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19.05.2009

Les âmes ardentes

les mains nues.jpgEmma (oui, encore une, décidément la littérature en tellement pleine que ça en devient lassant), la quarantaine bien sonnée, est vétérinaire dans une région perdue de France. Elle officie depuis dix ans sans prendre jamais un seul jour de repos, solitaire et secrète. Un jour, Giovanni, presque 15 ans, le fils de son ex-petit ami, se présente chez elle. Il a fugué. Il veut rester. Elle le renvoie. Il revient. Une histoire d'amour naît.

 

Je crois qu'il faut que je regarde la vérité en face, chers happy few, et que je vous fasse un aveu : décidément, entre Simonetta et moi, le courant ne passe pas. J'avais trouvé La douceur des hommes très moyennement convaincant, mais ce n'est rien à côté de ces Mains nues, qui m'ont profondément fait bailler. L'histoire de cette Emma qui a vécu une histoire d'amour bouleversifiante (il était beau, il était sensible, il était bon amant, il sentait bon le sable chaud) qui s'est mal terminée et qui regrette, presque vingt ans après, de n'avoir pas su retenir cet homme, Raphaël (qui l'a quand même quittée pour une autre le coco), est d'une affligeante banalité. Rien ne nous sera épargné du côté des clichés romanesques : la vie solitaire et bien réglée de cette femme qui souffre au-dedans d'elle-même, les personnages marginaux qui l'entourent (le Patron, dont on ne sait pas bien s'il faut voir quelque chose de symbolique dans son histoire d'amour jamais commencée puis entamée quarante ans après, Alice, qui a tout abandonné (carrière, argent, position sociale) parce qu'un homme l'a quittée et qui élève des chèvres avec pour seule compagnie son ordinateur portable, car décidément l'amour fait faire n'importe quoi, c'est bien connu, chers happy few) (mais des chèvres, quand même, c'est terrifiant, non ?) et, cerise sur l'indigeste gâteau, l'histoire d'amour avec cet adolescent, dont on ne sait pas bien pourquoi elle a lieu. Emma le trouve-t-elle émouvant ce jeune garçon à la nuque tatouée, revoit-elle en lui son père, on n'en saura rien, chers happy few, et Dieu sait pourtant que dans cette narration à la première personne, on nous en raconte des choses inutiles (ah, sa mère, ah, le piano, ah, la fausse perversité de ce faux triangle amoureux et j'en passe). Bref, il n'y a pas là de quoi fouetter un chat errant. J'ai comme l'impression que ce Greggio sera mon Ovaldé version 2009. Bah, il en faut bien un tous les ans, non ?

 

Simonetta Greggio, Les mains nues, Stock, 170 pages, 2009.

Les avis très différents du mien de Lily et Malice. Calepin est resté en dehors de l'histoire, Papillon est mitigée.

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Commentaires

bon, sachant que le dit-Ovaldé (mon coeur transparent ou quelque chose comme ça) m'avait aussi paru consternant, je crois que ça n'est pas pour moi!

Ecrit par : didouchka | 19.05.2009

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Bon, je passe alors ! :)

Ecrit par : Leiloona | 19.05.2009

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c'est vrai que cette histoire avec le gamin tombe comme un cheveu sur la soupe et n'est pas du tout crédible...

Ecrit par : papillon | 19.05.2009

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C'est un livre qui donne des billets bien différents à chaque fois, alors que faire? eh bien, le lire aussi !!!! :)

Ecrit par : Hambre | 19.05.2009

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Une région perdue de France... en Ariège ??? :) je ne me moque pas, je me rends régulièrement en Ariège, je n'ai pas pu m'empêcher de faire cette remarque :)

Ecrit par : Ankya | 19.05.2009

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@didouchka : consternant est bien le mot. En même temps j'ai été la seule voix discordante sur Et mon coeur..., donc, qui sait ?
@leiloona : à mon avis, tu ne perds rien! :))
@papillon : ce qui n'est pas crédible non plus c'est la réaction complètement disproportionnée du village. Enfin, en tout cas, pour moi ça sonne faux. De même que son amour pour Raphaël d'ailleurs.
@hambre : exactement!
@ankya : il fait manifestement beaucoup plus froid qu'en Ariège. Et à la fin du roman, elle change de région pour "le sud" donc à mon avis ce n'est pas l'Ariège. :)))

Ecrit par : fashion | 19.05.2009

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Je suis morte de rire à ton billet... c'est vrai que bon, des chèvres...

Mais comme j'ai beaucoup aimé "La douceur des hommes", peut-être que je serai plus indulgente que toi!! Bien que l'histoire avec le jeune de 15 ans... pas certaine certaine...

Ecrit par : Karine :) | 20.05.2009

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c'est marrant ça "cerise sur l'indigeste gâteau" : c'est Copyscape aussi cette expression ? ;-)

Ecrit par : calepin | 20.05.2009

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Cette lecture n'est pas pour moi, c'est sûr. Des chèvres et pourquoi pas des cochons tant qu'on y est?

Ecrit par : Keltia | 20.05.2009

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Le sus-mentionné Ovaldé est toujours chez ma voisine (que j'aime bien, je précise) depuis un an ou presque et je ne suis pas du tout pressée de le récupérer.
Ce Greggio-là ne passera pas chez moi, je pense (tu as raison, des chèvres ???!!!)

Ecrit par : virginie | 20.05.2009

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C'est parce que ça manque de vaches que tu l'es avec ce livre ? ;-)

Ecrit par : Melanie B | 20.05.2009

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Bon, il me faisait envie ce livre, surtout depuis que j'avais vu l'auteur à une émission, mais outre que maintenant, je me méfie des auteurs bons orateurs, ton avis me fait douter...

Ecrit par : Ys, de retour ! | 20.05.2009

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@karine :) : le problème de l'histoire avec l'ado ce n'est pas la morale, mais le fait qu'elle ne fait pas sens dans le texte. On ne comprend pas du tout quelles sont ses motivations, à elle, pourquoi elle a couché avec lui. Et un personnage sans motivations alors qu'elle se répand sur tout le reste, ça m'énerve profondément.
@calepin : ça dépend si tu me cites ou pas. :)))
@keltia : c'est surtout qu'on est dans le cliché total de la femme qui se réfugie dans la campagne solitaire avec des bêtes pour tout compagnons. Très crédible. :)))
@virginie : c'est un roman à mon avis totalement dispensable mais Greggio a ses fans, c'est peut-être moi seule qui suis horripilée par ce genre de littérature.
@melanie b : hé, hé, peut-être bien, oui! :D
@ys la veinarde : il part demain! :))

Ecrit par : fashion | 21.05.2009

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ah non, pas avec mon auteur chouchou!!!
Non non non :(

Ecrit par : Stéphanie | 21.05.2009

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Je partage entièrement ton avis sur ce livre et j'avais également noté tous ces clichés sur la vie, le destin etc. Pour ce qui est de l'histoire d'amour, je trouve que ce sont ses motivations à lui qu'on ne comprend pas : Comment un gamin de 14 ans peut-il tomber amoureux d'un personnage aussi triste et morne ???

Ecrit par : Emma | 21.05.2009

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"La douceur des hommes" ne m'avait pas (du tout) bouleversifiée non plus. Ton billet me conforte, si besoin était, dans l'idée que je ne retenterai pas cet auteur!

Ecrit par : Lucile | 22.05.2009

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@stephanie : je suis navrée. Lis-le vite pour prendre sa défense. :))
@emma : c'est vrai aussi, cette Emma n'est pas attirante pour deux sous.
@lucile : je me sens un peu moins seule parce que j'avais l'impression de n'entendre que du bien d'elle...

Ecrit par : fashion | 23.05.2009

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Bon, je n'irai pas jusqu'à dire que ce roman-là est mon Ovaldé 2009 à moi aussi (je te rappelle que j'avais détesté l'Ovaldé aussi !) mais je n'ai vraiment pas aimé ce nouveau Greggio. Mais je suis allée jusqu'au bout, contrairement à "L'homme barbelé" ! :-)

Ecrit par : Caroline | 24.05.2009

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Ayé, j'ai fini mon billet et je viens donc de lire le tien plus en détails, ça se confirme !:)

Ecrit par : cathulu | 25.05.2009

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@caroline : pas entamé "L'homme barbelé"... Tu me fais peur, là tu sais ? :))
@cathulu : hé, hé. :))

Ecrit par : fashion | 26.05.2009

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On ne sait jamais, tu pourrais l'aimer toi cet homme barbelé !!! :-)))

Là je suis avec le renard, ça me plaisait au début mais là je me lasse...

Ecrit par : Caro[line] | 26.05.2009

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Je suis sûre qu'entre ton billet et ce livre, c'est ton billet que je préfèrerais ! :-)

Ecrit par : pagesapages | 28.05.2009

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@caroline : ah la la, je suis à la bourre dans ces lectures!!! Probabilité pour que j'aie lu les 3 qui me restent d'ici mercredi : none. :((
@pagesapages : merciii! :))

Ecrit par : fashion | 29.05.2009

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Bah là, je suis en train de lire "L'attente du soir" et il me reste plus que le Humbert, mais je ne suis pas sure d'avoir bouclé d'ici mercredi. J'espère que j'aurai au moins fini celui en cours et attaquer un peu le dernier...

Ecrit par : Caroline | 30.05.2009

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@caroline : trop forte! :))

Ecrit par : fashion | 30.05.2009

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mouais je sais, merci :-)))
bon sinon sérieusement, je n'ai aucunement envie de lire ces livres-là en ce moment, mais bon... MO-TI-VéE !!!!

Ecrit par : Caroline | 30.05.2009

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@caroline : c'est bien! Moi je suis motivée par la taille des bouquins en ce moment vu que je n'arrive pour l'instant à lire QUE dans le métro. Terrible.

Ecrit par : fashion | 30.05.2009

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Hum... je les ai lus moi aussi en allant du plus court au plus long... attaque le Fontanel ou le renard (qui peut se lire vite) !

Ecrit par : Caro[line] | 30.05.2009

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Avis contraire, cette relation non dite m'a enchantée...
combien d'enfants fugent chaque année ? maintenant on sait qu'ils sont chez des vétérinaires ! il fallait le dire.

Ecrit par : Michel | 02.07.2009

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@caroline : un commentaire oublié, my bad...
@michel : c'est vrai, tiens, les vétérinaires recueillent tous les enfants en souffrance... :)))

Ecrit par : fashion | 08.07.2009

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