« There's no business like show business | Page d'accueil | Analyse-moi! »
04.04.2007
Mmmmm... sexy boy

Chers happy few, voici aujourd'hui une note à haute teneur kulturelle (voire même kulturiste). Je me devais de vous informer de la sortie du tome 15 de Largo Winch, parce que c'est un grand moment, quand même.
Entre Largo et moi, voyez-vous, c'est une histoire d'amour qui a commencé il y a bien longtemps : 17 ans pour être tout à fait exacte et c'est beau, non, ce sont nos noces de rose (enfin d'après google parce que moi, les noces de rose, je n'en avais jamais entendu parler mais on ne peut pas tout savoir, hein ?) et je peux vous dire qu'après 17 ans, on s'aime toujours autant, et pourtant on ne peut pas dire que Van Hamme nous facilite la tâche...
Les scénarios sont, comment dire, de plus en plus faiblards : on passe tout le volume à crier avec conviction : "N'y va pas, Largo, c'est un piège!" et en même temps on n'a même pas le mérite d'avoir deviné à l'avance (comme avec Sixième Sens où j'ai surpris le monde entier en comprenant le twist dès la fin du générique de début), non, pas du tout car voyez-vous, dès la première planche, sixième vignette, le fils du méchant dit à son père : "Vous croyez qu'il se laissera prendre au piège ?" Réponse inspirée du père (et de Van Hamme donc) : "C'est un occidental romantique, il se jettera droit dans la nasse. Et nous le manipulerons comme une marionnette de Bu Dai Xi." Alors moi je dis mon petit Jean que tu ne peux pas espérer dissimuler la nunucherie de telles répliques sous une espèce de vernis kulturel qui justifie une note en bas de page (car Van Hamme aime les notes en bas de page, comme d'autres aiment les nouilles chinoises). En même temps, Van Hamme, à une lettre près, c'est l'homonyme d'un célèbre philosophe poète qui est hyper aware et qui fait du kung-fu à ses heures perdues, alors...
Passons. Van Hamme a réussi l'exploit de me détourner de XIII, une série qui avait pourtant excellemment débuté, à force de jouer sur "C'est lui, non ce n'est pas lui, oh my god qui est-ce alors, mais un autre, ou encore un autre?" Mais il a échoué avec Largo. D'abord à cause du dessinateur, Philippe Francq, qui campe un Largo super sexy, à la chevelure savamment décoiffée et à la mâchoire résolument carrée (comme ses épaules), ensuite à cause des personnages récurrents, qu'on attend d'un volume à l'autre : Simon Ovronnaz le voyou à la gouaille sympathique, les membres du Groupe Winch, de l'arrogant Cochrane à Miss Pennywinkle (clin d'oeil à Jaaaames ?) en passant par les innombrables pépées déshabillées qui encombrent l'imaginaire masculin de nos auteurs...
Résultat : 17 ans et quelques rides après, je suis toujours les aventures du "milliardaire en blue-jeans" (zauraient pu trouver mieux comme accroche...). Ah, Laaaaaargo!
Les trois yeux des gardiens du Tao, Francq et Van Hamme, Repérages Dupuis
20:20 Publié dans Avec des bulles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Ecrit par : Gachucha | 05.04.2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : Zag | 05.04.2007
Répondre à ce commentaire