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27.05.2008
Tornade dublinoise
Philo est irlandaise, obèse, elle a la trentaine, 5 enfants et un mari alcoolique et maltraitant. Elle quitte le domicile conjugal et frappe à la porte du couvent le plus proche, y demandant l'asile. Sa tempétueuse arrivée va bouleverser la vie paisible des religieuses et des vieux de la paroisse. Eloignée de son environnement habituel, Philo va reprendre confiance en elle et tâcher de redresser la barre d'une vie chaotique...
Voilà un roman, chers happy few, qui dégage une incroyable énergie, à l'image de son héroine, la truculente Philo. Cette femme est une véritable tornade qui dissimule sous des dehors de grande gueule ma foi fort drôle des failles énormes et des blessures inguérissables sur lesquelles elle a toujours refusé de se pencher, se barricadant dans la graisse qui lui sert de rempart contre le monde. Si Philo est toujours prête à aider son prochain, pardonnant même sans cesse à son abruti de mari (une caricature, hélas fort réaliste), il lui faut du temps pour accepter de s'aider elle-même. J'ai trouvé l'aspect psychologique plutôt réussi que ce soit dans l'analyse du lien entre l'obésité et la souffrance, voire dans ce cas la maltraitance ou dans les relations de Philo avec le reste du monde et la façon dont les rouages du changement se mettent en branle. Les personnages secondaires sont savoureux, que ce soit le vieux couple formé par Cap et Dina dont l'histoire donne son titre au roman (du moins dans sa traduction), les vieux de la paroisse ou les soeurs du couvent, toutes chamboulées par l'arrivée du phénomène qu'est Philo. On sourit beaucoup, on rit parfois et on est ravi que les choses s'arrangent pour cette femme hors du commun : après tout nous sommes dans la fiction et les petits miracles y sont permis!
Un roman qui déménage, chers happy few : let's rock and roll!
Peter Sheridan, La guerre des légumes (Big fat love), Le Livre de Poche (traduit de l'anglais (Irlande) par Sylvie Schneiter)
Les billets de Cathulu (qui n'a pas du tout aimé), d'Yvon (emballé) et de Solenn (enthousiaste)
PS : comme je n'avais toujours pas fait mes devoirs pour la St Patrick, ayant fini par lâchement abandonner Desperados de Joseph O'Connor en son milieu après avoir peiné dessus durant 15 jours (un enfer, chers happy few, vous pouvez me croire sur parole), je considère que cette lecture est celle de la St Patrick avec deux mois de retard! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer...
06:30 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Commentaires
Ecrit par : chiffonnette | 27.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Appollonia | 27.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Clarabel | 27.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lucile | 27.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : yueyin | 27.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine | 28.05.2008
Répondre à ce commentaire@appollonia : c'est pas beau d'accuser les copines! :))) Et une LAL à trois chiffres ce n'est rien, attends que ta PAL atteigne ces hauteurs et tu pleureras des larmes de sang... :))))
@clarabel : moi zaussi, c'est même comme ça qu'il est arrivé dans la belle BAL rouge... :)))
@lucile : note, note! :))
@yueyin : moi aussi j'aime l'Irlande, depuis quelques mois! :))
@karine : tu n'as qu'à le feuilleter en librairie : les premières pages donnent le ton et tu verras vite si tu accroches ou pas!
Ecrit par : fashion victim | 28.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Charlie Bobine | 28.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : maijo | 28.05.2008
Répondre à ce commentaire@maijo : très bonne idée itou! :))
Ecrit par : fashion victim | 29.05.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Joelle | 02.06.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion victim | 04.06.2008
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