27.02.2011

Lisboa, meu amor...

Oui, je sais, happy few de mon coeur grenadine : je suis absente depuis un bon bout de temps et vous en êtes limite à vous demander si je n'ai pas été séquestrée dans un pub, ensevelie sous les copies ou retenue à l'insu de mon plein gré dans un Tardis et si vous devez prévenir la police des blogs. Et comme je prends vos inquiétudes très au sérieux, je viens, dans ma grande magnanimité, vous rassurer : je ne suis pas loin, c'est juste que j'ai laissé un bout de mon coeur ici

 

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A moins que ce ne soit dans une de ces ruelles-là

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J'ai passé quelques jours à Lisbonne, la ville aux sept collines et au fleuve qui a un nom indien (la géographie n'a jamais été mon fort, oups) et j'ai été profondément séduite par cette capitale chaleureuse et bordélique qui ne ressemble à aucune autre. Je voulais des vacances dépaysantes, je les ai eues : on a marché sous le soleil, bu des cocktails au porto, du vinho verde et de la ginjinha, j'ai inventé un sabir espagnolo-portugo-français qui a remporté tous les suffrages (surtout ceux de la vendeuse de chaussures chez qui j'ai déniché des bottines victoriennes qui ont rendu jalouse la terre entière) (au moins), on a marché comme des folles, monté des milliers de marches, visité quelques châteaux, goûté tous les beignets qu'on a trouvés, fait une orgie de pastels de nata, on s'est vite adaptées aux coutumes culinaires locales (notamment le fromage en apéritif), et j'ai découvert le fado.

Je vous laisse avec ma nouvelle marotte (il est over séduisant en vrai, et quelle voix), les copies m'attendent. (Ceux qui rient seront évidemment privés de billets à haute teneur kulturelle et de chocolat.)

 

 

26.11.2009

Elémentaire, mon cher Watson!

L'heure est grave, chers happy few.

 

Il paraîtrait (mais ce ne sont que des rumeurs) que je n'aurais pas posté de billet dans ce modeste salon depuis 6 jours (oui, les fans veillent et comptent, pauvres d'eux). J'ai bien évidemment des circonstances atténuantes, monsieur le juge, pour autant que les termes copies, bulletins à remplir, week-end à Londres, broderie et Bones évoquent quelque chose, car ce sont peut-être des détails pour vous mais pour moi ils veulent dire beaucoup.

 

Bref.

 

Rappelée dans le droit chemin scripural par une blogueuse anonyme, je profite d'un petit moment de répit dans mon emploi du temps de ministre (entre deux bières, donc), pour vous parler un peu de mon week-end londonien et vous inciter à aller faire un tour, si par hasard vous passez par la capitale de la perfide Albion :

 

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au Musée Sherlock Holmes, sis au 221b Baker Street (oui, les Anglais ont le sens du détail, ils sont décidément merveilleux).

 

 

 

 

Dans cette maison so british est reconstitué jusque dans les moindres détails l'appartement que Holmes a occupé, d'abord seul puis avec Watson (pas de remarques désobligeantes, s'il vous plait, ils ont inventé la colocation bien avant Friends), dans la maison de Mrs Hudson, leur logeuse.

 

On y est accueilli par un constable en costume d'époque, qui passe la journée à être pris en photo par des hordes de touristes le pauvre : 

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(oui, moi aussi, je l'ai pris en photo mais pour des raisons bien évidemment hautement kulturelles, pas du tout parce que je le trouvais yammy sous son couvre-chef) (cela dit, il était moins yammy une fois ledit couvre-chef ôté, la preuve que l'habit fait un peu le sexy man) (voilà qui mérite réflexion, limite une thèse en moldave, chers happy few)

 

A l'étage, c'est le Dr Watson en personne qui fait la visite guidée du petit salon dans lequel Holmes recevait ses visiteurs éplorés, femmes voilées, seigneurs étrangers ou policiers désemparés (non, je n'ai pas avalé un dictionnaire des rimes, c'est juste un effet secondaire de la bière, chers happy few) :

 

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(Ce Watson-là est nettement moins séduisant que Jude Law qui sera sa prochaine incarnation cinématographique.
Je dis ça, je dis rien, of course.)

 

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Le fauteuil de Holmes
(dans lequel je me suis assise, casquetée, à la demande de ce cher Watson) (la casquette est visible sur la table) (non, vous ne verrez pas cette photo, il y a des limites au ridicule) (non mais). A ses côtés, son violon.
(Oui, Stéphanie, il joue toujours du violon.)

 

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Ses livres de chevet.
(Les titres sont exactement les mêmes que dans les nouvelles. J'adore ce genre de détails.
Dans le même esprit, les bouquins écrits par Holmes lui-même figurent dans une vitrine, dont son traité sur les abeilles.)

 

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Le fameux journal de Watson.

 

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Le revolver caché dans la Bible du meurtrier de La cycliste solitaire.
(Plusieurs vitrines mettent en scène les différentes armes utilisées par les nombreux meurtriers, il y a même une étagère pleine de bustes de Napoléon.)

 

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Le professeur Moriarty.
Deux salles sont consacrées aux meurtriers les plus frappants et à la reconstitution de certains dénouements (Le rituel des Musgrave, La bande mouchetée, La ligue des rouquins, entre autres...).
(C'est kitsch à souhait. Tout à fait ce que j'aime donc.)

 

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Au rayon curiosités : une étude très sérieuse intitulée In bed with Sherlock Holmes, qui traite de la sexualité dans l'oeuvre de Conan Doyle.
(Renseignements pris, il s'agit d'un ouvrage manifestement épuisé, qui se négocie chèrement.)

 

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Quelques lettres adressées au plus grand détective britannique, dont celle-ci, que j'aime beaucoup, d'un petit garçon qui rêve de résoudre quelques énigmes à base de dinosaures.

 

Un musée comme je les aime, dédié aux amateurs occasionnels comme aux fans éclairés, qui fait vivre Sherlock Holmes comme s'il était un personnage réel, ce qu'il est assurément pour des millions d'entre nous, chers happy few!
 

 

Musée Sherlock Holmes, 221b Baker Street, Londres NW1 6XE, métro Baker Street (ce musée est à 100 m du Musée de Madame Tussaud). Entrée adulte : 6 Livres. Entrée enfant : 4 Livres.
Ouvert tous les jours sauf le 25 décembre.
Au rez-de-chaussée, une grande boutique, qui propose tout autour de Holmes, des oeuvres complètes aux magnets en passant par des copies de bijoux.

 

En bonus, parce que vous le valez bien, chers happy few :

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Jude Law (Dr Watson) et Robert Downey Jr (Sherlock Holmes) dans l'adaptation (qui ne s'annonce pas très fidèle mais who cares ?) dont la sortie est prévue en 2010.
Après tout, on est bien jeudi, non ?

 

 

31.10.2009

Au bout du pont surgirent les fantômes

(oui, je sais, ce n'est pas la citation exacte, chers happy few, mais le premier qui fait mine de dire quelque chose sera condamné à revoir Nosferatu en moldave sous-titré en flamand, il fera moins le malin, non mais)

 

Me voici de retour, chers happy few, de la belle et brumeuse cité de Bruges où j'ai promené mes low boots pendant quelques jours, car on est comme ça nous les profs, toujours en vadrouille, vous pouvez nous plaindre, nous savons que nous le valons bien. Et comme cette fois-ci, contrairement à Barcelone, je n'avais pas oublié l'APN, vous allez avoir droit à quelques photos (enfin, celles qui ne sont pas floues ou mal cadrées, ce qui nous laisse finalement peu de choix, chers happy few, je le reconnais bien volontiers).

 

Bruges, pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est la Venise du nord (avec comme une légère différence de température, je dis ça, je dis rien, comme d'habitude). Qui dit Venise dit canaux :

 

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Un canal donc. Bordé par ces jolies maisons qui font tout le charme de la ville.
(Bon, j'ai vu des maisons bien plus jolies mais elles sont floues.)

 

Mais Bruges, c'est aussi une ville un peu fantômatique, la faute certainement à la saison, qui voit monter un voile de brume matin et soir et à la quasi-absence de monde dans les rues dès que la nuit tombe.

 

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Le beffroi sous la brume.
J'ai refusé d'y monter, parce que plus de 800 marches, même pour une aventurière urbaine de ma trempe, c'est un peu trop. Sans compter qu'on ne sait trop quelles créatures se dissimulent dans le brouillard. En plus, on le voit très bien des cafés qui lui font face.

 

Entre deux musées d'art flamand et trois églises pleines de merveilles, à Bruges, on ne peut pas passer à côté de

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la bière locale, la Bruges zot (ou une de ses consoeurs), servie au litre. Impressionnant, non ?

 

Entre ça, le waterzoi et les gaufres, c'est une ville où il fait bon vivre, sans compter que devinez ce que j'ai trouvé au supermarché (oui, je fais systématiquement un tour au supermarché partout où je passe, c'est de la kulture sociologique et c'est très important) :
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Non seulement le Galak a toujours droit de cité en Belgique, mais en plus ils en ont aux speculoos. Paradise on earth, avec beaucoup de sucre.

 

Sinon, j'ai très vite appris à dire librairie :

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Et j'ai fini par dénicher celle qui avait un rayon de livres en français consacrés à Bruges (après 4 essais infructueux, mais entêtement is my middle name), d'où l'achat de 3 livres qui ne comptent pas (comme le dirait la prêtresse des PAL) :

 

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Direct dans la non-PAL, donc. C'est beau la mauvaise foi.

 

Allez, à la fin du mois, si vous êtes sages, je vous emmène à Londres, chers happy few. Voir le musical Oliver Twist avec une dizaine de blogueuses, parce que décidément, rien ne nous arrête. Et qu'on sait que le Docteur sera au rendez-vous.

 

 

14.04.2007

Baedecker... c'est moi!

Chers happy few, me voici de retour de la cité des Doges où sous un soleil radieux, j'ai bien évidemment oeuvré pour vous, comme vous n'en doutez pas un instant... Je vais donc disserter pour votre seul plaisir sur les hauts lieux de la kulture vénitienne.

 

En premier lieu, le caffé Florian, que l'on ne présente plus, où pour le modeste supplément de 5 euros 80 par verre, vous pouvez déguster un délicieux caffé dell'imperatore   medium_venise_0054.jpg 

ou un très bon amaretto, au son d'un orchestre qui se fait un plaisir de vous jouer quelques mesurettes de Vivaldi. 

Le serveur est polyglotte, très stylé et molto amabile, et on se sent assaillie par toute la kulture de ceux qui nous précèdèrent sur les banquettes rouge carmin, Musset, Byron, Verdi... Je vais vous dire, chers happy few, c'est presque trop de kulture d'un coup, on se sentirait limite obligée de se commander un deuxième verre!

 

 

 

En deuxième lieu, les osterie et autres cantinone où c'est la kulture gastronomique de Venise qui se dévoile. Elle varie selon l'osteria et l'étude se devant d'être sérieuse, il faut en essayer plusieurs...

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ah! les cicheti...                                                                                     medium_venise_102.jpg  le spritz... 

 

Puis bien évidemment les trattoria (trattorie, je ne sais plus, je ne sais pas), où je vous avouerai que tout à ma découverte des spécialités (sarde al saor, seppie al nero, pesce grillés et autres), je n'ai pas pris de photos. Vous me pardonnerez, chers happy few!

 

 

Dans les kiosques, la kulture est aussi au rendez-vous, la preuve, Nadine de Rotschild est une star en Italie !     medium_venise_0059.jpg 

 

 

 (Cette photo a été prise spécialement pour Zag et Evil Julia, qui je le sais, m'en seront éternellement reconnaissants.)

 

 

 

 

Enfin, et pour prouver à Violette que oui, Venise c'est hype, voici en avant-première l'une des tendances phare de l'hiver prochain...

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...les bottes en tricot! Seyantes, elles s'assortissent très facilement avec toutes vos tenues favorites, du jogging blanc à la robe housse sur leggings. Comment a-t-on pu s'en passer jusqu'à ce jour ?

 

 

 

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PS : ce billet est entièrement dédié à la mémoire de Marco Polo, qui sait pourquoi, et à celle de Gary Cooper, qui l'a merveilleusement incarné dans ce film sublime qu'est Les aventures de Marco Polo (1938) où l'on apprend que, non content de rapporter les pâtes en Italie dans son petit "sac à spaghets", c'est aussi lui qui a introduit le french kiss en Chine. Quel homme!