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14.01.2009
Sur le divan
Julius Hertzfeld, psychothérapeute de renom, apprend qu'il est atteint d'un mélanome incurable et que le temps lui est compté. Il décide de profiter de l'année de bonne santé promise par son médecin pour s'investir à corps perdu dans son métier, et notamment dans le groupe qu'il anime depuis des années. Sa maladie le pousse aussi à réévaluer ses échecs en tant que thérapeute et il reprend contact avec un homme pour lequel il pense n'avoir pas été utile du tout : Philip Slate, venu le consulter vingt-cinq ans auparavant pour une addiction sexuelle. A la grande surprise de Julius, Philip s'est défait de son addiction grâce à la philosophie de Schopenhauer et il envisage de devenir thérapeute à son tour. Les deux hommes passent un marché : Julius accepte d'être le tuteur de Philip et en échange ce dernier lui expliquera comment Schopenhauer peut bouleverser la vie des hommes...
Comme vous l'avez certainement remarqué, perspicaces happy few, la psychanalyse et la psychologie sont deux domaines qui m'intéressent beaucoup et qui font je trouve fort bon ménage avec la littérature. Autant dire que La méthode Schopenhauer était un roman pour moi et je l'ai trouvé passionnant à plus d'un titre. Nous entrons dans les coulisses de la thérapie de groupe et les rapports humains sont au centre de cette histoire qui se lit comme un thriller, le lecteur étant pressé de savoir comment les différents protagonistes vont évoluer et s'ils vont se dépatouiller de leurs problèmes personnels. Le personnage de Philip vient casser l'harmonie de ce groupe qui fonctionne ensemble depuis quelques années, contraignant chacun à se repositionner et à approfondir l'analyse entamée. La façon dont les personnages interagissent, leurs réactions face aux événements, leurs rapports avec Julius, la thérapie en elle-même m'ont fascinée et j'ai adoré les chapitres qui présentent les leçons sur Schopenhauer, chapitres qui s'intercalent entre ceux qui racontent l'histoire, sans jamais arriver comme un cheveu sur la soupe. Pour un peu, je me remettrais presque à lire de la philo, chers happy few, c'est dire l'effet que ce roman m'a fait! La méthode Schopenhauer démontre que l'homme est perfectible et que rien n'est jamais perdu. Un roman selon mon coeur.
Irvin D. Yalom, La méthode Schopenhauer (The Schopenhauer Cure), Points, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude, 468 pages, 2005.
Merci encore Fantômette pour le cadeau!
06:30 Écrit par fashion dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : yalom, schopenhauer n'était pas un joyeux drille, la philo rendrait-elle fou ?, psychologie quand tu nous tiens, à quand une méthode kant ?, (glamourous of course)
Commentaires
Écrit par : cathulu | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Brize | 14.01.2009
Répondre à ce commentairePS, rien à voir avec le post : je vois que "Zoolander" fait partie de tes kultes daubes... Quel auguste choix ;-) Tropic thunder n'est pas mal non plus (aaah, surtout les fausses bandes annonces du début, surtout "the devil's alley"), Revenge of the nerds I est plus pointu, débile, mais idéal pour une geekette comme moi ;-)
Écrit par : Bookomaton | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sixtine | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine :) | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Leiloona | 14.01.2009
Répondre à ce commentaire@ Fashion : je suis tellement touchée par l'humanité et l'intelligence relationnelle de Yalom qu'une "mauvaise" critique de ta part m'aurait fait mal je crois (c'est totalement idiot, je sais, je sais). Sa façon de décrire le processus en place dans une thérapie de groupe est incroyablement juste, et en même temps son talent de narrateur (et, je me répète, sa grande humanité, son attachement profond au groupe, et à sa profession) fait qu'il ne s'agit pas, jamais, de la bête description de cas cliniques tels qu'on les lit dans les revues spécialisées. Je ne sais pas si c'est le thérapeute ou l'écrivain que j'aime en Yalom, mais à vrai dire, je m'en moque un peu. Mon oeil pourant averti continue de s'éblouir.
Écrit par : Fantômette | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nataka | 14.01.2009
Répondre à ce commentaire@cuné : c'est dommage. Pourquoi les autres ne te plaisent-ils pas ?
@aifelle : j'ai très envie de lire "Mensonges sur le divan". Evidemment. :))
@brize : je suppose que "Et Nietzsche a pleuré" met N. au centre du roman ? J'adore cette façon d'aborder la philo.
@bookomaton : nous avons décidément les mêmes goûts en daubes. J'ai adoré Tonnerre sous le tropiques, et mon morceau préféré est la Satan's alley, je vais régulièrement le revoir sur le net pour la poilade. Je n'ai pas vu "Revenge of the nerds" : c'est la version de 1984 dont tu parles ? Il y a un remake qui doit sortir dans l'année.
Écrit par : fashion victim | 14.01.2009
Répondre à ce commentaire@karine :) : celui-ci est le premier si je ne m'abuse.
@yueyin : bah, je te le mets dans le prochain colis si tu veux! :))
@leiloona : c'est un message qui ne peut que plaire aux membres de la Grande Entreprise que nous sommes. :)))
@fantômette : je n'ai pas eu l'impression un seul instant de lire une suite de cas cliniques mais bien une histoire passionnante. Merci encore, c'est une très belle découverte!
@nataka : franchement, les pages sur Schopinou sont passionnantes, j'ai appris plein de choses (et je suis quand même allée vérifier (ben oui, on ne se refait pas), tout est vrai, c'est de la très bonne vulgarisation)! Du coup, j'ai envie de lire le bouquin avec N. inside. Et celui-ci m'a d'ailleurs donné envie de me plonger un peu dans "Ainsi parlait Z." Je suis folle, je sais. :)))
Écrit par : fashion victim | 14.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine :) | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireRevenge of the nerds, celui de 1984, je suis une puriste ;-) Faut aimer les 80ies, culture nerd américaine, et c'est débile à souhait. Bon, Wayne's world fait aussi partie de mon petit panthéon, mais c'est une autre histoire... et Tenacious D and the pick of destiny !!! ais bon, c'est ma pitite c(k)ulture rock qui ressort.
Pour ce qui est des cultes tout court, évidemment la nuit du chasseur... Mon coeur de midinette retourne toujours à la leçon de piano ;-)
Écrit par : Bookomaton | 15.01.2009
Répondre à ce commentaire@bookomaton : moi aussi je voue une grande passion à Ben Stiller, qui est en plus, un excellent acteur. Je suis nulle en dauberies des années 80 (enfin, si j'ai vu "Ghost", comme tout le monde:))), il faudrait que je me rattrape. :)) Quant à "La nuit du chasseur", j'adore. "La leçon de piano", je l'ai vu 3 fois. :))
Écrit par : fashion victim | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireEn parlant de Ferrell et de Kulte romance, "L'incroyable destin d'Harold Crick" (Stranger than fiction) est pas mal du tout. Le genre de choses qui fait chaud au coeur !
Écrit par : Bookomaton | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireDu coup, ton billet me donne envie de m'y remettre mais peut être que celui là est mieux que l'autre ?
Et par rapport au com de bookomaton, j'ai vu "l'incroyable destin de harold crick" à sa sortie au ciné, et c'était vraiment chouette ! je confirme, tu vas aimer :-)
Écrit par : Emeraude | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireEffectivement, il ya un effet indésirable majeur paradoxal : l'envie irreprescible de se plonger dans Zarathoustra (que j'ai acheté dès le Yalom achevé et qui soutient depuis le tube de crème pour les mains à la tête de mon lit...).
Écrit par : Fantômette | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 15.01.2009
Répondre à ce commentaireQuestion subsidiaire : quelqu'un a-t-il lu le dernier Auster ? Je n'ai pas su résister malgré ma mauvaise expérience avec le dernier, mais comme je n'en fini pas de mon Père Goriot, je me demandais ce qu'il en était de "Seul dans le noir" qui trône à présent en haut de ma PAL juste au dessus des Aki Shimazaki... Groumpf, comme dirait une luciole de ma connaissance.
Écrit par : Fantômette | 16.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 16.01.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sibylline | 18.02.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 18.02.2009
Répondre à ce commentaire@cuné : celui-ci aussi est un vrai roman. Je comprends parfaitement ce que tu veux dire, cela étant.
Écrit par : fashion victim | 18.02.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mr. Classifieds | 27.07.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mr. Classifieds | 28.07.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 28.07.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : eizol internet telephony | 13.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Zarathoustra | 04.11.2009
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