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09.05.2011
Le lundi, c'est... kilteries
(Ben oui, vous ne croyiez quand même pas que je n'allais pas mettre mon excellente résolution de ligne éditoriale bloguesque à exécution, pauvres happy few effarés ?)
Et pour entamer ma très sérieuse étude sur le port du kilt à travers les âges, j'ai décidé de lire le premier volume de la série des Highlanders de Karen Marie Moning, celle-là même qui a changé mes nuits avec Fever, oui, farpaitement, studieux happy few qui ne perdez pas une miette de ce qui se passe dans ce salon, la responsable de mes fantasmes débridés sur un certain Barrons, tout de virilitude puissante et de vocabulaire étendu. (Entre lui et Jason, je ne peux plus entendre "Fuck" sans avoir des idées salaces, c'est affreux, plaignez-moi.)

Oui, je sais ce que vous vous dites en votre Ford intérieure : mais point de kilt sur cette sublime couverture toute de bon goût et de sophistiquitude ? (ben oui, ce n'est pas réservé au mardi) Comment se fait-ce ? Eh bien, c'est parce que vous n'êtes pas suffisamment attentifs, petits coquinous : le jeune homme au corps bleu (ce qui est suffisamment rare pour être remarqué, mais je trouve que cette couleur sublime son pectoral droit) porte élégamment un tartan sur son épaule gauche, ce qui a bien évidemment motivé en partie l'achat de cette romance pour ma bibliographie théseuse, car je ne suis que sérieux.
Hawk (ne cherchez pas, on n'est pas responsable des surnoms que nous donne le peuple énamouré), seigneur de Dalkeith et de ses environs, est un homme à qui personne ne résiste et surtout pas les femmes. En ce début de XVIème siècle, il vient de rentrer enfin dans son fief écossais après quinze longues années passées au service du Roi James, qui le détestait tellement qu'il le contraignait à coucher avec toutes les femmes qui le convoitaient, et elles étaient légion les bougresses, tant Hawk joint à des talents d'amant certains une beauté sculpturale et ténébreuse. Hawk est donc un homme meurtri (son père est mort quand il était jeune, il a été contraint par James de faire tout un tas de choses peu ragoutantes pour sauver son peuple) (car figurez-vous qu'il se sentait humilié d'être pris pour un sextoy, on a sa fierté d'Highlander, ma brave dame) et il doit épouser une vieille fille folle, toujours sur ordre du Roi, qui pense ainsi le punir jusqu'au bout en lui refusant toute descendance.
Mais c'est sans compter sur l'intervention des Fae : parce que la reine Aboiheal le trouve séduisant et chante ses louanges, le roi des Fae veut se venger de lui. Adam Black, que nous connaissons mieux sous le nom de Puck, bouffon de la cour et enquiquineur patenté, met en place un curieux stratagème, aidé bien involontairement en cela par Grimm, le meilleur ami de Hawk, qui fait un bien étrange voeu pour son ami : qu'il tombe amoureux d'une femme qui le rejette. Adam parcourt les siècles pour trouver la perle rare et déniche au XXème siècle, Adrienne, une femme qui fuit un lourd passé. Il la transporte donc au XVIème siècle et lui fait épouser, par un tour de passe-passe, Hawk. Ce dernier tombera-t-il sous le charme de la jeune femme ? Elle qui a juré de ne plus jamais aimer un homme beau (ce qui est à eu près aussi malin que de se dire qu'on ne tombera plus jamais amoureuse d'un homme au nez droit) aimera-t-elle Hawk ? Rouleront-ils ensemble dans le foin en chabadabadant ? Le vilain-pas-gentil mais si séduisant Adam réussira-t-il à se venger de Hawk et à lui ravir Adrienne ? Finirai-je ma bière avant la fin de ce billet ? Les Ecossais ne portent-ils rien d'autre que leurs cuisses poilues sous le kilt ? Autant de questions auxquelles Karen Marie Moning s'efforce de répondre avec une poignante lucidité.
Vous l'aurez compris, chers happy few, nous sommes ici dans de la romance pur sucre, même si le monde des Fae, si bien utilisé dans Fever montre ici le bout de son nez. C'est d'ailleurs ce monde qui est le plus original et pour cause, le reste n'étant que de la guimauve harlequinesque, certes un cran ou deux au-dessus du tout venant, mais romance quand même. Karen Marie Moning écrit déjà bien (ce roman date de 1999) même si elle tente de faire un peu trop temps local avec quelques mots qui sont finalement trop peu nombreux pour ressembler à autre chose que du placage artificiel (la surabondance de "naught" par exemple m'a vite lassée), et elle n'oppose pas suffisamment les deux lexiques, le contemporain et l'ancien, même si, maline, elle s'en tire par une habile pirouette avec une remarque sur les talents linguistiques d'Adrienne. Il n'en demeure pas moins que, malgré les ficelles propres à ce type de roman (notamment la solitude et l'inexpérience de l'héroïne qui s'oppose à l'extrême charisme du héros) l'on sent déjà la patte de Moning dans les dialogues et certaines scènes, ma foi, fort percutantes, même si sans surprise. Et elle cité déjà abondamment Shakespeare, pour mon plus grand plaisir, que je n'ai évidemment pas boudé (la chair est faible, hélas, et j'aime les hommes tatoués) en lisant ce roman prévisible mais délicieux comme un plaisir interdit, 100 % crème fouettée mais 100 % digeste. Si, si, c'est possible, la preuve.
Karen Marie Moning, Beyond the Highland mist, Dell Romance, 375 pages, 1999
Le billet de Pimpi, qui a contribué bien malgré elle à cette étude over sérieuse qui ne fait que commencer.
Challenge Lu en VO
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06:00 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Fantasy, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : j'en suis déjà au tome 3, chabadabada, adam is so sexy...
Commentaires
Écrit par : Stephie | 09.05.2011
Répondre à ce commentaire--> MDR !!! :)
Ouh la, je crois que ça me fait peur, en fait, ce genre de livres... J'ai été traumatisé par un certain K. Mais on parle de KMM là, et j'ai "la punition d'Adam Black" chez moi, je crois que je vais me lancer...
Tu vas lire la suite ?
Écrit par : Cécile | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cryssilda | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : sandy | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 09.05.2011
Répondre à ce commentaire(oui, pas de sectarisme, il arrive loin derrière Jericho, mais bon, Adam quand même, hein!!! :D)
C'est sûr que c'est pas Fever, que ses premiers romans sont carrément dégoulinants de guimauve à la fraise tagada, mais que dire. J'ai adoré quand même, oui, je crois que ça se voit dans mon billet!!!
Et puis, là où il y a du plaisir, il n'y a pas de gêne! J'ai assumé dans le métro une couverture bien pire que la tienne, même qu'un monsieur m'a regardé d'un œil un peu méprisant en voyant ce que je lisais... hum...
Écrit par : Pimpi | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireDites Pimpi et Fashion je peux passer direct à Adam ???
Écrit par : Cécile | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pimpi | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pascale | 09.05.2011
Répondre à ce commentaire@cécile : oui, je lis la suite mais j'ai sauté le 2 parce que c'est avec un personnage du 1 que je n'ai pas aimé. Mais Pimpi avait raison, trop de guimauve tue la guimauve, je cale. Je vais donc mettre le 4 de côté pour des jours où j'ai besoin de sucre. :-)
@cryssilda : euh, j'ai bien dit qu'il y avait plein de Shakespeare dans ce volume. :-) KMM est très branchée William et elle réinterprète le monde féérique à sa façon (je n'en dis pas plus parce que sinon je vais spoiler Fever ce qui serait dommage) (bon, c'est pas comme si je t'avais prêté Darkfever et que tu ne l'avais pas encore ouvert non plus :-))).
Écrit par : fashion | 09.05.2011
Répondre à ce commentaire@karine : tu vas bien aimer toi, telle que je te connais. :-)
@pimpi : j'ai bien aimé le 3 aussi mais il y a quand même quelques redites, même si le monde des fae se dessine mieux.
@cécile : je pense que tu comprendras tout, non, Pimpi ?
@pimpi : ma prochaine rencontre, les McKeltar. :-)
@pascale : c'est de la romance novel, oui, il ne faut pas s'attendre à un roman profond. :-))
Écrit par : fashion | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireMême moi, qui suis dotée d'une résistance à la guimauve à toute épreuve, j'ai dû faire des pauses entre chaque roman. J'ai enchaîné Kiss of the Highlander, The Dark Highlander et The Immortal Highlander et ça a été trop, je n'en pouvais plus des scènes de sexe. J'ai fait une pause avant Spell of the Highlander. Grand bien m'a pris, ce dernier roman est hot hot hot, à l'image du reste de la série!!!
Pour dire.
Écrit par : Pimpi | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : vilvirt | 09.05.2011
Répondre à ce commentaire@vilvirt : oh, abandonne les Harlequin paillards, la série des Highlanders est bien meilleure ! :-)
Écrit par : fashion | 09.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pimpi | 10.05.2011
Répondre à ce commentaireJe suis faible.
Écrit par : Cécile | 10.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pimpi | 10.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Kikine | 11.05.2011
Répondre à ce commentaire@cécile : ouiiiiiiiiiiiiiiii !
@pimpi : couinons en choeur. :-))
@kikine : oui, viens rejoindre le groupe où je suis pour l'instant toute seule. :-))
Écrit par : fashion | 11.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Theoma | 11.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 11.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Theoma | 12.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 13.05.2011
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