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09.06.2008
Laissons parler les baisers langoureux...
Je suis sûre que dans votre grande perspicacité, chers happy few, vous avez remarqué que la semaine dernière a été relativement pauvre en billets purement livresques et que vous vous demandez bien pourquoi j'ai ainsi manqué à tous mes devoirs (sauf les amateurs d'étymologie, qui sont bien évidemment ravis de cet état de fait). Eh bien figurez-vous, chers happy few, qu'il y a une très bonne raison à ma (toute petite) défection : je me suis offert un voyage dans l'espace et dans le temps en lisant les 1000 pages du
tome 2 de la saga de Diana Gabaldon, Le Talisman. Si votre mémoire est bonne, chers happy few (ce dont je ne doute pas un instant), vous vous rappelez que Le chardon et le Tartan était ma saga de l'été dernier et que je n'avais lu que le tome 1, qui m'avait littéralement transportée. Huit mois plus tard c'est donc le tome 2 que je viens de dévorer avidement (certes parfois interrompue bien malgré moi par le Boiteux du CHU de Plainsboro, mais on ne se refait pas, chers happy few). Je pitche rapidement pour ceux qui se souviennent de quoi parle ce chef-d'oeuvre (et pour ceux qui sont rapidement allés relire le précédent billet, car certains d'entre vous sont bons élèves, ne niez pas, je sais tout). Nous avions laissé Jamie et Claire en bien piteux état, après la rencontre mouvementée avec le capitaine Jonathan Randall. Nous les retrouvons en France, venus oeuvrer dans l'ombre afin que Charles-Edouard Stuart (le fameux Bonnie Prince Charlie) ne trouve pas les fonds nécessaires pour soulever une armée et réclamer le trône d'Angleterre. En effet, Claire sait que le soulèvement de Charles-Edouard aura des conséquences désastreuses pour l'Ecosse, puisque les Highlanders seront cruellement battus par les Anglais lors de la bataille de Culloden, qui laissera l'Ecosse affamée et meurtrie. Arriveront-ils à infléchir le cours de l'Histoire ?
Ah, l'excellent volet que voilà, chers happy few! Par une diabolique astuce narrative, Diana Gabaldon tient le lecteur en haleine dès les premières pages. En effet, le roman s'ouvre en 1968 sur une Claire d'une quarantaine d'années et sa fille, Brianna. Diantre, me suis-je alors dit en mon for intérieur, mais que s'est-il passé ? Pourquoi est-elle revenue dans le présent ? Et surtout, ô combien douloureuse question : qu'est-il arrivé à Jamie ? Nous voilà donc en train de suivre Claire, revenue en Ecosse à la mort de Franck, qui veut absolument savoir ce qui est arrivé aux hommes de Jamie lors de la bataille de Culloden et qui s'adjoint pour ce faire l'aide de l'historien Roger Wakefield, le fils adoptif du pasteur (dont nous avions fait la connaissance dans le précédent volume). Ce n'est qu'aux environs de la deux centième page que nous aurons un flash-back et que nous saurons enfin ce qui s'est produit entre 1744 et 1746. Vous imaginez bien dans quel état d'impatience je me trouvais alors, chers happy few, et je peux vous assurer qu'elle fut récompensée au centuple. Avec une plume toujours aussi vive et pas mal d'humour, Diana Gabaldon nous entraîne dans un tourbillon d'aventures : complots, trahisons, sorcellerie, empoisonnements, malentendus, duels, guerre, galipettes, rien ne manque dans ce deuxième volet! Nous retrouvons les personnages présents dans le premier volume et certains prennent de l'ampleur, Jamie en tête, qui se révèle être, en plus d'une fine lame et d'un amant ardent, un redoutable cerveau (quel homme! décidément, je ne m'en remets pas). Claire est toujours aussi intrépide et drôle, même si les événements ne lui font pas de cadeau (en même temps, vivre dans les Highlands en ces temps troublés et reculés ne devait pas être de tout repos) et on suit les multiples rebondissements avec un plaisir teinté d'angoisse tant l'on se doute bien que tout ne peut pas finir comme dans un conte de fées. Ajoutons à cela l'inévitable cliffhanger final qui laisse le lecteur pantelant, n'ayant plus la force que de prononcer un seul mot : la suite!
Je vais vous dire, chers happy few, qu'il est hors de question que j'attende de nouveau huit mois pour lire la suite!
Diana Gabaldon, Le talisman (Dragonfly in amber), Presses de la Cité (traduit de l'anglais par Philippe Safavi). Ce volume correspond aux volumes 3 et 4 de l'édition J'ai lu : Le talisman et Les flammes de la rebellion
Le billet de Kalistina, qui propose en prime une photo de l'actuel Simon Fraser, Lord Lovat (on peut donc voir la couleur du tartan de Jamie, d'un très beau rouge) (ouis, je sais, j'aime même la couleur de son kilt, c'est grave, chers happy few ?)
PS : le titre de ce billet est un vers de Catulle, gravé dans l'anneau de mariage que Jamie a donné à Claire. Voici la strophe complète :
Laissons parler les baisers langoureux
Qui s'attardent sur nos lèvres
Mille et cent fois repris,
Cent et mille fois encore.
(J'espère qu'après cette petite citation plus personne ne doute de l'intérêt hautement kulturel de cette saga, chers happy few!)
06:30 Écrit par fashion dans Challenge Saga, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonne semaine !
Écrit par : Fantômette | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : maijo | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : maijo | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireBon, je sais quoi acheter pour les vacances : Les valises vont être lourdes.
Écrit par : Soeur Anne | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lou | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireMais bon, je note quand même au cas où ...
Écrit par : virginie | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Chimère | 09.06.2008
Répondre à ce commentaire@maijo : j'ai résisté parce que je n'avais pas acheté le tome 2. :))) Aussitôt acheté, aussitôt lu... Et je soupire avec toi : quel homme!!! :)))
@soeur anne : ah ma chère, je suis quasiment sûre que tu vas adorer Jamie Fraser... :)))
@joelle : après le 3 en poche ou en broché ?
@karine : tiens, en voilà une bizarrerie! Mais tu as raison, il FAUT la relire! :)))
@lou : ouh la, le masochisme forcené : le Gaffiot ? Mais tu n'y penses pas!
@virginie : ah, c'est effectivement irrésistible, je comprends (et je compatis:)))!
@chimère : ah, mais pour cet été, j'ai une autre idée de challenge... :)))
Écrit par : fashion victim | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : erzébeth | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Emeraude | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 09.06.2008
Répondre à ce commentaire@emeraude : quand tu veux!
@yueyin : figure-toi que Delphine l'a acheté ce tome 8 (ou 9, je ne sais pas, je ne sais plus) et après l'avoir lu, elle me l'a refilé histoire, je cite "qu'il n'encombre pas ses étagères"... :))) Jamie 4ever!!!
Écrit par : fashion victim | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 09.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 10.06.2008
Répondre à ce commentaireEt arrêêête avec ta méridienne, vilaine ! Moi, je vis *réellement* dans une cave (au 2e étage, et alors ?) et sans ce merveilleux confort de lectrice ! Pfff ! :-/
;-)
Écrit par : erzébeth | 10.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 10.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : erzébeth | 11.06.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 15.06.2008
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