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24.07.2008
Trente ans et des poussières
Noé, Clarisse, Jeanne et Gab sont amies depuis toujours. La trentaine ou approchant, elles se voient une fois par mois, pour des dîners où elles se confient, pleurent, se disputent ou se taisent...
Voilà un roman qu'Amanda a adoré, chers happy few, à tel point qu'elle en a fait un livre voyageur. Première inscrite, partie dans le Sud-Ouest in extremis avec lui (ne le cherchez pas dans les photos du SLAT, je l'ai rajouté au dernier moment alors que la voiture était déjà chargée, je suis incurable, je sais), je l'ai lu tout de suite, me disant qu'une lecture légère était parfaite pour entamer ces vacances. Le problème, c'est que ce n'est pas une lecture légère, c'est même souvent carrément plombant, n'ayons pas peur des mots. Si le style est plutôt bon et le roman bien construit (bien qu'un peu répétitif sur la fin), si effectivement, l'auteur a un talent certain de dialoguiste (et heureusement puisque ce roman est composé à 90% de dialogues), j'ai trouvé l'histoire pleine de clichés et les personnages caricaturaux. On a la blonde richissime, divorcée, anorexique et dépressive qui ne sait pas élever son fils, celle qui bosse dans la com', s'habille pour être remarquée et ne remarque pas que son mari s'enfonce inexorablement dans la dépression, la mère de famille nombreuse qui a rencontré Dieu et s'habille chez Cyrillus et l'actrice ratée, androgyne et cynique. Ces femmes ont des problèmes relationnels avec tous les hommes, qui sont présentés sous un jour tellement peu flatteur qu'on en a mal pour eux, et elles n'évoluent pas vraiment au cours du roman (d'accord, Noé se remet à manger et Jeanne s'offre une liposuccion...) Elles parlent beaucoup pour ne rien dire et surtout, elles présentent une image assez atroce de l'amitié féminine : les coups bas pleuvent, elles savent que dire pour se faire du mal et en abusent, il n'y a pas un dîner qui ne vire au drame avec l'une d'entre elles qui part en claquant la porte, et tout cela n'est pas constructif pour un sou. C'est un roman qui tourne en rond, faute de personnages vraiment attachants (je les ai toutes trouvées têtes à claques au possible). Cela étant, l'auteur, Géraldine Maillet, a une vraie plume, qui serait intéressante au théâtre, où le ping-pong verbal peut se révéler assez jouissif.
Une lecture décevante, donc, chers happy few!
Géraldine Maillet, French Manucure, Flammarion
Le billet d'Amanda que je remercie pour le prêt! Who's next ?
06:33 Écrit par fashion dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
Commentaires
et je suis d'autant perturbée que j'avais l'impression que mes "eclectures" étaient en accord avec vos lectures :p
mais peut-être est-ce pour cela qu'il s'agit "d'éclectures" :D
Écrit par : Stéphanie | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Agnès | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireA part ça, "traire" fait partie de ces verbes qui ne peuvent se conjuguer au passé simple. Inouï, non !?
Écrit par : Fantômette | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lilly | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireHum.
J'avais totalement oublié l'existence de Cyrillus, et c'est une marque qui va très bien à une mère de famille nombreuse et catholique ;-))
Oui, je suis un peu désolée, je n'ai rien à dire d'autre sur ce livre.
Écrit par : erzébeth | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Melanie B | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Caro[line] | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireEntre un avis emballant et un avis déçu, j'ai encore plus envie de lire la bête!
Écrit par : Mo | 24.07.2008
Répondre à ce commentaire@fantômette : ah, les bizarreries de la langue française!
@lilly : un peu, mais mieux écrit et sans les bons sentiments.
@erzébeth : quand tu n'as rien à dire, tu me fais poiler, c'est bien, non ? :)))
@melanie B : je crois qu'Amanda a aimé le côté théâtral du roman. Moi il m'en faut plus...
@karine : bon, alors je vais te faire un aveu qui est top secret : j'ai donné le foulard manga à ma nièce de 7 ans qui m'a dit "oh, il est trop joli, il est rose!!!" Les enfants sont formidables. :)))
@caro[line] : ah, okay!
@mo : je rentre à Paris début août, je le donnerai à la première qui se manifeste! :))
Écrit par : fashion victim | 24.07.2008
Répondre à ce commentairetant pis je le garde quand même sur ma LAL au cas où !
Écrit par : loulou | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : erzébeth | 24.07.2008
Répondre à ce commentaireBizarrement, la copine en question a disparu de mes relations...
;o)
Écrit par : Cuné | 25.07.2008
Répondre à ce commentaire@erzébeth : :)))
@cuné : oh la la la, ma pauvre, une semaine entière dans une chèvrerie ? (j'aime ce mot, même s'il n'existe pas) Mais comment t'as fait pour survivre ? C'est vrai que ça pue ces bêtes-là, même si c'est très sympa (elles sont affectueuses à partir du moment où tu leur donnes à manger:))). Là aussi ils nous ont fait goûter le lait de chèvre chaud sortant du pis et on a fait le fromage (perso, impossible de le manger, j'ai trouvé ça trop fort) : je t'admire d'avoir survécu à pareille expérience!
Écrit par : fashion victim | 25.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mo | 25.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 25.07.2008
Répondre à ce commentaire@joelle : ce qui est peu logique, c'est aussi le titre : je n'ai toujours pas compris le rapport avec le roman...
Écrit par : fashion victim | 25.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mo | 25.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 26.07.2008
Répondre à ce commentaireLa prochaine c'est Mo. Mais vous êtes voisines je crois, non ?
Écrit par : amanda persiste et signe ! | 29.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 29.07.2008
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