07.08.2011
Oh oui ! murmura-t-elle en contemplant languissamment le visage de son amant sous ses paupières mi-closes
...fais-moi des paupiettes de veau pour le dîner.
Il est temps de rétablir une vérité, happy few de mon coeur tagada, parce que j'ai l'air comme ça, de passer des vacances studieuses et remplies de saines lectures, voire même de quelques classiques qui m'avaient jusqu'à présent échappé mais en fait, non. Evidemment.
J'ai surtout lu ça :
(Oui, j'envisage demander à J'ai lu de bien vouloir sponsoriser ce blog avec des SP, il faut bien que je garde quelques sous pour acheter des cupcakes.)
Et comme la vie est bien faite, il me reste encore ça :
(En anglais, ça ne compte pas, c'est pé-da-go-gi-que.)
(Il fut un temps où J'ai lu pour elle cherchait à être découvert et pratiquait des prix raisonnables, la preuve.)
Sinon, le bouquiniste est ravi : je suis sa seule cliente depuis trois semaines et je le débarrasse de trucs invraisemblables, genre de la SF New Age des années 70 ou des auteurs oubliés depuis des lustres. Je ne suis qu'abnégation et coups de soleil, c'est beau comme du Lévy, tiens. Chabadabada.
13:40 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : j'ai mangé les meilleurs cupcakes du monde, et de ses environs, j'en veux encore, et demain, et après-demain, mr cupcake marry me
21.07.2011
Oh oui... reade-moi...
Cet été, j'ai pris une résolution proprement bouleversifiante, chers happy few, surtout quand on sait à quel point la technoquichitude ne m'a jamais abandonnée : j'ai décidé de tester une liseuse électronique, un de ces fameux e-book dont on nous rebat les oreilles. Je sais bien que j'avais dit ici ou là que ce genre de choses me rendait sceptique (difficile de penser autrement quand 26 bibliothèques et quelques milliers de livres se partagent les murs de mon appartement) mais j'ai plié cette année sous un argument de choc (et le poids des ans) : avec une liseuse, on peut trimballer des centaines de livres dans quelques grammes seulement et pour quelqu'un qui transporte en permanence sa maison dans son sac à main et qui a passé tout le mois de juin à balader Le Trône de Fer, l'idée était plus qu'alléchante. Caroline, qui est décidément parfaite, m'a donc prêté un Sony Reader (l'avant-dernier modèle ; c'est que ces choses-là se perfectionnent à toute allure).
Verdict après trois lectures (dont je parlerai plus tard, me contentant ici du côté technique de la lecture) : le confort de lecture est assez incroyable pour la femme de peu de foi que j'étais (même si sur ce modèle il y a un petit problème de luminosité qui a manifestement été réglé depuis) et je suis conquise par la prise en main : la taille et le poids sont parfaits et on peut lire d'une main (non, il ne s'agit pas d'une allusion salace, qu'allez-vous donc imaginer ?), puisqu'on tourne les pages en appuyant sur un bouton (très pratique aussi quand on vient de se faire les ongles) (oui, je suis une femme, so what ?). Il y a une fonction prises de notes dont je ne me suis pas servie (en même temps, dans mes lectures papier, la prise de notes se limite chez moi au cornage de pages) et une fonction marque-page qui, si j'ai bien tout compris, ne fonctionne que pour le dernier livre en cours, ce qui est dommage pour ceux qui lisent plusieurs livres à la fois.
Il se peut donc, chers happy few, que j'acquière ce genre d'objet, pour m'en servir surtout en vacances, mes valises étant toujours incroyablement alourdies et encombrées de bouquins (s'il faut choisir entre un livre ou une paire de chaussures, je choisis le livre, je suis terrible) (et Dieu sait pourtant que j'aime les chaussures). Mais avant de me décider, je fais un tour d'horizon des readers disponibles sur le marché et des avantages (et des défauts) de chacun. Voilà pourquoi je m'adresse à toi, là, qui en as un, et toi aussi, voire même toi, oui, là-bas, au fond de la classe : quelles liseuses possédez-vous, chers happy few ? Qu'y téléchargez-vous ? Comment vous en servez-vous ? Que leur reprochez-vous ? Ou au contraire qu'adorez-vous ?
16:52 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : les tags reviendront quand je recommencerai à boire, demain donc
17.07.2011
Comme un Salon abandonné...
... qui a compris depuis belle lurette qu'il passait après les cocktails, les copines, le ciné, les copies, les listes, les lubies et le reste.
Oh, guess what was in my mailbox last friday ?
Beautiful, isn't it ? And veeeeeeery heavy, yes, too.
Oh, guess who's back ?
My favorite dwarf. At last. (C'est que les dernières 1000 pages sans lui, ça avait été long quand même.)
Bon, il a fallu que j'intègre les noms de lieux, quelques mots de vocabulaire spécifique, que je m'habitue à ce que Daenerys soit Dany neuf fois sur dix, et me voilà partie.
Je ne vous cache pas que j'ai un très faible rendement : page 57 en plus d'une heure, sachant qu'il y a 1000 pages... Do the math, dearest happy few.
See you quand je see you, donc. (Oui, aujourd'hui, je lapalisse, c'est comme ça, c'est dimanche, j'ai droit.)
Ne soyez pas trop sages, hein, quand même.
11:12 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Choses vues, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : j'ai un énorme bleu sur le bras gauche, merci ma maladresse légendaire, conjuguée au montage des meubles suédois, on me prend pour une femme aux pratiques sexuelles étranges, merci les copines, et ma réputation
23.06.2011
Tomorrow, tomorrow
Parce que chez moi, l'éclectisme n'est pas un vain mot, chers happy few, parce que j'aime à la fois Willounet-beau et les comédies musicales (possiblement pas en même temps mais je reste open), le kitsch et la kulture, ce week-end, c'est

Super-héros shakespearien (non, je ne couine pas, non je ne couine pas, non je ne couine pas) (je sais me tenir moi Madame) (à la limite hyperventilè-je un tantinet, c'est tout),

adolescents américains (qui chantent, c'est encore mieux),

cocktails sans alcool (je n'oublie pas de toujours consciencieusement manger mes cinq fruits et légumes par jour, la preuve),

kulture klassique (allons-nous pulvériser notre record et y rester plus d'une demi-journée ? les paris sont ouverts)

et gastronomie trois étoiles (les Britons sont les seuls au monde à servir des petits pois énormes et florescents : ça facilite les batailles de nourriture dans le noir, c'est pas rien).
See you, chers happy few. (Enfin, si je reviens.)
17:07 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
18.06.2011
I'll be back
Parce que je ne peux pas tout faire malgré mes gènes de Superwoman, happy few de mon coeur d'angélique, j'ai décidé d'abandonner momentanément les verts pâturages de ce salon verdoyant et rieur, prise que je suis dans les aléas de la vie, la vraie, celle qui me fait me lever encore plus tôt que d'habitude pour surveiller les épreuves du bac, celle qui m'a mis le tome 4 du Trône de Fer entre les mains alors que je suis encore dans le 3 (la vie fait de ces noeuds, parfois, assez incroyables), celle qui remplit mon agenda rose de déjeuners, de cocktails et de dîners et raccourcit donc fatalement mes nuits, celle qui me susurre à l'oreille que monter ce projet, là, et celui-ci, oui aussi, ce serait bien, non ?, bref je suis, comme on dit en bon français de France, overbookée, voire même under ze water, mais sans dégoulinage de mascara, car je ne suis que glamour et vernis jaune pailleté.
Je reviendrai quand j'en aurai fini avec le boulot, vu enfin David Tennant sur scène, rangé mes cours, vidé mon casier, fini Le Trône de Fer, lu le dernier Evanovich et fini l'énorme et magnifique bouquet de bonbons offert par mes charmants Troisièmes. Possiblement le mois prochain, donc. See you, chers happy few et ne soyez pas trop sages.
10:33 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : and the rest is silence, comme d'hab' quoi
11.06.2011
Parce que certains se demandent...
... quand les Sept Couronnes me délivreront et si je suis toujours aussi accro aux aventures des prétendants à la succession du Trône laissé vacant par la mort de Robert Barathéon :

Bon, si tout va bien et que je continue à chevaucher au rythme d'un volume de 900 pages par semaine, dans deux semaines je serai... en manque. C'est que le tome 5 ne sort qu'en juillet en anglais, parce que le Martin de mon coeur n'est pas l'écrivain le plus rapide à l'ouest du Pecos (en même temps, quand on voit la qualité et la densité de ce qu'il écrit, loin de moi l'effleurement de la naissance d'un commencement de reproche, hein) et qu'il a apparemment prévu une saga en sept volumes. Le premier qui dit que c'est pas comme si je n'avais rien à lire en attendant sera livré à Varshè qui lui coupera le pied gauche, tiens, il fera moins le malin pour aller chercher son pain.
Et pour ceux qui se demandent pourquoi il faudrait lire cette fabuleuse série et qui n'ont pas la joie de m'entendre la défendre avec ardeur devant un verre de vin, quelques éléments, en vrac : un monde d'heroic fantasy bien sanglant qui en reprend les codes (chevaliers, féodalité et dragons) en y ajoutant des éléments originaux (le Mur, les Autres, les enfants de la forêt, le froid du Nord, les mondes au-delà des mers dont la richesse, esquissée, est fascinante) (j'ai cru comprendre qu'il y avait une novella ayant pour seule héroïne Daenerys, je vais me pencher sur le sujet, vous pensez bien), une narration faussement éclatée qui suit plusieurs personnages (ils disparaissent au gré des assassinats et sont remplacés par d'autres) et permet au lecteur d'avoir une vue d'ensemble des événements tout en retardant certaines révélations, des rebondissements et des retournements de situation, des personnages passionnants, extrêmement complexes, auquel il est difficile de ne pas s'attacher même quand ils sont répugnants de vice (ah, Theon, Dieu que je t'ai haï) tant ils nous sont proches et compréhensibles et un humour à froid qui pour être discret n'en est pas moins présent (la palme revient à Tyrion Lannister, le fils détesté, contrefait et nain, mon personnage préféré, encore et toujours). C'est une série sombre et brutale, dense et foisonnante, que l'on lit bousculé, le souffle court et d'une traite, tant l'on est pris dans un tourbillon d'intrigues, de trahisons et de batailles et l'on craint pour l'avenir de ses héros (ah, les filles Stark, les pauvrettes, elles me crèvent le coeur) en savourant le plaisir finalement assez rare de se laisser prendre par la main par un conteur ma foi exceptionnel.
22:05 Écrit par fashion dans Choses vues, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : plus de copies, bientôt plus d'élèves, dernière ligne droite : surveillances et corrections, avant les coquillages et crustacés
10.06.2011
Mais enfin, Fashion, à nous, la raison, la vraie, la diras-tu ?
Dans le nombreux courrier de fans énamourés que je reçois tous les jours, chers et fidèles happy few (j'en suis à me demander si je ne devrais pas moi aussi créer une chaîne de télé toitube pour répondre en live à toutes ces questions aussi existentielles que profondes qui me sont adressées, histoire de répandre mon savoir universel), il est une question qui manifestement vous taraude, la coquine, juste après le fameux "Mais comment fais-tu pour lire autant ?" (J'ouvre les livres et je tourne les pages, je sais, c'est proprement stupéfiant, mais il y a plus, il y a mieux : je lis avec les deux yeux ouverts en même temps, ce qui explique mon efficacité.) : "Mais, Fashion, pourquoi éprouver le besoin de bloguer ?" (en même temps, quand on sait que c'est la première question que tous les journalistes, attachés de presse, lecteurs et autres posent quand on les rencontre, c'est manifestement l'expression d'une soif de savoir inextinguible). J'ai donc décidé de répondre à cette question ô combien fascinante sous forme d'un Top Ten Friday.
Why que je blogue, donc ?
1. Pour avoir le poil soyeux. Depuis que je tiens ce modeste salon, par une mystérieuse relation de cause à effet sur laquelle les spécialistes stupéfaits planchent nuit et jour, mes cheveux sont devenus souples et brillants.
2. Pour recevoir du courrier. Vous n'avez pas d'amis ? Une boîte mail désespérément vide malgré votre inscription à toutes les newsletters de France et de Navarre ? Ouvez un blog. Vous recevrez tous les jours des mails d'amour ("Comment osez-vous chroniquer des romans Harlequin, blogueuse mononeuronale de peu de légitimité que vous êtes ?!"), lyriques ("Ah, Fashion, quelle prose que la vôtre, ne voulez-vous pas faire de la publicité pour mon roman publié à compte d'auteur que je vous propose d'acheter à un tarif défiant toute concurrence, pensez donc, je vous fais une ristourne de 1,542% TTC. PS : je vous envoie ce mail en 84 exemplaires de peur que vous ne l'ouvriez pas la première fois.") ou désintéressés ("Je vous offre mon roman, en échange vous en faites de la pub sur votre blog, votre facebook, vous linkez ma page facebook sur votre blog de manière permanente et vous dites au monde entier que je serai en dédicace le 24 à la librairie de Trifouillis les oies, attention, places limitées, on ne peut mettre que quatre chaises.").
3. Pour que les attachés de presse de maisons d'édition over généralistes, genre celles qui ne publient que des romans qui se déroulent dans le monde de l'automobile moldave ou des essais sur l'usage et l'évolution des sanitaires de la préhistoire à nos jours m'envoient des propositions de SP assorties d'une demande de mes statistiques.
4. Pour pouvoir dans les dîners en ville répondre à l'invariable question : "C'est quoi ton job ?" par "Blogueuse influente". Depuis que je dis ça, je n'ai plus droit aux invariables "Ouais, feignante, ça va, t'as assez de vacances ?" et autres "Moi, mon fils, il a une prof de Lettres complètement folle, mais bon, elles le sont toutes, hein", mais à un regard plein de respect, voire même d'envie (la vénération viendra quand je me mettrai à twitter et que j'ouvrirai une page facebook pour mon blog, mais je n'ai pas le temps, là, j'ai trop à faire avec la gestion de mes SP, classés par ordre de priorité de lecture et listés dans mon petit carnet prévu à cet effet).
5. Pour avoir enfin des cartes de visite à mon nom.
6. Pour être invitée à des événements over people. Entre le prix de la nouvelle qui contient le plus d'adjectifs de Ste Marie les Mouettes, la rencontre-dédicace-dégustation d'un éleveur de canards qui a tenu son journal intime de janvier 2001 à août 2002 et qui raconte sa perception du 11 septembre de son Périgord natal (par sa mère, son père est breton) et le petit déjeuner avec un auteur cacochyme et sourd qui a vendu 36 exemplaires de son premier roman publié à 86 ans, Une vie digne et bien remplie, je ne sais où donner de l'agenda.
7. Pour avoir des sujets de conversation. Du la courtoisie du backlink à la politique d'utilisation des images libres de droit en passant par des débats de fond : répondre à tous ses commentaires ou uniquement à ceux qui contiennent plus de trois virgules, visiter les gens qui nous visitent les jours pairs ou les jours impairs en ôtant les week-ends, accepter ou pas un partenariat pour un recueil de poèmes russes sur la solitude de la ménagère devant son rayon de compotes... ô combien de questions, combien de capitaines !
8. Pour devenir Maître du Monde : blogueurs, blogueuses de tous les pays, unissons-nous ! Créons un parti et réclamons des droits : nous voulons que le bloguing soit reconnu comme un véritable travail à temps plein, que les épinards soient définitivement bannis des cantines scolaires, que Marat Safin soit nommé ministre de la culture et de la sexytude et que la paix règne dans le monde !
9. Pour rétablir quelques vérités essentielles : David Tennant est le meilleur acteur du monde, il y a bien une mauvaise littérature mais elle n'est pas forcément celle qu'on croit, l'éclectisme n'est pas une maladie, même s'il s'avère qu'il est parfois contagieux, les fraises tagada sont la preuve de l'existence de Dieu (avec le champagne, le Pimm's dans un pub bondé un samedi soir de printemps dans un quartier de Londres sans touristes avec des copines, la parution d'un roman de Neil Gaiman, un mail d'un auteur adulé et aimable, le rendez-vous annuel avec Ranger et Morelli, Michael Fassbender dans son petit blouson en cuir), lire un roman à l'eau de rose n'a jamais fait de mal à personne (sauf peut-être à l'autre, là, Emma je ne sais plus comment) et la littérature sauvera le monde. Avec le shampoing Head & Shoulders, évidemment.
10. Pour le plaisir de faire des listes. De rencontrer des gens fabuleux. D'aller au théâtre voir David chou avec des copines qui ont déjà prévu de ne pas s'asseoir à côté de moi. D'échanger 236 mails par jour avec des blogueuses devenues des amies et de savoir qu'il y en aura toujours une qui aura la bonne réponse au bon moment. De recevoir des colis pleins de livres et de sirop d'érable. De boire un vinho verde dans une rue pentue de Lisbonne. De tester toute la carte des cocktails de quelques bars parisiens. En plusieurs fois. De prendre un fou rire au petit matin en lisant un SMS. De découvrir un auteur que je n'aurais jamais lu sans l'insistance d'une blogueuse bien intentionnée et de me dire que j'ai fait une rencontre. Geronimooooo ! (Il eut été impensable que le Docteur n'eût pas le dernier mot, lui qui fut ma plus belle découverte bloguesque.)
10:51 Écrit par fashion dans Choses vues, Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : un café, deux cafés, trois cafés, moi fatiguée ?, quelle idée