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28.08.2011
"Anyone with half a brain could see the signs posted : "ABANDON ALL HOPE, YE WHO ENTER HERE", or, more to the point, "DANGER, QUICKSAND".
Jessica Trent, 28 ans, non mariée par choix (pas question de se mettre entre les pattes d'un mari qu'elle n'aime pas, et pire encore, avec qui elle n'a pas envie de faire des galipettes) est affligée d'un frère idiot, faible et influençable, qui n'a rien trouvé de mieux que de dilapider le peu de revenus qui leur est alloué en imitant tout ce que fait Lord Dain, un débauché de la pire espèce, qui passe son temps entre tripots et semi-mondaines. Jessica, furieuse, se rend donc à Paris où la fine bande est installée, afin de sortir son frère des griffes de Dain et de le ramener à la maison, à défaut de pouvoir le ramener à la raison. Mais elle n'avait pas prévu une chose : le ténébreux et colérique Marquis est le premier homme à provoquer en elle un émoi incontrôlable. Difficile de garder la tête froide quand le reste est en feu (hu, hu, hu, pardonnez-moi, c'est le résultat de la lecture d'une vingtaine de romances cet été)...
N'y allons pas par quatre chemins, impatients happy few, Lord of scoundrels (1995, 357 pages) (dont la réédition française (Le prince des débauchés est épuisé), est prévue pour le 21 septembre) est une excellente romance qui est entrée tout de suite dans mon Top 10. J'ai tout aimé : la construction, différente des canons du genre (les protagonistes se marient à la moitié du roman, toute l'intrigue ne tend donc pas vers le mariage) (mais Loretta Chase est une auteure qui ne sacrifie pas au cahier des charges de la même manière que les autres, j'ai lu trois romans d'elle, trois constructions différentes), les personnages, beaucoup plus complexes que ce qu'on a l'habitude de trouver dans ce type de roman (Dain est un homme qui a eu une enfance assez terrible, et son évolution psychologique est très juste même si la "guérison" va assez vite à la fin, pour les besoins de la romance et Jessica est une femme très mature qui ne se raconte jamais d'histoire sur elle-même) et l'humour, présent surtout dans la première partie, qui est proprement hilarante. La façon dont Jessica tient tête à Dain dans toutes les situations, son sens de la répartie, ses provocations (il faut voir comment elle le contraint à l'épouser), les réactions si masculines de Dain, ses colères, ses incompréhensions... tout a fait de Lord of scoundrels une lecture extrêmement divertissante. J'ai trouvé un autre roman à ranger sur l'étagère de "je suis malade, ce rhume va se transformer en pneumonie, je crois que je vais mourir, il me faut une romance, vite", et croyez-moi, ça n'arrive pas si souvent.
Sinon, certains personnages secondaires de Lord of scoundrels sont les personnages principaux de

Le comte d'Esmond (Captives of the night) (1994, J'ai lu Aventures et Passion, 378 pages, 2011 pour la traduction française). (Les débauchés est une série de cinq romans, celui-ci est le deuxième, Lord of scoundrels le troisième.)
Dans Lord of scoundrels on voit apparaître le comte d'Esmond, un débauché beau comme l'ange Gabriel, qui quitte assez rapidement Paris dans le sillage des Beaumont, Francis, un être vil et pervers, et sa femme, Leila, peintre de renom. Esmond est amoureux de Leila, mais cette dernière ne veut rien entendre, le prenant pour un compagnon de débauche de son mari. Nous retrouvons ces personnages quelque temps plus tard à Londres, alors que Francis est assassiné chez lui et que les soupçons se portent sur sa femme, puisque tout le monde sait que le couple ne s'entendait plus depuis des années (doux euphémisme : elle lui refuse sa chambre depuis des lustres et entre eux, les insultes et les vases volent). Esmond prend la jeune femme sous son aile et la défend lors du procès tout en cherchant le véritable coupable. C'est qu'Esmond n'est pas celui que Leila croyait : c'est un espion au service de la Couronne qui la connaît depuis bien plus longtemps qu'elle ne croit...
J'ai lu Le comte d'Esmond avant Lord of scoundrels, ce qui est finalement normal puisqu'il a été publié avant mais l'histoire se déroule après, ce qui m'a perturbée pendant un temps (il m'en faut peu, je sais). L'histoire est cette fois-ci plus dramatique (Leila a été abusée de bien des manières, il y a un meurtre, une vision de Londres assez oppressante) et les personnages m'ont moins plu que dans Lord of scoundrels ou Lady Carsington du même auteur (mais c'est une autre série) (Dieu que tout ça est compliqué) même si Leila est intéressante, artiste, en marge de la société, solitaire et les pieds sur terre. Je pense que c'est en partie dû à la traduction (certains auteurs pâtissent plus que d'autres du passage au français) et en partie à cause du manque de charisme d'Esmond, mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ça reste de la romance de qualité.
Challenge Lu en VO
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11:38 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
Commentaires
Écrit par : Caro[line] | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Chimère | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : vilvirt | 28.08.2011
Répondre à ce commentaire@chimère : c'est très très abordable en VO, tu peux commander sans crainte. :-))
@karine : ce serait bien, oui. Et si Dain sonnait à la porte, aussi. :-))
@vilvirt : cette romance est dans tous les Tops des lectrices américaines et on comprend pourquoi. :-))
Écrit par : fashion | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireAu fait, tout ça chez les bouquinistes ? Je vais davantage trainer sur les quais moi !
Écrit par : Katia | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireEt Shame on me, la seule du classement pour laquelle je n'ai pas encore fait de chronique...
Si tu aimes dans un genre différent Ain't she sweet de Susan Elisabeth Phillips et My one and only de Kristan Higgins on va s'entendre!
Écrit par : Chi-Chi | 28.08.2011
Répondre à ce commentaireLe premier est particulièrement tentant...
J'adore le résumé. On voit pas les choses venir dès la première phrase !!! :D
Écrit par : Cécile | 29.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 29.08.2011
Répondre à ce commentaire@chi-chi : j'ai commandé un Susan Elizabeth Philips mais pas celui-là. Euh... un avec "dream" dans le titre.
@cécile : c'est une romance, pas le dernier Pulitzer, hein. :-))
@karine : je suis même prête à me déplacer pour le guérir, je suis abnégative.
Écrit par : fashion | 29.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cécile | 30.08.2011
Répondre à ce commentairehttp://inneedofprincecharming.blogspot.com/2011/06/souvenez-vous-des-lucky-charms.html
Écrit par : Chi-Chi | 30.08.2011
Répondre à ce commentaire@chi-chi : oups. Je ne vais jamais m'en sortir, il faut que je me fasse des listes des séries dans l'ordre avec les titres en VO.
Écrit par : fashion | 30.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Chi-Chi | 30.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cécile | 31.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : laurence | 31.08.2011
Répondre à ce commentaire@cécile : oh oui. En tant qu'ardente défenderesse de la superficialité et de la légèreté, je ne peux que plussoyer. :-))
@laurence : je ne sais pas si j'en ai lu assez pour faire un Top 10... Dans mes préférées : Angélique, Le chardon et le tartan, Lord of scoundrels, How to marry a marquis, Les amants de Cuba (The captain's woman), The kiss of the Highlander, Manhunt... (je ne mets pas de bit-lit, même si certains suivent le schéma de la romance)
Écrit par : fashion | 31.08.2011
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