulièrement intéressante. J'ai lu des éditos hallucinants sur le bikini par exemple ou sur l'été et sa chaleur qui fait monter la passion. Incroyable.
(PAL de vacances : - 11) (eh oui, 3 de moins d'un coup, quel talent!)
Prochain billet Harlequin : de la sexytude en milieu professoral. Si, si.
13:46 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : blouse blanche et regard de braise, médecins et vétérinaires so sexy, or not, il me faut une histoire de pirates, right now
29.07.2009
"Les grands pouvoirs entraînent de grandes responsabilités"
(sans rire, chers happy few)
L'autre jour, alors que, telles des nymphes sortant des bois nous gambadions allègrement sur la place du Capitole, Choupynette, Erzébeth, Yueyin et moi-même nous sommes arrêtées, totalement innocemment (of course), devant l'étal d'un bouquiniste, qui, ô suprise, vendait des Harlequin et assimilés. (Je sais que vous êtes sciés, chers happy few, ne niez pas.) Et dans un souci purement scientifique d'exégèse, nous avons comparé les collections et les couvertures afin de choisir nos sujets d'étude avec rigueur. C'est donc sans surprise qu'Erzébeth, la romantique, est repartie avec une réécritude de Romeo et Juliette, que Choupynette a craqué de son côté pour une histoire de joueur de rugby hospitalisé tandis que Yueyin et moi-même nous sommes disputé

Morsure fatale de Susan Sizemore, publié dans la collection Mondes mystérieux de J'ai lu pour elle. Une histoire de vampires, donc. (Et c'est moi qui ai gagné, la preuve.)*
Je pitche pour que tout le monde suive, chers happy few, car comme vous l'allez constater par vous-mêmes, cultivés que vous êtes, c'est une histoire très complexe. Colin Foxe (non, vous ne rêvez pas, il s'appelle Colin, enfin un auteur qui a compris tout le potentiel de virilité et de sexytude contenu dans ce prénom) est un vampire qui, en tant que membre du Clan, a juré de protéger l'humanité. Il fait donc partie des commandos du SWAT (car le noir lui va si bien) et il sauve dès le début du roman des otages parmi lesquels la sculpturale Mia Luchese, championne de karaté, d'aïkido, de varappe, de saut en chute libre et j'en oublie (shame on me, big time). Profondément troublé et irrésistiblement attiré par "la peau douce de la femme au parfum de gingembre et son empreinte psychique à la chaleur intense" (on ne vous l'a jamais fait le coup de "ton empreinte psychique est follement excitante, baby" ? non ? c'est parce que vous ne fréquentez pas les bons vampires, je dis ça, je dis rien), Colin va braver la règle qu'il s'était imposé et entamer une liaison de longue durée avec cette jeune femme (bon, longue durée, en langage colinesque ça veut dire 3 mois, le temps ne se mesure pas de la même manière en Vampirie manifestement), car voyez-vous, le hic, chers happy few, c'est que Mia est une mortelle et Colin, lui, quand "l'heure de l'accouplement" aura sonné (je vous jure que je cite le texte), ne veut pas se lier à une mortelle mais à une femme de sa race, qui, elle, au moins, aura un vrai prénom, long et sensuel comme Cassiopeia ou Vampirella, non mais.
Evidemment, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu car 1. Colin est en fait follement amoureux de cette femme à laquelle son destin est lié pour presque-l'éternité (vous ne l'aviez pas vu venir, ça, hein, avouez), 2. Mia est en fait une descendante des chasseurs de vampires et son arrière-grand-père qu'elle ne connaît pas mais qu'elle va bientôt connaître est un Grand Méchant Pas Beau qui veut trouver le secret de la vie éternelle en pratiquant de vilaines expériences sur les vampires, 3. tous les vampires ne sont pas des chevaliers qui ne pensent qu'à sauver des demoiselles en détresse et à exposer leurs corps virils sur des tatamis pour le bénéfice des lectrices pâmées, non, certains, les Tribes pour ne pas les nommer, sont de vilains vampires qui refusent la modernité (ils ne prennent pas de drogue de substitution pour s'exposer au soleil et ne pas boire de sang humain) et sont à deux doigts de briser la Grande Trêve de 1903 qui leur interdit de tuer des humains. Quand je disais que c'était complexe, je ne mentais pas. Ou si peu.
Alors, que penser de cette histoire de vampires, chers happy few harlequinophiles ? Eh bien, d'abord, Susan Sizemore est manifestement très calée sur le sujet : elle cite Dracula une fois et Buffy trois fois, ce qui, vous en conviendrez aisément, donne une assise certaine à ses propos. Jetons un voile pudique sur les emprunts pas vraiment fins comme les chasseurs de vampires ou les expériences sur les vampires pour ne citer qu'eux car après tout la littérature n'est faite que de réécritures et de réinvestissements (et ce n'est pas Stephenie Meyer qui dira le contraire, car oui, Colin, comme Edward, est... roux). Après, le fait que Mia (dont le prénom complet est Caramia, oui, vous pouvez rire, chers happy few) soit une cruche décérébrée qui n'a de chasseuse de vampires que le nom n'a pas grande importance car ce roman est en réalité un manifeste métaphorique pour la tolérance : on nous bassine tout du long avec le racisme anti-vampires des humains qui ne voient pas plus loin que le bout de leur peur alors que les vampires sont des êtres parfaitement normaux ; bon, okay, ils sont télépathes, quasi-immortels, se déplacent à toute allure, sont invincibles et surtout ultra ultra beaux et totally totally sexy, mais normaux quoi au fond, dans leur coeur tout mou, la preuve, ils sont monogames et font leur shopping sur Rodeo Drive. On retiendra par contre qu'ils ne sont pas très pédagogues : l'explication concernant la différence entre les Clans et les Familles par exemple n'a jamais été donnée correctement, de même qu'on attend toujours l'histoire de Domini** et qu'on n'a toujours pas compris comment ils se reproduisent, mais on leur pardonne parce qu'ils sont polyglottes (Colin Foxe du Clan du Reynard, Anthony Crowe du Clan du Corvus, avouez que ça vous en bouche un coin, non, chers happy few ?), qu'ils portent bien le regard de braise et surtout, surtout, que ce sont des amants exemplaires, terriblement attirants et pleins de virilitude et de talents cachés. Pour vous en convaincre définitivement, un dialogue choisi parmi tant d'autres : " -Tu es impossible, Colin Foxe!" dit la belle Mia à son vampire qui lui répond : "- Mais je suis sexy." Un tel don de répartie, je ne sais pas vous, chers happy few, mais moi je trouve ça incroyable. Limite sexy, tiens.
Susan Sizemore, Morsure fatale (I Hunger for you), (encore une traduction bien littérale comme on les aime), J'ai lu pour elle, Mondes mystérieux, traduit de l'américain par Vassoula Galangau (un beau prénom de vampire), 218 pages pleines de désir brûlant et de passion dévorante, 2006 pour la traduction française, 2005 pour la première publication.
Et pour en rajouter une couche sur la magnificience de ce prénom sublime qu'est Colin, je ne résiste pas au plaisir (c'est de circonstance) de vous citer un passage : "Colin. Son nom avait un goût, une matière, une couleur. La saveur des épices, la texture de la soie écarlate, la couleur changeante du feu." C'est beau comme un Harlequin, non ?
PS : le titre de mon billet, comme tout le monde l'avait évidemment reconnu, est emprunté à Spidey. Le seul ennui, c'est que cette phrase est citée dans ce roman : quand Peter Parker devient maître à penser, tout est possible, chers happy few. Surtout le rire.
* la pauvre Yueyin a donc dû repartir avec un Hors-Série : Amants exotiques, contenant trois romans dont L'amant andalou. C'est presque aussi exotique que les vampires.
** en fait, l'histoire de Domini était manifestement l'objet du volume précédent, Baiser mortel. Mince alors, c'est pour ça que je n'ai pas tout compris.
(PAL de vacances : -3)
27.07.2009
Harlequins et Harlequines
Voici un petit billet, chers valeureux participants à ce challenge intergalactique que sont les Harlequinades (on raconte qu'un certain Docteur serait vivement intéressé mais l'information reste à confirmer) qui permettra de récapituler les liens vers nos billets, afin que nous puissions tous nous instruire de conserve, dans un grand élan de kulture partagée. Je rappelle que les règles du challenge sont ici et que les inscriptions se font ici (quelle organisation de folaïe, avouez que vous êtes bluffés, chers happy few). Quand vous avez chroniqué un Harlequin ou assimilé, merci de venir le dire dans les commentaires de ce billet afin que je mette les liens à jour (une catégorie Harlequinades a été créée dans la colonne de gauche).
Alex a appris le grec en lisant Un sentiment inoubliable (collection Azur). Harlequin, mieux que la méthode Assimil.
Ankya a aimé se plonger dans un monde de poisons, de mystère et de sexytude en lisant Le poison écarlate (collection Luna) et sa suite.
Anne a appris comment draguer son chef en désinfectant un ulcère variqueux dans Le challenge du Docteur Dan Davis (collection Blanche).
Armande a trouvé la recette pour séduire un millionnaire dans Passion à Bornéo (collection Azur). Comme elle est bonne fille, elle la partage avec nous.
Baudoin a découvert que les héroïnes Harlequin pouvaient être des fashion-victim de haute volée dans Safari à Marakunda (qu'il soit à jamais remercié de m'avoir permis de retrouver ce titre que je cherche depuis de bien trop longues années). Comme il a été conquis par les métaphores et les comparaisons, il a décidé d'analyser chapitre par chapitre Souvenir d'une nuit d'été (collection Horizon, Superpapa) : le chapitre 1 et sa folle nuit d'amour, le chapitre 2 et la découverte de sa paternité par Slade, le chapitre 3 et la déclaration d'amour dans une salle d'accouchement. Et le mariage ?
Caro[line] a découvert en lisant Une bouleversante vérité (collection Azur) que le prénom Isobel ne se prêtait pas à autre chose qu'au rire. Pauvre Jake.
Chiffonnette a comparé un Harlequin (Mon premier amant, collection Rouge passion) et un J'ai lu pour elle (Brûlantes retrouvailles) : de la sociologie du ranchero en milieu sexy. Elle a récidivé avec une très sérieuse étude sur l'impact du kilt dans les mariages au Moyen-Age dans En proie à la passion et Un ravisseur sans scrupule (J'ai lu Aventures et passion). Comme les analyses de fond ne lui font pas peur, elle s'est lancée dans une étude de la piraterie moderne grâce à Passion sans escale (collection Horizon). Edifiant. Et comme rien ne l'arrête, elle a prouvé que G.I Joe était une bluette harlequinesque : vous n'y croyez pas ? C'est pourtant ici.
Chimère a lu La prisonnière du désert (collection Horizon) et a appris des choses incroyables sur les blondes, la danse des sept voiles, le jasmin et les beaux cheikhs (avec ou sans provision, zat is, chers happy few, zat is) (oui, elle est facile, je sais). Elle a ensuite découvert avec délectation et un brin d'effarement que Plou-Arven et Cardiff, même combat, même faille spatio-temporelle en lisant Une rose pour un chevalier (collection Historique). Mais que fait le Docteur ? Eh bien, il est manifestement occupé ailleurs, peut-être à aider Aliénor d'Aquitaine à entraîner des ninjettes couventines ? Ah non, elle s'en charge très bien toute seule dans Le chevalier et l'orpheline (J'ai lu Aventures et Passion).
Choupynette a rencontré Jésus à Melbourne en la personne d'une infirmière schizophrène dans Une nuit aux urgences (collection Blanche), puis Madame Irma dans Un choc sentimental (collection Blanche itou). Que d'aventures!
Clarabel a découvert que parfois l'amour, ça rend niais, mais tellement heureux, en lisant La rebelle flamboyante (J'ai lu Aventures et Passion). Du coup, elle a récidivé avec La viking insoumise. Où s'arrêtera-t-elle ? Eh bien pas de sitôt : ayant décidé que Johanna Lindsey était sa meilleure amie, elle a dévoré Brûlés par le désir (J'ai lu Aventures et Passion).
Crazyprof a trouvé que le mythe du Prince Charmant avait la vie bien dure et résistait à tout même au sabbat d'Halloween en lisant L'île des trois soeurs de Nora Roberts.
Cryssilda a appris que le strip-échecs était très en vogue au XIIème siècle grâce à La fiancée de l'Irlandais (collection Historique).
Daniel Fattore a découvert comment pratiquer l'écologie et trouver un homme dans Journal d'une apprentie séductrice (collection Red Dress Ink).
Didouchka a étudié l'utilisation de la voix rauque dans Plaisir sous les tropiques (collection Audace).
Dominique a traqué la métaphore culturelle dans Un si lourd secret (collection Blanche). L'a-t-elle trouvée ?
Dviolante a lu Et le feu renaîtra et s'est interrogée sur la quantité de douches prises par l'héroïne. Elle a continué son étude sur la propreté chez les vampires avec Les fiancés du crépuscule.
Emeraude a été déçue par Le secret (collection Spicy) : c'est un bon roman en fait.
Emma a lu un romance novel de Janet Evanovich, Manhunt : tsss, ce n'est pas vraiment une pochade harlequinade, je dis ça je dis rien, of course. Pour se rattraper, elle a décidé d'écrire un Harlequin en laissant libre cours à ses fantasmes : elle a raison, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Elle a ensuite enchaîné avec Délicieuse tentation (collection Audace), ce qui lui a permis d'élaborer une théorie sur la métamorphose des not-sexy men en sexy men. Elle a ensuite étudié l'influence de Walt Disney et d'un abus de tournures médiévales dans L'insoumise des Highlands (collection Historique).
Erzébeth s'est plongée dans une réécriture de Romeo et Juliette en lisant Comme Romeo et Juliette (sans collection). C'est beau et dense comme du Shakespeare, of course. Ou pas. Elle a ensuite appris qu'on pouvait se sentir nue sous son string grâce à Rêves de plaisir (collection Audace). Moi je dis, heureusement qu'Harlequin est là pour nous apprendre la vie.
FaFa a traqué le cliché, nostalgique, dans Ballade à la tombée du jour (collection Rouge Passion).
George Sand et moi a découvert l'amour à l'hôpital australien avec Un chirurgien trop séduisant (collection Blanche).
Hydromielle a été trompée sur la marchandise : pas une seule galipette dans La forêt de la peur (collection Best-sellers) : mais que fait la police ? Heureusement, Léo le cow-boy obtus l'a réconciliée avec le genre grâce aux Fiancés du texas (collection Horizon). Et comme elle est très rigoureuse dans son étude, Hydromielle a étudié l'impact de la carte bleue dans les relations avec une fleuriste dans Le milliardaire de Northcote (collection Azur).
Hildebald a lu La geisha et le samouraï (collection Azur) et a appris qu'elle aimait les romans Harlequin en fait. Nobody's perfect.
Iluze a découvert en lisant Aux confins du paradis (collection Série Club) que c'était pas beau de mentir. Mais le peignoir court va bien aux hommes musclés (pas aux autres, hein, attention).
Karine s'est livrée à une très sérieuse étude sociolo-baisologique en comparant des romans de 1979 et des romans de 2009 : le verdict ?
Keisha a découvert que les héroïnes de romans Harlequin en achetaient aussi au supermarché dans Les amants de l'été (collection Best sellers) et que la flûte en concerto est à bannir dans Kidnapping (collection Best sellers).
Kitty a comparé deux romans qui se déroulent sous la neige : Les neiges de Montdragon et Sous un manteau de neige. Quelles que soient les conditions climatiques, les hommes sont toujours riches et beaux et les femmes jolies, discrètes et malheureuses. Tsss...
Kroustik a appris qu'à Hong-Kong, dans les hôtels de luxe, on partage sa salle de bains avec son voisin. Viril, le voisin, évidemment. Normal, on est dans Mon espionne préférée.
La luciole a trouvé son motto dans La captive d'Al-Ankhara (collection Azur). Trop fort Harlequin.
La sardine a découvert que le rock'n roll, contrairement au violoncelle, favorisait les naissances, en lisant En dépit du passé (collection Azur).
La papote se méfie dorénavant des avions qui survolent les eaux internationales, des banques de sperme et des cheikh en blanc, à cause de la lecture d'Un cheikh amoureux (collection Azur).
Laetitia la liseuse a relu Une rose en hiver (Romance historique France Loisirs) qui avait enchanté son adolescence : le charme a-t-il opéré de nouveau ?
Leiloona s'est rendue compte que la collection Audace était très... audacieuse dans les scènes olé olé, moins dans les métaphores, en lisant Le parfum de la volupté.
Levraoueg a été éblouie par l'homme Harlequin et ses compétences dans Les rescapés de l'île paradis (collection Azur).
Lhisbei a analysé le traitement de la lectrice dans A l'ombre de la couronne (collection Historique) puis la vision de l'ET porteur d'harmonie, de paix et d'une médecine révolutionnaire dans L'appel des étoiles (collection Rouge Passion).
Lili a découvert le naufrage du Titanic version Danielle Steel en lisant Un si grand amour (J'ai lu).
Lili Galipette a lu et analysé trois romans : de l'importance de la capillarité dans la séduction avec Tambours battants (collection Club Passion), de l'influence de la chaleur mexicaine dans Katie la tornade (collection Club Passion) et de l'affalement de la lectrice sous tant de guimauve dans Rouge passion (collection Club Passion).
Liliba a découvert que la collection Passion intense de J'ai lu pour elle pouvait être très hot, mais bon, avec un titre pareil (Les aventures coquines de Lord Eward), on pouvait s'attendre à de merveilleuses descriptions, non ?
Mango a analysé avec nostalgie la structure narrative de L'été en flammes (collection Désirs).
Martine a découvert les vertus du jardinage et de l'Italie dans Le bonheur à l'italienne (collection Horizon).
May a trouvé que les clichés et les sous-entendus étaient maniés de main de maître dans La fiancée de l'Irlandais (collection Historique).
Mo a trouvé que Le playboy amoureux (collection Horizon), c'était à la fois Jane Austen, Diderot et Harry Potter au pays des Bisounours : si ce n'est pas un roman global, c'est à y perdre son latin. Elle s'est ensuite livrée, de son plein gré, à une étude très construite de la narratologie steelienne et du post-harlequinisme dans Ghost, de Danielle Steel. Et comme c'est une aventurière, elle s'est penchée sur un Harlequin allemand, Happy end in Lindhölm : ben, en fait, c'est comme un Harlequin américain, sauf que la pomme de terre y tient plus de place.
Nanne a fait un tour au Kublenstein, un état dirigé par un prince charmant comme on n'en fait plus, même s'il est un peu à cheval sur l'étiquette. Un prince à conquérir, que ça s'appelle et c'est dans la collection Idylles princières (si, si, ça existe, la preuve).
Olympe a découvert comment draguer son patron sans coup férir grâce à Un patron si troublant (collection Azur).
Ori a découvert les vertus aphrodisiaques du dentifrice en lisant La femme traquée (collection Black Rose) et a traqué la sexytude de l'agent du FBI dans Troublante attirance (toujours collection Black Rose). Lira-t-elle un Harlequin Passion avant la fin de l'été ? Les paris sont ouverts. Ah, c'est finalement un Audace qui a eu sa préférence mais la scène de douche de Délicieuse tentation l'a traumatisée.
Ofelia a pris une magistrale leçon de géographie et de traduction en lisant Le baiser de minuit (collection Historique). Et de séduction/shopping/baroudage/CIA avec Instants volés (collection Audace).
Papillon a analysé les relations de travail et d'amour à l'oeuvre dans L'amant du lac Tahoe (collection Passions).
Petite Fleur a découvert un monde sans préjugés ni machisme mais plein de belles descriptions de nature en lisant Un automne à Blue Lake et Seconde chance (collection Passions). Elle a vaillamment poursuivi par une étude de la condition féminine au XIX° grâce à Un scandaleux héritage (collection Historique).
Pimpi a dû réviser en urgence tout ce qu'elle savait sur la société anglaise du XIXè siècle, grâce à Bons baisers de Londres (J'ai lu), qui rétablit quelques vérités sur les corsets et les jurons.
Restling a analysé les conséquences géopolitiques de l'orgasme dans Audacieuse invitation (collection Audace).
Rose a analysé la profondeur de la mise en abyme et de l'onomastique dans Tendre illusion (collection Azur). Elle s'est ensuit penché sur la réécriture du mythe de Perséphone puissamment revisité dans La vengeance d'Hadès.
Shopgirl s'est rendue compte que Jane en avait influencé plus d'une en lisant Un scandale éclatant (collection Historiques). Elle a compris aussi que All you need is love avec Un désir secret et Le défi d'un médecin (collection Blanche). On est bien d'accord.
Sophie s'est endormie en lisant Noires visions (collection Mira). Pauvre d'elle.
Tamara a vérifié que le slogan correspondait bien à la collection et a calculé le coût d'une nuit Harlequin en lisant Nuits complices (collection Audace).
The Bursar a appliqué à La fée captive (collection Série club) la théorie de Duby sur les rapports hommes/femmes : Harlequin, militant pour la libération des femmes ? Elle a poursuivi son étude avec Prise au piège (collection Duo). Elle s'est ensuite livrée à une analyse de l'Idée du Beau platonicienne au travers d'Audacieuse invitation (collection Audace).
Theoma a trouvé l'hymne Harlequin dans Après la mort du lion. On entonne tous en choeur : "Comme un ouragan"...
Tiphanya a compris ce qu'était vraiment un homme parfait en lisant Une rose sur un cactus (collection Chance) puis elle s'est bien amusée à lire Une revanche implacable (collection Azur).
Yohan a brillamment démontré ce que l'altermondialisme et la justice sociale devaientt au Manoir des Tentations (collection Historique).
Quant à moi j'ai découvert que l'influence de Tolkien s'étendait bien au-delà de ce qu'il aurait souhaité, le pauvre, en lisant La nuit des fées (collection Luna), et que les vampires étaient parmi nous, chauds comme des baraques à frites et non pas froids comme la glace, comme le prouve Morsure fatale (J'ai lu, Mondes mystérieux). Je suis ensuite allée vérifier que je n'avais pas le syndrome de l'infirmière en lisant 3 romans de la collection Blanche. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la science.
Quand on sait que la plupart des participants ont déjà bravé tous les dangers pour se procurer un, voire deux titres, on ne peut que constater que ce challenge est en bonne voie! L'été sera "brûlant et passionné", chers happy few. Vraiment.
EDIT : A la demande de Caroline, ce billet est accessible directement dans la colonne de gauche (5ème bloc).
EDIT 2 le retour : grâce à Levraoueg, vous pouvez suivre les blogs des participants sur la page Netvibes consacrée.
09:07 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (122) | Envoyer cette note | Tags : il faudrait faire une étude des traductions des titres, c'est assez hilarant, de même que l'onomastique harlequinesque, et les csp les plus représentées, un travail universitaire en fait non ? comment ça non ?
20.07.2009
Amour, magie et ... oui, tiens, quoi d'autre ?
Chose promise, chose due, voici le premier billet des Harlequinades 2009 (auxquelles vous êtes pour l'instant 37 à participer, ce qui nous promet des analyses sociologiques, historiques et kulturelles de haut vol et extrêmement variées : l'été sera à la fois torride et intellectuel, chers happy few, si, si, c'est possible, et c'est parfait). Et pour ouvrir le bal, j'ai choisi un roman de la collection Luna, Aux portes de l'imaginaire (car oui, chaque collection a son slogan, et certains sont très réussis, y a pas à dire, ma préférence allant sans conteste aux Historiques : Le tourbillon de l'Histoire, le souffle de la passion, je trouve ça puissamment évocateur, et ça explique les cheveux dans le vent sur la plupart des couvertures de la collection, voilà un mystère résolu, on dormira mieux, chers happy few). J'avais bien envie de voir ce que les auteurs Harlequin avaient fait de la fantasy, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, et avec

La nuit des fées de Bertrice Small, le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçue, chers happy few, oh non : le contenu est à la hauteur de la couverture. Largement. Car des codes de l'heroic fantasy (puisque c'est de celle-ci dont il est censé être question ici), la chère Bertrice n'a pas retenu grand chose, laissant définitivement son imagination aux portes de l'imaginaire (en même temps, elles sont souvent lourdes et hautes ces portes, comme celles que pousse Aragorn de son bras viril et musclé avant de les franchir de son pas de cow-boy, mais je m'égare).
Nous sommes dans la Capitale du royaume d'Hétar. Lara (qui a un prénom étrangement plus jivagoesque que fantasyesque, je dis ça, je dis rien) est une jeune fille de 15 ans qui a deux particularités assez hallucinantes : elle est demi-fée et d'une beauté sublimissime, étonnante, surhumaine, incroyable, ahurissante, extraordinaire (les synonymes, c'est moi qui les ai trouvés, Lara est juste "très belle", "d'une grande beauté", "belle", "vraiment très belle", moi je dis que le dictionnaire des synonymes est à offrir d'urgence à Bertrice, on pourrait même se cotiser, chers happy few). Ah, et elle est demi-fée. Comment ça je l'ai déjà dit ? Comme cette information capitale nous est répétée toutes les 49 lignes en moyenne, je pense qu'il est bon moi aussi que je l'assénasse, afin d'être bien sûre que tout le monde suit. Même ceux qui lisent L'héritière indomptable d'Emma Darcy au fond de la salle. Non mais.
Bref. La pauvre Lara est la fille d'un mercenaire désargenté qui a toutes les qualités requises pour être soldat de la Croisade mais hélas, qui ne peut pas prétendre en faire partie faute d'argent. Qu'à cela ne tienne, il vend sa fille au riche Gaius Prospero (encore un nom de toute beauté), qui veut la vendre à son tour à une maison de plaisir. Mais la beauté demi-fée de la jeune fille la rend invendable (pensez donc, les hommes se battent déjà pour elle, que de désordre, chers happy few) et contraint Prospero à l'envoyer en dehors de la Capitale, vers les Provinces Côtières. Hélas Ménélas, la caravane, après avoir traversé les Terres du Milieu (sans rire, chers happy few), aborde la Forêt, et le pauvre Rolf Fairplay (l'onomastique semble décidément être le fort de Bertrice) est contraint et forcé de vendre la belle Lara aux terribles et cruels Seigneurs de la Forêt, qui cherchent à l'engrosser pour lever la malédiction lancée sur eux par la reine des fées. Mais Lara, malgré sa jeunesse et son inexpérience, a plus d'un tour dans son pendentif magique, et elle s'enfuit car elle n'a peur de rien (vous ai-je dit qu'elle était demi-fée ?), traverse le Désert, découvre la passion dans les bras du Prince Kaliq, et poursuit son périple vers les Terres Extérieures, où elle rencontre Vartan (Michael, farpaitement, mais avec une épée) et sauve le Monde. Tout ça sans se décoiffer ni perdre jamais sa dignité, sa beauté et sa soif de savoir, car oui, elle est en quête notre Lara, en quête de connaissance : elle veut savoir, tenez-vous bien, si l'amour existe. Et pour cela, elle accomplit son Destin, ce qui la pousse à répéter à tous les vilains pas beaux qui veulent l'arrêter dans sa Quête : "non, merci, j'ai un Destin à accomplir moi monsieur, ôtez vos sales pattes de mes seins semblables à deux fruits mûrs, ou il vous en cuira, non mais".
Alors, chers happy few, que retenir de cette Nuit des fées dans le cadre de notre très sérieuse étude sur les codes de la fantasy ? Tout d'abord que pour Bertrice Small, la fantasy est avant tout affaire de majuscules : il y en a partout, et ça la dispense surtout de chercher des noms de lieux (franchement, la Forêt pour la forêt, le Désert pour le désert, un enfant de 6 ans fait mieux que ça et je sais de quoi je parle, chers happy few, vous pouvez me croire sur parole), quand elle ne va carrément pas les piocher ailleurs (pauvre Tolkien, qui a dû se retourner dans son trou de hobbit). Ensuite, elle tente de reprendre les grands traits de l'heroic fantasy, mais tout ça est très maladroit (c'est le moins que l'on puisse dire) : un personnage en quête (mais ici sans vraiment d'objet, sinon un Destin, oui, bon, c'est un peu vague, pourquoi pas un chapeau magique ou un anneau, ça en jette plus, non ?), un peu de magie (pas grand chose non plus, il ne faudrait pas perdre les lectrices entre deux sortilèges, on se contente donc de quelques métamorphoses et de bottes de 7 lieues (si, si, je vous jure, chers happy few, sauf que c'est un géant qui les porte, wouah le détournement, je suis bluffée)), quelques combats à l'épée et une guerre entre deux régions. C'est un peu maigre mais on aurait pu le lui pardonner (car n'oubliez pas que magnanimité is my middle name) si le reste avait été à la hauteur, c'est-à-dire si la passion avait été au rendez-vous. Mais hélas, trois fois hélas, les scènes de galipettes sont mal écrites et très rapides (beaucoup de "brûlant" et de "passion", une preuve supplémentaire de la nécessité urgente d'un dictionnaire des synonymes) et les personnages masculins à la fois totalement clichesques et même pas drôles, ce qui est un comble, chers happy few. Le pire reste une narration beaucoup trop linéaire et bien trop répétitive : notre oie à demi-fée (comment ça, vous ne saviez pas ?) raconte intégralement son histoire à chaque fois qu'elle rencontre un nouveau personnage, en employant à chaque fois les mêmes phrases (eh oui, le copier-coller existe même en Hétar, c'est incroyable, chers happy few, limite magique). Au final, 616 pages (oui, ils sont longs dans cette collection, chers happy few) de fantasy de pacotille, mais la très belle Lara accomplit sa quête, les boucles au vent et le courage chevillé au corps : l'Amour existe, chers happy few. Rassurés ?
Bertrice Small, La nuit des fées (Lara), Harlequin, Luna, traduit de l'américain par Karen Degrave, 616 pages, 2009 pour la traduction, 2005 pour la première parution.
PS : pour les valeureux harlequins et harlequines qui participent au challenge, je vous propose de venir déposer ici les liens vers vos billets hautement kulturels, nous en ferons une "belle" liste "brûlante" et "pleine de passion". What else ?
22:14 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note | Tags : bertrice small, la nuit des fées, tout ça donne envie de lire honoré tiens, ou marcel, ne soyons pas sectaire
16.07.2009
Vous reprendrez bien un petit Harlequin ?
Bon, chers happy few, l'heure est venue pour moi de faire un aveu.
Un aveu qui me coûte, croyez-moi. Certes, pas autant que d'avouer que j'écoute la BO de Twilight en boucle dans ma voiture, mais pas loin, je vous l'assure, pas loin.
L'année dernière, à la même époque, pour les besoins d'un groupe de travail très sérieux, je me suis replongée, après plus de 20 ans d'abstinence, dans un roman Harlequin. Et contre toute attente, entre deux phrases mal construites et trois clichés, j'ai beaucoup ri. Au point d'avoir fait de ce type de roman mon remède absolu contre la panne de lecture (si, si, je vous jure que ça marche, chers happy few, c'est incroyable d'efficacité). Or, il y a quelques mois, Karine a écrit un billet révélant à la face du monde blogosphérique qu'elle possédait le tout premier numéro d'Harlequin, un véritable collector qui ne peut que faire baver d'envie les harlequinophiles du monde entier. Et c'est en discutant autour d'une bière (glamourous forever) de cet état de fait scandaleux propre à exciter vivement notre jalousie et après un film de haute volée, que Chiffonnette et moi-même nous sommes dit qu'il y avait là matière à monter un groupe d'étude éminemment sérieux (évidemment), qui interrogerait les romans Harlequin en tant que reflet de la société. Oui, je sais, chers happy few, vous êtes épatés, ne le niez pas.
Nous sommes donc fières de vous annoncer le lancement des Harlequinades 2009.
Si, si.
Le principe en est simple : vous lisez un roman Harlequin (ou deux, ou trois, tout dépend de votre résistance à la guimauve et aux répétitions), dans n'importe quelle collection (et elles sont nombreuses, croyez-moi, il y en a pour tous les (mauvais) goûts) et vous lui consacrez un billet qui mettra en perspective ce roman de manière fascinante. Par exemple, après avoir lu Un chirurgien trop séduisant (collection Blanche, exclusivement consacrée aux amours de médecins, si, si, je vous jure), on peut se demander si la beauté est soluble dans la médecine, de la même manière que Le piège du mensonge (quel beau titre), publié dans la collection Black Rose (Amour et suspense) (comme Mary Higgins Clark donc) se prête évidemment à une étude approfondie de sa structure narrative : thriller or not thriller ?
Vous l'aurez compris, chers happy few, de la poilade avant toute chose, l'essentiel est de se faire plaisir, car après tout, c'est l'été. (On me dit en régie qu'on peut aussi se faire plaisir l'hiver, c'est pas faux, mais lire un Harlequin sous un parasol, c'est quand même un bonheur qui n'a pas de prix, chers happy few.) Tout le monde peut participer (si j'avais été moins cyberquiche, j'aurais même créé un logo, mais que voulez-vous, on ne se refait pas), nous sommes déjà 4 dans ce groupe d'étude : Chiffonnette, Stéphanie, Papillon et moi-même, impatientes de vous faire partager nos théories évidemment tordues, et nous attendons de nombreuses participations (ben quoi, ne me dites pas que vous ne mourez pas d'envie de faire partie d'un groupe d'étude aussi sérieux que glamourous, chers happy few). Et pour ceux qui auraient du mal à dénicher des Harlequin (ils ne sont vendus qu'en supermarché ou sur leur site), je précise que les collections J'ai lu pour elle, ou Pocket romans étrangers (il y a des pépites qui se cachent derrière les couvertures banales et apparemment "normales", il ne faut pas hésiter à lire les quatrièmes de couvertures, chers happy few aventureux) et autres, sont évidemment les bienvenues, car la passion ne connaît pas de limites d'éditions, c'est là son moindre défaut.
Bonnes lectures, chers happy few, je vous souhaite un été "langoureux et brûlant de désir" comme le disent si bien tous les auteurs Harlequin (car oui, une étude stylistique des tics de rédaction est en cours, chers happy few, et autant dire que c'est édifiant).
PS : ce billet est dédié à Isil, of course. Ne me remercie pas, va, ça aurait pu être pire. Quoi que.

PSbis : ces Harlequinades coïncident avec le 60ème anniversaire des éditions, je trouve que c'est une belle manière de le célébrer, non ? (et ce billet n'est pas sponsorisé, c'est bien dommage, j'aimerais bien en recevoir quelques-uns dans la BAL, je dis ça, je dis rien)
EDIT de 14h47 : In Cold Blog a créé, spécialement pour l'occasion, ZE logo fantabuleux que vous pouvez utiliser, chers happy few qui avez décidé d'harlequiner :

11:19 Écrit par fashion dans Harlequinades | Lien permanent | Commentaires (138) | Envoyer cette note | Tags : prochain billet un roman de la collection luna, oh my que je me suis poilée, mais à mon avis pas autant que quand je vais lire désirs masqués, dont le héros s'appelle darcy, si si, je vous jure, décidément c'est beau comme un cliché un homme harlequin