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01.06.2008
Lethal weapon
Carl est un Automax, un guerrier ultime dont toutes les fonctions ont été pensées pour la destruction. Il est envoyé avec quatre de ses semblables sur Aria, une planète qui a rompu toute relation avec l'Alliance depuis 15 jours, afin de libérer la planète d'une probable domination étrangère. Mais à peine ont-ils débarqués que Carl se retrouve seul, ses camarades étant anéantis sous ses yeux par une force inconnue. Il tente alors de survivre et de comprendre ce qui est réellement à l'oeuvre sur cette planète...
Voilà un premier roman, chers happy few, qui est très prometteur! J'ai trouvé l'histoire très intéressante : comment un homme qui a tout de la machine (cloné, pourvu d'une fausse mémoire, programmé uniquement pour accomplir sa mission, sans sentiments et sans pensée propre) va-t-il se débrouiller seul et sans ordres sur une planète sans véritable gouvernement et sans hiérarchie et qui semble très vite fort éloignée du noir tableau que ses supérieurs en ont brossé ? Comment réagira-t-il en découvrant qu'il est pourvu d'un libre-arbitre et mieux, d'une âme ? C'est là tout l'enjeu d'une intrigue plutôt bien ficelée (même si j'ai trouvé que le milieu traînait un peu en longueur) qui voit Carl passer de l'état de machine à celui d'être humain d'une manière fort crédible. Les quelques éléments de SF qui servent d'arrière-plan au récit (en dehors du personnage de Carl) sont intéressants : une planète qui a volontairement rompu les relations avec l'extérieur et dont les habitants vivent en symbiose avec une espèce de parasite, appelé furet, qui contrôle les émotions négatives des humains et qui, mieux contrôlé, permet à chacun de se découvrir des talents cachés, et quelques éléments de décor et de vie quotidienne habilement placés et jamais inutiles. Pas de grand discours scientifique et c'est très agréable, tant c'est souvent le travers des romans de SF ; ici, l'argument de SF est au service d'une réflexion sur l'humanité. J'avoue que je lui ai quand même trouvé quelques (petits) défauts : un peu trop de dialogues explicatifs à mon goût, un peu trop de personnages secondaires (notamment au conseil d'Ersteburg) et un emploi du présent de l'indicatif qui, s'il est excellent quand nous sommes dans les pensées de Carl, homme de l'action et sans souvenir, m'a plus gênée dans le reste du roman (mais peut-être est-ce un problème tout personnel, j'avoue que je n'aime pas le présent de narration, chers happy few, je lui préfère ce bon vieux passé simple, qui a fait souffrir des générations d'élèves bien malgré lui). Mais tout cela reste de l'ordre de l'anecdote, et pour un coup d'essai, c'est presque un coup de maître, chers happy few!
Je vous engage donc vivement à aller faire un tour sur Aria, chers happy few! Bon voyage!
Don Lorenjy, Aria des Brumes, Le navire en pleine ville, collection Sous le vent
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06:30 Publié dans Littérature française, SF | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
Commentaires
Ecrit par : Stéphanie | 01.06.2008
Répondre à ce commentaireJe vais prendre le temps de m'y promener... en attendant de retourner sur nooSFere!
Ecrit par : Lessa | 01.06.2008
Répondre à ce commentaireJe viens de regarder s'il était dans le catalogue de ma bibliothèque, il y est. Sauf qu'on ne peut le consulter que sur place. Ils sont couillons, des fois, non ? J'ai beau vouloir passer ma vie en bibliothèque, y lire un roman sur place, bof.
...
Enfin, je ne m'éternise pas plus, Rhett est actuellement en prison et je ne peux pas le laisser seul dans une situation aussi critique. J'te raconte pas le suspense (surtout que tu connais ça par cœur ;-)) ).
Ecrit par : erzébeth | 01.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Grominou | 01.06.2008
Répondre à ce commentaire@lessa : bienvenue à toi dans ce modeste salon : j'espère que tu t'y plairas!
@erzébeth : hum. Une bibli qui t'empêche d'emprunter des livres alors qu'elle les a ? C'est-i pas un peu beaucoup étrange ? (ils sont fadas ces toulousains:))) Oh my, Rhett est en prison (enfin, depuis hier il a dû en sortir) : je vois que tu avances bien dis donc! :)))
@grominou : ah, on fait un club pour la réhabilitation du passé simple ? (magda en a bien fondé un pour la réhabilitation du point virgule, ce pauvre abandonné:)))
Ecrit par : fashion victim | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireDésolé pour le présent. Je n'ai aucun argument pour me justifier, à part celui de l'oreille. Quand je suis passé de la tête de Carl à la narration indirecte, le passé (simple ou imparfait, selon) ne "sonnait" pas, c'est tout.
Ecrit par : Don Lo | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : maijo | 02.06.2008
Répondre à ce commentaire(et, oui : complètement fadas, ces toulousains. Va falloir que je change de bibliothèque, ou de ville ;) )
Ecrit par : erzébeth | 02.06.2008
Répondre à ce commentaire@maijo : yep, je suis une vile tentatrice... :))) A mon avis, tu vas adorer "Morsure"...
@erzébeth : pauvre Rhett! :))
Ecrit par : fashion victim | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireNoté! :)
Ecrit par : Lucile | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion victim | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine | 03.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : chiffonnette | 03.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : yueyin | 03.06.2008
Répondre à ce commentaire(Et Erzébeth, j'adore ton 1er commentaire ! Cours vite retrouver Rhett !!!!!!!!!!!)
Ecrit par : Caro[line] | 04.06.2008
Répondre à ce commentaire@chiffonnette : seras-tu la première à terminer le Fashion's klassik List ? Quel suspense! :)))
@yueyin : bien, bien, bien!!! :)))
@caro[line] : ah, ce Rhett... :)))
Ecrit par : fashion victim | 04.06.2008
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