« La bibliophile et le libraire | Page d'accueil | "Et une odeur, une rumeur de vieux navire..." »
22.08.2007
Happiness, happiness...
Je ne sais pas si vous vous souvenez, chers happy few, mais lors du désormais célèbre pique-nique de la blogoboule, je suis repartie avec un roman (avec quatre en réalité, et j'ai déjà parlé de deux d'entre eux ici et là, le quatrième quant à lui est toujours dans le SLAT), pioché par la main innocente du jeune Axel et apporté par Florence, la souris de Michel. Il s'agissait de :
La poursuite du bonheur de Douglas Kennedy.
New-York, hiver 2000. Kate perd sa mère, décédée des suites d'une longue maladie. A l'enterrement elle croise une vieille femme qu'elle ne connaît pas. Cette dernière lui téléphone, lui écrit et demande instamment à la rencontrer. De guerre lasse, Kate finit par céder et se rend chez cette femme, Sara Smythe, qui lui avoue qu'elle a vécu une grande passion avec Jack Malone, le père de Kate que cette dernière n'a pratiquement pas connu. Au lieu de lui raconter son histoire, elle lui donne un manuscrit qui narre toute l'histoire de Sara et de Jack, de 1943 aux années 50...
C'est mon premier Douglas Kennedy (il faut bien qu'il y ait un commencement à tout), auteur que je voulais lire depuis longtemps sans arriver à me décider vraiment. Eh bien chers happy few, cette histoire m'a littéralement embarquée, je l'ai dévorée comme un véritable thriller (ce qu'elle n'est assurément pas) à une allure délirante (en gros une soirée, longue certes, mais quand même...)! Et le pire voyez-vous, chers happy few, c'est que moi qui suis la reine de la théorisation et de l'explication du pourquoi du comment, je suis incapable de vous expliquer pourquoi cette histoire m'a fascinée à ce point... J'ai bien quelques éléments de réponse : la peinture du Manhattan de l'après-guerre est incroyablement vivante, la chasse aux sorcières et le mccarthysme atrocement rendus et l'intrigue se déroule entièrement dans un milieu littéraire et intellectuel ce qui n'est pas pour me déplaire, évidemment. Et pourtant, je me suis laissé embarquer par des personnages pas forcément sympathiques (la palme va à Kate, assez pénible dans le rôle de la femme insatisfaite et revancharde) et je voulais tellement savoir ce qu'il allait advenir de Sara, Jack, Meg, Eric et les autres que j'étais dans l'incapacité physique de lâcher ce roman, alors que l'histoire n'est pas d'une originalité délirante! Le style de l'auteur n'est pas non plus ébouriffant, même s'il a un certain talent de dialoguiste. Je crois qu'en fait ce qui fait la grande force du roman, c'est le personnage de Sara, une femme de tête, intelligente et passionnée, pétrie de contradictions, têtue et résolument moderne, en avance sur son temps.
Bref, chers happy few, j'ai adoré ce roman, et je vous le recommande avec chaleur et enthousiasme!
Douglas Kennedy, La poursuite du bonheur, Pocket
PS : Suis-je la seule à avoir remarqué que le personnage principal masculin s'appelle Jack Malone et que sa fille s'appelle Kate, exactement comme dans FBI, portés disparus ?
PSbis : encore merci à Florence!
11:32 Écrit par fashion dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
Commentaires
Par ailleurs, tu me donnes envie de retenter Douglas Kennedy, dont j'avais lu jusqu'ici un seul ouvrage qui m'avait laissé une impression mitigée.
Écrit par : Béatrice | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireSinon, sérieusement, je m'étais moi aussi laissée totalement embarquer par cette histoire. Je pense que la clef, c'est le personnage de Sarah. Puis aussi peut-être le talent narratif de Douglas Kennedy, sur ce coup-là.
Je dois avouer qu'après l'avoir lu, je me suis précipitée sur les autres romans de D.K. Mais je n'ai pas retrouvé la même chose et j'ai été à chaque fois déçue.
SAUF pour "Cul-de-sac" qui est totalement différent ! C'est plutôt un thriller qu'une grande histoire. Un bon roman, que tu devrais lire aussi, tiens !
En effet... Jack s'appelle Malone ! A l'époque où je l'ai lu, je ne connaissais pas "FBI, portés disparus" dont non, je n'avais pas remarqué. :-)
Écrit par : Caro[line] | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireEvidemment, ce livre fait partie de la longue liste de ceux qui m'ont été recommandés par ailleurs (buzz, quand tu nous tiens...) et, à défaut de l'avoir dans ma PAL, je vais l'ajouter à ma liste-de-livres-à-me-procurer (sorte de pré-PAL) (j'adore les concepts à deux balles).
Écrit par : Zag | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireJ'ai aussi lu Les désarrois de Ned Allen, pas mal et assez "prenant", et L'Homme qui voulait vivre sa vie, un peu long mais intéressant.
Écrit par : Alinéa | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireBizZ
Écrit par : Fafa ze boulette | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Caro[line] | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireTu peux lire ceux qu'Alinéa te conseille (mieux vaut plusieurs avis ;-). Le dernier (La femme du Vè) m'a un peu déçue par son côté fantastique... mais si tu veux le tenter, je te le prêterai ! Et j'ai aussi "Rien ne va plus", pas mal, sur le succès et la déchéance d'un scénariste à Hollywood...
Écrit par : Tamara | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireJ'ai lu tous les Kennedy.
Et alors, j'ai lu, pendant mes vacances, le dernier : "La Dame du Vè".
Verdict : over déçue. C'est minable, on dirait du sous Marc Levy.
La honte.
Ca me déprime, tiens...
Je ne sais pas ce qui s'est passé dans sa tête, mais ça fait comme nous, les jours où on fait un billet de merde parce qu'on est naze.
Sauf qu'on fait pas payer 21 € le billet tounaze.
Voilà.
C'était ma contribution du jour.
De rien.
Écrit par : violette | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : katell | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Florinette | 22.08.2007
Répondre à ce commentaire@caro[line] : "Cul de sac" est dans ma PAL depuis longtemps, mais à Paris... Il devra donc attendre!
@zag : alors, la pré-PAL, c'est la LAL (liste de livres à lire) :))) et pour ce bouquin-là, inutile de le mettre où que ce soit, je te le prêterai volontiers (lors d'une séance au RS par exemple!)
@alinéa : quand je pense que tu as lu tout ça sans rien me prêter, pffff, la tehon... :)))
Écrit par : fashion victim | 22.08.2007
Répondre à ce commentaire@tamara : mouais bof, je crois que je vais attendre un peu... J'ai envie de rester sur cette impression-là!
@violette : on a une spécialiste, chouette! Tu as raison pour le billet à 21 euros... :))))
@katell : ah, je n'étais donc pas la seule, voilà qui me rassure!
@yueyin : je vois qu'on a (encore:)) un avis similaire, et sur Kate, et sur Kennedy... Dans Profiler, il y avait effectivement un Bailey Malone. C'est un nom irlandais, je suppose qu'il est assez courant mais quand même Jack+Kate, je trouve que ça fait beaucoup...
Écrit par : fashion victim | 22.08.2007
Répondre à ce commentairemoi je croyais que ce roman avait été adapté au cinéma puisqu'un film de je ne sais plus qui (aille ma mémoire) avec Will Smith, au même titre (the pursuit of happiness), est sorti il y a un an ou deux. mais en fait ça n'a rien à voir !
Écrit par : sophie (plus pour longtemps) à nyc | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireJe vais reconsidérer mon enthousiasme alors.
Écrit par : valdebaz | 22.08.2007
Répondre à ce commentaire@valdebaz : apparemment, d'après ce que tout le monde dit, il faut surtout lire celui-là...
Écrit par : fashion victim | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireJ'ai du lire L'homme qui voulait vivre sa vie, cela ne m'avait pas laissé grand souvenir?
PS Je note, nous sommes 3 pour aller sauver Lady Helen.
Les détails restent à régler.
Écrit par : Marie | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireCa s'appelle "Hope Springs", jamais entendu parlé de cette mièvrerie, tu connais toi ?
Bon, donc, je suis fatiguée, je vais me laissée tenter par cette bluette...
Écrit par : violette | 22.08.2007
Répondre à ce commentairePS: Oin ! :'-( j'ai pas canal
Écrit par : Solène | 22.08.2007
Répondre à ce commentaire@violette : ouin, je n'ai pas Canal! Tu me raconteras demain, dis ?
@solène : t'es vraiment hyper au courant de la vie de Colin dis donc, tu le connais en vrai, c'est ça ? :)) Une comédie musicale ? Génial!!!
Écrit par : fashion victim | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Flolasouris | 22.08.2007
Répondre à ce commentairePourtant, ton billet a fait pencher la balance du côté : sur la LAL et sur le PAL très vite.
Mais tous les commentaires font pencher la balance de nouveau de l'autre côté !
décidément, cet auteur que tout le monde a l'air d'aimer ne veut pas que je le lise je crois ;-)
Écrit par : Emeraude | 22.08.2007
Répondre à ce commentaire@emeraude : en fait, je crois qu'il ne faut lire que ce roman de cet auteur... :))
Écrit par : fashion victim | 22.08.2007
Répondre à ce commentaireNi sans peinture rose, hélas. Oui, c'est joli , le rose, mais je voulais du fuschia argh!!!
Écrit par : Marie | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 23.08.2007
Répondre à ce commentaire"Prêter à rire, il n'y a rien de plus généreux."
Je suis bien d'accord, je m'y emploie donc régulièrement n'est ce pas ;)
Bizz
Écrit par : Fafa terreur de la rentrée littéraire | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : ekwerkwe | 23.08.2007
Répondre à ce commentaire@ekwerkwe : je crois bien que je ne vais pas lire "Cul de sac", avec tout ce que j'entends contr lui...
Écrit par : fashion victim | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireJe peux même te le prêter en anglais ! (Faut juste se faire à l'argot australien...)
Écrit par : Caro[line] | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireC'est vraiment trop dure la vie de lectrice !!!!!!!!!!!!!!!
PS : Il fait quel temps où tu es en vacances ? Car tu es tout le temps devant ton écran ! A moins que tu sois en train de préparer tes cours... gnark gnark gnark !
Écrit par : Caro[line] | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 23.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : nath | 28.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 28.08.2007
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire