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06.02.2010
"The rest is silence"
Il y a de nombreuses années (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, chers happy few), le ciné-club de la petite ville de province où je vivais (oui, c'est souvenirs time mâtiné de je raconte ma vie, mais bon, ça arrive si peu souvent que vous n'allez pas vous en plaindre, non ?) avait proposé une semaine thématique autour d'Hamlet. C'est ainsi que je découvris, médusée, l'interprétation hystérique de Mel Gibson dans l'adaptation de Zeffirelli (et croyez-moi, ceux qui n'ont pas vu ça n'ont rien raté sauf un immense fou rire et beaucoup de soupirs), celle, assez collet monté de Laurence Olivier (acteur qui ne m'a décidément jamais convaincue) et quelques curiosités comme Hamlet goes business d'Aki Kaurismaki, qui transpose l'histoire dans les années 30. Et comme j'ai toujours été une obsessionnelle monomaniaque, chers happy few (ça doit être génétique, je ne vois que ça) j'en avais profité pour lire la pièce en français dans la traduction de François-Victor Hugo (ça a l'air d'être un détail mais cette pièce a été traduite à de nombreuses reprises et je n'aime pas du tout la version de Gide disponible en Pléiade, par exemple) (et celle de Hugo n'est trouvable que d'occasion). Et si mon histoire avec Shakespeare ne faisait que commencer, puisque j'ai lu et vu un grand nombre de ses pièces et que The Tempest fut ma toute première expérience de théâtre en anglais, celle avec Hamlet, elle, s'était arrêtée là (si l'on excepte sa drôlatique thérapie dans Something rotten du grand Jasper).
Jusqu'à ce que.
Jusqu'à ce que David Tennant, un jeune acteur inconnu (comment ça je plaisante, chers happy few ? je n'oserai pas, c'est si peu dans ma manière) reprenne le rôle en 2009, au théâtre d'abord, puis dans un téléfilm de la BBC adapté de la mise en scène de la RSC (Royal Shakespeare Company). Je me suis procuré le DVD (une pulsion inexplicable, évidemment) et, avant que de me lancer dans le visionnage, j'ai eu envie de relire la pièce. Et comme depuis une dizaine d'années je lis des romans en anglais, j'ai décidé, wild girl que je suis, de lire Hamlet dans la langue de Shakespeare (oui, je sais, elle est facile celle-là, vous pouvez me jeter des exemplaires du dernier Zeller pour me punir, je le mérite, va). Mais comme je suis une aventurière en pantoufles, j'ai opté pour la version bilingue, et ça tombait bien, celle de François Maguin publiée chez G-F était dans ma PAL depuis le Doctor Swap ; comme quoi tout est dans tout et inversement comme disait le poète moldave en se servant une bière.

Et figurez-vous, chers happy few, que j'ai eu le choc de ma vie.
Le style de Shakespeare, mélodieux et imagé, âpre et incandescent, m'a littéralement transportée et j'ai passé trois jours cramponnée à mon exemplaire (qui a d'ailleurs beaucoup souffert le pauvre, il est corné de partout et plein d'annotations de toutes les couleurs) au point d'en rater ma correspondance dans le métro (la preuve ultime comme le savent les citadins), de ne parler que de ça autour de moi (les méchantes langues vous diront que ça les a changées du Docteur mais il ne faut pas écouter les médisants) et d'en relire des passages aussitôt terminés (une chose que je ne fais jamais), et même d'en apprendre par coeur ("A murderer, a villain...", pouvait-on m'entendre déclamer en me brossant les dents, car oui, je suis multitâches, qui en doutait). Bref, un coup de foudre comme il en arrive quelques-uns dans une vie de lectrice, bouleversant et irrémédiable.
Je pitche quand même pour ceux qui auraient passé les cours d'anglais à se demander où est ce maudit Brian : Hamlet, prince du Danemark, est rentré au pays pour assister aux funérailles de son père et au remariage de sa mère, Gertrude, avec Claudius, frère de feu le roi. Hamlet, personnage déjà naturellement enclin à la mélancolie, est bouleversé par la révélation du spectre de son père qui lui apparaît une nuit : Claudius l'a assassiné et il exige que son fils le venge.
Il a été tant écrit sur cette pièce, chers happy few, que je me contenterai du minimum : Hamlet est à la fois une tragédie antique (famille maudite, reine sur qui pèse le soupçon de l'adultère, frère meurtrier, trouble relation entre Hamlet et sa mère, folie et vengeance), une pièce politique (cour corrompue emplie de courtisans serviles comme Osric ou Polonius, qui sont prêts aux pires exactions pour satisfaire le roi comme Rosencrantz et Guilderstern qui emportent en Angleterre la condamnation à mort d'Hamlet sans sourciller) et psychologique, Hamlet étant un personnage d'une incroyable complexité, qui s'interroge sans cesse sur ses actions, ce qui est parfaitement visible dans les nombreux et longs monologues qui sont les siens. Jeune homme populaire, qui simule la folie pour se donner l'avantage de la surprise avant que d'être victime de son propre stratagème, dangereux ("Yet I have in me something dangerous/Which let thy wisdom fear", dit-il à Laerte le jour de l'enterrement d'Ophelia) et aux sentiments ambigus. Et cette histoire pleine de bruit et de fureur, qui s'achève dans un bain de sang, est servie par une langue fabuleuse, chers happy few. Vers et prose alternent dans un style flamboyant et puissant, certes difficile (il m'est arrivé de devoir me raccrocher à la traduction, très littérale, de François Maguin, notamment pour élucider quelques problèmes de syntaxe), mais sublime.
Quant à l'adaptation, elle est très intéressante dans ses parti-pris de mise en scène et dans sa volonté d'être un mélange entre théâtre et téléfilm : le décor est un lieu vaste et vide, tout de noir tendu, avec un sol réfléchissant, directement emprunté à la mise en scène théâtrale, et un miroir brisé revient comme un fil rouge (le thème du miroir parcourt la pièce et sur la scène il y avait un miroir gigantesque). La scène est filmée par des caméras de surveillance, qui prennent parfois le relais de la caméra, pour bien montrer la surveillance constante qui est à l'oeuvre dans la pièce, surveillance dont Hamlet se sent l'objet et qui n'est pas simple paranoïa de sa part. Et si l'utilisation de ce procédé m'avait semblé un peu artificiel au départ, il prend tout son sens dans la scène où Hamlet, qui se sent surveillé, arrache la caméra du mur et dit "Now I am alone". Du côté du texte, certaines coupes ont été effectuées, parfois juste quelques vers dans une tirade, ou un échange, parfois aussi des scènes entières comme la scène 6 de l'acte IV ou le début de la scène 7, ce qui conduit à un resserrement de l'intrigue en supprimant tout le retour d'Hamlet et l'explication du destin de Rosencrantz et Guildenstern et presque purement et simplement l'aspect guerrier (le roi de Norvège vient réclamer ce qui fut pris 30 ans auparavant), ce qui explique aussi la fin, le téléfilm s'arrêtant à la mort d'Hamlet et non à l'arrivée de Fortinbras. Le plus étonnant reste le télescopage entre les actes II et III : en plein milieu de la scène 2, quand Gertrude dit voir entrer Hamlet, le texte saute à la scène 1 de l'acte III, où Polonius enjoint à sa fille d'engager la conversation avec Hamlet, conversation suivie par les deux pères derrière un miroir sans tain, puis à la fin de la confrontation entre Hamlet et Ophelia on revient à la scène entre Polonius et Hamlet, scène qui prend évidemment un sens différent puisque la confrontation entre les deux jeunes gens a déjà eu lieu. Je ne sais pas encore si ce "montage" se justifie, il faudrait pour ça que je voie d'autres adaptations, une chose est certaine, il ne nuit aucunement à la fluidité de l'intrigue.
Il faut évidemment dire un mot de l'interprétation, que j'ai trouvé impeccable chez tous et franchement extraordinaire de la part de David Tennant. Il campe un incroyable Hamlet, d'une infinie justesse dans toutes les situations et émotions, et son interprétation du célébrissime "To be or not to be" est d'une beauté à faire pleurer (j'ai versé une larme, parce qu'on ne se refait pas, chers happy few). Il y a une intensité folle dans ses regards, ce qui est bien évidemment la (seule ?) supériorité de la télévision sur le théâtre : les gros plans permettent de saisir les nuances perdues pour les spectateurs dans une salle de théâtre, de même que le texte peut se permettre d'être ici intériorisé et dit dans un souffle et non projeté pour des centaines de spectateurs. J'ai été vraiment impressionnée par sa prestation, à tel point que je me suis repassé certains passages (comment ça, je suis obsessionnelle, chers happy few ?).
Au final, c'est une adaptation que je recommande chaudement, chers happy few, et que je vais pour ma part chérir, en attendant de voir celle de Brannagh, acquise la semaine dernière. Entre Hamlet et moi c'est décidément une folle histoire d'amour.
William Shakespeare, Hamlet, G-F, 541 pages, introduction, traduction et notes de François Maguin, 1995. Le texte de Shakespeare date de 1600, possiblement de 1599.
Hamlet, une production de la RSC, dirigée par Gregory Doran, BBC, 2009. Disponible en DVD zone 2 import anglais uniquement, VO et VOST VO.



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18:26 Écrit par fashion dans Challenge Lire en VO, Challenge Lunettes noires sur Pages blanches, Littérature anglo-saxonne, Révisons nos classiques, Séries télé, Un grand cri d'amour | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : hamlet, william shakespeare, je veux un slat à son effigie, david forever


Commentaires
Mais la version avec David à l'air très bien. (De toute façon, j'adore David!)
Merci Fashion pour ce billet!
Écrit par : will | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireQuant à "Hamlet" j'ai dû voir le Gibson mais j'était toute jeune et il ne m'a pas aissé de souvenir impérissable. Par contre la version de Brook, filmée au théâtre m'avait profondément enchantée!
Écrit par : Sabbio | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireJ'ai l'impression de radoter toujours les trois mêmes idées, mais tant pis, on me pardonnera (ou pas) : "Hamlet" m'avait fait rire, à tel point que dans les lieux publics, j'essayais de cacher la couverture ou on m'aurait accusée de blasphémer. C'est dire comme je n'ai rien compris à cette pièce, et j'en suis désolée.
Pourvu que ça change, un jour...
Écrit par : erzébeth | 06.02.2010
Répondre à ce commentairePar contre, David en Hamlet, je ne sais pas... La première photo en tous ne me convainc pas du tout, elle me fait rire, j'ai l'impression d'une parodie!!
Écrit par : Mo | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireMagnifiques souvenirs d'Hamlet, un prof de littérature anglaise nous lisait certains passages avec coeur et conviction, c'était superbe. L'adaptation de et avec Brannagh m'avait semblé pas mauvaise à l'époque, mais trouvera-t-elle grâce à tes yeux après celle-ci ?
Écrit par : bookomaton | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Selena | 06.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : chiffonnette | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Theoma | 07.02.2010
Répondre à ce commentairemais tu connais mon avis sur l'interprétation d'un certain D.
Comme c'est ici chez toi, je vais dire que de toutes façons je n'ai rien compris au théâtre ;))) et surtout à David
Écrit par : Stéphanie | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : La Plume et la Page | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : choupynette | 07.02.2010
Répondre à ce commentaire@cuné : David me ferait faire n'importe quoi tu sais... Il pourrait même me lire le Bottin pendant des heures parce que j'adore sa voix et son phrasé. Et je peux te dire qu'Hamlet par lui, c'est tout simplement renversant. De toute façon, tu sais où est le DVD si tu changes d'avis. :D
@sabbio : j'ai beaucoup aimé "Much ado about nothing" aussi, l'interprétation et la réalisation étaient très enlevées. Je suis partie pour relire toutes les pièces en anglais, je sens que 2010 sera shakespearienne. Que du bonheur en perspective.
@erzébeth : pauvre "sweet prince", il t'a fait rire ? Shame on you. :) Mais cela étant certains passages sont drôles, enfin, féroces plutôt.
@mo : oui lis Hamlet, comme ça on pourra en discuter autour d'un thé avec Chif'! (Hier, on s'est emballées sur le sujet au grand dam des autres qui nous regardaient un peu désolées en soupirant, mais la conversation fut trop courte, hélas) Quant à David, oh mon Dieu, il est tellement époustouflant que les mots me manquent. La première photo est extraite de la scène après laquelle il a démasqué le roi félon, il est exalté, il met la couronne qui devrait donc lui revenir, il est fabuleux. La deuxième c'est le "To be or not to be", filmé en très gros plan, il le murmure avec une intensité folle, regard lointain, rentré, puis sur la caméra, sur nous donc, le public, et ça te transperce je te jure, j'en ai pleuré.
Écrit par : fashion | 07.02.2010
Répondre à ce commentaire@selena : tu as acheté le DVD aussi ? Une chose est certaine, tous les chemins mènent à Will, même le TARDIS. :D
@chiffonnette : et un bonheur intense en plus.
@theoma : tiens, la trad du Librio est celle de Hugo ? Je l'ai cherchée partout, impossible de mettre la main dessus, c'est une bonne nouvelle parce que je trouve qu'elle n'est vraiment pas mal du tout.
@stéphanie : comme tu es la seule à n'avoir rien dit sur la pièce en ce soir de janvier, je ne dirai rien sur ton manque de goût flagrant en matière de D. Mais que ça ne se reproduise pas. :))
@la plume et la page : bonnes lectures alors, peut-être ? :)
@choupynette : je me suis rendue compte en rédigeant ce billet que c'est la pièce que j'ai le plus vue alors que ce n'était pas ma préférée. Etrange quand même. Bon maintenant c'est ma préférée, parce que je l'ai lue en anglais. Prochaine étape : "Le songe d'une nuit d'été" qui pour le coup est ma pièce préférée.
Écrit par : fashion | 07.02.2010
Répondre à ce commentairePour finir, je dirai juste que j'habite à Birmingham et que c'est à une demie-heure à peine de train de Stratford que je cuisine très bien et qu'il y a plein de bouquins chez moi :)
Écrit par : Ofelia | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireTu sais que tu m'as donné envie de les (re)lire? "The Merchant of Venice" reste d'ailleurs un très très bon souvenir de lecture... D'ailleurs j'avais trouvé à l'époque une édition en anglais vraiment pas cher qui éditaient tous les grands classiques (Dover Thrift Editions)
Écrit par : Sabbio | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Selena | 07.02.2010
Répondre à ce commentaire@sabbio : ça va être l'année Will! On va se faire des t-shirts et des badges pour la peine. :))
@stephie : je ne sais pas ce qu'il m'arrive cette année, mais je suis atteinte d'une folie "je tiens mes engagements" si peu dans ma manière que c'en est limite inquiétant. :))
@karine :) : tu avais fait un billet sur Hamlet ? Il faut acheter un lecteur dézoné et je te prêterai tout, point barre. :D
@selena : hé, hé. J'ai pour ma part, dans un accès de fanitude totalement assumé, commandé "Casanova" et "Takin'over the asylum" (la série qui a fait connaître Davidounet). Je les attends avec une impatience grandissante. :))
Écrit par : fashion | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireIl faut que je relise les pièces de ce cher William, j'en avais lues beaucoup quand j'étais en maîtrise (avec une option littérature-théâtre avec les étudiants Arts du Spectacle + mon mémoire sur le traître dans les drames romantiques) ...
Écrit par : Miss Babooshka | 07.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cécile de Quoide9 | 08.02.2010
Répondre à ce commentaire1/ si vous ne comprenez pas l'anglais shakespearien sous-titrée en shakespearien, vous allez trouver cette pièce très très ennuyeuse.
2/ si vous n'aimez pas les gars mal coiffés dont le visage vous rappelle vaguement un pou, David T. va vous faire peur, fuyez !
3 / si vous ne croyez pas aux fantômes, barrez-vous, cette histoire n'est pas pour vous.
PS : Fashion, je suis navrée mais il fallait rétablir un semblant de vérité !!!
re-PS : à part ton incompréhensible attirance pour l'acteur susmentionné, tu es une fille super ! :-))
Écrit par : Tamara | 08.02.2010
Répondre à ce commentaire@cécile de quoi de 9 : merci. J'en ai changé il y a six mois.
@tamara : tu me fais bien rire, tiens, et comme je veux oeuvrer pour la Vérité, je vais répondre point par point.
1/vous pouvez aussi faire comme Stéphanie et regarder la pièce d'un oeil en suivant sur la traduction gracieusement fournie par Fashion.
2/David n'a rien d'un pou et je maudis le jour où Mo, probablement sous l'emprise de quelconque stupéfiant à base de Dalek a énoncé ce que Caro[line] et toi avez repris comme une vérité démontrée et scientifique alors qu'il ne s'agit évidemment que d'une assertion subjective et mensongère.
3/le fantôme n'est que le point de départ de la pièce, celui qui réclame justice et fait passer Hamlet pour fou, notamment aux yeux de sa mère.
Voi-là.
PS : toi aussi tu es une fille super quand tu ne dis pas des vilenies sur David. :)))
Écrit par : fashion | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireJe n'ai pas vu Hamlet, par contre j'ai vu Casanova et je suis sûre que tu vas a-do-rer. Le seul et unique petit détail qui m'a dérangée, ce sont les lentilles de contact... tu diras ce que tu en penses.
Écrit par : Nataka | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireLe dalek est trop bon pour être sniffé, on se contente de l'adorer avec des transes hystériques dès qu'il y en a un qui débarque. (Exterminaaaaaaaaaaaaaaaaate.)
Écrit par : Mo | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : bladelor | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hermione | 08.02.2010
Répondre à ce commentaire@mo : j'aimerais bien voir les transes hystériques, tiens. Et tu danses nue autour d'un autel aussi ? :)))
@bladelor : il faut lire Will, oui!!!
@hermione : je vais relire Macbeth... en anglais! :)
Écrit par : fashion | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mo | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireEt je pense que l'adaptation avec Jude Law pourrait se laisser regarder aussi. J'ai appris que jouer Hamlet était un passage obligé pour un acteur britannique s'il veut entrer dans la cour des grands et avoir un peu de légitimité.
Mais Jude n'a pas besoin de ça pour me paraître légitime.
God no.
Sinon, fais un sort à Macbeth et à King Lear aussi!
Et si Shakespeare dans la langue de Shakespeare (hihihi) t'intéresse pour de vrai, et pas pour de faux, sache qu'une troupe anglaise vient jouer une pièce tous les ans au printemps, dans le jardin Shakespeare du Pré Catlan dans le bois de boulogne. C'est en plein air, c'est merveilleux! Bon, le risque c'est la pluie. (Ils jouent par tous les temps ces sauvages)
En même temps, j'ai une expérience de "the tempest" par temps orageux, et je t'assure que tu t'y crois!
Écrit par : casanova | 08.02.2010
Répondre à ce commentaire@casanova : je sais que David a joué aussi Romeo. *soupirs* :) Sinon, la troupe en question, ce n'est pas le Footsbarn, par hasard ?
Écrit par : fashion | 08.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nataka | 09.02.2010
Répondre à ce commentairepour la troupe, je ne sais pas du tout!
Écrit par : casanova | 10.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Celsmoon | 10.02.2010
Répondre à ce commentaire@casanova : David est un acteur shakespearien, tu sais. Quel talent.
@celsmoon : ouiiii, parle-nous de David! :-)))
Écrit par : fashion | 13.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Caro[line] | 17.02.2010
Répondre à ce commentairecomment etre a la hauteur de Fashion?
terrible!
Écrit par : gaspara | 04.03.2010
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