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15.01.2012
The secret history of the Pink Carnation - Lauren Willig

C'est le destin qui s'est ligué contre moi pour me contraindre à lire The secret history of the pink carnation, une romance, genre, comme tout le monde le sait jusqu'à Aldébaran (et retour), que je prise fort peu, moi qui ne suis que philosophie et mots qui finissent en -isme (pensez donc, je pousse le vice jusqu'à boire mon café matutinal dans un mug Yes we Kant, si ce n'est pas la preuve ultime de ma rigueur et de ma culture débridée, que vous faut-il de plus, chers happy few ?). Le destin, donc disais-je, a décidé de s'incarner en la personne de Pimpi qui me disait depuis des mois : "Mais si, Fashion, tu dois découvrir Lauren Willig, c'est génial, c'est fabuleux, je l'adore, je la love positivement, si tu ne le fais pas, je retiens ma respiration" (ok, il se peut que les propos de ma chère camarade aient été légèrement déformés par votre serviteuse, c'est ce qu'on appelle la liberté littéraire). Quand en plus, Chi-Chi a fait un billet sur la sexytude du prénom Colin (vous souvenez-vous, happy few à la mémoire d'éléphant, de cette romance paranormale où le héros, Colin, avait un nom qui avait "la saveur des épices" ? personnellement , je ne m'en suis toujours pas remise) en disant qu'il y avait un Colin dans cette histoire, j'ai craqué tout de suite. La chair est faible, hélas, et j'ai un kindle.
Pitchons, car nous sommes dimanche.
Eloise Kelly est une étudiante américaine qui fait une thèse sur les espions britanniques en France fin XVIIIè, début XIXè et comme elle n'est que rigueur scientifique et abnégation, elle passe une année à Londres pour éplucher les archives. Elle s'est mis en tête de résoudre un mystère historique : trouver l'identité d'un espion britannique dont le nom de code était Pink Carnation (Oeillet rose). Pour cela, partant du principe que tous les espions de l'époque se connaissaient, elle demande à Mrs Selwick-Aderly, la descendante d'un autre espion célèbre, Purple Gentian (Gentiane mauve) l'accès à ses archives. La vieille dame est ravie de lui donner accès au journal intime d'Aimée de Balcourt, une de ses ancêtres qui a connu l'espion...
The secret history of the pink carnation (pas encore traduit en français, ce qui est une grave erreur) est une romance historique bourrée de qualités. La construction très XIXè en récit cadre (Eloise à Londres), récit enchâssé (Amy et Richard en 1803) fonctionne parfaitement et le récit enchâssé, censé être un récit reconstitué à partir de la correspondance des protagonistes et du journal intime d'Amy est très enlevé, l'auteur ayant résisté à la tentation de la dispersion (elle a carrément volontairement coupé une partie de l'intrigue à la fin afin d'accélérer la résolution de l'intrigue, ce dont on lui sait gré). La réalité historique est fort bien utilisée (avec des libertés parfaitement bien intégrées à l'intrigue, surtout dans le personnage de Fouché), notamment le goût de Napoléon pour l'Egypte qui permet à une partie de l'intrigue de se mettre en place. On voit vivre Napoléon alors Premier Consul, on découvre ses colères homériques, les frasques de sa soeur, les salons de sa femme, et c'est un cadre original pour une romance historique, ces dernières ayant tendance à se dérouler toujours dans une Angleterre dés-historisée après Waterloo. Il faut dire aussi, et c'est là l'une des nombreuses qualités de cette romance, que Lauren Willig a bâti une véritable intrigue de cape et d'épée et d'espionnage (l'un des espions, que l'on ne voit qu'à l'arrière-plan, s'appelle The Scarlet Pimpernel, qui n'est autre que le Mouron Rouge de la Baronne Orczy) : des complots (il faut empêcher Napoléon d'envahir la Grande-Bretagne), des duels, de la torture (ah, Fouché, quel grand méchant), des masques, et, cerise sur le gâteau, des personnages très attachants (tous, même jusqu'au plus secondaire en la personne de Stiles, l'acteur embauché pour être majordome puis capitaine de vaisseau, qui pousse l'identification au rôle à son paroxysme), beaucoup d'humour (les dialogues sont bourrés de réparties, les situations sont parfois hilarantes) et une romance et demi (celle d'Amy et de Richard, qui porte la cape et la botte montante avec une virilité parfaite et celle qui se dessine à peine entre Eloise et Colin (le voilà, vous avez failli attendre, je sais), neveu de Mrs Selwick-Aderly et frère darcynement protecteur). Je suis totalement conquise, tant mieux pour Pimpi, qui avait menacé, si je n'aimais pas, de se suicider avec une aiguille à tricoter. Ouf, on a eu chaud.
Le billet de Pimpi, celui de Tam-Tam
Evidemment, c'est une série, 8 ou 9 tomes de parus : je suis cuite. Qui l'eut cru ?
Bon, sinon, faut que je relise Le Mouron rouge, lu il y a tellement longtemps (au siècle dernier, pas moins) que je n'en garde qu'un souvenir pour le moins flou, limite ultra imprécis. Mais je me rappelle avoir adoré : voilà, quand on a ce genre de lectures adolescente et qu'on love Dumas aller et retour, on est condamnée à aimer les capes, les masques et les complots, c'est comme ça, il faut faire très attention à ce qu'on met entre les mains d'une lectrice impressionnable et encline au bovarysme. Dans mon cas, c'est way too late, je ne me referai pas.
10:25 Écrit par fashion dans Littérature anglo-saxonne, Romance | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
Commentaires
Maintenant j'imagine pepe...euuuh....pimpi, haute comme trois pomme, rouge comme une tomate à attendre que nous finissions toute la série!
Pour info, dans l'audio book, douche, c'est l'accent français cliché et c'est une source inépuisable de fou rire!!!! C'est vraiment bien lu avec le ton, les voix et les accents!!!
Et puis Colin.... Ahhhhhh comme je te comprends...
Y'a plus qu'à menacer les éditeurs de retenir notre respiration s'ils ne la traduisent pas...
Écrit par : Tam-Tam | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireUn mug Yes we kant ? Il faut que je m'en fasse un, j'adore l'idée. :)
Écrit par : Chimère | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tam-Tam | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tam-Tam | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireEt sinon, il faut lire le Mouron rouge, ou le relire, et ensuite lire le Capitan, parce que c'est chevaleresque aussi (oui, comme tu es en route pour le premier, j'attaque la target suivante, si tu ne l'as pas encore lue)!
Et puis bon, bah Colin quoi... Merci d'avoir ajouté un Colin à ma liste, je vais chercher Susan Sizemore!
Écrit par : Chi-Chi | 15.01.2012
Répondre à ce commentairequant au susan sizemore, de mémoire...don't. Ca va pas etre un Colin pour toi j'en ai peur!
Écrit par : Tam-Tam | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireSinon, je n'ai pas encore lu Le Mouron Rouge non plus, à vrai dire, j'attends une copine pour en faire une LC, donc quand je serai vieille aussi, sûrement, au rythme où nous allons, elle et moi. Mais Il me fait très envie!
Parce que oui, moi aussi, comme tout le monde, je love Dumas père autant que je love Lauren Willig, et ce n'est pas peu dire, quand on me connait un tant soit peu! :D
Le Capitan, Chi-Chi, c'est de qui??? J'ai un blanc!
Et sinon, bah, Richard, Richard quoi!
Et Colin, Colin, Colin... dans le tome 2, il achèvera la conquête de ton coeur, tu verras, si tu avais encore quelques doutes! :D
Écrit par : Pimpi | 15.01.2012
Répondre à ce commentaire@ Pimpi : Tu en as trop dit maintenant, il faut raconter!
Le Capitan c'est de Michel Zévaco, et il y a un super film avec Jean Marais dans le rôle titre aussi...
Écrit par : Chi-Chi | 15.01.2012
Répondre à ce commentaire@chimère : étant donné que je ne me souviens quasiment pas du Mouron rouge (à part qu'il sauve des nobles de la guillotine, comme notre Purple Gentian et qu'il a il me semble une liaison avec une actrice), je peux affirmer sans trop m'avancer que tu n'es pas obligée de le lire avant ce Pink Carnation. :-))
Écrit par : fashion | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireL'Homme vient d'ailleurs de lire Les Borgia, de lui, séduit il a été par ce roman de cape et d'épée! Je vais donc de ce pas vérifier que Le Capitan a bien élu domicile sur Gerry et je me le garde pour après The Scarlet Pimpernel... :)
Quant à l'histoire de mon pseudo... un jour! Ou en privé! :)
Écrit par : Pimpi | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mascha | 15.01.2012
Répondre à ce commentaire@chi-chi : j'ai lu un ou deux Zevaco dans ma folle jeunesse mais je ne pense pas avoir lu Le Capitan... Faut que je regarde si je le retrouve sur mes étagères. :-)) (J'ai racheté quelques romans de caoe et d'épée il y a 15 ans parce qu'une de mes amies faisait des recherches sur le roman feuilleton et en discutant avec elle, j'avais eu envie de (re)lire plein de trucs, mais j'ai surtout acheté et entassé, quelle surprise. :-))
Sinon, pour Morsure fatale, je crois que l'ai gardé parce qu'il m'a fait trop rire. Je te le file la prochaine fois qu'on se voit !
@pimpi : je n'ai aucun doute sur le pouvoir de séduction du Colin, c'est dans son nom. :-))
Écrit par : fashion | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tam-Tam | 15.01.2012
Répondre à ce commentaire@tam-tam : non ??? Il doit être épuisé.
Écrit par : fashion | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireZevaco ? oui Les Pardaillan, j'avais adoré. Comme c'est trouvable en téléchargement gratuit et légal, zou, c'est fait, Le capitan est dans la boite. :)
Écrit par : Chimère | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Chi-Chi | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Scarlatiine | 15.01.2012
Répondre à ce commentaire@karine : toutes ces surprises, c'est limite étourdissant. :-)
@scarlatiine : c'est un complot mondial contre nos PAL, j'en fais partie, c'est terrible. :-)))
Écrit par : fashion | 15.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Alice | 17.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cess | 17.01.2012
Répondre à ce commentaire@cess : c'est hyper facile à lire, bon il y a quelques termes spécifiques à la romance historique (des jupons et des bustiers surtout) mais c'est tout. :-)
Écrit par : fashion | 23.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 28.01.2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 30.01.2012
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