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23.10.2007

Le bonheur est-il dans le pré ?

Cet été, chers happy few, Bon Sens et moi-même avons organisé un mini-swap : je lui ai envoyé un colis rempli de calories et de Joe Morelli, elle m'a envoyé un paquet mexicain qui contenait, entre autres :

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Un bonheur parfait de James Salter.



Voilà un auteur que je n'avais jamais lu, mais dont j'avais découvert l'existence grâce à Bon Sens, qui avait chroniqué un de ses ouvrages, un recueil de nouvelles intitulé Bangkok, dont Bon Sens avait loué le style "parfaitement ciselé" . C'est dans ce billet que j'avais appris que James Salter avait été pilote de chasse avant que d'être écrivain. Un pilote de chasse au style époustouflant, voilà qui avait largement aiguisé ma curiosité...


New-York, années 60. Nedra et Viri mènent une vie paisible et que tout le monde leur envie : une belle maison non loin de N-Y, deux filles belles et intelligentes, une harmonie de pensée et de goûts... ils passent aux yeux de tous leurs amis pour le couple idéal. Mais comme tous les couples, ils cachent des parts d'ombre dont la plus grande est que Nedra ne se sent pas libre...


Voilà un très bon roman chers happy few, dont la plus grande réussite réside dans l'exploration de la psyché humaine en général et celle des femmes en particulier. La volonté de liberté de Nedra, prisonnière de son mariage comme de son époque (elle s'est mariée à la fin des années 50, elle ne travaille pas), est extrêmement bien analysée, de même que sa lente maturation qui finira par la conduire, à la surprise générale (mais pas du lecteur) à la rupture (dans les années 70). L'analyse des sentiments est d'une incroyable justesse, de même que la description de la façon dont la vie nous retient ou nous pousse. J'ai aussi beaucoup aimé la vision de l'amour maternel et paternel, qui sont au final, ce qui reste quand tout le reste a disparu. La narration peut paraître déroutante au début car les débuts de chapitres sont abrupts et il peut s'être écoulé quelques jours comme quelques mois voire quelques années entre deux chapitres, sans que cela soit clairement dit et les personnages sont introduits aussi cavalièrement, au détour d'une phrase. Mais cela crée un rythme propre au récit, cela permet à la narration d'avancer par à coups mais bizarrement avec fluidité et on s'attache terriblement aux personnages.


Une excellente découverte, chers happy few! Ay Caramba!


James Salter, Un bonheur parfait, L'olivier, Petite bibliothèque américaine.


PS : merci encore Bon Sens!

Commentaires

Une narration surprenante, bonne étude de la psyché des femmes et "bon roman", que demander de plus.
Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur, mais j'adore cette collection et la plupart du temps je me jette dessus sans me poser trop de question !

Écrit par : May | 23.10.2007

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tu m'as allechée. Le titre me dit quelque chose. Le livre a-t-il été adapté ?

BizZ

Écrit par : Fafa | 23.10.2007

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@may : c'est un auteur peu connu, qui a publié 5 romans et un recueil de nouvelles (tous traduits chez L'Olivier) et qui n'a pas rencontré le succès outre-Atlantique (chacun de ses ouvrages se vend à 10 000 exemplaires, ce qui est peu ramené aux dimensions du pays). Ce roman a été publié en 1975 et j'ai trouvé l'intrigue très contemporaine.
@fafa : non, apparemment ce titre n'a pas été adapté. Le titre original est "Light years" (et ravie de t'avoir alléchée:))

Écrit par : fashion victim | 23.10.2007

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Oui cela a l'air très très bien :) Je le note pour beaucoup plus tard! Vraiment beaucoup plus tard :)

Écrit par : Stéphanie | 23.10.2007

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Je pense que je vais faire comme Stéphanie :-)

Écrit par : Emeraude | 23.10.2007

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@stéphanie et emeraude : petites joueuses! :)))

Écrit par : fashion victim | 23.10.2007

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@fashion : cela s'appelle l'expérience :D

Écrit par : Stéphanie | 23.10.2007

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Je ne le note pas, hein, car ce ne serait pas du tout raisonnable. ;-)

Écrit par : Caro[line] | 23.10.2007

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si en plus vous faites des mini-swap alors...:o))))

Écrit par : lamousmé | 23.10.2007

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Quand on parle de "narration déroutante"... ça attire mon attention... et du coup, ça m'intéresse! Je note! Et cet auteur n'est pas vraiment connu de ce côté-ci de l'Atlantique non plus... du moins, je n'avais jamais entendu ce nom de ma vie (hum hum... comme si j'étais une référence!!!) :)

Écrit par : Karine | 23.10.2007

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Alléché aussi je suis.
Les débuts de chapitre 'abrupts' aiguisent ma curiosité. J'ai pas le souvenir d'avoir déjà lu des romans avec ce mode de narration. Tu aurais d'autres exemples ?
Merci :)

Écrit par : Zag | 23.10.2007

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J'ai pas compris un truc... si le paquet de BS était mexicain, ça veut dire que l'auteur du roman est mexicain? (enfin, tu me diras, ça ne change pas grand chose à l'affaire...)

Écrit par : Arwen-Anne | 24.10.2007

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@caro[line] : comme tu as lu GWTW et que tu as promis de lire O&P, je te pardonne... :))
@lamousmé : yep, c'est terrible, hein ? :))
@karine : il n'est pas du tout connu, mais apparemment il est plus apprécié en France qu'aux Etats-unis...
@zag : non mais que crois-tu très cher ? que je suis une encyclopédie vivante de la littérature mondiale ? :))
@arwen-anne : non, non, l'auteur est américain mais le reste du paquet était mexicain...

Écrit par : fashion victim | 24.10.2007

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En plus, j'ai aussi presque promis de lire Neil Gaiman, alors là, tu peux même me pardonner plein de choses d'avance ! :-)

Écrit par : Caro[line] | 24.10.2007

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Un mythe s'effondre. Moi qui croyais que ton deuxième nom était Wiki-Litterator !
:(((

Écrit par : Zag | 24.10.2007

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@caro[line] : on verra quand tu auras VRAIMENT lu Gaiman... :))
@zag : pfff, c'est moche, non comme deuxième prénom ? Je préfère Bienveillance ou Terminator de la copie ou Altruisme, ça c'est tout moi, non ? :D

Écrit par : fashion victim | 24.10.2007

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@[] : HA HA ! je l'ai lu, mouâ, Neil Gaiman (enfin, 2 nouvelles pour l'instant, et encore, j'avais oublié le nom de l'auteur ;-))

Écrit par : Tamara | 24.10.2007

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Au point où j'en suis question tentation, pourquoi s'arreter, vive les swap, les mini swap, les paquets, les bouquins enfin tout ça Koua... cet auteur là a l'air des plus interessant : plus qu'à le trouver ;-)

Écrit par : yueyin | 24.10.2007

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@tamara : tu l'as commencé ? Chouette!!
@yueyin : il est disponible on ze net, chez notre ami à un sein...

Écrit par : fashion victim | 24.10.2007

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J'ai découvert James Salter dans un roman de John Irving qui l'évoquait comme un styliste hors pair, en citant "Un sport et un passe-temps". Ce roman qui raconte l'amour d'un soldat américain en France au milieu des années 50. Son caractère assez hot à l'époque où il a été publié aux Etats-Unis fait qu'il n'avait jamais été traduit en France. Olivier Cohen a eu la bonne idée de le faire. C'est un magnifique roman, d'un style éblouissant, d'une sensualité (ah, la, la!).
James Salter est considéré aux Etats-Unis comme un writer's writer, c'est à dire un romancier pour les romancier, "la crème de la crème" en anglais dans le texte, même si le grand public US l'ignore, mais bon...
"Bangkok" recueil de nouvelles incroyables publié par sa fille Nina qui vit en France et "Un bonheur parfait" sont, après "Un sport et un passe-temps" de très beaux livres.
Un peu à l'image de l'auteur, genre tweed ou blouson bostonien, entre Newman et Redford, tu vois le genre Fab?

Écrit par : C. Sauvage | 30.10.2007

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@c. sauvage : oui, j'vois le genre... :))) J'ai très envie de continuer ma découverte de cet auteur et votre avis m'y incite fortement!

Écrit par : fashion victim | 30.10.2007

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