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26.11.2010
Est-il vrai que l'ambre contient les larmes des Sirènes ?

Souvenez-vous, happy few qui mangez du phosphore : nous avions laissé bien des choses en suspens à la fin du tome précédent, 16 Lunes, et notamment la situation de Lena (je vais essayer d'en dire le moins possible, car je ne recule jamais devant un challenge, mais on s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'un ou deux spoilers pourraient bien se faufiler dans mon clavier, à l'insu de mon plein gré, évidemment) (le spoiler est mal élevé, c'est là son moindre défaut) (vous voilà prévenus). Nous retrouvons donc Ethan quelques jours après les événements qui ont marqué le monde des Enchanteurs. Lena a changé, elle est fuyante et versatile et Ethan la soupçonne de fricoter avec un bel inconnu, John, dont la nature demeure incertaine (en tout cas, ce n'est pas un humain). Et voilà que Lena pète un plomb et quitte la ville, en bien mauvaise compagnie. Mais Ethan, accompagnée de Liv, l'apprentie gardienne britannique et de Link, son meilleur ami, a décidé de la sauver d'elle-même. La course-poursuite commence.
17 Lunes est le deuxième volume de ce qui s'annonce décidément comme une très bonne série de fantasy jeunesse (nous en jugerons vraiment quand la série sera terminée) : je trouve que le monde créé par Margaret Stohl et Kami Garcia est très cohérent et bourré de trouvailles. Nous en apprenons ici plus sur les Tunnels qui sillonnent les sous-sols de Gatlin et on découvre (bon, sans réelle stupeur) que bien des habitants en savent plus qu'ils ne le devraient. Dans un monde où les apparences sont trompeuses, où les morts se manifestent avec facilité et où les forces des Ténèbres prennent de plus en plus de place, Ethan apparaît comme le seul point d'ancrage stable, celui qui se tient aux décisions qu'il prend avec une force d'âme peu commune chez un garçon de 17 ans (c'est décidément un fort bon personnage, qui change de ce qu'on a l'habitude de lire). Face à lui, Lena est une adolescente aux prises avec des problèmes peu communs, une jeune fille forte et différente dont les actes n'ont pas fini de surprendre et de bouleverser tout le monde. La caractérisation des personnages est d'ailleurs pour beaucoup dans la réussite de cette série : Link prend une envergure inattendue dans ce volume et j'ai beaucoup aimé le personnage de Liv, la jeune britannique venue faire un stage dans la bibliothèque de Marian, intéressante autant parce que son statut d'européenne lui fait poser sur ce monde sudiste un regard amusé et étonné, que par les qualités morales dont elle fait preuve tout au long du roman. Au final, 17 Lunes est un très bon roman, bien construit et sans temps mort, parfois drôle (n'oublions pas que les personnages principaux sont avant tout des adolescents), que j'ai trouvé meilleur que 16 Lunes (ce qui à mon avis laisse augurer du meilleur pour la suite) (oui, c'est mon avis et je le partage).
J'attends donc impatiemment la suite, chers happy few, et ça tombe bien, le manuscrit est tout juste achevé, comme me l'a dit Margaret Stohl, rencontrée mercredi dernier (elle a un fait un court séjour promotionnel à Paris). Au cours d'une très agréable conversation à bâtons rompus autour d'un cocktail (on ne se refait pas), elle m'a raconté la genèse de cette série (qui se trouve être son premier roman), née d'une conversation avec Kami Garcia, co-auteure et ancienne professeur d'anglais de ses filles. Elles avaient envie d'écrire quelque chose sans vampire (bénies soient-elles) dans un décor très spécifique et en raison de leur histoire personnelle à chacune, c'est le sud des Etats-Unis qui s'est imposé, un endroit particulier "où les enfants sont terriblement polis et où il est impossible d'être végétarienne, c'est considéré comme une hérésie". Choisir un narrateur masculin leur a paru aussi évident, de même que mettre en scène une figure féminine puissante et différente. Elles écrivent chaque chapitre en parallèle, chacune corrigeant le travail de l'autre jusqu'à ce qu'elles en soient toutes deux satisfaites, ce qui n'est possible, d'après Margaret, que parce qu'elles se connaissent bien et peuvent tout se dire. Nous avons parlé projets, enfants, voyages et lecture (je vais me plonger dans Delirium, une série de Lauren Oliver qu'elle recommande chaudement) (parution prévue en français en février 2011), et passé un fort bon moment, grâce à Cécile Benhamou de chez Hachette Jeunesse, qui à l'origine de cette rencontre et que je remercie encore!
Margaret Stohl et Kami Garcia, 17 Lunes (Beautiful Darkness), Hachette Jeunesse, Black Moon, 567 pages, traduit de l'anglais par Luc Rigoureau.
Le billet de Karine
13:08 Écrit par fashion dans Fantasy, Jeunesse, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : 17 lunes, beautiful darkness, j'ai fini la saison 1 de glee, je me sens un peu orpheline là, même si la fin de la saison ne m'a pas convaincue, pas grave je vais les voir en concert en juin, couinons en choeur
Commentaires
Écrit par : bladelor | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Caroline | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireJe ne viendrai plus ici.
Je ne saurai jamais m'empêcher de venir ici. Quelle déchéance.
Entre mes rires couinesques et mes envies de lectures irrépressibles, me voilà envoutée, définitivement.
Rhan.
Bon, j'avais réussi à éviter 16 et 17 lunes jusqu'ici, ca risque de ne plus durer longtemps...
Écrit par : Lalou | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Leiloona | 26.11.2010
Répondre à ce commentaire@caroline : j'y ai pensé toute la journée, je suis incorrigible. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!
@lalou : attention, le couinement est une maladie textuellement transmissible. Tu es cuite. :-))
@leiloona : euh, comment pouvais-tu la voir d'un oeil sévère si tu ne l'as pas lue ? :-)
Écrit par : fashion | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireC'est peut-être parce que j'ai lu des critiques fort sévères, faisant mention d'erreurs et d'incohérences dans le livre, notamment au niveau géographique et historique. Bon, en même temps, moi, la géographie... ahem, comment dire, je suis nulle de chez nulle, archi nulle et ce n'est pas faute d'essayer, si si, je jure que je retiens, et puis j'oublie. Faut croire que d'autres choses m'intéressent plus... comme le sourire d'un certain Jensen... ;-)
Bon... Je me tais.
Écrit par : Livvy | 27.11.2010
Répondre à ce commentaire@karine : de toute façon, Delirium n'est pas encore sorti en VO non plus il me semble.
@yueyin : je ne t'ai toujours pas envoyé le colis, shame on me big time, il attend dans mon entrée, je m'en occupe mercredi!
@livvy : côté géographie, je ne connais pas Savannah et consorts, donc je ne peux pas répondre à ta question. Côté histoire, étant donné que les 3/4 de l'intrigue se déroulent dans un monde imaginaire parallèle et que le peu d'Histoire en filigrane est un tout petit riquiqui peu renvoyant à la Guerre de Sécession, j'ai un peu de mal à voir où peuvent bien se nicher les erreurs. Tu as les liens vers ces critiques ? (Et Jensen 4ever, oui, tu as raison, sachons revenir aux fondamentaux. :-)))
Écrit par : fashion | 28.11.2010
Répondre à ce commentaireMais tu as répondu à mes interrogations, donc je craquerai peut-être.
(Oui 4ever, tout à fait - j'ai rêvé de lui, l'autre nuit, étrange, non - au fait, tu gardes cela pour toi, hein). ^^
Écrit par : Livvy | 29.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 30.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Leiloona | 03.12.2010
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