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09.03.2011
“Oppose not rage while rage is in its force, but give it way a while and let it waste.”
Parce qu'il en va de la littérature comme de la vie, chers happy few de mon coeur, j'avais besoin, après mon coup de foudre pour Barrons, d'un rebound guy, le genre sexy et séduisant mais facile à larguer. Et comme je suis une fille over intellectuelle, autant vous dire que ce genre de denrées est extrêmement rare dans ma PAL. C'est donc par un hasard totalement hasardeux que j'ai déniché au milieu de 359 romans exigeants et pointus

Lover eternal, de J. R Ward.
(Limite, je me demande comment il est arrivé là.)
(C'est inquiétant quand même de trouver sous son nez des romans qu'on n'a pas souvenir d'avoir acheté. Serais-je atteinte d'une grave maladie genre une mauvaise foi galopante ?)
(Ce n'est pas non plus comme si j'avais lu le tome 1 de cette série il y a quelques mois. Du tout.)
Pour ceux qui sont intéressés (il y en a, je le sais, surtout ceux qui font semblant de ne pas apprécier les couvertures sobres) (ce n'est pas mon édition, sur la mienne une femme embrasse passionnément un torse masculin épilé de très près, ce qui est d'over bon goût, évidemment), Lover eternal est donc la suite de L'amant ténébreux (Dark lover) et le deuxième volume de la Confrérie de la dague noire, cette série qui raconte les histoires d'amour de vampires guerriers dont la mission est de défendre la race vampiresque des assauts des vilains méchants tueurs qui ont vendu leur âme au grand terrible Omega et qui, manquant de sexytude et de charisme, en veulent aux membres de la confrérie qui eux sont grands, forts, baraqués, tatoués, bien coiffés et amants de folie. Après Kholer dans le tome 1, la lectrice énamourée suit le destin de Rhage, le vampire bradpittesque qui est poursuivi par une malédiction depuis qu'il a tenu tête à la Vierge Scribe : il héberge sous sa peau un dragon et s'il n'y prend pas garde, la bête se réveille et met tout le monde en péril. Afin de la tenir sous contrôle, il doit veiller à ne jamais se laisser envahir par la frustration ; il passe donc tout son temps libre à courir dans les bois, soulever de la fonte et sauter tout ce qui bouge. Mais les choses changent quand il rencontre Mary, une jeune femme leucémique qui est son âme soeur. Ouh la la que c'est tragique. Limite shakespearien.
Et c'est bon, chers happy few.
Oh que c'est bon.
Non pas dans le sens "quel style, quelle profondeur psychologique, quelle intensité dramatique", non, hein faut pas déconner. Mais dans le sens "oh que je me poile, oh que c'est plein de clichés, oh que c'est une lecture-pantoufle comme on en a besoin parfois" (bon, ok, souvent dans mon cas, mais j'ai une excuse avec le nombre de classiques et de lectures universitaires que je m'enfile tous les ans, j'ai un besoin vital de niaiseries sinon je deviendrais une fille profonde et ça je me l'interdis formellement). Je me suis marrée toutes les deux pages, j'ai frissonné de peur (oh la la, Mary va-t-elle guérir ?), j'ai été émoustillée par les galipettes (sérieusement, un homme qui refuse certaines pratiques sous prétexte que "je t'aime ma chérie, je ne suis là que pour toi", ça existe vraiment ?) : un régal. Et en plus depuis Barrons et ses "fucking", je lis aussi vite en anglais qu'en français : qui va pouvoir lire encore plus de niaiseries, hein ? Je ne suis que félicité.
J. R Ward, Lover eternal, Signet novel, 449 pages, 2009

Challenge Lu en VO
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18:16 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Fantasy, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : le titre de mon billet est de shakespeare, of course, sinon j'ai envie d'une manucure, de gagner au loto, de dormir 24 h d'affilée, de boire du champagne avec les copines, de trouver un bon coiffeur, de me remettre au tricot, de regarder les étoiles, et de rêver un peu
Commentaires
"Franchement, j'aimerais bien ne pas m'éclater tout le temps, mais je ne peux pas, la survie du monde en dépend."
J'ai limite pitié.
Écrit par : Nataka | 09.03.2011
Répondre à ce commentaireMais comme j'ai moi aussi lu ce chef d'oeuvre, je reconnais bien là toute la puissance de Rhage !
Écrit par : sandy | 10.03.2011
Répondre à ce commentaireToi ce sont les lectures universiatires ; moi c'est le code des marchés publics.
chacun sa croix. en tout cas, je note cette lecture..... profonde.
Bises Taylor.
Écrit par : taylor | 10.03.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Katia | 10.03.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : anne | 11.03.2011
Répondre à ce commentaire@sandy : quand j'ai vu que Karine et Pimpi avaient du mal à en sortir, j'ai tablé dans le daubesque, une valeur sûre. Et j'ai acheté le tome 3, quand même... C'est que depuis que j'ai décidé de manière unilatérale que Zsadist avait les traits de Christian bale, la lecture est comment dire, over plus sexy ? :-))
@taylor : heureusement, on peut toujours compter sur les vampires sexy. :-))
@katia : j'ai une liste longue comme le bras de lectures légères, va fouiller dans les archives. :-))
@anne : il paraît que les tomes 5 et 6 sont moins bons, hélas. :-))
Écrit par : fashion | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireDans le genre, je lui préfère maintenant la série de Kresley Cole les ombres de la nuit qui ne m'a pas encore lassée pour le moment !
Écrit par : bladelor | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireC'est une série dans le même genre donc à prendre au premier degré mais c'est sympa de temps en temps !
Écrit par : bladelor | 12.03.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : hydromiel | 16.03.2011
Répondre à ce commentaire@hydromiel : je vote pour le vampire talentueux, ça fait un bien fou là où ça passe. :-)))
Écrit par : fashion | 16.03.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : vilvirt | 17.03.2011
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