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10.09.2008
Crazy Fanny
Marion, née en 1945, est la fille de la honte : son père était un jeune soldat allemand, que sa mère, la belle Fanny, a passionnément aimé. Mère et fille vivent seules dans un petit appartement parisien, dans un état de tranquillité relative, lorsque Fanny fait une première crise : elle souffre de psychose maniaco-dépressive et sa fille va voir cette femme qu'elle aime tant se transformer au fil des ans et des crises...
La femme de l'Allemand est un roman dont j'avais lu beaucoup de bien ça et là, chers happy few, et qui m'a laissée pour ma part un peu sur ma faim. L'histoire, maîtrisée et linéaire, est intéressante dans sa description par les yeux d'une enfant puis d'une adolescente de la maladie de Fanny mais se montre parfois répétitive, ce qui n'est au fond guère étonnant puisque la narration suit les crises de la mère, qui reviennent de manière cyclique : on a l'impression alors de tourner un peu en rond même si l'histoire se dirige aussi vers une fin que l'on pressent inéluctable. La relation entre la mère et la fille, qui évolue de la fusion la plus totale en rejet complexe et coupable de la part de Marion est d'une grande justesse psychologique, de même que la vision fantasmée de ce père absent, Allemand de surcroît, sorte de héros pour la petite fille, dont il ne faut surtout pas parler dans cette France meurtrie qui a tondu des femmes bien peu de temps auparavant. Mais malgré toutes ces qualités, j'ai été laissée à quai à cause de la narration à la deuxième personne et du style plat, faussement neutre, comme une espèce de reconstruction des pensées de Marion, qui ne m'a vraiment pas plu et qui a empêché l'émotion de s'installer. Dommage.
Marie Sizun, La femme de l'Allemand, Arléa, 1er/mille, 243 pages
Les avis très enthousiastes de Clarabel, Amanda (merci pour le prêt!), Laure, Joelle et Katell
PS : ce roman a obtenu le Grand prix des lectrices Elle 2008 (et encore une fois, je ne suis pas emballée par le choix, même si ce roman est quand même meilleur que le précédent Grand prix...)
10:00 Publié dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : marie sizun, littérature française
Commentaires
Ecrit par : cathulu | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Ys | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : dominique | 10.09.2008
Répondre à ce commentaire@ys : absolument! (même si quand je n'aime pas du tout, je ne fais pas de billet, c'est plus vite réglé...:)))
@dominique : la construction aurait pu être plus ramassée, plus nerveuse, me semble-t-il. C'est dommage parce que l'histoire est intéressante et dramatique, on la sent monter en puissance.
Ecrit par : fashion victim | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Fantômette | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Marnie | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEt ça veut dire quoi, PMD ? (je ne parle pas qu'à Fantômette, mais à tous ceux qui sauront m'éclairer. Je les espère nombreux. Ou pas)
C'est pas grave de n'avoir rien à dire sur le roman dont tu parles ? :)
Ecrit par : erzébeth | 10.09.2008
Répondre à ce commentaire@marnie : absolument!!! un fringant presque quinqua, dont j'ai célébré dignement l'anniversaire en étant au ciné : suis-je pas formidable ? :))) (et ravie de te revoir par ici, ça faisait longtemps!)
@erzébeth : c'était "Terre des oublis", qui m'a profondément ennuyée. PMD = Psychose Maniaco-Dépressive. Non, va, je te pardonne de n'avoir rien à dire, et puis ce n'est pas tout à fait vrai puisque tu as laissé un commentaire... :)))
Ecrit par : fashion victim | 10.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine | 11.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Françoise | 11.09.2008
Répondre à ce commentaire@françoise : écoute, Mamma mia! c'est génial : une daube (bon, parce que côté ciné, ce n'est pas bien bon) qui file une pêche du tonnerre! On rit énormément et Abba+Colin et Pierce, franchement, ce serait dommage de bouder son plaisir... :))) Billet en ligne demain pour se faire une idée (je sais que les critiques français l'ont descendu mais moi je trouve que c'est un film à voir rien que parce que tu en sors avec le sourire:)))
Ecrit par : fashion victim | 11.09.2008
Répondre à ce commentaireJe passe mon tour sur ce livre. :-)
Ecrit par : Caro[line] | 11.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Joelle | 12.09.2008
Répondre à ce commentaire@joelle : ah, bon ? Moi je me parle comme ça en utilisant mon nom de famille : how bizarre ? :)))
Ecrit par : fashion victim | 12.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cécile de Quoide9 | 15.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Patricia | 17.09.2008
Répondre à ce commentaire@patricia : je trouve la réponse de Marie Sizun complètement absurde. Voir de la psychanalyse partout est un peu étonnant...
Ecrit par : fashion victim | 17.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : levraoueg | 17.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion victim | 18.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lou | 18.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion victim | 18.09.2008
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